- Speaker #0
Oui, bonjour, j'ai vu le docteur Hupertan il y a quatre mois, il m'a bien tout expliqué ce que je devais savoir sur la vasectomie. J'ai beaucoup réfléchi, j'en ai discuté avec ma compagne et à présent je suis 100% sûr de vouloir la faire cette vasectomie.
- Speaker #1
Et bien je vous coupe.
- Speaker #0
Bonjour docteur.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
On ne vous présente plus, docteur Hupertan, urologue à Paris, spécialiste de la vasectomie. Bon, on ne s'est pas vu depuis quatre mois. Je suis prêt à faire une vasectomie. Par contre, je viens de penser sur la route pour venir vous voir. J'aimerais faire une conservation de mes spermatozoïdes. Ça va se passer comment ?
- Speaker #1
Premièrement, ça ne se passe pas au bloc opératoire. Ça se pèse. Ça, il faut allier ce qu'on appelle vulgairement, de manière familière, dans une banque de sperme. En fait, c'est un centre d'études. C'est le CECOS. et il n'a toute une confédération de centres en France, donc il faut prendre rendez-vous. Généralement, c'est à l'issue de la première consultation qu'on reçoit un courrier d'adressage. On va consulter au centre pour envisager une conservation préventive de sphératozoïdes en cas de changement d'avis.
- Speaker #0
C'est gratuit, c'est payant ?
- Speaker #1
Depuis la nouvelle loi de bioéthique, comme c'est dans un cadre d'un parcours chirurgical avec un courrier d'adressage qui confirme qu'il s'agit d'une vasectomie à venir, la conservation et la prise en charge, effectivement.
- Speaker #0
Autrement, si c'est une conservation, on pourrait dire de confort, ça coûte quelque chose ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait, ça existe. Il y a de plus en plus de médecins. D'ailleurs, la loi de bioéthique permet à titre préventif de conserver. Et là, il y a un coût. Et ça, il faut se renseigner auprès de la Confédération de ces causes. Il y a un excellent site internet, cecos.org.
- Speaker #0
Depuis la dernière consultation, vous m'avez demandé de réfléchir à plein de petites choses, notamment sur le choix de la technique de chirurgie. pour ma vasectomie ? J'avais deux options.
- Speaker #1
En pratique, il n'y a qu'une option. C'est que chaque chirurgien qui pratique la vasectomie, selon ses habitudes, son expérience et le plateau technique, soit il va réaliser une vasectomie chirurgicale. Donc, tous les urologues en France sont capables de réaliser une vasectomie chirurgicale dans des conditions d'excellence. Néanmoins, même les meilleures équipes au monde ont un taux de complications qui est non négligeable. D'où la vasectomie sans scalp. qui est très répandue en Amérique du Nord. Et donc, ceux qui pratiquent la vasectomie sans scalpel, ils sont identifiés. Aujourd'hui, je pense que dans toutes les grandes villes en France, on va trouver un neurologue qui commence à se spécialiser dans la vasectomie sans scalpel. Bon,
- Speaker #0
et si vous n'avez pas compris la différence entre vasectomie sans scalpel ou vasectomie plus classique, on a fait différents épisodes qui traitent largement ce sujet. Et alors, moi, j'ai un petit peu peur de me faire anesthésier. Comment ça va se passer ? Ça va être une anesthésie générale, une anesthésie locale ?
- Speaker #1
Il faut bien sûr se renseigner auprès de son chirurgien. De manière générale, une vasectomie chirurgicale, elle se fait en hospitalisation et sous anesthésie générale. La vasectomie sans scalpel, tout le praticien qui la pratique, y compris moi-même, c'est uniquement une anesthésie locale. Néanmoins, dans des situations particulières, à savoir... des hommes qui font des mal-aides facilement, qui ont du mal à donner de le sang, qui ont des difficultés avec le stress, qui sont douillés, on peut envisager une sédation.
- Speaker #0
Ça veut dire qu'on est conscient pendant l'opération, mais on n'est pas tout à fait nous-mêmes ?
- Speaker #1
Ce qu'on appelle une sédation vigile. Ça va combiner l'effet d'une anesthésie plus générale, et la sédation, mais on n'est pas endormi. Donc, il n'y a pas d'intubation. on est pas endormi. On est là sans être là. C'est, imaginons, la tête qui tourne un peu. D'ailleurs, les gens me voient. Parfois, ils voient que j'ai des dauphins autour de moi. Donc, ils sont dans le monde. Et c'est un moment où les gens sont très, très heureux. Il ne faut pas avoir de crainte. Donc, si on est vraiment douillet, il ne faut pas hésiter à recourir à la sédation vigile. Mais qui va compléter une... anesthésie locale.
- Speaker #0
Donc il faut le dire à son chirurgien, ça ne doit pas être désagréable comme sensation, j'imagine.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas désagréable, mais le risque, lorsqu'on va s'obstiner à l'anesthésie locale par une peur irrationnelle d'une anesthésie générale, style je ne vais pas m'endormir, déjà ce n'est pas le cas, parce qu'on ne dort pas, on a observé des malaises, des hommes qui font des malaises, notamment ceux à qui on ne s'attend pas. Par exemple, Un exemple qui était très flippant, un jeune homme qui était rugbyman, qui avait des côtes cassées, des orteils, des oreilles en chou-fleur. Donc, grand sportif, fréquence cardiaque extrêmement basse.
- Speaker #0
Dur à cuire.
- Speaker #1
Absolument. Et juste à la vue de l'aiguille. Il n'y avait plus personne.
- Speaker #0
Ça arrive.
- Speaker #1
Ça arrive. Sauf que la fréquence cardiaque a baissé beaucoup. Donc, il a perdu connaissance. Tout le stress de l'équipe, ce n'était pas méchant parce qu'on a réussi à l'attraper. Néanmoins, on peut avoir des bradycardies. Donc, si on n'est pas prêt à une athlétisme locale, il faut plutôt accepter la sédation qui est une alternative extrêmement... acceptable et légère par rapport à une anesthésie générale.
- Speaker #0
Bon moi j'ai une question, l'opération comment ça se passe ? On est dans quelle position ? On est couché, on est assis ? Je vous pose la question parce que si on l'a fait en anesthésie locale, moi qu'est-ce que je vois durant l'opération en fait ?
- Speaker #1
Rien, vous êtes allongé, dans la clinique où j'opère, on est dans le noir, il y a de la musique, on a des casques, on a un échange interactif, j'avais même essayé La réalité augmentée, bref, il n'y a rien à voir. On est complètement détendu, on est allongé. Donc, il n'y a pas le risque de voir quoi que ce soit. Donc, s'il ne faut pas qu'il y ait cette crainte-là, au contraire, on fait en sorte que nos patients soient détendus lors de l'intervention.
- Speaker #0
Et en anesthésie locale, on ne sent vraiment rien ou il y a quand même un petit picotement ? Moi, je me souviens, je me suis fait arracher des dents. J'étais évidemment anesthésié au niveau de la bouche, mais ça m'a fait très mal.
- Speaker #1
Pour l'anesthésie locale, on utilise la xélocaine. Sauf que l'endroit où... je réalise le bloc et l'anesthésie cutanée, c'est beaucoup moins douloureux que la prise de sang. Donc ça se situe quelque part entre un vaccin et une prise de sang. Donc vous voyez, ce n'est pas quelque chose qui est très douloureux. Et sur une échelle qui va de 0 à 10 en termes de douleur, je suis quelque part entre 2 et 3. Donc ce n'est pas une douleur qui est insurmontable.
- Speaker #0
Mais on ressent évidemment un petit picotement encore en gros.
- Speaker #1
Uniquement à l'anesthésie locale. Une fois que c'est fait. Une fois que c'est fait. mais... Il faut retenir le fait qu'on est dans une anesthésie locale qui ne bloque que la douleur. Donc on a entièrement les sensations du corps, on sent que le chirurgien touche, qu'on palpe, qu'on tire, mais c'est sans douleur parce que la douleur est bloquée par cette anesthésie locale.
- Speaker #0
Bon, à quoi il faut penser avant l'opération ? J'imagine qu'il y a une petite checklist pour le patient.
- Speaker #1
La vasectomie, ça se prépare. Combien de vasectomies fait-on dans sa vie ? pour un homme.
- Speaker #0
Vous m'avez déjà posé la question la semaine dernière. Je crois que je vous avais répondu une et je crois que c'était la bonne réponse.
- Speaker #1
Absolument. Donc, il faut bien la préparer. Pourquoi ? Parce que l'objectif, mon premier objectif, c'est une opération rapide, 10 à 12 minutes, une opération sans douleur en post-opératoire et une douleur sans aucune complication. Mais tout ça, ça a un coût parce qu'il faut s'investir, il faut s'approprier la vasectomie, il faut connaître le corps, le corps a ses règles de cicatrisation, de récupération et que... Ce n'est pas parce que c'est son scalpel que c'est forcément son danger.
- Speaker #0
Ce n'est pas magique, on l'a déjà dit.
- Speaker #1
Ce n'est pas magique, ça reste une chirurgie. Les complications, certes, sont rares, sont exceptionnelles, mais on est loin d'être à zéro en termes de complications.
- Speaker #0
Donc à quoi on pense avant l'opération ?
- Speaker #1
Il faut, un, bien sûr, il faut déjà avoir vérifié la conservation, je veux ou pas. Il faut être sûr pour son anesthésie. Il faut consulter le médecin, ce qui est le cas, dans la consultation. Ensuite, il faut préparer la peau parce que le scrotum, il y a des poils avec des bactéries, notamment un fameux staphylococque. Ce n'est pas le staphylococque doré qu'on entend dans les infections nosocomiales, mais c'est une bactérie opportuniste qui loge au niveau du scrotum. Donc, il faut envisager l'épilation, le rasage. Il faut envisager une douche à la bétadine le matin de l'intervention.
- Speaker #0
Donc, c'est un petit tour chez l'esthéticienne avant l'opération.
- Speaker #1
Si vous voulez absolument... Vous amusez avec une épilation à la cire chaude, il n'y a aucun problème. De manière générale, ça suffit un simple rasage. Ou ceux qui ont une tondeuse, la tondeuse est largement suffisante, mais il faut suivre les consignes du chirurgien. Donc j'en donne des indications claires, quel endroit il faut le préparer au niveau cutané. Tout ça,
- Speaker #0
vous l'expliquez précisément en consultation. Une fois que l'opération est faite, qu'est-ce qui se passe pour moi ? pour le patient.
- Speaker #1
Ce qui fait mal en post-opératoire, c'est un testicule qui va bouger. Newton nous dit que ça tombe.
- Speaker #0
L'allô de la gravité.
- Speaker #1
Ce n'est pas parce qu'on coupe les canaux. De temps en temps, on a cette idée. Tiens, on m'a coupé et je vais perdre mes testicules. Rassurez-vous, les testicules, on les garde, ils ne tombent pas. Néanmoins, un testicule qui va au fond du scrotum va mettre en tension le canal différent qui est fraîchement sectionné, donc ça va déclencher. des douleurs, ça risque de faire mal. Donc, il faut tout mettre en œuvre pour éviter que le testicule bouge.
- Speaker #0
Et alors, comment ça se passe ? On le scotche ? On arrive avec du scotch et on s'en relue ?
- Speaker #1
C'est ni avec du scotch, ni avec des agrafes.
- Speaker #0
Bon, du coup, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Premièrement, il faut utiliser ce qu'on appelle un jockstrap. C'est un système de coquilles spécifiques que je conseille à tout le monde, même si votre chirurgien ne vous conseille pas ... Nous vous donnons cette consigne que vous allez dans notre cabinet. Renseignez-vous. On peut le trouver non pas en pharmacie, mais dans les magasins de sport. Donc, c'est un jockstrap qui va compléter un boxer pour un maintien, pour assurer l'immobilité de testicule. Ensuite, malgré tout, pendant 48 heures, la section, tout est frais. Les vaisseaux sont très fragiles. On peut à tout moment avoir un saignement. Donc, pendant 48 heures, il faut bouger le moins possible. Donc il faut s'organiser. Pour ma part, dès l'intervention, on va rentrer chez soi en transport avec taxi ou Uber en évitant à tout prix les déplacements, marcher à pied. Je ne parle pas de vélo, moto, trottinette. On rentre chez soi et pendant 48 heures, on peut regarder toute nos séries en retard.
- Speaker #0
Donc c'est un petit arrêt maladie de deux jours.
- Speaker #1
Tout dépend. Si l'intervention a lieu le vendredi, on a largement samedi et dimanche pour récupérer. Et de l'autre côté, il ne faut pas, surtout pas, il faut être allongé. Il faut assis, ça suffit largement. Donc, en psy, on est en télétravail, on peut envisager un télétravail. Mais sinon, bien entendu, si votre métier n'est pas compatible avec le travail, il faut envisager un arrêt de travail. Moi,
- Speaker #0
je voulais juste revenir sur cet outil qui est posé sur le bureau. Job trap. Vos titres, ça se trouve en magasin de sport, c'est quoi ? C'est ce que mettent les boxeurs sous le slip pour éviter de se prendre des coups ou c'est autre chose ?
- Speaker #1
Alors c'est très intéressant, vous voyez. C'est que lorsque j'ai des patients nord-américains, parce que j'ai un certain nombre de nord-américains, des canadiens, voire américains, ils connaissent tous.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est un système pour le sport, c'est pour les sportifs, à la fois pour assurer une immobilité, à la fois pour protéger. Par exemple... Dans les sports à risque avec impact au niveau rugby, dans le hand ou les sports martiaux, il y a une coquille. Mais pour le footing par exemple, il y a un jockstrap qui n'a pas de coquille. Donc c'est pour ça que c'est dans le magasin de sport. On en trouve facilement dans tous les magasins de sport en France.
- Speaker #0
Simplement pour éviter que ça balote d'un côté à l'autre.
- Speaker #1
Tout à fait, absolument.
- Speaker #0
Donc deux jours pour se remettre de l'opération. Est-ce que pendant ces deux jours, je peux avoir une relation sexuelle avec ma partenaire ?
- Speaker #1
Oh, malheureux ! Surtout pas !
- Speaker #0
C'est déconseillé, ça m'a dit même.
- Speaker #1
Il y a deux aspects dont la sexualité post-opératoire. Premièrement, le testicule est fragile. Donc évidemment, les impacts, quels qu'ils soient, il y a toujours un risque de douleur, qu'il y a des matomes. Donc ce n'est pas deux jours, c'est une semaine. Donc une semaine, on évite toute éjaculation parce qu'on a montré... un risque de granulomes au niveau du canal des ferrons sectionnés. Donc aucune éjaculation, quelle que soit la technique pendant les 7 jours post-opératoires. Et c'est quand même la consigne la moins respectée par tous les patients. Parce que tout le monde craque. Je crois qu'il y a une crainte. Est-ce que ça marche encore ? Est-ce que donc au bout de 5 jours on tient ? Mais c'est rare, un tiers des hommes malheureusement... ne respectent pas cette consigne et ce n'est pas une bonne chose. Et en ce moment,
- Speaker #0
7 jours, c'est long. Je peux les comprendre. Oui,
- Speaker #1
mais après, ça peut entraîner des douleurs. Donc, on va être encore plus embêté parce que la cicatrisation va être encore plus longue. Donc, 7 jours, je rassure. Je n'ai aucune complication de type explosion testiculaire par rapport à l'éjaculation. Et aucune autre complication parce que ni dépression ni rien, tous les patients sont bien vivants, même s'ils n'ont pas éjaculé pendant 7 jours.
- Speaker #0
Mais voilà, rassuré. Dans les quelques jours qui ont suivi l'opération, la vasectomie, je crois qu'il peut y avoir une petite douleur qui passe en général avec un doliprane ou un ibuprofène. Au bout de combien de temps il faut s'inquiéter si la douleur persiste ?
- Speaker #1
Alors, voilà en... encore une idée reçue. Comme nous avons tous, tous les hommes, à un moment donné, reçu un coup de pied, un ballon dans les parties, on associe le scrotum, testicule, à des douleurs insurmontables. Ce qui est faux, le canal déférent, lui, il n'est pas énervé. Donc, il n'y a aucune douleur au niveau des canaux déférents. Les douleurs éventuelles sont liées à la peau, à la cicatrisation, à l'inflammation locale. Donc, premièrement, si on ne bouge pas trop, si on est très respectueux avec le repos, strict 48 heures et une semaine de télétravail, on n'a pas ces douleurs. Deuxièmement. Il faut appliquer de manière préventive le foie, la cryothérapie. Alors, on peut faire appel aux poches bleues qu'on trouve au gel, qu'on trouve en pharmacie.
- Speaker #0
Qu'on met au congèle.
- Speaker #1
Qu'on met au congèle, mais qui ont le désavantage d'être raides, rigides, donc il n'y a pas de contact qui est parfait. On peut sinon utiliser la glace, ce qui crée des gélures, des brûlures.
- Speaker #0
Le paquet de petits pois.
- Speaker #1
Et l'idéalement, alors, c'est un système, c'est un... Un collègue américain qui m'a filé cette astuce aux Etats-Unis, comme tout est cher, ils utilisent des frozen peas, à savoir des sachets de petits pois. Il faut en manière 3, 3 sachets pour un roulement, 10 à 15 minutes, pas de contact avec la peau. Donc on est habillé avec le caleçon, le jockstrap et plutôt un jogging, pas de jean, jogging. Et puis par-dessus, les petits pois, 10 à 15 minutes pendant 48 heures. Et c'est ça qui empêche les douleurs et les complications.
- Speaker #0
Bon, et puis on ne les mange pas une fois qu'on a fini. Très important pour la chaîne du froid. Au bout d'une semaine, si j'ai encore mal, je m'inquiète ou pas ?
- Speaker #1
90% des patients avec ce protocole n'ont pas besoin de l'hyperane dès le lendemain. Néanmoins, le corps fait tout pour réparer. Donc, on a ce qu'on appelle le syndrome du cinquième ou du septième jour.
- Speaker #0
D'accord, c'est quoi ?
- Speaker #1
Comme les deux canaux sont sectionnés, Le canal, le corps va vouloir le réparer. Et comme les canaux ne se trouvent pas, il y a une espèce de grand nombre qui va chercher l'autre extrémité. Donc ça apparaît comme un petit bourgeon, comme un petit poids, d'un côté ou de l'autre. Et ça crée des douleurs à quel moment ? Soit c'est le jockstrap qui appuie, soit lorsque le testicule se met à bouger. Donc on peut avoir des douleurs, il y a un peu d'inquiétude. La règle est la suivante, si c'est des petites douleurs, on a des ibuprofènes, ça fonctionne très bien. évidemment Il faut éviter à tout prix l'aspirine. L'aspirine, c'est un fluidifiant. Ça fait saigner et s'engendre des hématomes. Donc, de les prendre pour la douleur et si besoin, de l'ibuprofène.
- Speaker #0
On a plusieurs fois dans ce podcast dit qu'il fallait avoir une autre contraception pendant trois mois jusqu'au spermogramme. Et c'est à ce moment-là qu'on voit s'il reste ou non des spermatozoïdes dans le sperme. Donc, je crois qu'on a fait le tour. C'est bon, j'ai posé les bonnes questions, j'ai été un bon élève, je suis prêt à être opéré, docteur ?
- Speaker #1
Généralement, je crois que vous avez tout, mais l'expérience montre que même les gens qui ont tout lu, on a souvent des difficultés. Par exemple, les consignes, il faut les prendre à titre de bienveillance, à titre d'ordre général. Si je n'ai pas indiqué dans le protocole qu'il faut éviter de couper du bois en post-opératoire, j'ai eu un cas. Couper du bois, donc il y a un hématome, il faut éviter à couper du bois. Mais pour moi, c'est implicite. Une semaine, pas de vélo, pas de velive, pas de sport. Éviter autant que possible les déplacements. On adapte. Si on n'a pas de mal, ça ne veut pas dire que c'est cicatrisé. Et que la douleur, c'est une information très utile. Ça me dit, attention, je ne suis pas prêt à reprendre une vie normale. Mais pour autant, je ne peux pas reprendre le marathon. D'ailleurs, question du sport, au bout de combien de temps ? question magique la question du sport si 5 à 6 jours j'ai aucune douleur tout va bien j'ai pas besoin de jockstrap pour le soutien j'envisage à commencer par un échauffement le premier jour un échauffement, le deuxième un peu plus et sur 2 ou 3 jours on revient petit à petit au niveau d'avant et si j'ai mal j'attends 48 heures avant de recommencer Et dans la même ordre d'idée, la question de la sexualité, pas de kamasutra acrobatique tout de suite après. On commence tout en douceur, délicatement, vérifier l'éjaculation, vérifier qu'il y a des douleurs, avant de revenir à une sexualité libérée comme avant, tout en sachant qu'il faut faire attention à la contraception.
- Speaker #0
Globalement, tout est une question de prendre le temps, de se réhabituer progressivement. C'est une vasectomie, ce n'est pas non plus rien, c'est une opération légère, mais ce n'est pas non plus rien. donc il faut être patient en fait finalement.
- Speaker #1
C'est une question de bon sens.
- Speaker #0
Merci beaucoup docteur. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro. Si cet épisode vous a plu, vous pouvez évidemment mettre 5 étoiles sur votre application de podcast préférée et un commentaire très important pour permettre au podcast d'être découvert par d'autres auditeurs et d'autres patients. Vous pouvez comme chaque semaine nous écrire à audio.upertan.com pour nous faire vos retours, pour nous poser des questions vos questions ou pour nous apporter un témoignage. Très bonne semaine à vous.