Description
Le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent, et aiment en dehors des cases
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent, et aiment en dehors des cases
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bienvenue dans A contre Cycle, le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent et aiment en dehors des cases. Je suis Manon, femme en chemin, sophrologue en devenir, chanteuse à mes heures et profondément habitée par le désir de comprendre ce que signifie aujourd'hui être une femme. Ce podcast, je l'ai rêvé comme un espace libre. Un espace où l'on parle sans tabou de ce que l'on vit dans nos corps, nos cycles, nos désirs d'enfants, nos maternités, nos sexualités, nos blessures aussi. Un endroit où l'on interroge nos choix. nos élans, nos reconversions, nos révélations. Un endroit où la vulnérabilité n'est pas une faiblesse, mais une puissance. Si tu écoutes ce podcast, peut-être que toi aussi tu vis, ou tu as vécu à contre-temps, à contre-voix, à contre-cycle. Peut-être que tu portes un projet de cœur, un rêve que tu n'oses pas réaliser. Peut-être que tu veux simplement entendre d'autres femmes raconter ce qu'on n'entend pas assez ailleurs. Alors ici, tu trouveras des récits, des femmes inspirantes, des partages vrais, intimes. puissant. Des interviews par voie des épisodes en solo et toujours un fil rouge, celui de la liberté, de l'amour et du pouvoir. Merci d'être là, merci d'écouter ce podcast. On démarre ce voyage ensemble à contre-cycle. Avant toute chose, je pense qu'il est important que je me présente pour que vous me connaissiez un peu mieux. Je m'appelle Manon, j'ai 34 ans et aujourd'hui je suis en pleine reconversion professionnelle et en chemin pour devenir maman. J'ai voulu créer ce podcast pour faire un hommage à la femme, celle qui réussit, celle qui reprend le pouvoir sur son corps, sur sa féminité, sur sa maternité, son rôle au sein de cette société. Pour les femmes qui en ont marre de se conformer, pour celles qui sentent que leur corps leur parle alors qu'on leur a appris à ne pas l'écouter, je vous retrace rapidement mon parcours. Petite, j'ai beaucoup déménagé entre la Normandie et la Bourgogne de parents séparés quand j'ai eu 4 ans. J'ai fait mes études d'abord au Mans, puis sur Paris, 6 ans en tout. J'ai un master en commerce international et un MBA en management de marque de luxe dans le vin et la gastronomie. Je me suis donc orientée dans une carrière à l'international dans l'alimentaire. En effet, j'ai débuté dans une entreprise de distribution de produits français pour la restauration, tout d'abord à l'autre plateforme logistique sur Rungis, puis trois ans à Hong Kong pour gérer la partie produits frais. J'ai passé ces cinq ans à 100 à l'heure et ces expériences m'ont appris beaucoup de choses sur moi, autant professionnelle que personnelle. Je suis rentrée en France en 2019 et suis devenue responsable d'export dans une grosse entreprise de fruits et légumes sur le marché de Rangis. Je suis restée un an, puis suis devenue responsable d'une filiale parisienne, d'une marque de truffes, caviar et autres produits haut de gamme pour les chefs de la région. C'est à ce moment-là que j'ai fait mon premier burn-out. L'accumulation de ces années de travail presque non-stop, ce travail qui me demandait énormément, et des collègues qui me vampirisaient. Je ne pouvais plus continuer comme ça et je suis partie travailler dans une entreprise spécialisée dans la truffe, dans le sud de la France. J'étais responsable export sur l'Europe et le Moyen-Orient. J'ai adoré ce travail, surtout les deux premières années. J'ai voyagé dans toute l'Europe, les Dom-Tom, le Moyen-Orient, et j'ai tissé des liens extraordinaires avec mes clients. Côté perso, j'ai rencontré mon conjoint il y a 4 ans dans le cadre de mon travail. Il est dans la restauration côté salle et il s'appelle William. Quand on s'est rencontrés, c'était une évidence. Et il m'a suivi dans le sud, alors qu'il n'avait jamais bougé de la région parisienne. Nous nous sommes paxés il y a bientôt 3 ans, et au même moment, nous avons décidé d'essayer d'avoir un enfant, et j'ai arrêté la pilule. Nous nous sommes laissés le temps, mais après quelques cycles, je me suis mise une grosse charge mentale entre les compléments alimentaires, l'alimentation, le travail, le suivi de mon cycle, cherchant des informations à droite à gauche pour booster ma fertilité. Comme je voyageais beaucoup, au début on se disait que si ça ne marchait pas, c'était à cause de mon travail. Alors on a suivi un programme de fertilité, j'ai vu une naturopathe, et là j'ai commencé à m'épuiser. Entre mon travail très prenant et la charge mentale de ces essais bébés qui ne fonctionnaient pas, et toutes ces émotions que je ne contrôlais plus. J'ai commencé à basculer tout doucement dans mon second burn-out. Surtout qu'autour de nous, de plus en plus de nos amis arrivaient à tomber enceintes en quelques mois, ou même sans le vouloir. Je me demandais si ce n'était pas de ma faute ou si je faisais quelque chose de mal. En plus, il y a quelques années, j'étais tombée enceinte par accident et avais subi un avortement. À ce moment-là, je ne voulais vraiment pas avoir d'enfant. Ma carrière était plus importante. J'ai donc beaucoup culpabilisé, me demandant si je n'étais pas punie d'avoir passé tant d'années à être contre l'idée d'avoir des enfants. Alors nous avons décidé de faire des analyses. Il a fallu que je pousse les médecins à prescrire un spermogramme à mon conjoint Car comme toujours, c'est à la femme qu'on demande de faire toutes les analyses en premier. Échographie, prise de sang, hystérosympathographie et tout le tralala. Et le verdict est tombé. Monsieur ne produisait pas assez de spermatozoïdes pour une grossesse naturelle. Donc il a fallu nous faire une raison, nous allons devoir faire une file. Mais la bonne nouvelle c'est que nous avons eu assez de matériel pour l'insémination de nos embryons et nous n'avons pas eu à recourir aux dons de sperme. La fin 2024 et le début 2025 ont été très compliqués et heureusement que j'ai un homme merveilleux qui m'a beaucoup soutenu pendant cette période. En effet, j'ai perdu mon papa peu avant Noël et nous avons commencé la PMA en mars 2025. Mais au même moment, j'ai vécu des mois assez compliqués au travail qui m'ont amené à quitter mon poste fin mai. La première fille va donc débuter dans des conditions infavorables psychologiquement, avec des piqûres d'hormones, les ponctions ovariennes, la progestérone et le transfert. J'ai d'abord eu un test positif pour perdre cet embryon quelques jours après. J'ai donc ressenti le besoin à l'issue de cette fille de faire le point sur ma vie. Je voulais changer de carrière car mon travail n'était plus aligné avec ce que je voulais pour moi, pour ma vie personnelle, pour notre future famille. Ces épreuves sont trop douloureuses pour que je continue à donner autant dans un travail avec si peu de reconnaissance et qui me demande de sacrifier ma vie personnelle. Je me suis posé beaucoup de questions. Quoi faire maintenant ? J'ai fait un bilan de compétences et je voulais faire quelque chose qui me corresponde et qui mette mon hypersensibilité en avant. Car oui, je suis hypersensible. Et cela a été un obstacle aussi dans ma carrière professionnelle. Mais cela sera le sujet d'un prochain épisode. Tout ce protocole de FIV a été une telle épreuve que je voulais aider les femmes dans ma situation. Et en m'intéressant au sujet, j'ai vite compris que nous étions trop souvent seules à toutes les périodes de nos vies. Il y a encore trop de tabous, trop de non-dits, trop de choses qu'on ne nous apprend pas. Je me suis informée sur le cycle féminin et je vais commencer également une formation pour être éducatrice menstruelle. A côté de ça, j'ai débuté une formation en sophrologie pour travailler sur ma santé mentale et pouvoir accompagner les femmes sur le désir d'enfant, la PMA, la grossesse, le postpartum. Des étapes cruciales et très compliquées dans les vies de la plupart des femmes. On nous apprend depuis le plus jeune âge, sois belle et tais-toi. Tu as tes règles ? Tiens, voilà une serviette et un tampon. Cache-le. Si tu as mal, ne parle pas, c'est normal. Sans nous dire d'où ça vient, que la douleur, ce n'est pas normal. Sans nous apprendre que nous n'avons pas besoin de chimie pour prendre le contrôle de notre contraception et nos menstruations. Mais on n'a pas appris non plus à nos mères et à nos grand-mères. C'est un tabou depuis toujours. Quand j'étais petite, on ne m'a jamais appris à écouter mon corps. Ni même à m'écouter tout court. J'étais à fond dans ce syndrome de la bonne élève. Et de bonne note, ne parle pas trop fort, ne te révolte pas. Fais des études, sois indépendante mais en silence. Si tu fais ce qu'on te dit, tu rentreras dans les cases. Si tu n'es pas dans cette case, personne ne t'aimera. Alors j'ai foncé tête baissée, j'ai travaillé d'arrache-pied, et j'ai fait ce qu'on attendait de moi. Mais j'ai foncé droit dans le mur. Et le mur, je me le suis pris en pleine tronche et deux fois. Et c'est là que je me suis vraiment intéressée à ma santé mentale, à ma santé féminine. Et j'ai appris à m'écouter, à écouter mon corps. Et ce fut une révolution. Mon corps n'est pas un problème à résoudre. Il a besoin d'écoute, d'être nourri correctement, de se reposer, de douceur, et pas de contrôle de produits chimiques pour le faire taire. C'est maintenant le point de départ de ma transformation, et je vais vous embarquer dans cette aventure incroyable avec moi, à travers des rencontres, des apprentissages et des pensées intimes. J'ai donc voulu faire ce podcast pour parler de nous, les femmes, trop souvent mises à l'écart de la société à cause de notre condition de femme et de mère. Une femme doit travailler comme si elle n'était pas mère, Avoir une vie sociale comme si elle ne travaillait pas. Et être une mère comme si elle n'avait pas de travail ni de vie sociale. Alors ici, nous allons parler sans détour, sans tabou, mais avec bienveillance et puissance. De réussite, de pouvoir, de liberté, d'amour. De maternité, de sexualité. De sororité, de désir d'enfant ou de non-désir d'enfant. De PMA, de grossesse, d'égalité homme-femme, de sensibilité. De féminité, de postpartum. et de tout ce qui pourra vous intéresser. J'aimerais que chaque femme puisse se réapproprier son corps, qu'on n'ait plus à se cacher, à se taire ou à subir, qu'on puisse dire « voici ce que je suis, avec mes cycles, mes désirs, mes choix » . Je vais maintenant vous parler un peu de notre PMA, car nous avons déjà effectué deux protocoles qui se sont finis sur un échec. Le premier, comme je le disais, a débuté en mars de cette année. C'était le premier protocole Donc celui avec une stimulation ovarienne et poction des ovocytes. Moi qui suis une grosse roussarde concernant les piqûres et les actes médicaux, j'ai été servie. En plus, dans notre clinique, les informations se font vraiment au compte-gouttes et on s'est senti seul dans ce parcours. peu informée, comme des numéros à la chaîne, et souvent complètement perdue. En plus de tout ça, comme ça se passait mal au travail, j'avais vraiment le bad mood. Donc autant vous dire que ce protocole a été très compliqué et je me sentais un peu comme bloquée. Mais juste avant le jour de la prise de sang, pour savoir si la five avait marché, j'ai craqué. J'ai fait un test de grossesse et il était positif. J'étais si heureuse. J'ai pris mon petit chien dans les bras et je lui ai dit qu'il allait être grand frère. Et j'ai mis en évidence le test chez nous, un moyen pour moi de crier au monde entier que ça y est, c'est bon, j'étais enfin enceinte après tout ce temps. Mais lors de la première prise de sang, même si elle était positive, j'ai eu un mauvais pressentiment car le taux était bas. Et effectivement, la deuxième est revenue négative. Les montagnes russes émotionnelles, la dégringolade. J'ai eu besoin d'une pause. Une pause pour me remettre de mes émotions, une pause pour faire mon deuil, et pour arrêter le travail et me recentrer sur moi. Alors en juin, après la fin de mon travail, je suis partie entre copines en Espagne. Nous nous sommes fait un week-end avec mon homme, dans un parc d'attractions, où l'on a fait tous les manèges à sensations. Je me suis bien remise au sport, j'ai profité de ma famille, de mes amis, tout ce qui pouvait me faire du bien. J'ai mis mon cerveau sur pause, et je me suis remise de ces mois de galère. Nous avons donc décidé de reprendre le protocole sur le cycle de juillet. Comme ce protocole était sur cycle naturel, j'ai eu une seule injection pour déclencher l'ovulation et la protéstérone en taux minime comparé au premier protocole. Je l'ai donc bien mieux vécu, j'étais mieux dans ma tête, mieux dans mon corps et avec un procédé moins agressif. Ce qui n'empêche pas l'espoir. Et l'espoir nous l'avions. Comme une évidence que ce bébé licorne était resté. J'en étais persuadée. Mais le jour de la prise de sang, je me suis mise à pleurer. J'étais sûre que cela serait négatif. J'ai pleuré devant l'infirmière, ce mauvais pressentiment persistait. Et en effet, ce fut à nouveau négatif. Encore un coup dur, mais je sens qu'il viendra à jour quand il sera prêt. Alors nous continuons d'essayer, nous continuons d'avancer, et nous ne perdons pas espoir. Ce podcast, je le ferai sous plusieurs formes, des interviews de femmes inspirantes, des réflexions sur des sujets importants, des témoignages, des partages avec des professionnels, des clés de compréhension comme l'asymptôme thermie ou la sophrologie. Je vous le dis sans détour, je suis morte de trouille de me reconvertir à 34 ans et de continuer cette PMA. Me former à nouveau dans un domaine qui n'a rien à voir avec ce que je faisais avant alors que j'avais une belle carrière. Me lancer à l'aveugle dans un podcast, une nouvelle carrière où je vais me mettre à nu. Me relancer dans un nouveau parcours PMA. Avoir autant la trouille que ça marche ou que ça ne marche pas. Parce que si ça ne marche pas, ça sera encore un échec. Mais si ça marche, je vais devenir maman. Et ma vie, notre vie sera changée pour toujours. Mais c'est la vie. Il y a des cycles de renouveau. Mais je me sens prête pour tout ça. Alors j'ose. Et au pire quoi. Merci à tous ceux qui m'ont écouté. Abonnez-vous pour me soutenir dans cette démarche très sincère. En attendant le prochain épisode, prenez soin de vous.
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Le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent, et aiment en dehors des cases
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bienvenue dans A contre Cycle, le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent et aiment en dehors des cases. Je suis Manon, femme en chemin, sophrologue en devenir, chanteuse à mes heures et profondément habitée par le désir de comprendre ce que signifie aujourd'hui être une femme. Ce podcast, je l'ai rêvé comme un espace libre. Un espace où l'on parle sans tabou de ce que l'on vit dans nos corps, nos cycles, nos désirs d'enfants, nos maternités, nos sexualités, nos blessures aussi. Un endroit où l'on interroge nos choix. nos élans, nos reconversions, nos révélations. Un endroit où la vulnérabilité n'est pas une faiblesse, mais une puissance. Si tu écoutes ce podcast, peut-être que toi aussi tu vis, ou tu as vécu à contre-temps, à contre-voix, à contre-cycle. Peut-être que tu portes un projet de cœur, un rêve que tu n'oses pas réaliser. Peut-être que tu veux simplement entendre d'autres femmes raconter ce qu'on n'entend pas assez ailleurs. Alors ici, tu trouveras des récits, des femmes inspirantes, des partages vrais, intimes. puissant. Des interviews par voie des épisodes en solo et toujours un fil rouge, celui de la liberté, de l'amour et du pouvoir. Merci d'être là, merci d'écouter ce podcast. On démarre ce voyage ensemble à contre-cycle. Avant toute chose, je pense qu'il est important que je me présente pour que vous me connaissiez un peu mieux. Je m'appelle Manon, j'ai 34 ans et aujourd'hui je suis en pleine reconversion professionnelle et en chemin pour devenir maman. J'ai voulu créer ce podcast pour faire un hommage à la femme, celle qui réussit, celle qui reprend le pouvoir sur son corps, sur sa féminité, sur sa maternité, son rôle au sein de cette société. Pour les femmes qui en ont marre de se conformer, pour celles qui sentent que leur corps leur parle alors qu'on leur a appris à ne pas l'écouter, je vous retrace rapidement mon parcours. Petite, j'ai beaucoup déménagé entre la Normandie et la Bourgogne de parents séparés quand j'ai eu 4 ans. J'ai fait mes études d'abord au Mans, puis sur Paris, 6 ans en tout. J'ai un master en commerce international et un MBA en management de marque de luxe dans le vin et la gastronomie. Je me suis donc orientée dans une carrière à l'international dans l'alimentaire. En effet, j'ai débuté dans une entreprise de distribution de produits français pour la restauration, tout d'abord à l'autre plateforme logistique sur Rungis, puis trois ans à Hong Kong pour gérer la partie produits frais. J'ai passé ces cinq ans à 100 à l'heure et ces expériences m'ont appris beaucoup de choses sur moi, autant professionnelle que personnelle. Je suis rentrée en France en 2019 et suis devenue responsable d'export dans une grosse entreprise de fruits et légumes sur le marché de Rangis. Je suis restée un an, puis suis devenue responsable d'une filiale parisienne, d'une marque de truffes, caviar et autres produits haut de gamme pour les chefs de la région. C'est à ce moment-là que j'ai fait mon premier burn-out. L'accumulation de ces années de travail presque non-stop, ce travail qui me demandait énormément, et des collègues qui me vampirisaient. Je ne pouvais plus continuer comme ça et je suis partie travailler dans une entreprise spécialisée dans la truffe, dans le sud de la France. J'étais responsable export sur l'Europe et le Moyen-Orient. J'ai adoré ce travail, surtout les deux premières années. J'ai voyagé dans toute l'Europe, les Dom-Tom, le Moyen-Orient, et j'ai tissé des liens extraordinaires avec mes clients. Côté perso, j'ai rencontré mon conjoint il y a 4 ans dans le cadre de mon travail. Il est dans la restauration côté salle et il s'appelle William. Quand on s'est rencontrés, c'était une évidence. Et il m'a suivi dans le sud, alors qu'il n'avait jamais bougé de la région parisienne. Nous nous sommes paxés il y a bientôt 3 ans, et au même moment, nous avons décidé d'essayer d'avoir un enfant, et j'ai arrêté la pilule. Nous nous sommes laissés le temps, mais après quelques cycles, je me suis mise une grosse charge mentale entre les compléments alimentaires, l'alimentation, le travail, le suivi de mon cycle, cherchant des informations à droite à gauche pour booster ma fertilité. Comme je voyageais beaucoup, au début on se disait que si ça ne marchait pas, c'était à cause de mon travail. Alors on a suivi un programme de fertilité, j'ai vu une naturopathe, et là j'ai commencé à m'épuiser. Entre mon travail très prenant et la charge mentale de ces essais bébés qui ne fonctionnaient pas, et toutes ces émotions que je ne contrôlais plus. J'ai commencé à basculer tout doucement dans mon second burn-out. Surtout qu'autour de nous, de plus en plus de nos amis arrivaient à tomber enceintes en quelques mois, ou même sans le vouloir. Je me demandais si ce n'était pas de ma faute ou si je faisais quelque chose de mal. En plus, il y a quelques années, j'étais tombée enceinte par accident et avais subi un avortement. À ce moment-là, je ne voulais vraiment pas avoir d'enfant. Ma carrière était plus importante. J'ai donc beaucoup culpabilisé, me demandant si je n'étais pas punie d'avoir passé tant d'années à être contre l'idée d'avoir des enfants. Alors nous avons décidé de faire des analyses. Il a fallu que je pousse les médecins à prescrire un spermogramme à mon conjoint Car comme toujours, c'est à la femme qu'on demande de faire toutes les analyses en premier. Échographie, prise de sang, hystérosympathographie et tout le tralala. Et le verdict est tombé. Monsieur ne produisait pas assez de spermatozoïdes pour une grossesse naturelle. Donc il a fallu nous faire une raison, nous allons devoir faire une file. Mais la bonne nouvelle c'est que nous avons eu assez de matériel pour l'insémination de nos embryons et nous n'avons pas eu à recourir aux dons de sperme. La fin 2024 et le début 2025 ont été très compliqués et heureusement que j'ai un homme merveilleux qui m'a beaucoup soutenu pendant cette période. En effet, j'ai perdu mon papa peu avant Noël et nous avons commencé la PMA en mars 2025. Mais au même moment, j'ai vécu des mois assez compliqués au travail qui m'ont amené à quitter mon poste fin mai. La première fille va donc débuter dans des conditions infavorables psychologiquement, avec des piqûres d'hormones, les ponctions ovariennes, la progestérone et le transfert. J'ai d'abord eu un test positif pour perdre cet embryon quelques jours après. J'ai donc ressenti le besoin à l'issue de cette fille de faire le point sur ma vie. Je voulais changer de carrière car mon travail n'était plus aligné avec ce que je voulais pour moi, pour ma vie personnelle, pour notre future famille. Ces épreuves sont trop douloureuses pour que je continue à donner autant dans un travail avec si peu de reconnaissance et qui me demande de sacrifier ma vie personnelle. Je me suis posé beaucoup de questions. Quoi faire maintenant ? J'ai fait un bilan de compétences et je voulais faire quelque chose qui me corresponde et qui mette mon hypersensibilité en avant. Car oui, je suis hypersensible. Et cela a été un obstacle aussi dans ma carrière professionnelle. Mais cela sera le sujet d'un prochain épisode. Tout ce protocole de FIV a été une telle épreuve que je voulais aider les femmes dans ma situation. Et en m'intéressant au sujet, j'ai vite compris que nous étions trop souvent seules à toutes les périodes de nos vies. Il y a encore trop de tabous, trop de non-dits, trop de choses qu'on ne nous apprend pas. Je me suis informée sur le cycle féminin et je vais commencer également une formation pour être éducatrice menstruelle. A côté de ça, j'ai débuté une formation en sophrologie pour travailler sur ma santé mentale et pouvoir accompagner les femmes sur le désir d'enfant, la PMA, la grossesse, le postpartum. Des étapes cruciales et très compliquées dans les vies de la plupart des femmes. On nous apprend depuis le plus jeune âge, sois belle et tais-toi. Tu as tes règles ? Tiens, voilà une serviette et un tampon. Cache-le. Si tu as mal, ne parle pas, c'est normal. Sans nous dire d'où ça vient, que la douleur, ce n'est pas normal. Sans nous apprendre que nous n'avons pas besoin de chimie pour prendre le contrôle de notre contraception et nos menstruations. Mais on n'a pas appris non plus à nos mères et à nos grand-mères. C'est un tabou depuis toujours. Quand j'étais petite, on ne m'a jamais appris à écouter mon corps. Ni même à m'écouter tout court. J'étais à fond dans ce syndrome de la bonne élève. Et de bonne note, ne parle pas trop fort, ne te révolte pas. Fais des études, sois indépendante mais en silence. Si tu fais ce qu'on te dit, tu rentreras dans les cases. Si tu n'es pas dans cette case, personne ne t'aimera. Alors j'ai foncé tête baissée, j'ai travaillé d'arrache-pied, et j'ai fait ce qu'on attendait de moi. Mais j'ai foncé droit dans le mur. Et le mur, je me le suis pris en pleine tronche et deux fois. Et c'est là que je me suis vraiment intéressée à ma santé mentale, à ma santé féminine. Et j'ai appris à m'écouter, à écouter mon corps. Et ce fut une révolution. Mon corps n'est pas un problème à résoudre. Il a besoin d'écoute, d'être nourri correctement, de se reposer, de douceur, et pas de contrôle de produits chimiques pour le faire taire. C'est maintenant le point de départ de ma transformation, et je vais vous embarquer dans cette aventure incroyable avec moi, à travers des rencontres, des apprentissages et des pensées intimes. J'ai donc voulu faire ce podcast pour parler de nous, les femmes, trop souvent mises à l'écart de la société à cause de notre condition de femme et de mère. Une femme doit travailler comme si elle n'était pas mère, Avoir une vie sociale comme si elle ne travaillait pas. Et être une mère comme si elle n'avait pas de travail ni de vie sociale. Alors ici, nous allons parler sans détour, sans tabou, mais avec bienveillance et puissance. De réussite, de pouvoir, de liberté, d'amour. De maternité, de sexualité. De sororité, de désir d'enfant ou de non-désir d'enfant. De PMA, de grossesse, d'égalité homme-femme, de sensibilité. De féminité, de postpartum. et de tout ce qui pourra vous intéresser. J'aimerais que chaque femme puisse se réapproprier son corps, qu'on n'ait plus à se cacher, à se taire ou à subir, qu'on puisse dire « voici ce que je suis, avec mes cycles, mes désirs, mes choix » . Je vais maintenant vous parler un peu de notre PMA, car nous avons déjà effectué deux protocoles qui se sont finis sur un échec. Le premier, comme je le disais, a débuté en mars de cette année. C'était le premier protocole Donc celui avec une stimulation ovarienne et poction des ovocytes. Moi qui suis une grosse roussarde concernant les piqûres et les actes médicaux, j'ai été servie. En plus, dans notre clinique, les informations se font vraiment au compte-gouttes et on s'est senti seul dans ce parcours. peu informée, comme des numéros à la chaîne, et souvent complètement perdue. En plus de tout ça, comme ça se passait mal au travail, j'avais vraiment le bad mood. Donc autant vous dire que ce protocole a été très compliqué et je me sentais un peu comme bloquée. Mais juste avant le jour de la prise de sang, pour savoir si la five avait marché, j'ai craqué. J'ai fait un test de grossesse et il était positif. J'étais si heureuse. J'ai pris mon petit chien dans les bras et je lui ai dit qu'il allait être grand frère. Et j'ai mis en évidence le test chez nous, un moyen pour moi de crier au monde entier que ça y est, c'est bon, j'étais enfin enceinte après tout ce temps. Mais lors de la première prise de sang, même si elle était positive, j'ai eu un mauvais pressentiment car le taux était bas. Et effectivement, la deuxième est revenue négative. Les montagnes russes émotionnelles, la dégringolade. J'ai eu besoin d'une pause. Une pause pour me remettre de mes émotions, une pause pour faire mon deuil, et pour arrêter le travail et me recentrer sur moi. Alors en juin, après la fin de mon travail, je suis partie entre copines en Espagne. Nous nous sommes fait un week-end avec mon homme, dans un parc d'attractions, où l'on a fait tous les manèges à sensations. Je me suis bien remise au sport, j'ai profité de ma famille, de mes amis, tout ce qui pouvait me faire du bien. J'ai mis mon cerveau sur pause, et je me suis remise de ces mois de galère. Nous avons donc décidé de reprendre le protocole sur le cycle de juillet. Comme ce protocole était sur cycle naturel, j'ai eu une seule injection pour déclencher l'ovulation et la protéstérone en taux minime comparé au premier protocole. Je l'ai donc bien mieux vécu, j'étais mieux dans ma tête, mieux dans mon corps et avec un procédé moins agressif. Ce qui n'empêche pas l'espoir. Et l'espoir nous l'avions. Comme une évidence que ce bébé licorne était resté. J'en étais persuadée. Mais le jour de la prise de sang, je me suis mise à pleurer. J'étais sûre que cela serait négatif. J'ai pleuré devant l'infirmière, ce mauvais pressentiment persistait. Et en effet, ce fut à nouveau négatif. Encore un coup dur, mais je sens qu'il viendra à jour quand il sera prêt. Alors nous continuons d'essayer, nous continuons d'avancer, et nous ne perdons pas espoir. Ce podcast, je le ferai sous plusieurs formes, des interviews de femmes inspirantes, des réflexions sur des sujets importants, des témoignages, des partages avec des professionnels, des clés de compréhension comme l'asymptôme thermie ou la sophrologie. Je vous le dis sans détour, je suis morte de trouille de me reconvertir à 34 ans et de continuer cette PMA. Me former à nouveau dans un domaine qui n'a rien à voir avec ce que je faisais avant alors que j'avais une belle carrière. Me lancer à l'aveugle dans un podcast, une nouvelle carrière où je vais me mettre à nu. Me relancer dans un nouveau parcours PMA. Avoir autant la trouille que ça marche ou que ça ne marche pas. Parce que si ça ne marche pas, ça sera encore un échec. Mais si ça marche, je vais devenir maman. Et ma vie, notre vie sera changée pour toujours. Mais c'est la vie. Il y a des cycles de renouveau. Mais je me sens prête pour tout ça. Alors j'ose. Et au pire quoi. Merci à tous ceux qui m'ont écouté. Abonnez-vous pour me soutenir dans cette démarche très sincère. En attendant le prochain épisode, prenez soin de vous.
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Bienvenue dans A contre Cycle, le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent et aiment en dehors des cases. Je suis Manon, femme en chemin, sophrologue en devenir, chanteuse à mes heures et profondément habitée par le désir de comprendre ce que signifie aujourd'hui être une femme. Ce podcast, je l'ai rêvé comme un espace libre. Un espace où l'on parle sans tabou de ce que l'on vit dans nos corps, nos cycles, nos désirs d'enfants, nos maternités, nos sexualités, nos blessures aussi. Un endroit où l'on interroge nos choix. nos élans, nos reconversions, nos révélations. Un endroit où la vulnérabilité n'est pas une faiblesse, mais une puissance. Si tu écoutes ce podcast, peut-être que toi aussi tu vis, ou tu as vécu à contre-temps, à contre-voix, à contre-cycle. Peut-être que tu portes un projet de cœur, un rêve que tu n'oses pas réaliser. Peut-être que tu veux simplement entendre d'autres femmes raconter ce qu'on n'entend pas assez ailleurs. Alors ici, tu trouveras des récits, des femmes inspirantes, des partages vrais, intimes. puissant. Des interviews par voie des épisodes en solo et toujours un fil rouge, celui de la liberté, de l'amour et du pouvoir. Merci d'être là, merci d'écouter ce podcast. On démarre ce voyage ensemble à contre-cycle. Avant toute chose, je pense qu'il est important que je me présente pour que vous me connaissiez un peu mieux. Je m'appelle Manon, j'ai 34 ans et aujourd'hui je suis en pleine reconversion professionnelle et en chemin pour devenir maman. J'ai voulu créer ce podcast pour faire un hommage à la femme, celle qui réussit, celle qui reprend le pouvoir sur son corps, sur sa féminité, sur sa maternité, son rôle au sein de cette société. Pour les femmes qui en ont marre de se conformer, pour celles qui sentent que leur corps leur parle alors qu'on leur a appris à ne pas l'écouter, je vous retrace rapidement mon parcours. Petite, j'ai beaucoup déménagé entre la Normandie et la Bourgogne de parents séparés quand j'ai eu 4 ans. J'ai fait mes études d'abord au Mans, puis sur Paris, 6 ans en tout. J'ai un master en commerce international et un MBA en management de marque de luxe dans le vin et la gastronomie. Je me suis donc orientée dans une carrière à l'international dans l'alimentaire. En effet, j'ai débuté dans une entreprise de distribution de produits français pour la restauration, tout d'abord à l'autre plateforme logistique sur Rungis, puis trois ans à Hong Kong pour gérer la partie produits frais. J'ai passé ces cinq ans à 100 à l'heure et ces expériences m'ont appris beaucoup de choses sur moi, autant professionnelle que personnelle. Je suis rentrée en France en 2019 et suis devenue responsable d'export dans une grosse entreprise de fruits et légumes sur le marché de Rangis. Je suis restée un an, puis suis devenue responsable d'une filiale parisienne, d'une marque de truffes, caviar et autres produits haut de gamme pour les chefs de la région. C'est à ce moment-là que j'ai fait mon premier burn-out. L'accumulation de ces années de travail presque non-stop, ce travail qui me demandait énormément, et des collègues qui me vampirisaient. Je ne pouvais plus continuer comme ça et je suis partie travailler dans une entreprise spécialisée dans la truffe, dans le sud de la France. J'étais responsable export sur l'Europe et le Moyen-Orient. J'ai adoré ce travail, surtout les deux premières années. J'ai voyagé dans toute l'Europe, les Dom-Tom, le Moyen-Orient, et j'ai tissé des liens extraordinaires avec mes clients. Côté perso, j'ai rencontré mon conjoint il y a 4 ans dans le cadre de mon travail. Il est dans la restauration côté salle et il s'appelle William. Quand on s'est rencontrés, c'était une évidence. Et il m'a suivi dans le sud, alors qu'il n'avait jamais bougé de la région parisienne. Nous nous sommes paxés il y a bientôt 3 ans, et au même moment, nous avons décidé d'essayer d'avoir un enfant, et j'ai arrêté la pilule. Nous nous sommes laissés le temps, mais après quelques cycles, je me suis mise une grosse charge mentale entre les compléments alimentaires, l'alimentation, le travail, le suivi de mon cycle, cherchant des informations à droite à gauche pour booster ma fertilité. Comme je voyageais beaucoup, au début on se disait que si ça ne marchait pas, c'était à cause de mon travail. Alors on a suivi un programme de fertilité, j'ai vu une naturopathe, et là j'ai commencé à m'épuiser. Entre mon travail très prenant et la charge mentale de ces essais bébés qui ne fonctionnaient pas, et toutes ces émotions que je ne contrôlais plus. J'ai commencé à basculer tout doucement dans mon second burn-out. Surtout qu'autour de nous, de plus en plus de nos amis arrivaient à tomber enceintes en quelques mois, ou même sans le vouloir. Je me demandais si ce n'était pas de ma faute ou si je faisais quelque chose de mal. En plus, il y a quelques années, j'étais tombée enceinte par accident et avais subi un avortement. À ce moment-là, je ne voulais vraiment pas avoir d'enfant. Ma carrière était plus importante. J'ai donc beaucoup culpabilisé, me demandant si je n'étais pas punie d'avoir passé tant d'années à être contre l'idée d'avoir des enfants. Alors nous avons décidé de faire des analyses. Il a fallu que je pousse les médecins à prescrire un spermogramme à mon conjoint Car comme toujours, c'est à la femme qu'on demande de faire toutes les analyses en premier. Échographie, prise de sang, hystérosympathographie et tout le tralala. Et le verdict est tombé. Monsieur ne produisait pas assez de spermatozoïdes pour une grossesse naturelle. Donc il a fallu nous faire une raison, nous allons devoir faire une file. Mais la bonne nouvelle c'est que nous avons eu assez de matériel pour l'insémination de nos embryons et nous n'avons pas eu à recourir aux dons de sperme. La fin 2024 et le début 2025 ont été très compliqués et heureusement que j'ai un homme merveilleux qui m'a beaucoup soutenu pendant cette période. En effet, j'ai perdu mon papa peu avant Noël et nous avons commencé la PMA en mars 2025. Mais au même moment, j'ai vécu des mois assez compliqués au travail qui m'ont amené à quitter mon poste fin mai. La première fille va donc débuter dans des conditions infavorables psychologiquement, avec des piqûres d'hormones, les ponctions ovariennes, la progestérone et le transfert. J'ai d'abord eu un test positif pour perdre cet embryon quelques jours après. J'ai donc ressenti le besoin à l'issue de cette fille de faire le point sur ma vie. Je voulais changer de carrière car mon travail n'était plus aligné avec ce que je voulais pour moi, pour ma vie personnelle, pour notre future famille. Ces épreuves sont trop douloureuses pour que je continue à donner autant dans un travail avec si peu de reconnaissance et qui me demande de sacrifier ma vie personnelle. Je me suis posé beaucoup de questions. Quoi faire maintenant ? J'ai fait un bilan de compétences et je voulais faire quelque chose qui me corresponde et qui mette mon hypersensibilité en avant. Car oui, je suis hypersensible. Et cela a été un obstacle aussi dans ma carrière professionnelle. Mais cela sera le sujet d'un prochain épisode. Tout ce protocole de FIV a été une telle épreuve que je voulais aider les femmes dans ma situation. Et en m'intéressant au sujet, j'ai vite compris que nous étions trop souvent seules à toutes les périodes de nos vies. Il y a encore trop de tabous, trop de non-dits, trop de choses qu'on ne nous apprend pas. Je me suis informée sur le cycle féminin et je vais commencer également une formation pour être éducatrice menstruelle. A côté de ça, j'ai débuté une formation en sophrologie pour travailler sur ma santé mentale et pouvoir accompagner les femmes sur le désir d'enfant, la PMA, la grossesse, le postpartum. Des étapes cruciales et très compliquées dans les vies de la plupart des femmes. On nous apprend depuis le plus jeune âge, sois belle et tais-toi. Tu as tes règles ? Tiens, voilà une serviette et un tampon. Cache-le. Si tu as mal, ne parle pas, c'est normal. Sans nous dire d'où ça vient, que la douleur, ce n'est pas normal. Sans nous apprendre que nous n'avons pas besoin de chimie pour prendre le contrôle de notre contraception et nos menstruations. Mais on n'a pas appris non plus à nos mères et à nos grand-mères. C'est un tabou depuis toujours. Quand j'étais petite, on ne m'a jamais appris à écouter mon corps. Ni même à m'écouter tout court. J'étais à fond dans ce syndrome de la bonne élève. Et de bonne note, ne parle pas trop fort, ne te révolte pas. Fais des études, sois indépendante mais en silence. Si tu fais ce qu'on te dit, tu rentreras dans les cases. Si tu n'es pas dans cette case, personne ne t'aimera. Alors j'ai foncé tête baissée, j'ai travaillé d'arrache-pied, et j'ai fait ce qu'on attendait de moi. Mais j'ai foncé droit dans le mur. Et le mur, je me le suis pris en pleine tronche et deux fois. Et c'est là que je me suis vraiment intéressée à ma santé mentale, à ma santé féminine. Et j'ai appris à m'écouter, à écouter mon corps. Et ce fut une révolution. Mon corps n'est pas un problème à résoudre. Il a besoin d'écoute, d'être nourri correctement, de se reposer, de douceur, et pas de contrôle de produits chimiques pour le faire taire. C'est maintenant le point de départ de ma transformation, et je vais vous embarquer dans cette aventure incroyable avec moi, à travers des rencontres, des apprentissages et des pensées intimes. J'ai donc voulu faire ce podcast pour parler de nous, les femmes, trop souvent mises à l'écart de la société à cause de notre condition de femme et de mère. Une femme doit travailler comme si elle n'était pas mère, Avoir une vie sociale comme si elle ne travaillait pas. Et être une mère comme si elle n'avait pas de travail ni de vie sociale. Alors ici, nous allons parler sans détour, sans tabou, mais avec bienveillance et puissance. De réussite, de pouvoir, de liberté, d'amour. De maternité, de sexualité. De sororité, de désir d'enfant ou de non-désir d'enfant. De PMA, de grossesse, d'égalité homme-femme, de sensibilité. De féminité, de postpartum. et de tout ce qui pourra vous intéresser. J'aimerais que chaque femme puisse se réapproprier son corps, qu'on n'ait plus à se cacher, à se taire ou à subir, qu'on puisse dire « voici ce que je suis, avec mes cycles, mes désirs, mes choix » . Je vais maintenant vous parler un peu de notre PMA, car nous avons déjà effectué deux protocoles qui se sont finis sur un échec. Le premier, comme je le disais, a débuté en mars de cette année. C'était le premier protocole Donc celui avec une stimulation ovarienne et poction des ovocytes. Moi qui suis une grosse roussarde concernant les piqûres et les actes médicaux, j'ai été servie. En plus, dans notre clinique, les informations se font vraiment au compte-gouttes et on s'est senti seul dans ce parcours. peu informée, comme des numéros à la chaîne, et souvent complètement perdue. En plus de tout ça, comme ça se passait mal au travail, j'avais vraiment le bad mood. Donc autant vous dire que ce protocole a été très compliqué et je me sentais un peu comme bloquée. Mais juste avant le jour de la prise de sang, pour savoir si la five avait marché, j'ai craqué. J'ai fait un test de grossesse et il était positif. J'étais si heureuse. J'ai pris mon petit chien dans les bras et je lui ai dit qu'il allait être grand frère. Et j'ai mis en évidence le test chez nous, un moyen pour moi de crier au monde entier que ça y est, c'est bon, j'étais enfin enceinte après tout ce temps. Mais lors de la première prise de sang, même si elle était positive, j'ai eu un mauvais pressentiment car le taux était bas. Et effectivement, la deuxième est revenue négative. Les montagnes russes émotionnelles, la dégringolade. J'ai eu besoin d'une pause. Une pause pour me remettre de mes émotions, une pause pour faire mon deuil, et pour arrêter le travail et me recentrer sur moi. Alors en juin, après la fin de mon travail, je suis partie entre copines en Espagne. Nous nous sommes fait un week-end avec mon homme, dans un parc d'attractions, où l'on a fait tous les manèges à sensations. Je me suis bien remise au sport, j'ai profité de ma famille, de mes amis, tout ce qui pouvait me faire du bien. J'ai mis mon cerveau sur pause, et je me suis remise de ces mois de galère. Nous avons donc décidé de reprendre le protocole sur le cycle de juillet. Comme ce protocole était sur cycle naturel, j'ai eu une seule injection pour déclencher l'ovulation et la protéstérone en taux minime comparé au premier protocole. Je l'ai donc bien mieux vécu, j'étais mieux dans ma tête, mieux dans mon corps et avec un procédé moins agressif. Ce qui n'empêche pas l'espoir. Et l'espoir nous l'avions. Comme une évidence que ce bébé licorne était resté. J'en étais persuadée. Mais le jour de la prise de sang, je me suis mise à pleurer. J'étais sûre que cela serait négatif. J'ai pleuré devant l'infirmière, ce mauvais pressentiment persistait. Et en effet, ce fut à nouveau négatif. Encore un coup dur, mais je sens qu'il viendra à jour quand il sera prêt. Alors nous continuons d'essayer, nous continuons d'avancer, et nous ne perdons pas espoir. Ce podcast, je le ferai sous plusieurs formes, des interviews de femmes inspirantes, des réflexions sur des sujets importants, des témoignages, des partages avec des professionnels, des clés de compréhension comme l'asymptôme thermie ou la sophrologie. Je vous le dis sans détour, je suis morte de trouille de me reconvertir à 34 ans et de continuer cette PMA. Me former à nouveau dans un domaine qui n'a rien à voir avec ce que je faisais avant alors que j'avais une belle carrière. Me lancer à l'aveugle dans un podcast, une nouvelle carrière où je vais me mettre à nu. Me relancer dans un nouveau parcours PMA. Avoir autant la trouille que ça marche ou que ça ne marche pas. Parce que si ça ne marche pas, ça sera encore un échec. Mais si ça marche, je vais devenir maman. Et ma vie, notre vie sera changée pour toujours. Mais c'est la vie. Il y a des cycles de renouveau. Mais je me sens prête pour tout ça. Alors j'ose. Et au pire quoi. Merci à tous ceux qui m'ont écouté. Abonnez-vous pour me soutenir dans cette démarche très sincère. En attendant le prochain épisode, prenez soin de vous.
Description
Le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent, et aiment en dehors des cases
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bienvenue dans A contre Cycle, le podcast qui donne la parole aux femmes qui vivent, créent et aiment en dehors des cases. Je suis Manon, femme en chemin, sophrologue en devenir, chanteuse à mes heures et profondément habitée par le désir de comprendre ce que signifie aujourd'hui être une femme. Ce podcast, je l'ai rêvé comme un espace libre. Un espace où l'on parle sans tabou de ce que l'on vit dans nos corps, nos cycles, nos désirs d'enfants, nos maternités, nos sexualités, nos blessures aussi. Un endroit où l'on interroge nos choix. nos élans, nos reconversions, nos révélations. Un endroit où la vulnérabilité n'est pas une faiblesse, mais une puissance. Si tu écoutes ce podcast, peut-être que toi aussi tu vis, ou tu as vécu à contre-temps, à contre-voix, à contre-cycle. Peut-être que tu portes un projet de cœur, un rêve que tu n'oses pas réaliser. Peut-être que tu veux simplement entendre d'autres femmes raconter ce qu'on n'entend pas assez ailleurs. Alors ici, tu trouveras des récits, des femmes inspirantes, des partages vrais, intimes. puissant. Des interviews par voie des épisodes en solo et toujours un fil rouge, celui de la liberté, de l'amour et du pouvoir. Merci d'être là, merci d'écouter ce podcast. On démarre ce voyage ensemble à contre-cycle. Avant toute chose, je pense qu'il est important que je me présente pour que vous me connaissiez un peu mieux. Je m'appelle Manon, j'ai 34 ans et aujourd'hui je suis en pleine reconversion professionnelle et en chemin pour devenir maman. J'ai voulu créer ce podcast pour faire un hommage à la femme, celle qui réussit, celle qui reprend le pouvoir sur son corps, sur sa féminité, sur sa maternité, son rôle au sein de cette société. Pour les femmes qui en ont marre de se conformer, pour celles qui sentent que leur corps leur parle alors qu'on leur a appris à ne pas l'écouter, je vous retrace rapidement mon parcours. Petite, j'ai beaucoup déménagé entre la Normandie et la Bourgogne de parents séparés quand j'ai eu 4 ans. J'ai fait mes études d'abord au Mans, puis sur Paris, 6 ans en tout. J'ai un master en commerce international et un MBA en management de marque de luxe dans le vin et la gastronomie. Je me suis donc orientée dans une carrière à l'international dans l'alimentaire. En effet, j'ai débuté dans une entreprise de distribution de produits français pour la restauration, tout d'abord à l'autre plateforme logistique sur Rungis, puis trois ans à Hong Kong pour gérer la partie produits frais. J'ai passé ces cinq ans à 100 à l'heure et ces expériences m'ont appris beaucoup de choses sur moi, autant professionnelle que personnelle. Je suis rentrée en France en 2019 et suis devenue responsable d'export dans une grosse entreprise de fruits et légumes sur le marché de Rangis. Je suis restée un an, puis suis devenue responsable d'une filiale parisienne, d'une marque de truffes, caviar et autres produits haut de gamme pour les chefs de la région. C'est à ce moment-là que j'ai fait mon premier burn-out. L'accumulation de ces années de travail presque non-stop, ce travail qui me demandait énormément, et des collègues qui me vampirisaient. Je ne pouvais plus continuer comme ça et je suis partie travailler dans une entreprise spécialisée dans la truffe, dans le sud de la France. J'étais responsable export sur l'Europe et le Moyen-Orient. J'ai adoré ce travail, surtout les deux premières années. J'ai voyagé dans toute l'Europe, les Dom-Tom, le Moyen-Orient, et j'ai tissé des liens extraordinaires avec mes clients. Côté perso, j'ai rencontré mon conjoint il y a 4 ans dans le cadre de mon travail. Il est dans la restauration côté salle et il s'appelle William. Quand on s'est rencontrés, c'était une évidence. Et il m'a suivi dans le sud, alors qu'il n'avait jamais bougé de la région parisienne. Nous nous sommes paxés il y a bientôt 3 ans, et au même moment, nous avons décidé d'essayer d'avoir un enfant, et j'ai arrêté la pilule. Nous nous sommes laissés le temps, mais après quelques cycles, je me suis mise une grosse charge mentale entre les compléments alimentaires, l'alimentation, le travail, le suivi de mon cycle, cherchant des informations à droite à gauche pour booster ma fertilité. Comme je voyageais beaucoup, au début on se disait que si ça ne marchait pas, c'était à cause de mon travail. Alors on a suivi un programme de fertilité, j'ai vu une naturopathe, et là j'ai commencé à m'épuiser. Entre mon travail très prenant et la charge mentale de ces essais bébés qui ne fonctionnaient pas, et toutes ces émotions que je ne contrôlais plus. J'ai commencé à basculer tout doucement dans mon second burn-out. Surtout qu'autour de nous, de plus en plus de nos amis arrivaient à tomber enceintes en quelques mois, ou même sans le vouloir. Je me demandais si ce n'était pas de ma faute ou si je faisais quelque chose de mal. En plus, il y a quelques années, j'étais tombée enceinte par accident et avais subi un avortement. À ce moment-là, je ne voulais vraiment pas avoir d'enfant. Ma carrière était plus importante. J'ai donc beaucoup culpabilisé, me demandant si je n'étais pas punie d'avoir passé tant d'années à être contre l'idée d'avoir des enfants. Alors nous avons décidé de faire des analyses. Il a fallu que je pousse les médecins à prescrire un spermogramme à mon conjoint Car comme toujours, c'est à la femme qu'on demande de faire toutes les analyses en premier. Échographie, prise de sang, hystérosympathographie et tout le tralala. Et le verdict est tombé. Monsieur ne produisait pas assez de spermatozoïdes pour une grossesse naturelle. Donc il a fallu nous faire une raison, nous allons devoir faire une file. Mais la bonne nouvelle c'est que nous avons eu assez de matériel pour l'insémination de nos embryons et nous n'avons pas eu à recourir aux dons de sperme. La fin 2024 et le début 2025 ont été très compliqués et heureusement que j'ai un homme merveilleux qui m'a beaucoup soutenu pendant cette période. En effet, j'ai perdu mon papa peu avant Noël et nous avons commencé la PMA en mars 2025. Mais au même moment, j'ai vécu des mois assez compliqués au travail qui m'ont amené à quitter mon poste fin mai. La première fille va donc débuter dans des conditions infavorables psychologiquement, avec des piqûres d'hormones, les ponctions ovariennes, la progestérone et le transfert. J'ai d'abord eu un test positif pour perdre cet embryon quelques jours après. J'ai donc ressenti le besoin à l'issue de cette fille de faire le point sur ma vie. Je voulais changer de carrière car mon travail n'était plus aligné avec ce que je voulais pour moi, pour ma vie personnelle, pour notre future famille. Ces épreuves sont trop douloureuses pour que je continue à donner autant dans un travail avec si peu de reconnaissance et qui me demande de sacrifier ma vie personnelle. Je me suis posé beaucoup de questions. Quoi faire maintenant ? J'ai fait un bilan de compétences et je voulais faire quelque chose qui me corresponde et qui mette mon hypersensibilité en avant. Car oui, je suis hypersensible. Et cela a été un obstacle aussi dans ma carrière professionnelle. Mais cela sera le sujet d'un prochain épisode. Tout ce protocole de FIV a été une telle épreuve que je voulais aider les femmes dans ma situation. Et en m'intéressant au sujet, j'ai vite compris que nous étions trop souvent seules à toutes les périodes de nos vies. Il y a encore trop de tabous, trop de non-dits, trop de choses qu'on ne nous apprend pas. Je me suis informée sur le cycle féminin et je vais commencer également une formation pour être éducatrice menstruelle. A côté de ça, j'ai débuté une formation en sophrologie pour travailler sur ma santé mentale et pouvoir accompagner les femmes sur le désir d'enfant, la PMA, la grossesse, le postpartum. Des étapes cruciales et très compliquées dans les vies de la plupart des femmes. On nous apprend depuis le plus jeune âge, sois belle et tais-toi. Tu as tes règles ? Tiens, voilà une serviette et un tampon. Cache-le. Si tu as mal, ne parle pas, c'est normal. Sans nous dire d'où ça vient, que la douleur, ce n'est pas normal. Sans nous apprendre que nous n'avons pas besoin de chimie pour prendre le contrôle de notre contraception et nos menstruations. Mais on n'a pas appris non plus à nos mères et à nos grand-mères. C'est un tabou depuis toujours. Quand j'étais petite, on ne m'a jamais appris à écouter mon corps. Ni même à m'écouter tout court. J'étais à fond dans ce syndrome de la bonne élève. Et de bonne note, ne parle pas trop fort, ne te révolte pas. Fais des études, sois indépendante mais en silence. Si tu fais ce qu'on te dit, tu rentreras dans les cases. Si tu n'es pas dans cette case, personne ne t'aimera. Alors j'ai foncé tête baissée, j'ai travaillé d'arrache-pied, et j'ai fait ce qu'on attendait de moi. Mais j'ai foncé droit dans le mur. Et le mur, je me le suis pris en pleine tronche et deux fois. Et c'est là que je me suis vraiment intéressée à ma santé mentale, à ma santé féminine. Et j'ai appris à m'écouter, à écouter mon corps. Et ce fut une révolution. Mon corps n'est pas un problème à résoudre. Il a besoin d'écoute, d'être nourri correctement, de se reposer, de douceur, et pas de contrôle de produits chimiques pour le faire taire. C'est maintenant le point de départ de ma transformation, et je vais vous embarquer dans cette aventure incroyable avec moi, à travers des rencontres, des apprentissages et des pensées intimes. J'ai donc voulu faire ce podcast pour parler de nous, les femmes, trop souvent mises à l'écart de la société à cause de notre condition de femme et de mère. Une femme doit travailler comme si elle n'était pas mère, Avoir une vie sociale comme si elle ne travaillait pas. Et être une mère comme si elle n'avait pas de travail ni de vie sociale. Alors ici, nous allons parler sans détour, sans tabou, mais avec bienveillance et puissance. De réussite, de pouvoir, de liberté, d'amour. De maternité, de sexualité. De sororité, de désir d'enfant ou de non-désir d'enfant. De PMA, de grossesse, d'égalité homme-femme, de sensibilité. De féminité, de postpartum. et de tout ce qui pourra vous intéresser. J'aimerais que chaque femme puisse se réapproprier son corps, qu'on n'ait plus à se cacher, à se taire ou à subir, qu'on puisse dire « voici ce que je suis, avec mes cycles, mes désirs, mes choix » . Je vais maintenant vous parler un peu de notre PMA, car nous avons déjà effectué deux protocoles qui se sont finis sur un échec. Le premier, comme je le disais, a débuté en mars de cette année. C'était le premier protocole Donc celui avec une stimulation ovarienne et poction des ovocytes. Moi qui suis une grosse roussarde concernant les piqûres et les actes médicaux, j'ai été servie. En plus, dans notre clinique, les informations se font vraiment au compte-gouttes et on s'est senti seul dans ce parcours. peu informée, comme des numéros à la chaîne, et souvent complètement perdue. En plus de tout ça, comme ça se passait mal au travail, j'avais vraiment le bad mood. Donc autant vous dire que ce protocole a été très compliqué et je me sentais un peu comme bloquée. Mais juste avant le jour de la prise de sang, pour savoir si la five avait marché, j'ai craqué. J'ai fait un test de grossesse et il était positif. J'étais si heureuse. J'ai pris mon petit chien dans les bras et je lui ai dit qu'il allait être grand frère. Et j'ai mis en évidence le test chez nous, un moyen pour moi de crier au monde entier que ça y est, c'est bon, j'étais enfin enceinte après tout ce temps. Mais lors de la première prise de sang, même si elle était positive, j'ai eu un mauvais pressentiment car le taux était bas. Et effectivement, la deuxième est revenue négative. Les montagnes russes émotionnelles, la dégringolade. J'ai eu besoin d'une pause. Une pause pour me remettre de mes émotions, une pause pour faire mon deuil, et pour arrêter le travail et me recentrer sur moi. Alors en juin, après la fin de mon travail, je suis partie entre copines en Espagne. Nous nous sommes fait un week-end avec mon homme, dans un parc d'attractions, où l'on a fait tous les manèges à sensations. Je me suis bien remise au sport, j'ai profité de ma famille, de mes amis, tout ce qui pouvait me faire du bien. J'ai mis mon cerveau sur pause, et je me suis remise de ces mois de galère. Nous avons donc décidé de reprendre le protocole sur le cycle de juillet. Comme ce protocole était sur cycle naturel, j'ai eu une seule injection pour déclencher l'ovulation et la protéstérone en taux minime comparé au premier protocole. Je l'ai donc bien mieux vécu, j'étais mieux dans ma tête, mieux dans mon corps et avec un procédé moins agressif. Ce qui n'empêche pas l'espoir. Et l'espoir nous l'avions. Comme une évidence que ce bébé licorne était resté. J'en étais persuadée. Mais le jour de la prise de sang, je me suis mise à pleurer. J'étais sûre que cela serait négatif. J'ai pleuré devant l'infirmière, ce mauvais pressentiment persistait. Et en effet, ce fut à nouveau négatif. Encore un coup dur, mais je sens qu'il viendra à jour quand il sera prêt. Alors nous continuons d'essayer, nous continuons d'avancer, et nous ne perdons pas espoir. Ce podcast, je le ferai sous plusieurs formes, des interviews de femmes inspirantes, des réflexions sur des sujets importants, des témoignages, des partages avec des professionnels, des clés de compréhension comme l'asymptôme thermie ou la sophrologie. Je vous le dis sans détour, je suis morte de trouille de me reconvertir à 34 ans et de continuer cette PMA. Me former à nouveau dans un domaine qui n'a rien à voir avec ce que je faisais avant alors que j'avais une belle carrière. Me lancer à l'aveugle dans un podcast, une nouvelle carrière où je vais me mettre à nu. Me relancer dans un nouveau parcours PMA. Avoir autant la trouille que ça marche ou que ça ne marche pas. Parce que si ça ne marche pas, ça sera encore un échec. Mais si ça marche, je vais devenir maman. Et ma vie, notre vie sera changée pour toujours. Mais c'est la vie. Il y a des cycles de renouveau. Mais je me sens prête pour tout ça. Alors j'ose. Et au pire quoi. Merci à tous ceux qui m'ont écouté. Abonnez-vous pour me soutenir dans cette démarche très sincère. En attendant le prochain épisode, prenez soin de vous.
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