Description
« Je passe plus de temps à choisir mes silences qu'à choisir mes mots. »
Né en Kabylie, grandi en Normandie dans une famille d'ouvriers kabyles, Xavier Le Clerc écrit depuis vingt ans sur ce que l'Histoire laisse derrière elle : des silences, des blessures, mais aussi une immense dignité.
Au cœur de son œuvre, il y a son père. Un homme illettré, ouvrier pendant des décennies à la Société Métallurgique de Normandie, dont Xavier Le Clerc a voulu raconter l'enfance en Kabylie et rendre visible une existence longtemps restée en marge des récits officiels. De lui, comme de sa mère, il dit avoir reçu un héritage essentiel : celui de la dignité. Une « fierté douce », qui n'a besoin ni de crier ni de s'opposer pour exister.
Dans cet épisode de +(213), Xavier Le Clerc revient sur son enfance, son amour précoce de la littérature, son rapport à l'Algérie et à la Kabylie, et sur ces identités multiples qui ne demandent pas de choisir entre plusieurs appartenances.
À l'occasion de la parution de son cinquième roman, « Le garçon ébloui » (Gallimard), il nous entraîne dans l'Algérie de 1959, à la rencontre d'Idir et de Sébastien, deux enfants de la guerre que l'adoption va réunir.
Car écrire, chez Xavier Le Clerc, c'est faire une place à ceux que l'Histoire a effacés. Et parfois, choisir ce qui doit être dit, et ce qui doit rester dans le silence.
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