- Speaker #0
Salut, moi c'est Whitney et tu écoutes A Dimanche, un podcast mensuel où je partage mes réflexions, mes doutes, mes découvertes, seul ou en bonne compagnie. A Dimanche, c'est un podcast né de mes propres questions, de ce que je traverse, de ce que je comprends, de ce que je ne comprends pas encore, mais aussi de ce qui me travaille et m'interroge. Plutôt que de garder tout ça pour moi, j'ai choisi d'en parler, d'ouvrir la discussion. Et aujourd'hui, pour la première fois, je l'ouvre avec un invité. Petite précision avant de commencer. Dans cet épisode, on parle de dépression, de suicide, de drogue et de sexualité. Si tu as besoin d'en parler à quelqu'un, la main tendue est joignée à 24h sur 24 au 143. Est-ce qu'on peut vraiment remettre les compteurs à zéro quand on a traversé une dépression, quand on a eu l'impression de tout perdre ? Est-ce qu'on repart vraiment de rien ? Ou est-ce qu'on repart avec tout ce qu'on a vécu ? C'est la question que j'avais envie de poser aujourd'hui à quelqu'un qui en a parlé à travers sa musique. Vous le connaissez sous le nom de Stress. Plus de 30 ans dans le rap, d'abord avec le groupe Double Pact dans les années 90. puis en solo avec des albums devenus des classiques du rap en Suisse. Mais derrière Stress, il y a Andres, né en Estonie, arrivé en Suisse à 12 ans. En 2019, avec l'album Sincèrement, il a fait quelque chose de rare dans le rap, parlé ouvertement de sa dépression. Cette année, il revient avec How to Heal, Comment guérir, un album sur l'après. Aujourd'hui, on va parler de santé mentale, de chute, de reconstruction, du silence des hommes quand ça ne va pas et aussi d'amour. Andres, merci d'être là.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Pour la petite histoire, moi, j'étais connue ado à l'époque de Billy Bear. J'étais venue même à un concert à la RTS à Lausanne quand j'avais, je pense, 13-14 ans. Il y avait un concert, il me semble. Il y avait même Soprano, je crois, si je ne dis pas de bêtise. C'est possible, oui. J'avais 13-14 ans, donc je suis très reconnaissante, plus de 20 ans plus tard, de t'avoir avec moi sur cet épisode.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Et comme point de départ, j'aimerais revenir en 2019. Tu as sorti ton album Sincèrement. Et dans le son Terre brûlée, il y a ces premières lignes dans le couplet. qui dit « Même mes vagues de tristesse, c'est des vagues, donc je les ride jusqu'à ce que je crache ou je die, et aussi plus loin. Océan de problèmes en face, tu bois la tasse ou tu la traverses à la nage. » Et à quel moment tu as compris ce que tu traversais ?
- Speaker #1
Je crois que c'est pas mal les autres qui m'ont fait comprendre, parce que j'étais devenu une personne horrible, parce que je n'arrivais plus du tout à me gérer moi-même ou gérer mes réactions. ce que je disais ou comment des fois j'éclatais, etc. Donc, je n'étais vraiment pas vraiment agréable à vivre jusqu'au point où tu vois un peu la peur dans les yeux des autres. Après, il y a la honte que toi, tu ressens. Et c'est vrai que quand ma copine de l'époque m'a dit « Ouais, je crois que c'est l'heure d'aller chez le psy » , j'étais là « Ouais, je crois que t'as raison. » Parce que les gens qui passent ou qui se comportent d'une manière comme ça, on n'est pas tout le temps comme ça, en fait. C'est que t'as aussi tes moments où t'es là, genre, putain, ça, c'était vraiment relou, ou tu te sens vraiment pas bien, ou t'as vraiment honte. C'est simplement que t'es complètement dépassé par les événements, mais t'as ces moments de clarté. Et quand la personne arrive à te le dire dans ces moments-là, je pense qu'il y a possibilité, justement, de changer de voie. Pour moi, c'est ce qui s'est passé. Et après, j'ai commencé ma thérapie. Mais c'était quand même, tu vois... J'étais au fond du trou.
- Speaker #0
Oui, mais tu as su accepter, tu étais dans ce moment de quartier où la personne arrive à te parler et te dire peut-être ça ne va pas, tu as su l'accepter assez facilement, rapidement, ou tu l'as entendu peu dans un moment, mais tu t'as mis ça un petit peu de côté avant vraiment de te dire, ouais, en fait, là, il faut peut-être que j'aille en thérapie.
- Speaker #1
En fait, tu le sais. Tu sais que ça ne va vraiment pas. Et je crois que c'est difficile des fois de se dire, ok ça va vraiment pas, je vais faire ça. On a souvent quand même un impact ou une impulsion de l'extérieur, ça aide. C'est pour ça que je dis toujours les gens sous-estiment le pouvoir qu'ils ont. Pas forcément le pouvoir ou à quel point ils peuvent influencer positivement la vie de quelqu'un. Et ce genre de trucs, moi, c'était un lifesaver.
- Speaker #0
C'est une chose, je pense, que toi, le côté Andrès, la personne que tu es, au quotidien le réalise et tu décides d'aller en thérapie, mais de là jusqu'à faire le pont avec Stress, donc le musicien, à quel moment tu t'es dit, je peux briser le tabou de la santé mentale, de la dépression, dans un milieu que, comme le rap, ce n'est pas forcément le milieu où on imagine que c'est le sujet, le premier, on va en parler. Vraiment, à quel moment tu t'es dit, je vais me permettre de pouvoir briser ce tabou, de passer finalement, de prendre beaucoup de... cette partie de ta vie privée dans ta musique ?
- Speaker #1
Je crois qu'il y a deux aspects. C'est-à-dire que j'étais tellement focalisé sur ce que je faisais, donc je faisais de la musique tout le temps. J'étais sur un album à ce moment-là, donc automatiquement... tu écris ce que tu traverses beaucoup plus facilement. Parce que t'as pas forcément la force même de conceptualiser des autres trucs, parce que t'es tellement focalisé sur ça. Et de deux, c'est que quand tu touches le fond, il y a quelque chose de positif avec ça. C'est-à-dire que plus rien ne te fait peur. Parce que tu sais qu'en fait, t'es détruit. Il n'y a plus rien qui peut vraiment te faire encore plus mal. Donc, ça donne aussi un certain courage, peut-être. Mon image, ce que les gens pensent, c'est vraiment plus important. En fait, ce qui est important, c'est que toi, tu puisses exprimer ce qui te saute à la gorge en ce moment-là. Donc, à ce niveau-là, c'était vraiment quelque chose qui a pris le dessus sur moi et sur, finalement, mon art, etc. Donc, je n'étais plus du tout dans le truc de... essayons de contrôler quoi que ce soit. C'était tellement urgent pour moi et ce n'était pas du tout pensé. Et je vais faire quelque chose de bien pour les autres. C'était aussi, je ne sais pas si je vais être là demain.
- Speaker #0
C'est un peu un exitoire aussi.
- Speaker #1
Oui, absolument. Parce que pour moi, c'était là. Quand tu es dans ces phases de dépression ou que tu penses à te suicider, moi, je suis assez... rapidement arriver à la conclusion qu'en fait, j'ai eu une belle vie et que maintenant, ça suffit, en fait. C'est bon, je suis complètement OK de partir maintenant. C'est bon, j'ai eu mes Swiss Music Awards, j'ai acheté une maison, je suis bien. C'est OK. On peut tout s'arrêter. Il y a un côté où t'es pas vraiment en train de penser faisons quelque chose de bien pour la société. C'est plutôt, demain, peut-être que je crève, alors je vais essayer d'être le... plus sincère avec ce que je fais de ma vie.
- Speaker #0
Est-ce que ça t'a coûté d'en parler ouvertement ou au contraire, ça t'a plutôt amené quelque chose de positif ou les deux ? Parce que c'est vrai qu'on sait à quel point, de manière générale, la santé mentale, c'est vraiment un sujet tabou. Du coup, de finalement ouvrir le dialogue publiquement comme ça au travers de ta musique, quel impact ça a eu en retour ? Positif, négatif, les deux ?
- Speaker #1
Sur la dureté, c'est positif. Mais au début, t'imagines bien que je n'ai déjà pas de un artiste super gérable. Même si je suis pro, mais c'est simplement que si je veux faire un truc, je vais le faire. Et moi, je me rappelle à l'époque, mon manager m'a dit, qu'est-ce que tu fous ? Parce que moi, j'étais là, ok, je vais enregistrer ces sessions avec mon psy. Allez, toi, tu viens, tu filmes, on fait ça, et puis on les sortait. Et puis, tu fais quoi ? En plus, pour blague, genre, il y a sa mère, la mère de mon manager qui lui écrit, mais qu'est-ce qu'il est en train de foutre ? On n'a pas besoin de savoir tout ça. Après,
- Speaker #0
c'est l'ancienne génération.
- Speaker #1
Exactement, tu dis, ouais, mais ta mère, mon gars, elle ne comprend rien. Toi, ce que je veux dire, elle a tout avalé, c'est OK. pour elle, tu vois, c'est comme ça qu'elle a géré sa situation à elle mais c'est sûr qu'au début, en fait je pense que, en soi c'est pas quelque chose de choquant, mais en fait j'ai l'impression que quand j'ai fait ça à cette époque il y a plein de gens, ça les a un peu effrayés, je pense que ça les a effrayés parce qu'ils me voyaient dans ce contexte, ils me voyaient que j'étais pas bien et puis j'étais en train de faire ce truc et puis ils me disent mais la musique elle est où, tu vois et je pense que Je ne sais pas si c'était un côté instinctif. Pour moi, j'avais juste l'impression qu'il faut que j'essaie de créer ça sur les toits avant que je disparaisse. Pour moi, je n'étais pas du tout genre que je vais être aujourd'hui 6-7 ans ou je ne sais pas combien d'années plus tard et que je vais être bien dans ma vie. Pour moi, c'était faisons le plus qu'on peut faire maintenant.
- Speaker #0
Surtout que la musique est un art et je pense que Tout artiste a envie finalement de être, que ce soit un peu une extension de qui tu es, d'avoir cette honnêteté, cette transparence, et tu l'as toujours été, même dans tes positions politiques, dans ta musique. Donc, ça aurait peut-être sonné faux que tu continues à faire des sons peut-être juste ultra positifs, alors que tu es en train de traverser une période de merde derrière.
- Speaker #1
Absolument. Et puis pour moi, en fait, en ayant grandi dans le communisme et tout ça, le concept de liberté est extrêmement important. pour moi, l'expression, enfin tout, tu vois, cette liberté et j'ai pas commencé à faire ou j'ai pas commencé à faire cette carrière pour me museler. Pour moi, c'était super important de pouvoir de dire tout ce que je pense et j'ai toujours fonctionné un peu comme ça même si des fois ça n'était pas idéal pour moi mais c'est ok tu vois et c'était un peu voilà moi je suis comme ça je vais faire ça comme ça et maintenant quand on parle par exemple des années plus tard tu vois qu'en fait peut-être j'étais un peu trop tôt
- Speaker #0
c'est pas que j'étais trop tôt mais c'est simplement pour aujourd'hui c'est juste qu'avant on était une génération qui après dans le rap il y a toujours eu quand même de parler de ces traumas de manière générale même de la violence on en entend beaucoup mais je pense c'était plutôt du enfin c'était presque trop tard parce que presque nos hélas nos générations d'avant, nos parents qui sont plutôt de la génération boomer c'est un concept la santé mentale même encore aujourd'hui quoi absolument et je pense que Merci.
- Speaker #1
Si on regarde les choses aujourd'hui, c'est quelque chose d'extrêmement important. Je vais faire des talks où tu parles pendant une heure et tu vois que les gens... Des fois, tu fais le talk, tu te dis, ouais, c'était OK. Puis tu vois les gens qui viennent, ah putain, c'était vachement bien quand t'as dit ça, Et tu te rends compte, en fait, du chemin qu'on a encore à faire. À quel point on doit encore normaliser le fait d'aller chez le psy ? À quel point on doit encore normaliser le fait de parler de nos galères, de ce qu'on ressent émotionnellement ? À quel point on a encore du chemin à faire dans la compréhension de nos propres émotions ? Qu'est-ce que ça veut dire avoir une émotion ? Qu'est-ce que ça veut dire une pensée ? Est-ce que je suis ce que je pense ? Non, gros, c'est vraiment pas ça. Donc, c'est tout un processus et on a pas mal de travail encore à faire. Et souvent, on me dit, mais pourquoi tu fais ça ? Moi, je fais ça parce qu'on perd toujours trop de gens. On perd et c'est super basique. Moi, j'ai failli être le plus... ne plus être là, finalement. Mais aujourd'hui, on perd encore toujours trop de gens juste parce qu'on manque d'outils.
- Speaker #0
C'est vrai qu'en plus, on vient de passer le mois de septembre, qui est un mois, justement, dédié à tout ce qui est souvent le suicide et qui est souvent lié, justement, à des problèmes de santé mentale. Et comme tu dis, je pense des fois d'ouvrir, comme tu fais, la parole publiquement, forcément en face. Il y a quand même des gens, alors, ça va leur dire, mais attends, mais si lui, il l'a fait. Si lui, il a osé, qu'il en a parlé. Et moi, si j'ai ressenti ça, je pense que tu plantes quand même une petite graine dans la tête des gens. Et après, bon, ils en font ce qu'ils veulent avec. Mais déjà, de parler, tu peux quand même sauver, je pense, des situations, venir en aide. Donc moi, je reste quand même persuadée que tu en parles comme ça ouvertement dans ta musique et même en dehors, c'est un bien public finalement. C'est pas pour ça que tu le fais forcément, mais c'est un bien public.
- Speaker #1
Ouais, et puis... C'est un travail qui doit se faire sur une certaine durée. Et tu dois essayer d'amener toujours le truc, la conversation un peu plus loin. Par exemple, sur ma tournée, toutes les dates, il y a mon psychologue qui va venir. Et on va faire 5 minutes, 7 minutes. On va parler un peu. Ok, pourquoi c'est un problème pour les gens d'aller chez le psychologue ? Qu'est-ce qu'il fait qui bug ? Et puis, le but, c'est simplement de... normaliser. Le but, c'est qu'aujourd'hui, pour qu'on est là, ou pourquoi pour moi c'est important d'être là, quel que soit le média, il faut qu'on en parle. Il faut que ça rentre dans le tissu social de notre société et que les gens se disent « En fait, ouais, c'est normal qu'ils parlent de ça, tu vois, c'est quelque chose d'important. Ok, ça t'intéresse, ça t'intéresse pas, mais moi je vois que dans notre société, il y a une fin pour des réponses. » Les gens ont faim de réponses, les gens ont faim de perspectives par rapport à comment est-ce que je pourrais dealer avec ça. Quels sont aussi les aspects de notre vie qui deviennent contre-productifs par rapport à notre santé mentale, etc. Donc, on manque quand même un peu de perspectives et d'outils et de checker dans 10 ans, 15 ans, 20 ans, ça sera clair pour tout le monde. Interdiction des réseaux jusqu'à un certain âge. parce qu'on sait que ce n'est pas constructif. C'est comme la clope, c'est comme l'alcool. C'est des trucs qui prennent juste du temps.
- Speaker #0
Franchement, j'avais vu dans un de tes interviews, je crois, avec la RTS ou à la radio, que tu allais prendre justement ton psy sur ta tournée. Et je trouve ça très bien parce qu'il y a encore énormément de... Même moi, quand j'en parle ouvertement, que je vois une psy, il y a énormément encore de préjugés.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
il y a un malaise. Moi, j'ai l'impression que je vais aller chez quelqu'un qui... qui ne va pas me parler. Je fais, alors, déjà, il y a un manque de connaissances. Et oui, il y a plusieurs écoles de psychologie. Bien entendu, oui, tu as ce qu'on appelle... Je ne sais plus quelle école de psy où tu parles beaucoup et le psy ne va pas intervenir. Moi, par exemple, je fais de la TCC. C'est vraiment tout ce qui est le moment présent. On ne va pas forcément tout le temps aller rechercher par le passé. Mais moi, j'ai toujours dit, trouver une psy, c'est peut-être comme trouver son bon barbeur ou son bon coiffeur. Je dis à mes copines, déjà la première séance, elle est un peu nulle parce que la personne veut juste un peu faire une mise à jour de on en est où, tu es qui. qu'est-ce qui t'amène ici aujourd'hui ? Donc, tu as l'impression de ne pas travailler. La première séance, elle est un peu comme ça. Et j'ai toujours dit, il faut presque 3-4 séances déjà que tu sentes qu'il y a une bonne vibe avec cette personne et il faut être prêt à faire ce chemin-là. Et c'est OK de se dire écoute, j'ai essayé avec ce psy, ça ne marche pas, je le change.
- Speaker #1
Absolument. En fait, ce qui est compliqué, c'est que en général, quand tu vas chez le psy, c'est que tu as vraiment besoin d'aide. Donc, tu es là, tu es là, genre, aide-moi.
- Speaker #0
Oui, tout de suite. Les séances sont courtes parce qu'à cause de l'assurance.
- Speaker #1
Donc, tu es là, genre, tu veux une solution. Donc, tu vas sûrement peut-être, comment dire ?
- Speaker #0
Un peu déçu.
- Speaker #1
Exactement. Et je pense que ce qui est important, c'est de comprendre que la relation avec ton psy, c'est la relation comme avec n'importe quelle personne. Ce ne sont pas des personnes qui vont pouvoir deviner ce que tu as. Ça va prendre du temps pour que toi, tu puisses aussi t'ouvrir. Donc, il faut avoir une certaine patience. Mais il ne faut pas non plus hésiter à changer. parce que moi, je vois, par exemple, ma copine... jusqu'à ce qu'elle trouve le bon psy, elle a dû changer trois fois. Parce qu'elle avait l'impression d'aller boire un café avec quelqu'un qui lui laissait parler et exprimer ses frustrations. Mais il n'y avait pas un travail qui se faisait. Donc, il y a aussi des bons psys et des mauvais psys.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
c'est complètement OK. C'est simplement que, par exemple, dans le bouquin, je parle justement, quels sont les aspects qui sont importants pour le psy. Par exemple, avec mon psy, on a ce côté où, genre, OK. tu veux parler de quoi aujourd'hui ? Tu fais la session, à la fin, tu fais un récap. Est-ce qu'on a adressé le problème ? Est-ce que tu as l'impression que tu as eu des réponses, etc. ? Et moi, par exemple, en pleine session, je suis une personne difficile de toute façon parce que je ne laisse pas vraiment beaucoup de choses passer et je suis là genre, si tu vois que la personne est en train de te gruger ou de simplement, comment dire, de te passer de la pommade, moi, je suis vachement genre... regarde, moi, c'est ça qui me titille et je veux des réponses. Donc, je suis extrêmement... C'est aussi complètement OK d'être exigeant avec son psy et de dire, mais ça, ça ne résonne pas à ce que tu me dis, ça ne m'aide pas vraiment, je ne comprends pas vraiment ce que tu essaies de me dire. Et je pense que l'engagement que tu as à toi, c'est-à-dire que tu vas là-bas pour ta fée, c'est-à-dire que tu vas devoir raconter ce qui t'est arrivé, mais tu vas devoir aussi être prêt. à ce que la personne te questionne et te challenge et après tu vas dire ouais c'est un peu désagréable mais t'es pas au spa en fait t'es au taf t'as des sessions où tu sors,
- Speaker #0
t'as eu tes réponses et tu te sens bien t'as des sessions où tu te trouves encore plus perdu parce que t'es venu remuer, t'es venu travailler donc forcément t'es pas forcément hyper joyeux derrière et c'est vrai que moi ce que j'aimerais des fois passer comme message c'est par exemple On est tous d'accord, et il y a vraiment cette erreur du wellness au niveau du sport, de prendre soin de sa santé physique. On le sait, c'est très bon aussi de prendre soin de sa santé physique, aussi pour le mental. Mais on ne va pas attendre d'avoir les deux jambes pétées pour te dire « Ah, j'ai les deux jambes cassées, vas-y, je vais me mettre au fitness maintenant. » On fait déjà le travail avant. Des fois, j'aimerais que les gens n'attendent pas que ça soit trop tard, d'arriver vraiment au bout, bout, bout du rôle, pour débarquer le chipsy. Après, des fois, ça peut être un point de départ aussi, mais c'est vrai que... Ce serait bien de temps en temps de faire réaliser aux gens, de temps en temps d'aller faire un check, juste de savoir. Finalement, il y a toujours des petits trucs parce que tu n'as pas besoin d'avoir vécu des choses traumatisantes pour avoir le droit d'aller justement chez un psy.
- Speaker #1
Absolument. Et puis, la vie, elle est compliquée. Des fois, c'est difficile de se situer par rapport à la société, par rapport aux autres, par rapport à ce que j'aimerais vraiment moi, de la vie, etc. Donc, un psy à ce niveau-là, c'est aussi comme un coach. donc moi je trouve que c'est comment dire, super important d'être ouvert par rapport à ça je comprends aussi que c'est un peu effrayant, par exemple j'ai un pote qui travaille ici justement et je lui dis mec j'ai mon psy etc et ça c'est des bons conseils en fait ce qu'il me dit ce qui me fait peur c'est que si j'y vais et que je ne vais pas mieux, je ne sais pas ce que je vais faire de moi-même Et t'es là genre, ouais, mais si tu vas pas, ça va pas aller non plus mieux. Le fait d'avoir peur, c'est complètement OK. En fait, aller chez un psy, c'est aussi un step dans l'inconnu. Et l'inconnu nous fait peur. Mais tu seras accompagné par quelqu'un qui a fait ce step avec des centaines de personnes qui sait ce qui va t'arriver, qui sait, qui va pouvoir t'orienter aussi. Et le fait de, si tu n'es pas bien dans ta vie, réfléchis à ce que tu serais prêt à. payer pour aller mieux. Dans le sens qu'elle est... En anglais, il y a cette expression, je ne sais pas comment ils disent, c'est que « ça m'émerge, mon cerveau qui bug, ça bug, là » . Donc je disais, en fait, pour avoir quelque chose que tu n'as jamais eu, tu vas devoir faire quelque chose que tu n'as jamais fait. Et c'est la même chose avec le psy. Et il y aura un coût. que ce soit financier ou que ce soit de l'investissement au niveau de ton temps ou au niveau de tes émotions, il y a toutes choses à un coup. On a cette, comment dire, un peu, souvent on pense que on veut tous être heureux et pour être heureux, il faut être sur la bonne voie des choses. Mais pour être heureux, il y a la discipline, il y a de l'effort. C'est du taf. Donc, c'est la même chose ici. Tu n'es pas bien, tu ne vas pas t'en sortir sans, en fait, donner encore. plus d'efforts. Et ce qui est en fait tricky quand tu es par exemple en dépression, ça fait un moment que tu nages dans la merde. Et là, tu te sens vraiment au bout du truc. Mais c'est simplement parce que tu n'as plus d'essence dans la machine. Tu n'as plus d'essence. Mais tu sais comment nager. Ça veut dire que tout ce qu'il te faut, c'est un peu des ressources. Et un psychologue... C'est justement ça ce qui t'amène. Ça t'amène des ressources. Et comme ça, pour que tu puisses continuer à nager dans la vie.
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai. Et comme tu dis des ressources, c'est vrai que des fois, on a honte même de franchir le pas d'aller chez un psy. Moi, je me rappelle, on m'a diagnostiqué ma dépression il y a deux ans. Et je voyais une psychologue. Et on a dû passer, penser par rapport à ma dépression. me mettre sous antidépresseurs. Donc, antidépresseurs disent être prescrits par un médecin. Et ma psychologue ne voulait pas juste qu'un médecin me prescrive des antidépresseurs. Elle voulait vraiment que j'aie un suivi avec un psychiatre. Alors que j'étais quand même la fille complètement ouverte avec la santé mentale et qui en parle ouvertement. Mais j'avoue que de oser avouer déjà à moi-même, ah, je vais prendre un psychiatre, je vais prendre des antidépresseurs, ça a été difficile. Et bon, heureusement, j'ai un... un super cercle autour de moi, mais je me rends compte vraiment, il y a ce côté de honte, alors que moi, je vois les psychiatres, les psychologues, ou même parfois, dans certains cas, quand ça va un peu trop loin, les antidépresseurs, comme la béquille ou ton plâtre, c'est pas ça qui va faire, c'est pas la béquille ou le plâtre qui va faire que tu vas aller mieux, tu vas devoir faire le travail, c'est-à-dire, si je fais vraiment une métaphore, t'as une jambe cassée, ton psy, c'est ton plâtre, mais c'est toi derrière qui vas devoir faire la rééducation, la fusion, mais ça t'aide à un moment donné, comme t'as dit, à Tu sais que tu sais nager, mais tu n'as plus la dopamine,
- Speaker #1
tu n'as plus la technique.
- Speaker #0
Tu sais au fond que tu sais, mais tu n'y arrives plus et surtout, tu ne cherches même pas à y arriver. Moi, je me rappelle vraiment au plus bas, vraiment au tout début de ma dépression, et même deux ans plus tard, je suis toujours quand même en train de me battre avec. C'est ça qui est difficile, c'est que tu n'as même plus envie. c'est vidé en fait je suis en anglais on dit numb tu ressens plus rien et t'as pas envie d'aller faire l'effort t'as plus envie de faire l'effort donc justement aller auprès de ces personnes que ce soit des psychologues des psychiatres et tout c'est justement pour te redonner un petit peu c'est comme si t'étais en train de te noyer juste sortir la tête de l'eau pour respirer et après tu vas devoir faire le boulot toi-même de réapprendre à nager et de sortir de l'eau toi-même. Mais ça te donne une petite bulle d'air, je trouve.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense qu'il y a aussi des aspects par rapport à nous-mêmes et par rapport à notre perception de nous dans la société qui sont compliqués. Par exemple, je ne peux même pas imaginer la pression que tu as dû ressentir en étant Miss Suisse, super jeune. Tout le monde pense que tu es la meuf parfaite, que... t'es trop belle, tatatata. Et ça te met une pression. Genre, tu peux pas, comment dire, les gars, moi je dis non, en fait non, je suis pas cette perception-là. Et automatiquement, tu deviens dur avec toi-même. Et moi, je vois à quel point je n'étais pas gentil avec moi-même. Tu vois, c'est bon, je sais, la galère ou la pauvreté, mais ce qui est difficile, c'est que quand tu commences à avoir, que d'un coup, ça va mieux, et tu dis, on ne peut absolument pas retourner là où on était avant. Donc, tu deviens vraiment comme un militaire avec toi-même et tu n'as plus d'empathie pour toi-même. et je pense que c'est ça qui est difficile aujourd'hui les gens se jugent énormément et durement et en plus ça aide pas à travers les réseaux donc il y a la perception qu'on a de soi-même elle est plus très humaine il y a quelque chose qui manque pour que finalement on puisse avoir un bon genre passer du bon temps avec soi-même en fait tu sais quoi je suis quelqu'un de cool, je suis quelqu'un de bien j'aime ma propre compagnie je suis bien avec toi et ça je pense que c'est vraiment quelque chose qui est assez généralisé et puis tu ne dois même pas aller chez le psy tu ne dois pas atteindre des levels ouf de dépression pour galérer avec ça je pense que beaucoup de gens ont de la peine avec ça et cette bienveillance avec soi-même c'est quelque chose qu'on a pas beaucoup éduqué. On ne nous a pas éduqué avec ça. On nous a toujours dit, bosse, bosse, bosse dur, ça va être cool, et puis après, tu bosses dur et après, t'es là.
- Speaker #0
On nous a vraiment élevé dans la performance scolaire, travail et tout, mais ça demande rapidement de...
- Speaker #1
Et puis, moi, j'aimerais juste dire un truc. Aujourd'hui, il y a toute une tendance à work-life balance, c'est ce que je veux dire. Et c'est complètement OK. Et je crois que ce qui est important pour les gens, c'est de prendre des décisions en étant, comment dire, conscient. Moi, je suis une personne qui est fascinée par arriver à exploiter le maximum de mon potentiel. Ça, ça me fascine. Ça veut dire qu'il faut que je sois passionné par ce que je fais. Ça veut dire qu'en fait, ce côté work-life balance, c'est bien, mais j'ai vraiment, comment dire, pour moi, c'est encore plus important d'être investi dans ce que je fais. mais sur un autre spectre. Il y a des autres gens qui sont... Non, mais en fait, moi, je n'ai pas particulièrement de passion dans ma vie. Donc, j'aimerais avoir quelque chose de bien balancé, de découvrir différentes choses. Ça ne fait pas de eux de moins mauvaise personne. On a aussi beaucoup starifié ce côté. Lui, c'est un artiste. Lui, il est super passionné. C'est top, top, top parce qu'il y va à fond. Et toi, tu n'as pas de passion. Moi, je me rappelle quand j'étais à l'université. Il y a des filles qui me disaient, moi, j'ai pas de passion. J'aime bien aller manger avec mes copines, aller faire du shopping. Et elles se sentaient, comment dire ?
- Speaker #0
Mal, parce qu'elles n'avaient pas de sang. Oui,
- Speaker #1
parce qu'elles étaient à côté d'un type qui était omnibulé à écrire des rimes. Elle était là genre, ouais, mais ça se vaut. Tu vois ce que je veux dire ? Et je crois que c'est le fait de dire, qui suis-je vraiment ? Qu'est-ce qui me donne une certaine énergie dans ma vie ? et pas se juger. Tu ne deviens pas, n'hésite pas à devenir quelqu'un que tu n'es pas. C'est complètement ok. C'est pour ça que je dis aussi, genre, il n'y a pas de différence entre si moi, je suis sur scène et toi, tu es devant moi dans la salle. On est les mêmes parce que toi, demain, tu vas faire le pain que j'ai besoin de manger et que je kiffe à mort. C'est simplement que moi, je suis dans cette position-là et je joue mon rôle dans la société en essayant de faire de mon mieux. comme toi. Et donc, le fait de pas se juger par rapport à ce qu'on est, et surtout d'être extrêmement honnête avec ça, c'est aussi déjà un bon début pour pas se perdre.
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai que pour revenir à ce que tu disais par rapport au work-life balance, je pense que c'est important que les gens soient plus doux avec eux et ne se jugent moins, parce que on ressent un petit peu cette pression sur les réseaux de que t'as besoin d'avoir tel ou tel travail déjà pour réussir. Ensuite, que t'as besoin d'avoir... X nombre d'activités à côté et de faire ci et de faire ça et de faire ci et ça à tel niveau pour que ce soit socialement acceptable. En fait, il faut se lâcher la grappe. Moi, j'ai pas mal de gens, des fois, qui m'écrivent sur les réseaux « Ah, mais moi, par exemple, j'aime pas du tout les sports à haute intensité, j'aime pas la course à pied, j'aime pas... » Je me dis « Mais fais pas ! » Et en fait, c'est ça qui est génial, c'est qu'il y a assez dans le monde pour que tu puisses puiser, toi, où t'as envie de puiser, si t'as envie d'avoir... Si toi, ton kiff, c'est de rentrer après le travail, de juste lire, de... de te poser à la maison, d'être chez toi, d'être tranquille. de ne pas être à droite, à gauche tout le temps. Et c'est complètement OK aussi.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense que le fait de se comparer systématiquement, ça ne nous rend pas heureux. Donc, c'est important d'identifier les choses qui me font du bien à moi-même. Et je ne parle pas forcément d'être super égoïste, mais c'est simplement d'être conscient de ce qui marche pour moi. Et c'est sûr que les réseaux à ce niveau-là, c'est assez toxique parce qu'on compare systématiquement. Moi, j'ai pas besoin de ma copine. elle n'est plus sur le réseau. Parce qu'elle me dit, c'est bon, ça me crie le cerveau. J'étais systématiquement en train de me comparer à d'autres personnes, etc. Ça donne ce mauvais feeling. Donc, on vit aussi dans une époque où on a une technologie ou des technologies qui sont nouvelles. Et comme avec toute nouvelle technologie, il y a une phase d'apprentissage. Maintenant, si on veut vraiment l'intégrer bien dans nos vies, il faut qu'on comprenne ce que ça fait avec nous et qu'on arrive à à mettre des gardes fous pour nous. Par exemple, pour moi, ce qui m'aide vachement, c'est d'avoir un certain moment dans la journée où je peux aller sur les réseaux, mais les deux premières années, les premières heures de ma vie ne vont pas à Silicon Valley. Elles sont investies, mon énergie est investie dans ma vie. Et quand je commence à faire mes exercices le soir, après, je ne vais plus sur les réseaux, à part pour planifier les postes pour le jour d'après, parce que comme ça, je ne suis pas stressé. à devoir le faire, etc. Mais c'est important aussi de se mettre des limites à ce niveau-là, parce que c'est quelque chose qui est... On ne sait pas exactement ce que... On sait aujourd'hui à quel point c'est compliqué ou à quel point ça peut être toxique. Donc, limitons déjà.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est un très bel outil, mais il faut le limiter. Je pense qu'on a atteint... Avant que ça se relisse, peut-être, on est en train d'atteindre des sommets, avant qu'on retrouve quelque chose de plus ici. Dans ton dernier album, How to Heal, et le son Force, tu dis « Ma maison n'est plus en feu, mais je dois reconstruire » . Et je trouvais ça hyper intéressant parce que ça parlait un petit peu, finalement, après une chute. C'est-à-dire que tu es… Moi, je pense que je suis un petit peu aussi dans cette période-là. C'est que je ne suis plus en… on ne va pas dire une crise de dépression, mais dans le gros, en fait, où ça n'allait vraiment pas le fond. Concrètement, finalement, après une chute, qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu as dû accepter certaines choses pour aller mieux ? Et est-ce que tu as reconnu aussi des rechutes ? Parce que je trouve aussi, les gens, on pense peut-être que tu vas te soigner et que du coup, si tu as de nouveau des périodes où ça ne va pas, c'est pas OK, j'en fais 10 000 pas en arrière. Enfin, voilà un petit peu ce après, finalement. Quand c'est plus en feu.
- Speaker #1
Donc, la première question, je pense que... En faisant ta DP, tu apprends des choses. Et ensuite, moi, j'aime bien avoir une approche, être, comment dire en anglais, playful. C'est-à-dire, essayons ci, essayons ça, etc. Par exemple, OK, pas d'alcool, pas de viande, pas de dope. Essayons. Ah, putain, deux mois plus tard, je dis, c'est cool. OK. essayons de garder une certaine régularité par rapport au sport essayons la même chose par exemple avec un psy, garder comment dire, un rythme pas effréné mais un rythme genre ok tous les temps je fais un petit check up avec moi même, est-ce que j'ai besoin d'aller le voir, ou est-ce que j'arrive à répondre à mes questions ok et je pense que Ça, ça fait partie de la construction, parce qu'en fait, de la reconstruction, c'est dans le sens que si ça a brûlé, c'est que ce n'était pas bien installé. Donc maintenant, ça ne sert à rien de repartir comme avant. C'est important de se donner la possibilité d'explorer de nouvelles choses qui sont peut-être un peu, comment dire, des fois, tu dois avoir encore plus de discipline avec toi-même. J'en disais, je disais à mon partenaire, je disais, putain, pour être heureux, on doit vraiment aller. marcher tous les week-ends. Tu souffres. Parce que la rando est la solution. Oui, mais par exemple, c'est ça qui est un peu la confusion dans notre société. On a souvent associé le fait d'être heureux, d'être posé sur une chaise longue à la plage avec un mojito. Gros, non. Ça, ça s'appelle une pause où tu fais le slub, c'est OK de le faire pendant un moment, mais ça ne va pas te nourrir. Comment est-ce que tu peux nourrir ta nouvelle vie ? Quels sont les outils qui vont pouvoir te permettre justement d'avoir des nouvelles émotions aussi ? Parce qu'a priori, si tu es arrivé là, c'est qu'il y a quelque chose qui te manquait.
- Speaker #0
Donc de reconstituer un peu ta caisse à outils de petites choses qui te font du bien en fait.
- Speaker #1
Oui, et puis être ouvert. Moi, par exemple, quand j'ai arrêté de fumer de la weed, je n'ai pas dit on arrête la weed, c'est mort. J'ai dit ça fait dix ans que tu fais ça. Voilà les résultats. Est-ce que tu ne voudrais pas essayer pendant un ou deux mois de faire ça ? Ou six mois, disons. Ok, on peut essayer. Après, tu essayes et tu te dis, en fait, ça me va très bien. Je trouve ça, en fait, l'expérience cool. Je ne suis pas en train de te dire ou dire au craquette dans moi que j'aimais bien fumer de la weed et tout. Je ne suis pas en train de lui dire, on ne fumera plus jamais de la weed.
- Speaker #0
On a juste déjà essayé de diminuer un grand moment.
- Speaker #1
En ce moment, on ne fume pas. Et je crois que c'est pas mal. Et puis même le craquer, dire ouais, je sais, je sais. C'est comme les gens qui vont dire ouais, aujourd'hui j'ai fait beaucoup pour moi-même. Je mérite que je bouffe ci ou ça. Mais tu peux aussi dire ouais, c'est bien, mais est-ce qu'on a vraiment besoin ? Et c'est comment est-ce qu'on se récompense aussi des fois ? C'est un peu toxique, tu vois. J'ai oublié la deuxième partie de la question.
- Speaker #0
C'était un peu par rapport aux rechutes en fait. Ah ouais. Est-ce que tu as eu des rechutes ? Est-ce que c'est comment on traverse, comment on vit quand on pensait forcément aller mieux et puis que tu as de nouveau des petits moments de down ? Parce que souvent, quand on a vécu une dépression, quand on a des moments de down, en tout cas personnellement, moi j'ai toujours peur de repartir vraiment au fond du fond du fond. C'est toujours un peu un signal d'alarme de me dire « Ah merde, je suis de nouveau sur une pente glissante et ça ne va pas aller. »
- Speaker #1
Je crois que le mot clé, c'est la peur. Et je crois que c'est important de comprendre ce que c'est, d'où ça vient. Et pour moi, par rapport aux rechutes, je ne pourrais pas dire que j'ai fait une rechute de ouf, parce qu'en fait, il y a des fluctuations tout le temps. Et ça fait partie de la vie. Mais je sais aussi que si je me suis sorti la dernière fois, ça veut dire que j'ai les outils pour faire face aussi à cette fluctuation-là. tu fais une rechute et que ça part vraiment en couille, ça veut dire que tu as laissé aussi la peur prendre le dessus. Tu n'as pas fait confiance à toi-même assez en disant, je sais comment le faire. Ça veut dire que la peur, elle te vole cette confiance, en fait. Et pour moi, à ce niveau-là, je suis un peu peut-être arrogant. Je dis, non, je sais. C'est bon. La dernière fois, j'ai... baiser le truc, je sais comment le faire.
- Speaker #0
Je sais comment remettre les choses en place.
- Speaker #1
Quand la peur, elle revient, je dis « Hello, comment ça va ? Tu veux boire un verre ? Ok, qu'est-ce que ça sert ? Tu veux me raconter quoi ? Ah ouais ! Ah, c'est la merde comme ça ? Ah ouais ? Oh mon Dieu ! J'écoute, Mais je sais aussi que c'est simplement une partie de moi qui a peut-être besoin d'exprimer certaines choses. Et ça me met l'indicateur en me disant « Ah ouais, en fait... » Je crois que je suis vraiment stressé en ce moment. Ça fait beaucoup pour le système. Donc, tu dis, OK, est-ce qu'il nous manque quelque chose ? Est-ce qu'on doit prendre un peu un step back ? Est-ce qu'on doit faire ou prendre plus de temps pour nous, pour avoir justement ces moments où tu passes, par exemple, pour moi, je vais dans la nature, ce genre de trucs ? OK, c'est simplement des signaux d'alarme. Mais si tu as peur chaque fois qu'il y a le signal d'alarme qui vient, Je pense que c'est en fait contre-productif.
- Speaker #0
Tu apprends à l'accueillir, à écouter, mais pas te la laisser te submerger. Absolument.
- Speaker #1
Pour moi, je vois vraiment ça comme des visiteurs.
- Speaker #0
Pose-toi à la table. Ok,
- Speaker #1
je te sens envers. Raconte-moi, raconte-moi. Ah ouais, c'est galère. Mais tu sais qu'en fait, on va quand même mieux. Et tu sais qu'en fait, il y a tel et tel outil pour qu'on puisse naviguer cette situation-là. Et c'est cette conversation avec soi-même qui ne se passe pas des fois.
- Speaker #0
Quand tu laisses la peur justement te submerger. Exactement.
- Speaker #1
Tu ne te donnes pas assez de crédit à toi-même. Parce que le fait que tu en sois sorti, le fait que tu sois toujours en train de respirer, le fait qu'on soit aujourd'hui ici en train d'en parler, ça prouve à tout le monde à quel point tu es fort. Donc, ce n'est pas pour... Comment dire ? Sugar Coat et dire que t'es le best etc mais t'as fait des steps et t'es toujours là t'as pas perdu la bataille t'es toujours dans le game donc je crois que c'est important de garder ça à l'esprit et j'ai envie de
- Speaker #0
de parler du cercle des fois qu'on a de soutien. Parce que c'est vrai que depuis petite, je me suis toujours un petit peu battue avec ma santé mentale, et avec des hauts et des bas. Mais c'est vrai que j'ai de la chance d'avoir vraiment mes sœurs, mes amis, et vraiment ce cercle aussi féminin de paroles. Est-ce que toi, tu avais, tu as ce cercle ? Est-ce qu'entre hommes... On parle quand ça va mal ? Est-ce qu'on ose aborder ce sujet ?
- Speaker #1
Je crois que c'est important d'en parler. C'est encore plus important de choisir à qui on en parle. Mais pas d'une manière suspicieuse, mais c'est simplement que tout le monde n'est pas encore, ou tout le monde n'est pas forcément capable...
- Speaker #0
Prêt à entendre.
- Speaker #1
Ouais, ou n'est pas capable d'imaginer ce que tu traverses. Moi, en fait... Ce qui était une galère des fois dans ma dépression, c'est que quand je m'ouvrais à quelqu'un, je voyais que la personne commençait vraiment à flipper pour toi. Et après, je devais rassurer. Non, non, mais je ne vais pas me suicider aujourd'hui, ça va. Et puis en fait, je me retrouvais à essayer de gérer l'autre personne alors que je voulais m'ouvrir moi. Donc, c'était une vraie galère. C'est pour ça, je pense que c'est important d'avoir l'aide d'un professionnel et parler à des gens où tu sais qu'ils ne vont pas flipper. ils vont pouvoir écouter et vous allez pouvoir en parler sans peur justement et à ce niveau là pour moi je dis souvent les amis et la famille des fois ou très souvent ils font partie du problème aussi pose
- Speaker #0
toi les bonnes questions pose toi les bonnes questions ceux qui ne voyaient pas en live ils étaient en train de pointer ma petite soeur du doigt donc tu vois ce que je veux dire c'est important d'avoir des espaces
- Speaker #1
aussi neutre, où on peut nous moi en tant qu'Andrès qui n'est pas, je suis pas le frère je suis pas le fils, je suis pas le rappeur juste Andrès et que je puisse parler à une personne neutre, c'est pour ça que moi je suis assez fan de trouver un psychologue tu vois c'est vrai que je me demandais aussi par rapport à ça parce que j'ai l'impression que la parole est plus facile en tout cas chez les femmes on a plus,
- Speaker #0
après j'ai que mon expérience en tant que femme donc voilà Mais on a plus l'habitude d'appeler nos copines quand ça ne va pas. Et que des fois, on a l'impression que c'est un peu plus masculin. On voit dans les chiffres aussi que le taux de suicide chez les hommes est aussi très élevé. Parce qu'il n'y a peut-être pas de oser justement en parler. Et je pense que, en tout cas, j'essaie de me battre un peu avec ça, de dire aux hommes. Moi, je vois le peu d'amis aussi que j'ai. masculin, des fois, j'essaie de creuser, de dire, non mais si ça va pas, il faut que t'en parles pas avec moi, c'est ok. Mais ne laisse pas tout seul divaguer comme ça avec tes pensées. Et je trouve que des fois, j'ai un peu l'impression que les hommes vous... Ouais, c'est un peu plus difficile d'oser mettre des paroles, en fait, sur ce que vous... et des émotions sur ce que vous ressentez.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a de ça et je pense qu'il y a aussi un peu comme la société définie, même si les choses évoluent, il y a beaucoup de... d'anciens schémas, de ce monsieur cliché alpha où on a l'impression qu'on doit être cette personne-là. Et je pense que ça change beaucoup avec les nouvelles générations. C'est sûr que les gens de mon âge ou les générations de moi, même ma génération et celle d'avant, c'est beaucoup plus compliqué pour eux parce qu'il y a cette perception de... ce que devrait être un homme, etc.
- Speaker #0
Ce qu'est la masculinité, exactement.
- Speaker #1
Et en même temps, ils sont là en train de regarder les jeunes et se dire, vous n'êtes plus des hommes. Et je pense que c'est important de ne pas juger, déjà de un, mais pour ces générations-là, il y a quand même un danger. Et des fois, comment dire, moi, je peux simplement être là, en parler, etc. et de normaliser les trucs, mais c'est un vrai problème.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et je n'ai pas forcément de solution à part la prévention.
- Speaker #0
Ce que tu fais déjà maintenant, c'est de la prévention et c'est d'en parler.
- Speaker #1
Exactement, mais c'est vrai que les hommes en général, et puis surtout les hommes, par exemple, de mon milieu, la musique urbaine, etc. C'est vachement drive-up par ce truc cliché alpha. Et c'est triste parce qu'en fait... ils se définissent par ça. Et moi, je dis toujours que la plus belle chose que tu puisses faire dans ta vie, c'est te définir toi-même, sans les patterns. de tes parents, de ta culture, de la musique que t'aimes. Que tu puisses vraiment, toi, être libre et que tu sois en contact avec toi-même et dire, moi, je suis ça. Et c'est extrêmement compliqué parce que ça veut dire que tu vas devoir aussi laisser entrer ou considérer certaines émotions que t'as et que tu ne te sens pas vraiment confortable avec ça.
- Speaker #0
Déconstruire un peu, c'est pas toujours... Toujours mince à faire, oui. On a beaucoup parlé des moments peut-être un petit peu plus difficiles, mais pour terminer, cet album, il parle aussi d'amour. Comme la chanson, je pense que ça se dit « Zwei, vier, sieben » . Ou « De quatre, sept » . Ou « Twenty-four, seven » . Je ne savais pas. Où tu dis « Il paraît qu'on ne fait pas d'omelette sans briser de cœur. Plaie à penser l'âme blessée quand tu m'as rencontrée. Quelle place a pris l'amour dans ta guérison ? »
- Speaker #1
C'est une très bonne question. Je pense que... une énorme place, mais c'est pas la bonne réponse. En fait, ce qui a pris énormément de place, c'est d'avoir une... C'est pas forcément le mot, amour. C'est d'avoir une relation constructive, d'avoir une relation de tous les jours, d'avoir quelqu'un qui te challenge, qui te force à être une meilleure personne et qui te fait faire des trucs que tu... veux pas forcément faire et après tu te dis en fait c'est vraiment cool et d'avoir cette relation c'est cette relation là qui m'aide aussi à comment dire ou qui me donne l'envie d'être la meilleure garçon de moi même donc souvent comme avec beaucoup de choses dans notre société qu'on parle d'être heureux ou l'amour c'est important de comment dire peut-être de préciser ou de déconstruire un peu genre ok c'est quoi l'amour et souvent c'est aussi pour ça que c'est assez galère des fois dans les relations, c'est-à-dire qu'il y a cet aspect au début on se rencontre, il y a les papillons on a dit da da da da, on baisse 4 fois par jour, etc et après t'es genre 2 ans plus tard et tu te dis ouais on se voit dans une semaine et c'est ok et puis en fait on passe par dessus C'est la même différence entre la motivation et la discipline. Une chose, c'est une émotion. L'autre, c'est une constante. Et c'est la même chose dans une relation. Comment est-ce que tu s'adaptes à ta relation pour que vous puissiez grandir, pour que vous puissiez avoir des échanges constructifs ? Quels sont les moyens de communication ? Quels sont les canaux ? Comment vous vous communiquez ? Parce qu'une relation, c'est comme une maison. Tu la construis. Et après, tu dois mettre des extensions. Tu peux faire un sonar et tout ça. mais c'est vraiment il y a ce côté c'est bien de voir ce côté émotionnel parce que c'est extrêmement comment dire ça nous fait du bien mais c'est aussi bien de voir que c'est du taf et c'est aussi une équipe on construit pas simplement un couple on construit une équipe qui doit travailler ensemble comment est-ce que on se partage des tâches et c'est des fois absolument pas sexy c'est ce que je veux dire mais quand tu fais ça le meilleur exemple j'étais en Islande avec ma meuf on traverse une rivière j'étais trop chaud la rivière on porte la voiture on est dans la voiture la voiture elle part en couille le moteur dead, je suis au milieu de la rivière l'eau elle monte dans la voiture donc je suis au milieu de nulle part et genre il fait 9 degrés « Shit, qu'est-ce qu'on va faire ? » Et puis tu vois, tu pourrais sortir de la voiture et tu dois aller dans la rivière et continuer pour aller jusqu'à l'autre rive, mais il y a encore quand même 100 mètres, tu vois ce que je veux dire ? Donc d'un coup, il y a un mec qui vient avec un monster truck, il a des roues qui font 2,50 mètres, etc. Et il me regarde comme ça, il me dit « T'es dans la merde ! » Je dis « Ouais, gros ! » Et il me dit « Ouais, derrière, dans ta voiture, t'as une bise. » Je te raconte l'histoire en même temps, on est sur un podcast. Il y a une vis, tu dois prendre cette vis, tu dois la prendre, tu dois aller dans la rivière, tu dois aller devant, arracher la partie en plastique devant, tu dois visser cette vis dans ce trou. Moi, je vais de l'autre côté, je vais t'amener une corde. Et après, tu vas mettre la corde dans cette vis-là et puis je vais te sortir de là. Ma meuf, elle est là déjà avec... Le cul est en haut et puis en train de chercher sous l'eau cette vis. Donc après 3 minutes, on trouve, 5 minutes, on trouve cette vis parce qu'elle me dit, c'est ça ? Non, c'est pas ça, c'est ça ? J'y montre au gars, en plus, il dit, non, c'est une vis, les gars. Donc je trouve cette vis. Je vais, je suis en short, je vais dans la rivière. Il fait froid. Je suis sous l'eau, j'essaie de... Donc, voilà, à la fin. J'arrive à visser le truc, il me donne la corde, on arrive à sortir... On arrive à sortir notre voiture avec son truc et après, on appelle l'assurance et l'assurance me dit, ouais, ok, pas de problème, on peut vous donner une voiture de rechange. mais simplement il faut virer 23 000 francs là sur ce compte je dis ouais mais j'ai pris toutes les assurances et tout, ouais mais pas pour ça pas pour la vis pas pour traverser les rivières etc je dis ça merde conclusion de l'histoire parce qu'on a sorti la voiture de l'eau comme ça et qu'on a fait cet extra effort et tout on a dû finalement payer que 15 000 balles mais chaque franc de ces 15 000 francs vaut la peine Parce que j'ai découvert, ou on a découvert, qu'en situation de crise, avec ma copine, on a pu travailler comme une équipe. Et je crois que c'est une longue histoire pour faire court.
- Speaker #0
C'était très cool l'histoire. Mais tu dis,
- Speaker #1
on était là, ok, traumatisé, tout ce que tu veux, pauvre, on a dû payer.
- Speaker #0
J'ai fait des dires en plus,
- Speaker #1
les 15 000 francs d'air.
- Speaker #0
Tu viens de sortir, t'as l'impression d'être MacGyver, mais au final, tu dois payer.
- Speaker #1
Et t'es là, genre, mais nous, on a pu fonctionner. Et je crois que c'est ça, ça illustre pas mal le truc, c'est que l'amour, c'est cool. Mais mets-toi aussi dans des situations de challenge. C'est ok d'avoir des conversations qui sont difficiles. Ayons ces conversations. Comment est-ce qu'on fait pour entretenir notre vie, notre intimité après cinq ans, par exemple ? Ayons cette conversation. Qu'est-ce que tu aimerais faire ? Comment tu trouves ? Est-ce que cet aspect-là, c'est ça qui te manque, etc. ? Mais ça veut dire aussi... que tu n'es pas systématiquement dans l'émotionnel. Et je pense que c'est ça qui peut être intéressant pour nous, comme on n'a pas cette éducation par rapport à nos émotions, et je pense que les générations futures l'auront, est-ce que je dois me sentir offusqué parce que je dois parler de ma sexualité avec ma partenaire ? Non, c'est OK, c'est complètement normal, tout change. Nos vies changent, nous on change, parlons-en.
- Speaker #0
C'est un bel exemple parce que ça va communiquer dans un couple. quand tout va bien, on arrive tous à communiquer quand ça va bien. Je trouve effectivement, en plus ton cas, moi je me vois tellement paniquée dans ce genre de cas, un cas de crise, c'est là que tu vois en tant que team où sont potentiellement nos lacunes. Oui,
- Speaker #1
et puis c'est des choses qui se travaillent. C'est des choses que tu peux finalement enjoy. Tu peux dire, ouais, en fait, c'était... C'est bizarre de dire, c'est cool. Cette expérience, finalement, a été cool. Le souvenir que je... Même si c'était la merde sur le moment, c'est la fin du monde. Mais en fait, c'est cool.
- Speaker #0
Vous avez bien vécu le truc et vous avez réussi à gérer. Émotionnellement et tout.
- Speaker #1
Et c'est le fait de... Même après, d'en parler, de débriefer et de ne pas avoir peur de ces conversations qui sont difficiles. Et souvent, on a... On a notre égo qui rentre dans le truc, notre fierté. Les garçons aussi, souvent, ont une fierté peut-être mal placée par rapport à ce qu'on devrait être. Et des fois, ça met aussi certaines filles dans cette position. Tu dis « Mais toi, t'es un homme, tu devrais faire ça. » Non. Toi et moi, on est deux humains. C'est pas parce que j'ai un pénis et toi un vagin qu'on est différents, en fait. Donc, gérons le truc ensemble, parce qu'on est les deux dans la situation. Ok ? Moi, j'ai peut-être... un peu plus de force physique, peut-être toi, tu es plus intelligente. Comme on fait, tu vois.
- Speaker #0
Non, non, ça clare. Merci beaucoup. Franchement, merci beaucoup pour ce partage. C'était hyper cool. C'était notre... notre premier invité sur le podcast. Ça m'a fait énormément plaisir de parler de ce sujet parce que c'est vraiment un sujet qui, moi, dans mon quotidien et même sur ma manière d'en parler sur les réseaux sociaux, me tient à cœur. Je trouvais que ça se mêlait bien justement avec ton dernier album, du coup, How To Heal, qui est disponible partout. J'ai vu qu'il y a une tournée qui commence le 23 octobre, si je ne dis pas de bêtises.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Qui ira jusqu'en février, principalement en Suisse allemande. Est-ce qu'on aura, je pense, la chance de te voir en Suisse romande ?
- Speaker #1
Oui, j'espère qu'on pourra faire ça sur l'été prochain.
- Speaker #0
Les festivals, par exemple. Oui, absolument. Ce serait cool. Alors, merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi et bonne continuation. C'est super important.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci pour ton écoute et merci à Stress d'avoir partagé tout ça avec autant de sincérité. Si quelque chose a résonné en toi, si ça t'a donné envie d'en parler autour de toi, partage ce podcast avec tes proches et abonne-toi. Il est disponible sur Spotify, Apple Podcasts, YouTube et Deezer. Tu peux aussi me faire part de tes réflexions en commentaire via le site internet ou sur les réseaux sociaux. Ça m'aide énormément à faire évoluer ce podcast et à te proposer des épisodes toujours plus justes. Et si tu veux aller plus loin, retrouver les ressources, les réflexions et les coulisses des épisodes, je te donne rendez-vous sur le site du podcast. adimangepodcast.ch On se retrouve le mois prochain pour une nouvelle conversation. A dimanche.