- Speaker #0
Quatrième de couv', le podcast où l'on papote lecture.
- Speaker #1
Bonjour à tous, bienvenue dans l'épisode de quatrième de couv'. Salut Agnès ! Salut ! Tu vas bien ? Ça va. Ouais, on est fatiguées.
- Speaker #0
Ça va mais...
- Speaker #1
C'est tout, j'attends. Pas de dodo, pas assez de lumière. Voilà. C'est un beau moment, nous enregistrons, donc tout va bien. On va dire bonjour à notre invité du jour, bonjour Coralie.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Tu es contente d'être là ?
- Speaker #2
Oui, je suis chez moi.
- Speaker #1
On a embarqué le bazar, on a mis tout le matériel dans la voiture et voilà, on va de rouille jusqu'à toi. Coralie, on te connaît depuis longtemps. Toi aussi, tu fais partie de la bande du cosplay.
- Speaker #2
Toujours, ouais.
- Speaker #1
On a des archéologues. Mais non, on ne peut pas ça. Si on a des archives,
- Speaker #0
on va...
- Speaker #1
On a peut-être, ouais. Moi, j'ai cosplayé avec toi, Coraline. J'ai des archives, c'est sûr.
- Speaker #0
Les dossiers,
- Speaker #1
oui. On va vous trouver ça. Et surtout, tu es la femme de...
- Speaker #0
Jean-Philippe.
- Speaker #1
Notre cher chroniqueur. Notre chroniqueur presse. Qui n'est pas là,
- Speaker #0
du coup,
- Speaker #1
avec nous.
- Speaker #0
C'est la première fois qu'on est chez lui, il n'est pas là. Qu'est-il ?
- Speaker #2
Il est parti au pif à Paris.
- Speaker #0
Ah, il est au pif. On ne lui en veut pas parce qu'il va passer un bon moment et puis il a bien raison.
- Speaker #2
De toute façon,
- Speaker #0
les auditoristes ont déjà entendu que tu as participé à une des chroniques de JP.
- Speaker #2
Et d'autres autant, oui.
- Speaker #0
On a vu.
- Speaker #1
Effectivement. Et donc, c'est toi qui nous as proposé la lecture ce mois-ci. Ça fait un moment qu'on veut faire un épisode avec toi. Et ton choix s'est porté sur les deux vies de Baudouin de Fabien Toulmé. Donc, avant de parler de ce livre, on va te demander quel est ton profil de lectrice, en fait. voilà un petit peu et je pense que c'est pas anodin que tu aies choisi une bande dessinée.
- Speaker #2
Bah je lis beaucoup de manga déjà, beaucoup de manga et quand c'est pas des mangas c'est de la science fiction mais oui beaucoup de manga beaucoup de manga et puis comment je suis arrivée à celui-là d'ailleurs c'est à cause c'est même pas un manga c'est à cause d'une autre BD j'étais partie pour acheter Saint Seiya Odyssey en fait, il était pas sorti et je suis tombée sur Ulysse et Ulysse passait très très bien J'ai adoré. Et du coup, Charlotte m'en a parlé. J'ai enchaîné sur Ce n'est pas toi que j'attendais. Et puis, c'était bien aussi. Après, je suis allée à la médiathèque. Je ne sais plus tout ce qu'il y avait. Et donc, j'ai fini par lire les deux vies de Baudouin. Et dans tout le tas, je pensais que c'était peut-être celui qui était le consensuel. On va dire que Ulysse, c'est un petit peu spécialisé autour du dispositif Ulysse. Donc, moi, je connais bien parce qu'on est en plein dedans. Voilà. Mais c'est super aussi, Ulysse. On raconte un peu de quoi ça parle. Vous ne l'avez pas lu, du coup ?
- Speaker #1
Non, je ne l'ai pas lu. Non, mais je pense qu'on va parler des œuvres, peut-être après avoir débattu des devis de Baudouin et aller sur les autres œuvres de Fabien Tourné après. D'accord. Mais voilà, donc, en gros, ce n'est pas étonnant que tu nous aies proposé un roman graphique puisque tu aimes le média manga, BD, on va dire. Voilà. Et je trouve que c'est une bonne idée, parce que c'est un moment. C'est un moment. On n'avait pas fait un épisode sur de la BD ou du manga,
- Speaker #0
donc c'est cool.
- Speaker #1
Et on partage d'ailleurs l'amour commun.
- Speaker #0
Oui, ça touffe avec toi.
- Speaker #2
Ça ressemble.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord. Je vais faire un petit point auteur déjà.
- Speaker #2
Allez.
- Speaker #0
Alors, Fabien Toulmé est un auteur de bande dessinée français né en 1980 à Orléans. Très jeune, il s'intéresse aux BD, fasciné par le pouvoir de l'image, mais ne se trouve pas de talent particulier pour en faire un métier. C'est donc vers des études d'ingénierie en génie civil et urbanisme qu'il se dirige. Il parcourt le monde pour exercer son métier Brésil-Bénin, Guadeloupe ou encore Anguillène. C'est au Brésil qu'il rencontre son épouse avec qui il aura deux enfants et qu'il rencontre le milieu de la BD brésilienne qui va le décider à plus se consacrer au dessin. Ingénieur le jour et auteur de BD la nuit. Qu'est-ce que j'ai ? Ah oui, j'ai oublié un chiffre là. En 2009, j'ai écrit en 209. En 2009, il commence à publier sur le net son travail de dessinateur et collabore avec les magazines L'Enfeuste Mag ou Spirou. Il participera aussi en collaboration avec Thomas Caden sur Les Autres Gens, un feuilleton en ligne et sur des ouvrages collectifs. C'est en 2014 qu'il publie chez Delcourt son premier album individuel, Ce n'est pas toi que j'attendais, une oeuvre autobiographique qui parle du bouleversement dans sa vie suite à l'arrivée de sa fille Julia, porteuse de la trisomie 21. C'est un succès critique. et public. Puis en 2017, les deux vies de Baudouin que nous avons lues pour cet épisode suivront ensuite la trilogie L'Odyssée d'Akim sur le voyage d'un jeune Syrien qui lui vaut plusieurs prix. Il qualifie son style de dépouillé et humain. Il aime raconter le quotidien et les parcours de vie.
- Speaker #1
Alors, on n'a pas de spoilons inconnus. Non. On n'en a pas fait. Un peu prise, je pense, par le temps. Et parce que deviner, ce n'est pas facile en gros. Je suis une bédette. Tu as dit oulala. Donc, on n'a pas de spoilons. Non. Voilà, je le dis à l'avance. C'est vrai qu'on en parle plutôt après, mais on n'en a même pas. Mais on peut rapidement faire un tour de table pour voir si ça nous a plu. Mais je n'ai pas trop, trop de doutes sur la question. Merci. Agnès ?
- Speaker #0
Moi, ça m'a plu.
- Speaker #1
Moi aussi, évidemment. Alors, l'histoire est super chouette. Oui. Je sais pas, c'était pas trop compliqué, Coralie. Tu sais que j'aime bien, vu que je t'avais dit que j'aimais bien. Ce n'est pas toi que j'attendais. Et bizarrement, je n'avais pas lu d'autres oeuvres de Fabio Toumet, en fait. Ce qui est surprenant, parce qu'en général, je suis un peu comme toi.
- Speaker #2
Quand je trouve un auteur,
- Speaker #1
on va fouiller.
- Speaker #0
Et pour le coup, il est facile à trouver en médiathèque.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #2
pour le coup, l'Odyssée d'Akim, je suis encore sur les attentes.
- Speaker #0
Il est facile à trouver, mais il est très... Oui, en fait. Je n'ai jamais trouvé le tome que je voulais. La médiathèque à Lyon, à Villeurbanne, c'est ce qui est pratique parce que à Villeurbanne, il était emprunté. Et sinon, il était sur le bibliobus. Mais le bibliobus, c'est un peu pénible, je trouve, pour récupérer des bouquins. Et comme on a accès maintenant à toutes les bibliothèques de Lyon, j'ai regardé sur toutes les bibliothèques de Lyon. Il était emprunté partout. dans toute la région limite imagine ici il n'y en a qu'un sur l'exemple je me suis vraiment au bibliobus je me suis bougé les fesses c'est tout seulement j'arrive au bibliobus et je cherche dans les BD tout ça et je ne le trouve pas donc je le demande je l'ai vu au dispo sur le site et je ne le trouve pas ah mais c'est la première fois que vous venez ben oui comme le bibliobus c'est petit ils n'ont pas tout en fait et en fait il faut appeler pour leur dire que tu leur veux tel Ah ! Tu vois, tel livre sur tel point, à telle heure, tel jour, machin. Et voilà.
- Speaker #1
Donc, tu as dû refaire.
- Speaker #0
Non, parce qu'ils sont sympas. Ils me l'ont mis sur liste. Et en fait, ils me l'ont livré à la bibliothèque où je vais habituellement.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, voilà. Tout un périple quand même.
- Speaker #1
C'est comme ça.
- Speaker #0
Les aventurières du podcast. Mais la bibliothécaire m'a dit que c'était super. Donc, voilà. Donc, tu as commencé avec ça. J'irais le lui rendre. Je lui dirais que j'ai aimé.
- Speaker #1
On va raconter. L'histoire rapidement.
- Speaker #0
On a un huit-quatrième de couvre. On a un huit-quatrième de couvre.
- Speaker #1
Allez Agnès, tu l'as dans les mains.
- Speaker #0
Oh, ça fait longtemps que je n'ai pas. Baudouin, trentenaire solitaire, est enfermé dans un quotidien monotone. Son frère Luc est tout ce qu'il n'a pas su être. Un épicurien, un esprit libre, voyageur et séducteur. Un jour, Baudouin imprend brutalement qu'il n'a plus que quelques mois à vivre. Luc le convainc alors de tout plaquer et de partir avec lui en Afrique. Ensemble, ils vont profiter pleinement du temps qui lui reste. de cette nouvelle vie qui débute, celle dont Baudouin avait toujours rêvé sans oser franchir le pas. Une histoire touchante, pleine de sensibilité et d'humour, une réflexion sur la vie et le sens qu'on lui donne. Bref, un album qui fait du bien par l'auteur de Ce n'est pas toi que j'attendais.
- Speaker #2
C'est exactement ça, un album qui fait du bien.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Oui, c'est vrai. C'est vrai, alors que le sujet est lourd.
- Speaker #1
Oui, le fond du sujet, je le trouve lourd pour... Pas que pour la partie, du coup, il apprend qu'il a un cancer. Pour la partie aussi, je trouve solitaire du personnage. Oui. Parce qu'au fond, on a des pressions aussi, qui est quand même assez mélancolique sur toute la première partie. Le sujet est quand même assez... Même, c'est effectivement une BD qui fait du bien, bien sûr. Les sujets choisis sont assez lourds. Après, le... Quand on prend la première bande dessinée de l'auteur, c'était déjà un sujet qui était lourd à porter. Et il en fait une BD qui est très lumineuse aussi. Je pense que c'est un des points communs qu'on peut avoir peut-être dans toutes ses œuvres.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et il y a un truc qui m'a... C'est vrai qu'au début, je n'étais pas hyper attirée par le dessin, en fait.
- Speaker #2
Ah oui, les nez, c'est particulier. Oui, il y a ça,
- Speaker #0
c'est simple. Ça fait un peu... Tu vois,
- Speaker #1
j'ai parlé tout à l'heure de Rio de Satouf, c'est pareil. On est à côté dessin de presse. Oui. Je préfère le dessin de Satouf que celui-ci. Mais ce n'est pas grave parce que ça sert une tellement bonne histoire que je n'ai pas pensé. on a quand même une utilisation des couleurs uniques hyper intéressante sur la partie flashback qui passe en couleur un peu sépia, qui marche vachement bien. Et du coup, ça m'a plus trop perturbée, mais je trouve aussi que il n'a pas un... Je vais être honnête, ce n'est pas un grand talent de dessinateur pour moi. C'est efficace, mais il n'y a pas... C'est efficace.
- Speaker #0
Quand j'ai préparé le point auteur, j'ai lu une interview de lui et il disait par rapport à son style de dessin qu'il n'avait pas la patience de faire des détails.
- Speaker #1
Oui. donc ça qui va à l'essentiel essentielle mais après tu as tout ce qu'il faut je veux dire c'est pas c'est pas c'est pas autant une critique qu'autre chose non c'est pas voilà il ya quand même un dessin valais tu vois on a de la perspective on a voilà on est sur quelque chose quand même dans les couleurs il n'y a pas énormément de couleurs alors d'être que dans celui ci un peu plus que normal l'utilisation
- Speaker #2
et dans le brunis oui après vous savez pas toi que j'attendais,
- Speaker #1
il y avait moins de couleurs. En fait,
- Speaker #2
c'est un peu une chérie à tatouf, en fait. Oui,
- Speaker #1
c'est plus monochrome.
- Speaker #0
Pas des planches toutes bleues ou toutes vertes.
- Speaker #1
Quand je suis passée là, après, j'ai été surprise du nombre de couleurs sur la vie de Baudouin qui n'a pas sur Ce n'est pas toi que j'attendais, qui reste sur un peu des palettes monochromes.
- Speaker #2
Et Inoubliable, c'est un peu pareil aussi.
- Speaker #1
Il a un peu de la palette aussi de couleurs. Et du coup, je trouve qu'il a plus de style quand il reste dans des palettes monochromes que sur les deux vies de Baudouin où il a trop de couleurs pour moi, sauf sur les parties flashback.
- Speaker #0
Alors après c'est pareil, il estime qu'il a pas assez de talent pour faire des grandes couleurs, des grands tu vois...
- Speaker #1
Ah ouais mais je comprends, il sert une histoire de toute façon, finalement on le sent bien. Mais tu vois c'est parti flashback, je trouve que cette image, enfin de couleur c'est Pierre, marche très bien.
- Speaker #0
Oui c'est très très bien.
- Speaker #1
Je trouve que sur ces BD où il est en monochrome, ça donne un style à son oeuvre que là on a moins au final, où il a des couleurs un peu plus réalistes entre parenthèses en fait. Et je trouve que ça marche mieux quand il reste sur les tons monochromes. Mais ce n'est pas une BD qu'on va lire pour la beauté des cases, effectivement.
- Speaker #0
Disons que moi, je vais dans une boutique et je vois la couverture, ça ne me donne pas forcément envie d'acheter non plus. Oui, je comprends.
- Speaker #1
C'est bon, hein ?
- Speaker #0
Mais après, l'histoire, c'est dommage. Il faut creuser, parce que l'histoire, elle est géniale.
- Speaker #1
C'est une très belle histoire. Alors, cette histoire, justement, qu'est-ce qui... Parce qu'on a lu le résumé, mais on a plein de thèmes qui se croisent. Mais qu'est-ce qui ressort pour vous ? en fait on va dire le plus qui qui vous a touché finalement le plus moi c'est la relation des deux frères en fait mais c'est très con à dire mais c'est vraiment ce côté un peu vraiment c'est ça qui ressort pour moi c'est la couvre en fait quand tu regardes la couvre c'est là alors c'est des messages simples c'est profite de la vie tant qu'elle est encore là oui oui c'est pas mais je sais pas c'est la relation de frères avec les flashbacks ça marche tellement bien on est toutes les trois autour de la table à voir des frères des soeurs C'est ça,
- Speaker #2
flashback dans les années 80-90. Voilà, ça se passe.
- Speaker #1
Il a exactement le même âge que nous, avec quelque chose près. Et c'est ça qui marche aussi.
- Speaker #0
Je pensais que ça marche très bien. C'est générationnel. Mais oui, ce personnage qui a l'impression de rater sa vie, de passer à côté de sa vie. Et je crois qu'on peut, d'une manière ou d'une autre, on a tous l'impression de vivre un peu ça des fois.
- Speaker #2
Oui, ça fait écho à beaucoup de choses en ce moment. Oui. Tu as une démarche de changer de vie un peu. Ça va beaucoup parler. Je vais partir à la montagne,
- Speaker #0
je vais m'isoler.
- Speaker #2
Je vais partir à Parmena.
- Speaker #0
Tu vois, il y a un truc que j'aime bien parce qu'en fait, effectivement, il a un style simple, mais avec des petits trucs, il arrive tout de suite à passer des émotions. Il y a même des personnalités, des détails. Par exemple, il est... Attends, c'est quoi son métier ? Il est juriste. Oui. Il est juriste dans une boîte quelconque, dans des grands bureaux. Les collègues sont absolument horribles. Et tous les jours, il compte le nombre de jours qu'il lui reste pour la retraite. Et les états de l'élection sont bien plus gros. J'ai marqué ça,
- Speaker #1
la retraite.
- Speaker #0
Du coup, en une image, tu vois dans quel état d'esprit il est. Tu vois un peu l'ambiance de la boîte. C'est hyper bien fait.
- Speaker #1
Et les flashbacks années 80, tu le vois aussi dans les détails de l'environnement. Les détails. Il a quand même un sens, même sans faire des détails dans les dessins, il a un grand sens de l'observation qui permet, avec pas grand-chose, de te placer l'environnement, voilà, qu'est-ce qu'il faut comprendre, en fait,
- Speaker #0
pour avoir son personnage. Il marche super bien. Oui.
- Speaker #1
C'est très, très bien.
- Speaker #0
Et c'est marrant parce que ses parents qui le poussent à avoir un CDI. C'est ma mère, tu vois. C'était ça. Il faut un CDI, il faut être tranquille. Oui. Il faut que je fasse mon appartement. Pas grave. Mais son frère...
- Speaker #2
C'est un gros branleur, mais il est médecin.
- Speaker #0
Ouais. C'est un personnage un peu...
- Speaker #1
Alors, autant, tu vois... Alors, ça, par contre,
- Speaker #0
vous allez me dire que vous êtes d'accord. Baudouin, il est crédible. Autant le frère, je le trouve over the top.
- Speaker #1
Je ne sais pas comment ça se passe.
- Speaker #0
Je ne sais pas, mais je connais des gens comme ça. Tu sais, qui sont vraiment au jour le jour, qui vivent...
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #0
il est médecin.
- Speaker #1
Ah oui, non, mais... Tu vois, c'est pas...
- Speaker #0
Il est over the top.
- Speaker #1
mais je je sais pas moi ça me choque pas en plus il faut vraiment faire la balance par rapport à Baudouin en fait alors moi il me choque pas dans le sens où on a besoin de lui parce que Baudouin c'est tellement l'opposé en fait c'est fait exprès c'est fait exprès mais c'est vrai qu'il est over the top la perfection inverse médecin
- Speaker #0
beau il a les filles comme ça il a les barboudas tout en voyage Je ne sais pas. médecin sans frontières c'est pas ça mais c'est un peu ça ouais c'est ça mais ouais je sais pas moi ça m'a pas choqué quoi c'est pas ça reste une fiction quand même ça reste des thèmes universels des gens comme ça qui t'énervent ils sont parfaits partout tout le temps sur tout ce qu'ils font ouais est-ce qu'on énerve ces gens là aussi ? probablement j'espère à l'opposé ce pauvre baudouin qui a qui a pas de relation qui même le nom Merci. ni M, ni Maudouin c'est le karma il me dit à un moment non, non, non mais c'est vrai qu'il n'a pas vraiment d'amis non plus, à part son frère, il n'a pas de relation sociale il voit chaque fille il a son chat Morrison et c'est vrai que quand il rentre chez lui, tu as vraiment le contraste parce que c'est un... en fait tu apprends qu'il adore la musique rock des années 70 il y a tout autour de lui qui transgénère ça et tu avais plus l'impression qu'il aurait pu finir, tu vois, à fumer des choix ou des trucs comme ça, à finir un peu babacool, quoi. Et alors, non, il a fini juriste parce qu'il fallait faire des études et il fallait avoir un boulot.
- Speaker #1
Il fallait avoir un travail,
- Speaker #0
voilà. Alors qu'en fait, il adore la musique, il joue de la guitare, alors qu'il aurait préféré faire un groupe de rock, en fin de compte.
- Speaker #1
Il y a une scène où il joue de la guitare pour les copains de son frère et je me suis dit, mais il va se tauler et en fait, pas du tout. Il a gardé tous les réflexes. C'est une des rares scènes où tu dis, où tu commences à te dire ça peut marcher la boudre je ne sais pas parce que tu te dis il n'a pas touché sa gratte depuis longtemps c'est pas possible, il va se prendre les pieds dans le tapis il est tellement, tellement tenche et ben non, il déchire tout en fait c'est barrant cette espèce de revirement de situation à partir de là, de toute façon c'est un point de rupture dans l'histoire d'ailleurs ça commence à déclencher la règle.
- Speaker #2
Ce fameux scène, la guitare avec les voisins, zéro empathie pour le voisin.
- Speaker #0
Moi, je pourrais être le voisin qui râle. Je serais le voisin qui râle. Et là, toutes les filles, la copée bonne est en train de prendre le dessus. Oui, ça va bien. Non, non, des gens qui jouent de la guitare dans une cour d'immeuble, je ne sais pas quelle heure du soir, ce n'est plus possible, en fait.
- Speaker #1
On ne réussit pas à choper la fille, quand même. Heureusement. c'est contrebalancé parce que le pompon c'était qui chope la fille le même soir il n'y arrivera pas tu sens que ce n'est pas facile pour lui rien n'est simple il est gauche mais c'est bien parce qu'au final il reste dans son personnage pour l'instant c'est
- Speaker #0
pas tu vas changer de vie même jusqu'à la fin il reste dans son personnage il est attachant mine de rien le père mon dieu
- Speaker #1
ça fait l'armée le père alors on a ce point de bascule où il apprend qu'il est malade à peu près avec des flashbacks en fait régulièrement on a ces fameux flashbacks de son adolescence qui vont nous raconter son ils sont pas dans l'ordre en plus ils sont pas dans l'ordre et ça va raconter beaucoup de choses sur sa relation avec son frère et évidemment sa relation tout court avec le monde et pourquoi il Il arrive à être coincé dans une tour vraiment parisienne pour travailler.
- Speaker #0
À compter ses jours de la retraite.
- Speaker #1
Alors qu'il aurait pu choisir une autre voie. On l'a bien entendu, les parents sont là. Mais il y a aussi ce rapport avec son frère. Il y a quand même toujours un espèce de complexe par rapport à son frère, qui est là même jeune en fait. Oui. On voit des cris.
- Speaker #2
Tu ne veux pas sauter du pont. Voilà.
- Speaker #1
Il reste des cris du début à la fin et qui est commun. Quand frère et sœur, on n'arrive pas toujours à... on n'est pas pareil quoi donc c'est et c'est assez assez touchant au fait je trouve que ça marche bien vraiment effectivement le fait que les flashbacks soit pas dans l'ordre c'est malin que s'ils avaient été dans l'ordre très très linéaire Et donc, il apprend qu'il est malade. À partir de là, que pensez-vous de notre cher Baudouin ? Il va voir un médecin et le médecin lui dit que l'armure...
- Speaker #0
Il faut qu'il le pousse encore un peu quand même. Moi, ce que j'ai trouvé... C'est pas tout de suite. Mais après, moi, ce que j'ai trouvé un peu... Il y a un petit truc que j'ai trouvé un peu moins bien fait, c'est qu'il ne va pas aller voir un autre avis médical. Et surtout qu'il lui dit, vous avez un cancer. C'est un pote de son frère, il faut dire, le médecin qui lui dit ça.
- Speaker #2
Oui, enfin, son frère, il lui dit, si tu veux.
- Speaker #0
pétain ça va prendre 6 mois ouais mais non puis il lui dit c'est le meilleur aussi il lui dit un peu c'est le meilleur il regarde sur internet ah bah oui c'est le meilleur merde c'est un pote à son fond ouais il a pas vraiment une petite facilité quand même mais bon à part ça voilà il faut aller droit au but il faut avancer dans l'histoire mais ouais je sais pas après si bah tu en fait tu sais ce qui va passer t'as pas de surprise Moi,
- Speaker #1
le twist, je me suis fait faire.
- Speaker #0
Alors, jusqu'à quand, moi, je pensais qu'il n'y aurait pas le twist à la fin. Tu vois, je me suis dit, OK, il va changer de vie, ça va s'arrêter là. Je me suis dit, c'est sympathique, tu vois, mais bon, oui, le message est sympa, ça reste un peu simpliste. Mais le twist à la fin, ça m'a vraiment fait beaucoup aimer la BD, finalement.
- Speaker #1
C'est le bd, hein.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
forcément. Le fait qu'il y ait une page où il n'y a pas de texte, c'est pas dit, et tu ne comprends pas tout de suite ce qui se passe. Et oui, j'ai plus !
- Speaker #0
Alors attention,
- Speaker #1
si on spoil et que vous voulez lire la BD, parce qu'on risque de spoiler, effectivement, il y a un twist à la fin. C'est dur, je pense que maintenant, vous allez comprendre quel est le twist. Moi, je ne savais pas qu'il y avait un twist. On ne pense pas.
- Speaker #0
Et puis, je ne m'attendais pas.
- Speaker #1
Je ne pensais pas du tout faire un twist sur une œuvre comme celle-ci. Et effectivement, c'est un twist qui peut faire un peu...
- Speaker #0
Un petit peu too much, un peu simple aussi, mais qui marche vraiment très bien. Qui marche excessivement bien et qui rend toute la BD différente.
- Speaker #1
Moi, je l'ai relu, du coup, et il y a plein d'indices, en fait, mais je ne les avais pas vus. Regarde, il est tellement centré sur Baudouin que je ne l'ai pas vu.
- Speaker #2
Il y en a plein.
- Speaker #1
plein plein plein quand tu connais la fin tu vois il va t'en faire tiens t'as maigri ah bah tiens il est au téléphone ah tiens tu pleures voilà et après tu relis tu remets les morceaux dans quel sens ça s'est passé ah c'est brillant en fait c'est vraiment brillant non mais il est fort quand même pour ça il
- Speaker #0
y a aussi quelque chose qui marche bien moi j'aurais je pourrais croire à cette histoire à quelque chose près ça en l'est dit un petit peu over the top mais comme il l'avait fait ce n'est pas toi que j'y attendais qui est vraiment autobiographique Merci. Les deux bits de Beaudoin, pour moi, je ne l'ai pas lu comme si c'était une histoire vraie, parce qu'on le voit derrière, ça ne l'est pas, mais ça pourrait. J'aurais pu un peu romancer, mais pourquoi pas ? Vu que c'est inoubliable, c'est aussi une œuvre où il raconte des histoires vraies, par exemple. C'est quelque chose qui fait bien cet auteur. C'est pour ça aussi que ça marche si bien, c'est que c'est super crédible. Il y a deux, trois facilités,
- Speaker #2
mais globalement,
- Speaker #0
ça serait une vraie histoire romancée. Ça marche.
- Speaker #2
Et du moment qu'il part en Afrique, après, tu sais, de toute façon, tu sais qu'il va reprendre la guitare, tu sais qu'il va se trouver des meufs. Mais ouais, il se libère. Et c'est marrant comment il part de sa boîte aussi. C'était un mouir de rire,
- Speaker #1
ça.
- Speaker #2
On aimerait tous faire ça avec quelqu'un qui travaille, je pense.
- Speaker #1
Je vais faire ça.
- Speaker #2
Et est-ce que maintenant, tu les appelles Jean-Marc ? Non, non, non. C'est plutôt universel comme histoire au final. On aimerait tous... Quand on a un métier qui n'est pas un métier passion, on ne va pas se mentir, moi, ce n'est pas un métier passion que je fais, tu vois. Tu aimes bien mon métier. Ben oui. Arrête, je suis un métier pareil.
- Speaker #1
J'ai quand même des jambes à masquer.
- Speaker #2
Mais tu vois, moi, quand je vois le premier boulot que j'ai eu, au début, ça se passait bien. Puis après, j'ai eu une chef tyrannique et que je finissais en pleurs tous les soirs. Et qu'à un moment, je disais à ma mère, il faut que je parte, il faut que je parte, il faut que j'en peux plus. Et qu'elle me disait... Vous mettez un CDI quand même. Je ne suis pas retrouvée. Je vois complètement la place de Baudouin dans cette situation. Oui,
- Speaker #0
mais j'ai mon appart. Mais non, j'ai fait une connerie.
- Speaker #2
Après, j'essaie de mettre à la place des parents. Les parents sont toujours inquiets, bien sûr. Mais il y a trop peur que tu reviennes à la maison,
- Speaker #0
je pense.
- Speaker #2
puissance. C'est un côté pour moi, mais non. Mais c'est ta chambre qu'on a transformée en salon. On n'a plus de chambre. Mais ouais, quand ils décident vraiment à partir et là, ils claquent la porte. Ah non, c'est trop bien. Puis là,
- Speaker #0
on a un contraste aussi entre la vie parisienne grise et puis la vie au Bénin. Au Bénin, oui,
- Speaker #2
pas les mêmes couleurs. Ouais,
- Speaker #0
ouais. Les couleurs plus chaudes. Tout à fait, plus chaudes.
- Speaker #2
Même les collègues de son frère sont sympas. Et là, après, il reprend la guitare, il se promène tout ça dans la ville. Je veux dire, il vit pour lui, enfin. Mais le chat, il brissonne. Je suis sûrement en inquiétude. Non,
- Speaker #1
mais il n'a jamais laissé le chat. On ne voit pas la faute. Peut-être pas ramener le chat.
- Speaker #2
je sais pas ce qu'elle a fait il avait pas laissé le chat c'est pas il lui dit je vais revenir dans 3 semaines mais si oui moi c'est bien ce qu'il semblait est-ce qu'il est là le chat et il est là c'est un scandale c'est bon le chat il a su le chercher bon voilà c'est un rêve en somme c'est vrai que c'est une BD ça reste un peu cliché il y a quelques facilités mais ça Merci. Il prend tellement les émotions. Ça marche bien. Il vient te chercher, en fait. Ah oui, il vient te chercher. Oui, oui. Et ça marche. Ça marche super bien.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #2
Non, non, en plus, ça se lit vite.
- Speaker #0
Ça se lit vite. C'est l'air de savoir. Oui, oui. Tu t'attaches à ce cher Baudouin, pourtant qui n'a pas grand-chose d'attachant sur le papier, mais c'est ses fragilités qui font que tu t'attaches. Oui,
- Speaker #2
les attachants.
- Speaker #0
Il n'est pas attachant, c'est plus les fans. Oui,
- Speaker #2
parce que quand on veut le taper, il est attachant.
- Speaker #0
Oui, il est un peu mou. Au début, il est un peu relou quand même. Tu le vois en impérigré dans les...
- Speaker #2
C'est un juriste aussi,
- Speaker #0
c'est ça. La prochaine fois à Paris, je regarderai les gens et je les traiterai de boudouins intérieurement. Voilà, des semblants. Moi, je n'ai pas relevé de passage. On a parlé des passages, je pense. Quand on en a parlé un petit peu. Après,
- Speaker #2
j'avoue, je n'ai pas appris beaucoup de notes parce que ça se lit tellement. C'est fluide.
- Speaker #0
Moi aussi. Il y a vraiment les passages vraiment adolescence en sépia qui m'ont marquée. Il y a cette scène de guitare où j'avais peur pour lui parce que j'étais là, il va se foirer. Pas du tout, en fait. Je me suis dit, tiens, vraiment, on a un personnage. Il faut aller juste le chercher, mais ça revient. Et puis après, la partie Afrique que je trouve très lumineuse pour la fin. Alors qu'il y a des choses dures, des annonces. Ah oui, tiens, c'est marrant. Tu as ouvert une page qui... Il remonte à sa copine. C'est bon, oui. Ah ouais.
- Speaker #2
C'est vrai que tu me disais que c'était une façon. Non.
- Speaker #0
Ça pareil, c'est une facilité évitée que j'aime bien. Oui, c'est une facilité qu'il évite.
- Speaker #2
Est-ce que Sonia ressemble trop à Marty McFly dans Retour vers le futur ? Oui. Je pense que si. T'es exprès. C'est obligé. Écoute, elle a une cigarette. Cette pauvre Sonia quand même. Elle me fait un peu de peine moi. Ah bah oui, elle peut que te faire de la peine. C'est ça. Alors, cher auditeur, voilà. Une camarade de classe, quand il est, je sais pas, quand il est au collège, je dirais.
- Speaker #0
C'est sa première chine.
- Speaker #2
Première amoureuse, enfin un bisou, quoi, tu vois. Ouais, elle se fait.
- Speaker #0
Elle est en troisième année, elle est pas chère.
- Speaker #2
Elle n'est pas féminine, elle l'écoute Hélène Ségara, et du coup, tout le monde se moque un peu d'elle. Et bon, toi, t'as un peu honte, en fait, de sortir avec une fille comme ça. Enfin, il le ressent comme ça. C'est ça, et son frère se fout bien de sa femme. Oui,
- Speaker #1
c'est copain, mais... D'ailleurs, c'est un truc qui...
- Speaker #2
Et même adulte, son frère dit, « Ah, alors, toujours ton ancienne copine. » Et quand il la retrouve un peu plus tard, elle n'a pas trop changé. Non, elle n'a pas eu un effet les plus bien. Elle fait toujours un peu de peine.
- Speaker #1
Elle est divorcée, elle a des enfants, elle est toute seule. Mais elle n'a pas perdu le... Hein ? Elle n'a pas perdu son optimiste aussi quand même. Elle n'est plus sur Céline Dion, elle est sur Hélène Segarra. Ah,
- Speaker #2
je ne sais pas. Oui,
- Speaker #0
c'était d'abord Céline Dion, après Hélène Segarra. Du coup, là, on a quand même un personnage qui se dit, je vaux mieux que Sonia, parce que la facilité est pour Baudouin, on va dire. Et qui prend la poudre d'escampette en la croisant. C'est un peu dur pour la pauvre Sonia. Oui, ça vaut.
- Speaker #2
Mais bon,
- Speaker #0
on se dit, cool Baudouin, tu mérites plus.
- Speaker #2
Je ne sais pas si on parle vraiment de la fin, si on parle du twist au pas. ceux qui veulent vraiment lire la BD faut pas spoiler je pense non je pense pas pas sur ça non mais ouais coup de coeur sur cette fin quand même très belle fin triste et triste mais marche bien ouais ça marche bien mais non c'était très chouette une moi j'ai bien aimé ouais merci et moi j'ai vraiment découvert l'auteur pour le coup je connaissais pas bah tu vois il y en a plein d'autres à lire ouais du
- Speaker #0
coup on peut discuter un petit peu et bah on peut parler par là des autres oeuvres que vous avez lues toi et Charlotte Moi, je recommande Puissance 12. Ce n'est pas toi que j'attendais. Parce que c'est...
- Speaker #1
Tu peux être travail tout seul en plus.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Oui, un petit complément quand même.
- Speaker #0
Je suis quand même contente que tu sois avec nous, bien sûr.
- Speaker #2
Sa fille qui a...
- Speaker #0
Alors, il a une fille qui est atteinte de trisomie 21. Oui. Et ils la prennent à la naissance de leur fille. Et il y a toute la partie avant où, bizarrement, il l'angoisse d'avoir un enfant... qui est trisomique. Alors, pour avoir été enceinte, on a tous cette angoisse-là. On fait bien les tests. Là, ils ne les font pas parce qu'ils ne sont pas au démarrage en France, ils sont au Brésil avec sa femme. Et quand elle naît, il y a toujours un moment de flottement pour ces enfants-là de savoir s'ils le sont ou pas. Et lui est foncièrement persuadé qu'elle l'est rien qu'en la voyant. L'équipe médicale lui dit « Non, c'est un naissant, etc. » Et en fait, il s'avère qu'elle a réellement la trisomie 21. Et le monde de l'enfant parfait s'écroule, évidemment. Ce qui est attendu. Et ce que j'aime beaucoup, c'est le côté... Il ne cache pas, en fait, ce qui peut être dur. Le fait de ne pas accepter cet enfant-là. Le fait que sa femme l'accepte beaucoup plus rapidement que lui. Au final aussi, elle, elle fait avec. Le fait que leur fille... Alors, ce qui est merveilleux, c'est qu'ils ont une fille plus âgée qui, elle, on ne voit rien.
- Speaker #1
Les enfants.
- Speaker #0
Elle prend le bébé comme un bébé. Et puis, voilà. Et c'est très beau, en fait. Et puis, ça raconte vraiment son cheminement sur... Comment tu... On lui avance.
- Speaker #1
Le deuil de l'enfant parfait.
- Speaker #0
Exactement. Le deuil que tu fais et la famille autour, les amis, comment tu préviens. Tout est balayé et c'est une œuvre qui est forte, qui est vraiment très forte. Notamment parce qu'elle est autobiographique. Et je pense que là, pour le coup, elle sort vraiment des tripes, celle-ci. Tu le sens. Et c'est vraiment très, très bien sur le sujet. Je pense que c'est brillamment fait. Et je recommande à tout le monde la lecture de ça. En tout cas, c'est sa première BD tout seul et ça a été un succès. C'est très bien. Vraiment bien. Après Coralie, t'as lu Ulysse ?
- Speaker #1
C'est dans la continuité. C'est pas autobiographique. Ulysse, c'est l'héterne de ce gars-là qui s'appelle Yvan, qui est ingénieur informaticien. Et un burn-up. Ça commence comme ça. Il est à Pôle emploi. On lui propose un poste d'AESH dans un collège. Et il y va. Il va passer un an là-bas. Et c'est le quotidien de ce qu'on appelle une classe ULIS. C'est plus un dispositif, les ULIS, puisque c'est l'unité localisée pour l'inclusion scolaire. Et c'est des unités où on met tous les enfants, on regroupe un petit peu tous les enfants handicapés, porteurs de 10, enfin tout ce que tu veux. Il y a même une enseignante à un moment qui qualifie ça de cours de miracle.
- Speaker #0
C'est charmant.
- Speaker #1
Ah bah oui, mais on sent qu'il y a passé un an en fait. C'est marqué comment il a fait. Il a passé un an dans une classe Ulysse. Parce qu'il est touché d'assez près par le problème. Il y a eu une enfant handicapée. Et là-dedans, il y a tout. Il y a tout ce que tu peux voir dans une classe Ulysse. Et même moi qui est un enfant en dispositif ULIS justement, j'ai appris des choses et ça m'a ouvert les yeux sur plein de choses que je voyais dans la classe ULIS, c'est vraiment, vraiment, vraiment bien quoi. Et voilà, et donc lui, Yvan, là, il va s'occuper d'un enfant qui est autiste en plus. Donc voilà, du coup, ça me parle doublement. Euh... Il va accompagner cet enfant et cet enfant-là, en fait, il en a peur. Au début, vraiment, c'est compliqué. S'occuper de cet enfant-là, ça va le guérir, en fait, de son burn-out. Parce qu'au début, il ne peut même plus approcher à l'ordinateur. L'ordinateur, il a descendu à la cave et il ne peut absolument pas y toucher. C'est très compliqué, oui. Et lui, le fait d'être dans la classe Ulysse, ça va le guérir de voir un petit peu... Un petit peu tout ce qui se passe là-dedans. Et il y a vraiment toutes les dérives du système. Et ce n'est pas fait avec des facilités comme les téléfilms qu'on peut voir une fois par an. Parce que nous, on en parle une fois par an le jour de... Le jour de la journée de l'autisme, c'est au mois d'avril, il y a toujours un petit téléfilm un peu bancal, avec des grosses ficelles. Ah oui, il est autiste. Ah oui, je lui donne des chips, c'est un renforçateur pour lui apprendre des trucs. Ah, mais regarde, il entend les bruits autour, beaucoup plus fort que toi. Et là, il a le son à fond. Bon, bref, c'est insupportable.
- Speaker #2
Plein de clichés, quoi.
- Speaker #1
Voilà, c'est plein de clichés. Et bah, Ulysse, pas du tout. Mais par contre, tous les dysfonctionnements qu'il y a dans les classes ulises, qu'il y a dans les collèges, le manque de moyens, les gens qui sont hyper investis, les gens qui sont hyper pas investis aussi. Parce qu'il y a aussi des AESH dedans. Non mais moi je suis payée un salaire de merde, qu'est-ce que je vais m'embêter ? Elle ne vient pas, elle ne s'occupe pas des enfants. Il y a tous types de handicaps dans cette ULIS d'ailleurs. Les enfants avancent tous un peu différemment. C'est super touchant de les voir avancer. Il y en a qui finissent par avoir leur brevet. Il y en a une qui part, malheureusement, parce qu'elle est malade. Il y en a... Et puis il y a ce petit garçon autiste qui au début ne parle pas, ne fait que du flapping, il fait des crises, il est hyper flippant. Et il s'éveille aussi avec Yvan et se guérisse mutuellement. On n'avait pas de l'autisme, mais il progresse tous les deux. Et donc à la fin, on le lirait. Mais on se demande tout le livre,
- Speaker #2
est-ce qu'il va rester à l'Ulysse ou est-ce qu'il va retourner ingénieur informaticien ?
- Speaker #1
parce que du coup comme il guérit et il va mieux, il commence à retoucher des ordinateurs je vous laisserai le lire parce que moi c'est vraiment je l'ai vraiment trouvé extraordinaire ce livre je l'ai lu en une nuit pas lâché du tout et c'est quelque chose qui manquait moi je trouve que c'est un livre qui manquait énormément dans le paysage parce que les dispositifs Ulysse les gens ne les connaissent pas il est moins accessible que les deux vies de Baudouin Mais il est d'utilité publique pour, je pense, même plein de gens qui hésitent à mettre leur enfant en dispositif ULIS, qui ne savent pas ce que c'est qu'un ITEP, un IME, un CESAD. Ce n'est pas expliqué. Ce n'est pas avec des grosses ficelles. Mais on voit les gens dans leur quotidien. On voit comment ça s'articule. On voit aussi des parents qui rabrouent l'enseignante d'ULIS. à un moment, oui, mais maintenant, elle est rentrée dans le dispositif Ulysse, elle ne va jamais en sortir, vous ne l'aidez pas à avancer. Des choses que... Enfin, ça fait quoi ? Beaucoup de choses que j'ai vécues. Mais moi, ça m'a même aidée. Ça m'a même aidée à comprendre comment elle travaillait en Ulysse et pourquoi Arthur n'a pas encore fait les divisions en 5e. Sans ça, j'ai compris. Et c'est pas parce qu'il est mauvais, c'est parce qu'ils avancent à leur rythme, et ils avancent au rythme des enfants en Ulysse. Et on se demande pourquoi ce n'est pas comme ça dans tout le reste de l'éducation. Ça fait énormément réfléchir. Enfin voilà,
- Speaker #2
j'ai parlé trop longtemps. Mais ça donne vraiment envie,
- Speaker #1
ouais. Il faut le lire. Il est d'utilité publique. Je ne sais plus quel doigt le prendre,
- Speaker #2
on ne pourra pas partir. Oh non ! C'est un livre de la médiathèque ?
- Speaker #1
Non, il est à moi, mais je l'ai prêté à notre infirmière.
- Speaker #0
et elle n'a pas fini de le lire après on va le défendre après et le dernier là c'est Inoubliable il y a deux tomes le premier moi c'est des tranches de vie racontées donc il est allé récupérer des témoignages de gens donc là pour le coup c'est vraiment des vraies histoires c'est cinq histoires vraies, cinq témoignages inoubliables c'est pareil sur le tome 1 Tu as par exemple dans le tome 1, je me rappelle d'une histoire d'une fille qui subit un viol en fait, qui est pris. Donc tu as l'avant, l'après, enfin voilà, une histoire commune avec un garçon avec qui elle sort pour de vrai, enfin un truc vraiment qui est assez... Et du coup c'est ça qui est très fort parce que c'est une première relation non consentie. Voilà, qui est vraiment...
- Speaker #1
ça marque parce que c'est des vraies histoires d'ailleurs c'est un sujet qui lui est un petit peu cher aussi parce que toutes les violences sexistes ordinaires ça revient dans les deux vies de Baudouin quand ils sont là avec un peu macho qui est en train de noter les filles à la piscine moi c'est marqué, le truc que j'ai pas aimé enfin j'ai pas aimé Au début, ça m'a un peu revu, ce que c'était un chou-pépé macho, là, les dégâts. Il est plus chou-pépé que Luc, hein ? Non, non, il n'est pas parfait, mais heureusement, c'est ça qui le rend crédible, en fait. Mais même ses copains, ils sont lourds avec Sonia, là !
- Speaker #0
Comme tu peux être con à l'adolescence, hein, réellement.
- Speaker #1
Au bout de l'adolescence, hein.
- Speaker #0
En partie, tu vois, ça représente cette période-là, en fait, quand tu lis le livre, c'est...
- Speaker #1
Oui, mais il y en a plusieurs inoubliables. Je pourrais le faire lire totalement à mes étudiants. C'est ce qu'on a vécu cette semaine. Les violences sexistes ordinaires, on en a plein dedans.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Une énorme gait là-dessus, cette semaine. Oui, mais c'est compliqué. Quand je vois Luc qui est en train de noter les nanas à la piscine, j'ai des étudiants qui notent les tours de taille des filles.
- Speaker #2
Oh là là. Oui,
- Speaker #1
c'est compliqué.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
On leur expliquait que non, c'est pas bien. Et ouais, inoubliable, c'est très très bien aussi. Dans un autre genre d'aileur, et là c'est plus monochrome.
- Speaker #0
Le titre fait référence à ce que ce soit des histoires... Pas forcément. Il met le titre inoubliable pour que même tous les moments, les petits moments, les petites soirs soient en fait, des histoires qui soient inoubliables. En fait, on n'est pas, on a des trucs un peu plus lourds que d'autres, puisqu'on voit qu'il y a un photographe que rien ne prédestine à combattre sur le front d'Ukraine. Mais un amour qui devient un piège, une vie qui n'a tenu qu'un fil, tu pourrais en trouver plusieurs, je pense. Mais le fait de les mettre comme ça sous papier, les rend... Oui, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Bah oui, ils sont sur la... Tu l'as lu, celui-là ?
- Speaker #0
Non, j'ai lu le premier. J'ai lu que le premier. Je suis arrivée à la bibliothèque.
- Speaker #1
Il y a un film,
- Speaker #0
elle est là. Il est beaucoup emprunté. Ah ouais. Pour avoir les vides à Kim, pas facilement. Quand tu y vas, tu fais... Moi,
- Speaker #1
c'est pareil. Ça fait un moment que j'essaie de l'avoir.
- Speaker #0
Les deux semaines, j'y retournerai et je finirai par me mettre sur les listes. C'est toujours hyper simple. Je pensais à la bibliothèque le samedi matin. L'après-midi, c'est lu et je suis contente. C'est très, très bien. C'est efficace.
- Speaker #2
Ok, on a fait le tour ?
- Speaker #0
Je pense, ouais. On passe au point presse.
- Speaker #2
Lui, on a un truc pour le point presse. On a une enveloppe. Craft.
- Speaker #1
Attention.
- Speaker #2
Elle n'est pas qu'achetée, mais presque. J'ai téléchargé. Je t'ai marqué dessus. À consulter pendant la chronique. On ne sait pas du tout de quoi ça parle. Il faut peut-être le sortir pour la chronique. Est-ce qu'on se spoil ou pas ? C'est pendant, il y a marqué. Ah, on va attendre alors. Qu'est-ce qu'on va trouver là-dedans ? Allez, c'est parti.
- Speaker #3
Bonjour Charlotte, bonjour Agnès, et bonjour à toutes et à tous, chères auditrices et auditeurs de 4e de couvre. Le numéro de ce mois-ci est un peu particulier pour moi, pour deux raisons. La première, c'est que l'invité du jour est cher à mon cœur. La deuxième, c'est parce que j'ai choisi de faire une chronique éminemment personnelle. Ce mois-ci, on parle de bande dessinée, et notamment de Fabien Toulmé, dont j'apprécie beaucoup le travail. Mais prendre un magazine de bande dessinée pour la chronique, c'était trop facile. Et en plus, ça a déjà été fait. Et donc, j'ai pris un chemin de traverse. En lieu et place d'un titre de presse, je vais vous parler d'un phénomène qui est survenu dans la presse des années 90, et qui a son importance dans la culture populaire que j'affectionne tant. Et pour illustrer ce phénomène, on va parler de Génération 4 et de Micronews. deux magazines de jeux vidéo qui ne paraissent plus aujourd'hui. Oui, alors je vous entends d'ici. Quoi ? Mais JP, il a pété les plombs. Pour parler de bande dessinée, il nous parle de jeux vidéo. Vraiment, il est incorrigible. Eh ben oui. Mais d'abord, je fais ce que je veux parce que c'est ma chronique. Et ensuite, il y a un lien complètement évident que je vais m'empresser de vous exposer. Quand on était fan de jeux vidéo dans les années 90, La plupart du temps, on était aussi globalement fan de pop culture. Fantasy, jeux de rôle, jeux de société, cinéma et bien sûr, bande dessinée. Et ça, les magazines de l'époque l'avaient très bien compris. On y trouve donc assez vite des rubriques très conséquentes qui n'étaient pas consacrées aux jeux vidéo, mais à tous ses à côté. Dans Génération 4, il y avait donc un sous-magazine pop culture nommé Oxygen. Je vous ai sélectionné le numéro 33 de mai 1991 avec un article consacré à... Akira. Ce numéro est important pour moi, car c'est celui qui m'a fait découvrir ce film incroyable qui a confirmé ma passion naissante pour les mangas et les animés, et plus globalement pour le Japon. Et comme si ça ne suffisait pas, on trouve aussi un dossier sur Twin Peaks et Rebelote, c'est d'Orse Magazine que j'ai découvert cette série incroyable, probablement une de mes préférées, et qui a clairement engendré la vague qualitative actuelle des séries télé. Alors oui, on peut le dire, Génération 4 a forgé les accointances culturelles qui sont les miennes aujourd'hui. Mais certains magazines sont allés encore plus loin. Ils assuraient carrément la pré-publication de planches de BD qui étaient plus tard regroupées en albums. Dans Génération 4, toujours, on trouve donc quelques planches d'une BD nommée Diavolo le Solennel. Mais dans Micronews numéro 38 de juillet 1990, l'autre magazine dont j'ai choisi de vous parler ce mois-ci, c'est pratiquement un tiers du magazine qui est consacré à la bande dessinée. Il y a de tout, je vous mettrai quelques captures, et sachez que vous pourrez aller facilement lire tout ça sur Abandonware Magazine. Vous pourrez y trouver Vicky et les Galaxianes, les tribulations d'une bande d'ados fans de jeux vidéo, les aventures rocambolesques de Rosie Zounette, la mascotte du magazine, la page déchirée, une BD Heroic Fantasy au dessin assez incroyable, ou encore Stéphanie la Petite Duchesse, une bande dessinée érotique avec un style improbable entre Manara et Boulébile. Oui, ça vaut le détour. Mais au milieu de tout ça, je dois bien dire que j'ai un faible pour les illustrations de Carali et de son héros René Flapaoga aux prises avec un distributeur récalcitrant. Je vous laisse regarder le gag en deux pages que je vous ai sélectionné, c'est irrésistible. Voilà, c'était donc ma petite rubrique nostalgie des années 90. Une époque pour laquelle j'ai beaucoup de tendresse, mais qui est culturellement très intéressante. Et il me paraissait important de vous signaler que dans les magazines de jeux vidéo de l'époque, on ne trouvait pas que du jeu vidéo, et que cela a initié plein de choses et motivé plein de gens par la suite. Et encore, je me suis limité, car j'aurais pu vous parler de Player One, et de son spin-off, Manga Player, qui va devenir par la suite Pika Edition, une des premières maisons d'édition de manga. ou encore de Console+, dont une couverture sur deux était consacrée à Dragon Ball Z. Ah oui, c'était le bon temps. Sur ce, chers auditrices et auditeurs de 4ème de couve, je vous fais des bisous et je vous donne rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle chronique. Bye ! Ah oui, note pour nos podcasteuses préférées, je vous ai laissé quelques numéros pour consulter, mais n'allez pas voir la page 123 de Micronews, c'est vraiment pas la peine. Non, non, vraiment, c'est pas la peine. Voilà, je t'aime ma femme à moi.
- Speaker #1
C'est toujours ! Ouais c'est l'intellectuos masculin hein !
- Speaker #0
C'est d'abord ! Merci Chi ! Merci surtout ! Vicky elle est galacticienne ! Tu montres Boulébile et ohlala mon dieu !
- Speaker #1
Ah bah je savais même pas qu'on avait ça à la maison !
- Speaker #0
Définiment ! Il a gardé tout quand même ! Ah oui non mais il y en a des tonnes en bas ! Oh c'est un musée ici !
- Speaker #1
On s'est dans un musée parce qu'on est bien ! Pour le coup, ça va bien avec les flashbacks des deux vies de Baudouin.
- Speaker #2
Ah ouais,
- Speaker #0
ça va super bien avec.
- Speaker #1
Même si Baudouin, il ne joue pas aux jeux vidéo.
- Speaker #0
Il avait beaucoup aimé la BD. Moi, j'avoue, j'ai acheté des magazines de jeux vidéo à l'époque aussi, parce que ça ne parlait pas de jeux vidéo. Enfin, tu vois, tu avais un peu de pop culture.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Moi, j'ai fait Yerwan. Ouais.
- Speaker #1
Parce que c'était marrant en plus.
- Speaker #0
J'avais besoin de Yerwan. Ah ouais, j'avais besoin de Yerwan. Et je me rappelle que quand j'avais été abonnée pendant un moment à Picsou Magazine, on parlait de Zelda. C'était l'inverse. Il y avait les BD qui groupaient.
- Speaker #1
De toute façon,
- Speaker #0
c'était à l'époque,
- Speaker #1
dès que tu avais un quart de demi-page sur le manga, tu achetais le truc.
- Speaker #0
On avait que ça. On n'avait pas Internet.
- Speaker #1
On n'avait pas Internet. Moi, je lisais la rubrique dans le Dorothée Magazine de Pascal Laffine.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Qui m'a amenée d'ailleurs chez Junko et qui m'a amenée à lire des mangas en japonais. Vous voyez, c'est Pascal Laffine. Merci Dorothée.
- Speaker #0
C'est ça, merci Dorothée. Il faut toujours dire merci à Dorothée. C'est vrai,
- Speaker #1
toujours.
- Speaker #0
Bon, on va passer aux lectures en bref ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Qu'avez-vous ? Rien du tout.
- Speaker #1
Un manga qui était vraiment bien sur la vie, pas la vie après la mort, mais la vie après, au Japon, la vie après la perte d'un conjoint. Et ça s'appelait Nos vies retrouvées, quelque chose comme ça.
- Speaker #0
On va essayer de trouver le temps retrouvé. Les temps retrouvés, non ?
- Speaker #2
Tu n'as pas une image ? Si, c'est ça.
- Speaker #0
Alors, ça s'appelle « Les temps retrouvés » de Kei Fuji.
- Speaker #1
Eh bien, ça, j'ai adoré, moi. « Les temps retrouvés » , il y a deux tomes. Et donc, c'est sur l'histoire de deux retraités japonais. Et ils ont tous les deux perdu leur conjoint. Et on pourrait se dire, leur vie est finie, quoi. Ils sont vieux. Qu'est-ce qui va se passer encore après ? Et ils se fréquentent. Enfin, ils se rencontrent au début. Et puis même eux, ils se disent, mais on est vieux, là, qu'est-ce qu'on va aller se mettre ensemble ? On a déjà toute notre vie, c'est déjà tout fait, c'est fini, on a des enfants. Et bien finalement, ils commencent à faire un truc assez particulier. C'est-à-dire qu'ils se font chacun un petit journal où ils racontent toute l'histoire de leur vie. Et ils se l'échangent, ils se lisent. Puis ils finissent par se rendre compte qu'en fait, leur vie n'est pas finie. En fait, ils peuvent encore se marier, acheter une maison, aller continuer à vivre, tout simplement. Et faire quelque chose de nouveau, même si on a déjà toute une vie derrière soi. Moi, je l'ai trouvé hyper touchant. Ça a l'air sympa. Et donc, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas facile d'ailleurs. Parce qu'ils ont des enfants et les deux enfants n'ont même pas qui se marient. Mais c'est inversé en fait.
- Speaker #0
Oui, oui. J'avais une patiente qui s'était casée tard et les enfants n'étaient pas du tout en vie. Mais ça arrive. Ça arrive souvent en fait.
- Speaker #2
Est-ce que tu as des histoires d'héritage ? Les enfants, après,
- Speaker #0
ils n'avaient pas envie de se marier.
- Speaker #1
En plus, on apprend pas mal de choses encore sur le Japon. Je vis au Japon dans ma tête un petit peu. Mais c'est vrai que les grands-parents vivent avec les enfants là-bas et souvent sont propriétaires de la maison où les enfants vivent. Donc, ça crée plein des relations un petit peu compliquées, des rapports à l'argent un petit peu compliqués. Et donc, c'est hyper touchant. Alors, nos petits vieux, à un moment, ils s'enfuient tous les deux, d'ailleurs. Ils font une fugue. Voilà, bon, ça finit bien. Très agréable. Vraiment, c'est une lecture que je vous recommande aussi.
- Speaker #0
Je note aussi que c'était très, très chouette.
- Speaker #2
Ok,
- Speaker #0
moi, je vais vous parler...
- Speaker #2
Je suis restée dans le roman graphique, pour le coup. Je ne sais pas si j'ai des amis chez KC Beauty. qui ont beaucoup de mangas, beaucoup de BD chez eux. Et c'est vrai que des fois, j'arrive chez eux, je fais le plein, je prends un sac. Et là, ils m'ont conseillé une BD, A Short Story, de Ron et Florent Maudou. C'est la véritable histoire du Dahlia Noir. Et en fait, franchement, c'est un coup de cœur pour moi. Si vous ne savez pas, le Dahlia Noir, c'est un cold case américain, un des plus célèbres. cette short qui a été retrouvée coupée en deux avec ce qu'on appelle le sourire de l'ange il l'appelle autrement dans la BD elle était trouvée morte c'était une aspirante actrice elle voulait être un peu célèbre elle n'avait pas trop de motivation dans sa vie et en fait il y a eu quand l'affaire a été déclassifiée par le FBI ils ont reconstitué les trois derniers mois de sa vie avant qu'elle ne soit assassinée Sachant qu'aujourd'hui, on ne sait toujours pas qui l'a assassiné. Donc, ça se concentre vraiment sur les trois derniers mois de sa vie. Et ce qui est super bien fait, c'est qu'au début... Alors, ce n'est pas vraiment une bédé, c'est vraiment un roman graphique. Parce que déjà, on a vraiment tout un contexte au début. On raconte un petit peu sa jeunesse, ce qu'elle a fait. Les premiers personnages un petit peu qui arrivent. Il y a des photos. Vraiment, il y a un travail de recherche qui est énorme. Le livre est magnifique. Les dessins sont super beaux. Et en fait, donc tu as d'abord le contexte, après on rentre un peu dans l'histoire. Donc là, on est trois mois avant son assassinat. Tellement beau. Et en fait, c'est entrecoupé de textes. Et au fur et à mesure, et bien voilà, là en fait, il s'est passé telle chose, dans l'enquête ça va avoir telle incidence. Il y a des plans, il y a des publicités de l'époque. À chaque fois, on peut remettre le contexte. Là, il y a San Diego, parce qu'il s'est passé ça, il y a ça. Et après, en fait, on se rend compte au fur et à mesure. Il y a plein d'hommes qui gravitent autour d'elle et ils sont tous de potentiel tueur. Et ce qui est intéressant, à la fin, on la retrouve malheureusement morte. Je ne vais pas vous montrer l'image, elle est un peu choquante. Et à la fin, on a le résultat d'autopsie et d'analyse. Et après, tu as tous les potentiels.
- Speaker #1
coupable. Le colonel Guterre dans la bibliothèque.
- Speaker #2
Et ce qui est bien, c'est que ça va en fait, ça ne va pas romancer l'histoire, ça va vraiment raconter ce qui s'est passé avec les témoignages qu'il y a eu, les rapports d'enquête. Et à la fin, tu as même des coupures de journaux. Tu vois comment elle était vue, comment elle était, comment les gens ont pris l'histoire. Et c'est vrai que cette histoire, elle a eu un gros impact aux Etats-Unis. Parce qu'elle était jeune, elle était belle. Et le Dahlia noir, parce qu'en fait, elle portait une fleur de Dahlia dans les cheveux très souvent. Et qu'elle se teignait les cheveux, elle était très... C'était un peu une cocotte, cette Elisabeth. Et c'est super bien fait. Franchement, j'ai trouvé ça génial. Toi,
- Speaker #0
tu as une version noir et blanc ?
- Speaker #2
Oui, en fait, il y a une version en couleur, une version noir et blanc. Et apparemment, la version noir et blanc est mieux.
- Speaker #0
Elle est magnifique.
- Speaker #2
Oui, et je la trouve très, très chouette. Et en plus, mes potes, ils ont réussi à avoir une dédicace. Bien sûr, voilà. C'est bien. Il y a un dessin. Oui, il y a un dessin, oui. Alors, voilà.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #2
C'est beau, oui. C'est super. Et ce que j'aime bien, en fait, c'est que ça s'attarde vraiment sur sa vie, sur ce qu'elle a fait avant. Il y a une semaine, ce qu'ils appellent la semaine secrète. En fait, il y a une semaine, on ne sait pas ce qu'elle a fait. Il y a très peu de témoignages. Et du coup, ils relatent un petit peu ce qui a été récolté pendant cette semaine. Tu vois, c'est la semaine manquante d'Elisabeth Short. On sait qu'elle quitte un hôtel et pendant une semaine, on ne sait pas trop ce qu'elle fait. Et après, elle est retrouvée morte. Ce qui est sûr, c'est que pendant cette semaine, elle n'a pas été tuée avant parce que quand ils retrouvent le corps, ils estiment qu'elle a été tuée dans la nuit, en fait. Mais j'ai lu, du coup, le rapport d'autopsie. C'est très laid. C'est horrible. C'est vraiment horrible. Et ça reste un code case, je pense. Il y a plein de pistes. C'est super intéressant. Franchement, c'est génial. Et ce que j'ai vraiment apprécié, c'est qu'on part de la victime. Ce n'est pas juste... Tu vois, il y a eu des films, il y a eu des livres écrits par rapport à cette histoire. Plus sur l'enquête, du coup, là, c'est vraiment qui elle était, ce qu'elle a fait. Et bon, après, le pourquoi et le qui, on ne saura jamais. Mais au moins, ça ne va pas chercher, tu vois, des choses un peu sensationnelles. Voilà, super bien.
- Speaker #0
Il était très, très bon.
- Speaker #2
Très, très bien.
- Speaker #0
Ça donne envie aussi. Oui, oui. On va rester là pour lire.
- Speaker #2
Mais tu sais, que ferons-nous de répéter à Oulain-Pierre Bélit ?
- Speaker #0
Je ne sais pas pourquoi ça me parle en fait cet auteur, je l'ai déjà trouvé ce nom.
- Speaker #2
Oui, c'est celui qui dessine, attends comment ça s'appelle ? Frick's Quill ? Un truc comme ça ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, mais en tout cas le nom me parle, je l'ai googlé mais je n'arrive pas à remettre la main dessus. Ah oui, donc il n'est pas loin en plus. Oui,
- Speaker #2
voilà. Et ils m'ont donné d'autres BD que je vais lire, je ferai des petits posts sur Instagram. Voilà, voilà. Est-ce que vous avez des recours ?
- Speaker #0
podcast et tout ? peu importe il y a eu un pour rester dans le thème il y a eu un reportage sur la trisomie 21 sur Zone Interdite il y a pas longtemps sur M6 et il est vachement bien
- Speaker #1
J'ai pas vu.
- Speaker #0
Voilà, je recommande chaudement à tout le monde d'aller regarder ce reportage parce que ils sont tous plus lumineux les uns que les autres, ces témoignages. C'est très chouette. Oui, Auditoris, on vous dit au mois prochain. Coralie, on dit à la semaine prochaine. Et en attendant, on se retrouve sur les réseaux sociaux, sur Instagram, sur Spotify, et Apple Podcast aussi. Apple Podcasts partout. Oui, en fait, on est partout. Oui, voilà. Nous sommes partout. Dans les campagnes. C'est une situation, j'en étais sûre que tu allais la faire. Non, j'aurais pu parier. Je teste le micro. Coralie, teste le micro. Salut, micro. Celle dont bon doigt, je n'arrive pas à dire bon doigt.