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A ton tour du monde : récits de voyageurs

#20 immersion chez les hommes Fleurs

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38min |13/02/2024
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A ton tour du monde : récits de voyageurs

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38min |13/02/2024
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Description


đŸŽ™ïž Exploration Immersive au CƓur de la Jungle de Sumatra parmi les Mentawai 🌏✹


Bienvenue dans cet Ă©pisode fascinant d'"À Ton Tour du Monde", oĂč nous suivons Laetitia et sa famille dans leur incroyable voyage au cƓur de la jungle de Sumatra. Rejoignez-nous pour une immersion de cinq jours auprĂšs des Mentawai, surnommĂ©s les "Hommes Fleurs", une tribu remarquable qui se bat pour conserver son identitĂ© culturelle unique dans un monde en constante Ă©volution.


🌟 Au Programme de l'Épisode :


  • Culture et Traditions Mentawai : DĂ©couvrez le quotidien et les traditions des Mentawai. De la construction de leurs maisons sur pilotis aux rituels ancestraux qui marquent leur existence, chaque instant avec eux est une prĂ©cieuse leçon de vie.

  • Rencontres et Partages : Vivez Ă  travers les yeux de Laetitia et sa famille les interactions profondes avec la tribu, enrichies par le partage de cultures, de croyances, et de pratiques chamaniques. Une tĂ©moignage de la puissance d'une civilisation en harmonie avec son environnement.

  • Conscientisation : Explorez les dĂ©fis auxquels font face les Mentawai, confrontĂ©s Ă  la menace de la disparition de leur mode de vie traditionnel. Un appel poignant Ă  la prĂ©servation culturelle et environnementale dans notre monde contemporain.

  • Une Aventure Transformatrice : Ce voyage n'est pas seulement une exploration gĂ©ographique, mais un pĂ©riple intĂ©rieur, rĂ©vĂ©lant la capacitĂ© de l'ĂȘtre humain Ă  se connecter, apprendre et Ă©voluer au contact de l'autre.

  • Leçons de Vie : À travers cette expĂ©rience exceptionnelle, Laetitia et sa famille nous partagent les leçons universelles de respect, d'humilitĂ© et de la beautĂ© de la diversitĂ© culturelle.


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Transcription

  • Speaker #0

    et le les voyageurs et bienvenue sur Ă  ton tour du monde le rĂ©cit des voyageurs aujourd'hui je vous emmĂšne Ă  la rencontre de nouveaux aventuriers alors prĂ©parez vous ĂȘtre transportĂ© au bout d'une bonne Ă©coute

  • Speaker #1

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #0

    Bonjour, moi c'est Laetitia.

  • Speaker #1

    Salut, moi c'est Alexis.

  • Speaker #0

    Bonjour,

  • Speaker #1

    moi je suis Raphaël,

  • Speaker #0

    5 ans. Bonjour, moi je suis ClĂ©ment, 5 ans. On est les Happy 4 Trip et on est en Tour du Monde depuis le 10 aoĂ»t 2023. Alors pour vous expliquer un petit peu notre petite histoire, il y a 10 ans avec Alexis, on a dĂ©jĂ  fait un Tour du Monde pendant un an. On avait commencĂ© au Chili et on avait fini en Chine. Et on s'Ă©tait toujours promis de faire un Tour du Monde avec nos enfants. Donc voilĂ , 10 ans aprĂšs, on y est ! Ça fait pas loin de six mois qu'on est en train de voyager et on veut un petit peu vous parler de ce qu'on a fait en Asie.

  • Speaker #1

    Donc du coup, sur notre premier tour du monde Ă  la fin, on avait vraiment kiffĂ©, on avait fait un super voyage tous les deux, mais il nous manquait le contact avec les locaux. LĂ , pour prĂ©parer ce nouveau tour du monde, pour aller Ă  la rencontre des gens, nous avons cherchĂ© des associations ou comment nous rendre utiles et comment aller Ă  leur contact. Donc on a eu deux... Deux façons de faire. La premiĂšre, ça a Ă©tĂ© d'adhĂ©rer Ă  deux associations, une au NĂ©pal et une au Cambodge, qui nous ont permis de faire du volontariat pendant une dizaine de jours chaque fois dans une Ă©cole. Et puis aussi, surtout, pour toutes les autres Ă©tapes, d'essayer de trouver des homestays, donc de vivre chez l'habitant. Par exemple, en Inde, on a vĂ©cu une semaine extraordinaire chez Thomas et sa famille, au milieu des backwaters, ou sinon aussi au Laos. On a fait la rencontre de Sy, et... un homme exceptionnel qui consacre son temps aux enfants. Et puis du coup, on a terminĂ© notre pĂ©riple en Asie du Sud-Est, sur l'Ăźle de Sumatra, oĂč on a fait une rencontre dingue, extraordinaire, hors du temps, au fin fond de la jungle, dans la tribu des Mentawab.

  • Speaker #0

    Pourquoi on est parti Ă  Sumatra ? DĂ©jĂ , quand on a prĂ©parĂ© notre tour du monde, on s'y est pris un petit peu de maniĂšre diffĂ©rente d'il y a dix ans. Et dix ans, on avait tous les guides de voyage. LĂ , finalement, on n'en a achetĂ© aucun. On a plus utilisĂ© Internet et surtout Insta et le suivi des familles qui sont en voyage. Et puis, en fait, on avait un... On n'avait pas prĂ©vu l'ensemble des pays, notamment ceux de l'Asie du Sud-Est. On avait un vol qui atterrissait Ă  Bangkok, un autre qui repartait trois mois et demi de Bangkok. On ne savait pas trop ce qu'on allait y faire pendant ces trois mois et demi. On avait des idĂ©es, mais pas complĂštement arrĂȘtĂ©es. Et puis au fil du voyage, on a dĂ©couvert la tribu des Mentawai, des familles et des couples qui ont Ă©tĂ© passĂ©s du temps Ă  la rencontre de cette tribu. et plus on voyait, plus ça nous donnait envie. Et donc, c'est comme ça que finalement ce projet s'est concrĂ©tisĂ©.

  • Speaker #1

    En fait, deux mois avant d'aller sur l'Ăźle de Sumatra, Laetitia a vu sur Insta, comme elle l'a expliquĂ© juste avant, qu'il y avait cette tribu qui existait. Du coup, elle a commencĂ© Ă  nous en parler. On a regardĂ© un peu la saison. Finalement, c'Ă©tait la saison des pluies, donc j'Ă©tais moyennement chaud d'aller dans la jungle sous la pluie, sachant qu'il y avait d'autres pays d'Asie du Sud-Est qui pouvaient ĂȘtre en bonne saison. Mais aprĂšs toute notre session de volontariat et de rencontre avec les gens, on s'est dit que c'Ă©tait peut-ĂȘtre la meilleure solution pour finir notre voyage en Asie du Sud-Est. Du coup, on en a parlĂ© aux enfants, leur expliquĂ© qu'on allait aller au fin fond de l'Ingingue, rencontrer des Indiens avec des arcs, des flĂšches, qui vivaient encore comme Ă  l'ancien temps, qui Ă©taient complĂštement reculĂ©s, coupĂ©s du monde. Donc mĂȘme nous, on s'y est prĂ©parĂ©s mentalement. et puis on s'est dit go allez cette fois on y va on va aller Ă  la rencontre on va repousser un peu nos limites parce que finalement lĂ  oĂč on a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment dans les autres familles c'Ă©tait quand mĂȘme un peu plus classique mĂȘme si c'Ă©tait pas toujours Ă©vident et qu'il n'y avait pas toutes les commoditĂ©s mais lĂ  aller vivre cette expĂ©rience c'Ă©tait unique et certainement qu'on ne pourrait pas la refaire donc c'Ă©tait parti, on y a Ă©tĂ© Alors, quelles Ă©taient nos attentes ?

  • Speaker #0

    Du coup, les semaines avant de partir, on a bien rĂ©flĂ©chi Ă  ce qu'on avait envie de vivre. Qu'est-ce qu'on avait envie de partager lĂ -bas, de retenir ? Et donc en fait, un des points importants, c'est qu'on avait envie de partager avec la Jet. Moi, j'avais vu que c'Ă©tait un jeune men tawhai qui Ă©tait en phase de devenir chaman. Et en fait, la Jet, il parle extrĂȘmement bien anglais. Donc on est passĂ© avec la mĂȘme agence que j'avais vue sur Insta, qui s'appelle Authentic Sumatra, dans l'espoir d'aller chez la Jet. Et on a eu la chance, donc on a Ă©tĂ© chez la JET, et c'Ă©tait super, puisqu'en fait, on a pu partager au quotidien avec lui. Donc ça, c'Ă©tait une grosse attente, de pouvoir partager librement avec la tribu. C'Ă©tait Ă©videmment de les rencontrer, de dĂ©couvrir leur mode de vie, leur quotidien, leurs croyances, leur culture. Et puis, c'Ă©tait de rencontrer aussi des chamanes, puisque la JET est un chaman en devenir, mais pas encore un chaman. Donc on avait trĂšs envie de rencontrer son grand-pĂšre, Cookie. et puis de rencontrer aussi d'autres chamanes pour un petit peu comprendre leur vie et puis de voir ces hommes fleurs en action puisque c'est quand mĂȘme assez incroyable.

  • Speaker #1

    AprĂšs notre sĂ©jour au nord de Sumatra oĂč on a Ă©tĂ© dans la jungle Ă  la rencontre des orang-outans qui Ă©tait assez exceptionnel, on avait vu d'autres singes aussi, moi j'avais l'attente de voir d'autres animaux parce que lĂ  on allait s'enfoncer vraiment dans la jungle. donc serpents, araignĂ©es, etc.

  • Speaker #0

    Donc quand on est arrivĂ© aux abords de la jungle, la premiĂšre impression qu'on a eue, c'est Waouh, ça va ĂȘtre dur ! Non pas parce que ça va ĂȘtre dur d'aller passer du temps avec des mentawai au fin fond de la jungle, mais plutĂŽt parce qu'il pleuvait, et il pleuvait assez fortement. Donc on a commencĂ© par une heure et demie de pirogue sous la pluie battante, donc on ne voyait pas grand-chose, on Ă©tait tous cachĂ©s dans nos kawais. Et puis au bout d'une heure et demie, on est arrivĂ© sur... sur les abords du village. Et lĂ , il y avait de la boue partout, mais de la boue qui montait pas jusqu'aux genoux, mais pas loin. Alors heureusement, on avait des bottes, mais c'Ă©tait pas Ă©vident d'avancer avec les enfants et nous, avec nos sacs, sur ces chemins qui sont des... chemin que les Mentawai font, mais donc du coup pas vraiment balisĂ©, on s'est dit lĂ  ça y est, on est parti et on est loin de nos retranchements. On s'Ă©tait dit que ça allait ĂȘtre dur, mais ça allait ĂȘtre incroyable aussi.

  • Speaker #1

    Et puis en plus, pendant toute la durée de la marche, on avait une odeur forte de fruits fermentés ou de plantes fermentées. On ne savait pas encore ce que c'était, mais du coup on avait les pieds dans la boue, le nez... avec des odeurs nauséabondes. Et puis aprÚs, on a eu la surprise en arrivant chez la jet. En fait, il n'y avait qu'une seule maison. On pensait arriver dans un village, mais plus tard, il nous expliquera pourquoi il n'y avait qu'une maison et pourquoi ils sont un peu séparés les uns des autres.

  • Speaker #0

    Donc, on ne va pas vous dĂ©crire la journĂ©e type que nous, on a vĂ©cu parce que finalement, la jet nous a un petit peu montrĂ© diffĂ©rentes traditions. Et donc, du coup, finalement, on n'a pas vĂ©cu la journĂ©e type. type des men tawaĂŻ, mais plutĂŽt nous on a suivi la jet sur ces activitĂ©s. Mais en tout cas, on a vu comment ils vivaient au quotidien et ce qu'ils faisaient. Donc au final, vers 5h30, 6h, tout le monde se rĂ©veille. Les femmes commencent Ă  prĂ©parer le sagou. Donc en fait, comme le disait Alexis tout Ă  l'heure, quand on est arrivĂ© dans la jungle, on a senti une odeur de fruits fermentĂ©s. Et on a compris le lendemain matin ce que c'Ă©tait. En fait, c'est du sagou. Le sagou, c'est... un palmier qui pousse particuliĂšrement dans la jungle de l'Ăźle de SibĂ©route. Et c'est un palmier qui sert Ă  tout. Finalement, ses feuilles, ça leur sert Ă  faire leur toit des maisons. Et puis le tronc sert de nourriture, donc Ă  la fois pour les poulets et les cochons, mais Ă  la fois pour toutes les tribus, puisque finalement, je ne sais pas comment dire, la chair, je ne sais pas ce que c'est, l'intĂ©rieur du tronc sert Ă  faire finalement un espĂšce de pain. qui mange au quotidien, que les femmes tous les matins rapent, compactent et mettent Ă  l'intĂ©rieur des feuilles du sagou pour les faire cuire directement au feu. Et ça nous donne Ă  la fin une sorte de pain qui n'a pas de goĂ»t, mais qui mange au quotidien. Et puis on verra aussi qu'il y a autre chose dont ils se nourrissent qui vient du sagou, mais on vous l'expliquera aprĂšs. Donc lĂ , ça prend dĂ©jĂ  pas mal de temps aux femmes le matin de faire ces prĂ©parations de sagou. Et ça, elles le font en plus plusieurs fois par jour parce qu'elles vont le faire pour chaque repas. AprĂšs, elles font la vaisselle au niveau de leurs petits points d'eau. Donc, elles n'ont pas d'eau potable, pas d'eau courante, pas d'eau potable, pas de toilette, pas d'Ă©lectricitĂ©. Il n'y a absolument rien dans leur cabane. Mais bon, du coup, elles ont des grosses bassines oĂč elles prennent l'eau de la riviĂšre. Et donc, elles font la vaisselle. Elles font aussi la lessive. Donc, dans la riviĂšre, elles vont laver les enfants. pareil dans la riviĂšre. Et puis, elle prĂ©pare le petit dĂ©jeuner. Enfin, ils prĂ©parent tous ensemble, c'est pas que les femmes. Leur petit dĂ©jeuner qui est plutĂŽt composĂ© de sagou, de riz, de poisson. Et ils le prennent tous ensemble. Donc lĂ , on le prenait avec la famille de la Jet, mais Ă©galement avec la famille de son frĂšre, avec la famille de Pancaille, qui vit Ă  une maison Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et donc, du coup, finalement, ils mangent tous ensemble. Le reste de la journĂ©e, les femmes, elles font... Elles tissent beaucoup leur... Leurs filets de pĂȘche, des filets de pĂȘche que nous on croirait acheter complĂštement dans le commerce. D'ailleurs nos enfants croyaient vraiment qu'ils les avaient achetĂ©s. Non, elles les tissent complĂštement. Et puis les hommes, eux, ils passent pas mal de temps Ă  aller nourrir leurs animaux. Donc les animaux qu'ils ont, c'est des poules et des cochons. Donc ils les nourrissent trois fois par jour avec du sagou, avec de la noix de coco. Donc voilĂ , il y a des poules et des cochons un petit peu partout. Donc il faut passer du temps pour aller les nourrir.

  • Speaker #1

    Ils les Ă©duquent mĂȘme, parce qu'on a mĂȘme vĂ©cu Ă  un moment donnĂ©... Un moment assez dingue, il y a la jet qui voit un cochon en train de tuer un poulet et du coup il est devenu dans une rage folle et du coup il a Ă©tĂ© chercher son arc, ses flĂšches, il lui a couru aprĂšs, il l'a scrutĂ© et du coup il l'a tuĂ©.

  • Speaker #0

    C'Ă©tait dingue, quand on l'a vu partir comme ça on s'est dit lĂ  on est Ă  un autre temps alors il faut savoir, le cochon c'Ă©tait pas la premiĂšre fois qu'il mangeait un poulet, c'Ă©tait la deuxiĂšme fois la premiĂšre fois il lui a jetĂ© des pierres dessus puis la deuxiĂšme fois, le cochon il n'y en avait plus il n'y a que lĂ -bas qu'on peut vivre ce genre de choses en temps normal, voir partir un homme avec ses arcs et ses flĂšches pour dire je vais tuer un cochon on nous l'aurait dit avant, on ne l'aurait pas cru et puis finalement, le reste de la journĂ©e se passe assez tranquillement Ils sont souvent les uns chez les autres. Chez la jet, il y avait souvent des gens qui arrivaient de diffĂ©rentes maisons, on ne sait pas trop d'oĂč. Et puis, ils boivent du cafĂ©, du thĂ© Ă  longueur de journĂ©e. Ils adorent jouer aux Ă©checs. La jet, d'ailleurs, il est complĂštement imbattable. On a tous essayĂ©, il n'y en a pas un de nous qui a rĂ©ussi Ă  le battre. Et donc, entre Mentawai, entre chamanes, ils jouent aux Ă©checs et ils passent du temps Ă  discuter, Ă  Ă©changer, Ă  partager entre eux. Des moments assez simples de la vie, mais toujours agrĂ©ables. Au-delĂ  de ce quotidien, qu'on a eu le plaisir de partager avec cette famille. Il y a eu aussi des interactions assez mĂ©morables, comme par exemple, la jet qui a fabriquĂ© pour RaphaĂ«l et ClĂ©ment un arc et des flĂšches. Alors, je ne vous explique pas, comme ils Ă©taient heureux, genre la jet qui leur fabrique ça, et puis surtout, qui leur apprend Ă  tirer, qu'il avait accrochĂ© une noix de coco un peu plus loin. Lui, il montre aux enfants comment tirer, Ă©videmment, il touche la noix de coco. Et puis lĂ , RaphaĂ«l et ClĂ©ment se sont entraĂźnĂ©s avec lui. Et ils ont eu la chance Ă©galement de s'entraĂźner avec un vrai chaman, avec Aman. Et donc, durant les cinq jours qu'on a passĂ©s lĂ -bas, qu'ils Ă©taient avec leur arc et leur flĂšche, et Ă  apprendre Ă  tirer, c'est des moments uniques. On est repartis avec notre arc et flĂšche. On a dĂ» le renvoyer par la poste en France parce que ça passait pas dans l'avion, mais c'Ă©tait hors de question qu'on perde finalement ce cadeau unique que la jet leur a fait. Et je pense que tout au long de leur vie... c'est quelque chose dont ils se souviendront. Donc, au-delĂ  de ces interactions que les enfants ont eu la chance de vivre avec la JET et avec Aman, on a Ă©galement pu partager des activitĂ©s. Alors, quand je dis activitĂ©s, ce n'est vraiment pas une liste d'activitĂ©s qu'on a fait avec la JET, mais plutĂŽt des choses qu'ils font, qu'ils font eux tous dans leur quotidien, dans leur vie, mais pas de maniĂšre, justement, quotidienne. plutĂŽt de maniĂšre un petit peu unique quand ils en ont besoin. Mais pour qu'on puisse les comprendre, la jet nous les a fait vivre durant ces cinq jours. Donc je pense tout d'abord Ă  la confection du pagne. Ce qu'il faut savoir que les hommes fleurs, ils ne vivent pas habillĂ©s avec des vĂȘtements comme nous. Ils vivent nus avec un pagne, un pagne fabriquĂ© en Ă©corce de bois. Donc un jour, on a Ă©tĂ© avec la jet dans la jungle pour couper finalement l'arbre spĂ©cifique. qui permet de fabriquer ce pagne. Et puis finalement, on a fabriquĂ© deux pagnes, un pour chacun des enfants, et puis pour Alexis, la jette lui en a prĂȘtĂ© un. Donc c'Ă©tait hyper intĂ©ressant de voir comment ils fabriquaient finalement cet habit qu'ils utilisent au quotidien, puisque tous les hommes-fleurs qu'on a rencontrĂ©s, finalement, sont vĂȘtus avec ce pagne. Je pense Ă©galement, finalement, au moment qu'on a pu Ă©changer avec la mĂšre de la jet, donc en allant pĂȘcher dans la riviĂšre, pareil, vĂȘtus avec les habits traditionnels qu'on avait fabriquĂ©s avant, les garçons avec leur pagne. Et puis moi avec finalement une jupe en feuilles de bananier que la maman de la jet m'avait fabriquĂ©e. Alors la maman de la jette, elle n'avait que la jupe en feuilles de bananier. Elle n'avait pas de haut parce que c'est pareil que les hommes, ils vivent plutĂŽt nus avec trĂšs peu d'habits. Et donc du coup, nous voilĂ  allĂ©s dans la riviĂšre. Bon alors j'avoue que je n'Ă©tais pas forcĂ©ment hyper rassurĂ©e parce que pour pĂȘcher des microscopiques poissons et des microscopiques crevettes, il faut s'allonger dans la riviĂšre, mettre les mains dans la boue. pour aller essayer de remuer la boue et rĂ©cupĂ©rer des mini poissons avec le filet de pĂȘche. Je n'Ă©tais pas hyper rassurĂ©e de mettre la main dans la boue, sachant qu'on Ă©tait en plein milieu de la jungle. RaphaĂ«l et ClĂ©ment ont plus eu de plaisir que moi Ă  le faire, mais on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  pĂȘcher quelques petits poissons et quelques petites crevettes. Et puis surtout, c'Ă©tait encore un moment d'Ă©change. Alors, on a beau ne pas parler la mĂȘme langue, c'Ă©tait hyper chouette ce moment. Et puis dans les regards, on arrive quand mĂȘme Ă  communiquer. Et donc ça, c'est aussi un moment mĂ©morable pour nous.

  • Speaker #1

    Tous les moments qu'on a pu passer au milieu de la jungle en suivant la jet, on peut considĂ©rer qu'ils Ă©taient mĂ©morables, parce qu'en fait c'Ă©tait une dĂ©couverte pour nous Ă  chaque instant. J'avais entendu parler qu'il fallait Ă  un moment donnĂ© peut-ĂȘtre manger des trucs un peu bizarres. Alors je suis toujours Ă  peu prĂšs par temps, mais lĂ  c'Ă©tait les gros verres blancs gluants qui bougent lĂ , qu'on peut voir aussi sur Koh Lanta. J'Ă©tais... Super chaud Ă  la base et puis du coup on a Ă©tĂ© avec la jet, il a coupĂ© le sagout, en fait c'est le palmier qui est en voie de dĂ©composition et du coup il est rongĂ© par les verres de l'intĂ©rieur. Et donc, on a Ă©tĂ© les rĂ©cupĂ©rer et lĂ , on avait ces gros trucs lĂ , bizarres, buants, dans les mains et la jet, le premier, a croquĂ© dedans. Je me suis dit quand mĂȘme Ă  un moment donnĂ©, on est venu pour tester des trucs bizarres et vivre ce genre d'expĂ©rience. On a dĂ©jĂ  mangĂ© des sauterelles, des araignĂ©es, mais qui Ă©taient cuites. LĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme cru. Je vous avouerai que je n'ai pas fait trop le malin, mais au final, j'ai croquĂ© dedans aussi, j'ai vite crachĂ©. Et puis, j'ai rĂ©essayĂ© une deuxiĂšme fois et lĂ , je l'ai mĂąchĂ©, j'ai mangĂ©. Et c'est vrai que l'intĂ©rieur, on avait l'impression que c'Ă©tait du lait. Ce n'Ă©tait pas si... Si on ferme les yeux et qu'on fait abstraction de ce qu'on mange, ce n'Ă©tait pas si dĂ©goĂ»tant. Bon, je n'en ai mangĂ© qu'un. Finalement, aprĂšs, on en a rĂ©cupĂ©rĂ© tout un seau. On l'a fait... On les a fait cuire au barbecue. Soi-disant, c'Ă©tait meilleur. Bon, du coup, les titinas s'est lancĂ© et en a croquĂ© un. Bon, vu sa tĂȘte, je crois qu'elle n'a pas trop aimĂ©. Et RaphaĂ«l a essayĂ© aussi. Bon, ça a Ă©tĂ© compliquĂ©. Et moi, j'ai remangĂ©, donc lĂ , grillĂ©. Ça avait un peu moins de goĂ»t, on va dire. C'Ă©tait toujours pas trĂšs bon. Donc ça, c'Ă©tait assez rigolo parce que du coup, c'Ă©tait vraiment un moment. pour tout le monde, mĂȘme eux, de nous voir faire cette trombine et tout. Je pense que c'Ă©tait un beau moment de partage et puis une belle expĂ©rience. Et aprĂšs, surtout, en fait, ce qui nous a plu quand mĂȘme, c'Ă©tait ces Ă©changes avec les hommes fleurs. Et en particulier avec Cookie, son grand-pĂšre, qui est censĂ© lui donner toutes les clĂ©s pour devenir un chaman, mais qui, on ne sait pas trop quel Ăąge il a, il a 90 ou peut-ĂȘtre 100 ans. donc difficile de communiquer avec lui, en plus il ne parle pas anglais, mais juste par les yeux, le visage, les expressions, on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  avoir de beaux Ă©changes. Par exemple, moi, sur le tĂ©lĂ©phone, je lui montrais ma grand-mĂšre, qui a Ă©galement 90 ans, nos parents, voir un peu oĂč on vivait, et du coup on voyait sur son visage qu'il Ă©tait pas content de dĂ©couvrir aussi notre quotidien. Donc c'Ă©tait un beau moment, simple. et heureux pour nous. Ce qui Ă©tait sympa aussi, c'Ă©tait que tout le monde essayait de battre la jet aux Ă©checs, comme m'avait dit Laetitia. Il est imbattable. Donc, du coup, tous les invitĂ©s, les chamans, et mĂȘme RaphaĂ«l a essayĂ©. On est partis avec RaphaĂ«l, parfois ça a durĂ© 10 secondes. Mais en tout cas, il essayait et il y retournait pour essayer de le battre. Nous aussi, on a essayĂ© avec Laetitia, mais on n'est pas des pros des Ă©checs. Donc, on a plutĂŽt appris. donc voilĂ  des bons moments sympas du quotidien non plus vivre avec eux aussi

  • Speaker #0

    Et puis c'Ă©tait quand mĂȘme des moments complĂštement improbables parce que pour le coup moi qui n'avais jamais jouĂ© aux Ă©checs de ma vie, je ne m'y attendais pas du tout de jouer aux Ă©checs au milieu de la jungle de SibĂ©route avec les Mentawai, on s'est tombĂ© Ă  plein de choses mais pas Ă  ça. Et finalement, c'Ă©tait aussi un moment de partage qui Ă©tait hyper sympa, dĂ©routant mais sympa. Un bon souvenir qu'on gardera en tout cas.

  • Speaker #1

    Ce que nous avons appris sur la culture des Mentawai, c'est surtout avoir la chance de vivre chez Lajet. Parce que Lajet est jeune, il a une trentaine d'annĂ©es, et il aspire Ă  ĂȘtre chaman. Donc ce n'est pas tous les jeunes, il y en a trĂšs peu. Ce qu'il a envie, c'est de faire perdurer sa culture et de la faire dĂ©couvrir aux gens. Du coup, mĂȘme avant, il a travaillĂ© dans des hĂŽtels. En fait, il Ă©tait dĂ©connectĂ© de la jungle. Il a essayĂ© de vivre comme nous tous. Mais finalement, trĂšs rapidement, Chang l'a rappelĂ© et il a eu envie de... de vivre comme son grand-pĂšre. Et donc, son grand-pĂšre, Pouki, lui a dit, dĂ©jĂ , la premiĂšre chose, si tu veux devenir chaman, c'est de vivre dans la jungle et de construire ta maison. Et aprĂšs, il y a des Ă©tapes Ă  suivre. Ce n'est pas, on claque des doigts, on devient chaman. Non, il y a tout un process qui doit respecter, qui est contraignant. Du coup, lĂ , ça fait deux ans, Ă  peu prĂšs, qu'il vit dans la jungle avec sa famille. Donc, c'est une premiĂšre Ă©tape. et la coquille lui a dit ok lĂ  maintenant je vais pouvoir te donner une certaine clĂ© la premiĂšre c'est d'apprendre sur les plantes les chamans sont les docteurs viennent pour les autres pour les esprits pour tout donc du coup il doit apprendre sur les plantes. Et puis aprĂšs, il y a aussi pas mal de tabous, comme ne pas manger certains aliments ou encore ne pas dormir avec sa femme. Ce qui fait aussi que dans la relation qu'on a pu voir de Lajet et sa famille, il y avait un peu de distance. On sentait quand mĂȘme que c'Ă©tait bien sa femme d'un cĂŽtĂ© avec sa fille et puis lui. Je pense que ce tabou-lĂ  fait un peu que... Un peu comme... Alors les prĂȘtres, eux, ils n'ont pas le droit de se marier, ils n'ont carrĂ©ment pas le droit d'ĂȘtre avec qui que ce soit, mais c'est un peu ça, d'avoir cette sĂ©paration, alors que son frĂšre, PancaĂŻ, lui, qui n'aspirait pas Ă  ĂȘtre chaman, Ă©tait beaucoup plus proche. Il y a ça, et puis aprĂšs, du coup, il y a l'Ă©levage des poules et des cochons. Ce n'est pas pour rien. C'est parce qu'en fait, pendant un an, il va falloir qu'il accueille un chaman dans sa maison qui va lui expliquer tout sur son savoir. Et donc, en particulier, il doit le nourrir pendant un an. Et puis aussi, pour tous les rituels, d'avoir des cochons. C'est pour ça aussi qu'il en prend soin et qu'il n'en mange finalement pas au quotidien parce qu'il doit les conserver pour accueillir ce chaman une annĂ©e. Ça, aprĂšs, il y a aussi tous les tatouages qu'ils ont sur le corps. Alors, ça leur sert d'habit, mais aussi de protection ou de leur donner de la chance. Par exemple, ils ont l'arc dessinĂ© sur le torse qui leur permet de... peut-ĂȘtre fort quand ils partent Ă  la chasse. Ils ont le soleil couchant, le soleil levant, ils ont plein de diffĂ©rentes significations. Ce qui croit assez fortement aux esprits, en fait, ce qu'il nous expliquait, c'est qu'il n'a pas de religion. La plupart en IndonĂ©sie sont musulmans. Non, lui, il croit aux esprits et Ă  la nature.

  • Speaker #0

    Et du coup, ils ont un troisiĂšme Ɠil. En l'occurrence, on en a fait l'expĂ©rience en prĂ©sence de Cookie, le grand-pĂšre de la jet. DĂšs notre arrivĂ©e, la Cookie n'Ă©tait pas dans la jungle parce qu'on a commencĂ© notre sĂ©jour chez les Mentawai, c'Ă©tait le 2 janvier, pour fĂȘter la fin de l'annĂ©e. Le fait aussi, ils s'Ă©taient rĂ©unis dans le village oĂč certains des petits-enfants de Cookie vivent, donc un village... oĂč il y a des mentawai, mais qui n'est pas dans la jungle. Donc, Cookie y avait Ă©tĂ©. Et donc, c'Ă©tait le point de dĂ©part de la pirogue. On a Ă©tĂ© accueillis tout d'abord dans la maison, finalement, familiale Ă  cet endroit-lĂ . Et c'est lĂ  oĂč on a rencontrĂ© Cookie la premiĂšre fois. Et on avait besoin de bottes. Comme on vous a dit, il y a beaucoup de boue dans la jungle. Donc, on avait... Alexis avait une paire de bottes parce qu'il en avait trouvĂ© Ă  Bukit Lawang. ClĂ©ment, notre fils de 5 ans, avait une paire de bottes parce que pareil, Alexis les avait trouvĂ©es Ă  Bukit Lawang. Par contre, RaphaĂ«l et moi, on n'en avait pas. Et trouver des bottes pour enfants lĂ -bas, ce n'est pas si Ă©vident. Et donc du coup, c'est PancaĂŻ qui Ă©tait parti en moto pour chercher des bottes pour RaphaĂ«l. Et bon, il a mis du temps, on l'attendait. On ne savait pas quand est-ce qu'il allait revenir. On ne l'avait pas appelĂ©, rien du tout. Et Ă  un moment donnĂ©... Cookie qui Ă©tait assis Ă  cĂŽtĂ© de nous, nous dit on y va. Ah bon ? On y va ? Et en fait, 30 secondes aprĂšs, il y a PancaĂŻ qui arrive avec les bottes. Alors personne n'aurait pu prĂ©dire qu'il allait arriver, mais en tout cas, Cookie, lui, avait senti que PancaĂŻ allait revenir avec les bottes et que c'Ă©tait le moment de partir. Ça nous a complĂštement bluffĂ©s parce qu'on ne s'y attendait pas. C'est toujours incroyable de voir ce genre de choses de nos yeux. Et puis un autre truc aussi, oĂč on voit qu'il croit Ă©normĂ©ment aux esprits, c'est que le soir, vers 8h, PancaĂŻ, sa femme et ses deux filles, enfin, leurs deux filles, pardon, repartaient finalement dans leur maison, qui Ă©tait Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et ils partaient toujours avec, finalement, une branche enflammĂ©e. Alors au dĂ©but, premiĂšre fois que je les vois partir comme ça, je me dis, bon ben, c'est parce qu'ils ont besoin d'Ă©clairer leur chemin. Mais quand mĂȘme, par curiositĂ©, le lendemain on demande Ă  PancaĂŻ comment ça se fait que vous partez avec votre branche enflammĂ©e ? Et il nous explique que c'est pour chasser les mauvais esprits. Ils y croient fortement. Et pour eux, si un enfant marche dans la nuit, mĂȘme avec ses parents, mais marche dans la nuit sans feu, il y a des mauvais esprits qui peuvent venir habiter son corps et ils ne pourront pas les aider, mĂȘme un chaman. Donc pour Ă©viter que ça arrive, ils marchent tout le temps avec une branche enflammĂ©e pour accompagner leurs enfants la nuit. et donc on aurait dĂ» faire pareil avec les nĂŽtres on ne l'a pas fait parce que nous finalement on ne marchait pas on allait juste Ă  la riviĂšre pour se laver les dents le soir mais ça fait partie encore des aspects assez uniques de leur culture qu'on a pu voir et il doit y en avoir encore plein d'autres mais on n'a pas pu tout voir en 5 jours

  • Speaker #1

    Alors l'une de mes attentes c'Ă©tait de voir des animaux dans la jungle, particuliers, dangereux, c'est un peu peur, finalement. Il n'y avait rien, non parce qu'en fait les Mentawai les ont dĂ©jĂ  tous tuĂ©s, mĂȘme il y a des singes normalement, mais c'est tout reculĂ© et donc les animaux n'approchent plus leur maison au risque de se faire tuer. Donc les seuls animaux qu'on a pu voir c'est ceux qu'ils Ă©lĂšvent, donc les poules et les cochons. AprĂšs au niveau... VĂ©gĂ©tation, il y a le fameux sabou qui est partout. On le voit, on le sent, on le respire. On marche dessus parce qu'ils se conservent aussi comme planche sur leur chemin pour Ă©viter de mettre trop les pieds dans la boue parce qu'eux n'ont pas de bottes, ils marchent pieds nus. Et aprĂšs, plein de sortes de plantes, mais nous, qu'on ne connaissait pas forcĂ©ment, mais eux qui les reconnaissent, puisque du coup, ça leur sert aprĂšs pour soigner, mais aussi pour faire le poison, parce que ça aussi, ça a Ă©tĂ© une belle expĂ©rience. On a suivi Aman dans la jungle pour aller rĂ©cupĂ©rer les quatre ingrĂ©dients qui permettent de confectionner ce poison. VoilĂ , ils savent exactement, et il y en a certains, il ne faut vraiment qu'une mini-goutte, et que mĂȘme si on l'a sur les doigts et qu'on a une petite plaie, ça peut nous tuer. Donc, on Ă©tait quand mĂȘme, on regardait ça de loin, on a bien briefĂ© les enfants pour qu'ils ne touchent pas.

  • Speaker #0

    Et moi, je peux peut-ĂȘtre rajouter une petite anecdote, parce que comme le dit Alexis, il n'y avait que des cochons et des poules, alors on peut se dire, ça va, sauf qu'en fait, il n'y a pas vraiment d'enclos. Les cochons et les poules, ils se baladent partout. Surtout les cochons, on en voyait passer partout, et il y en a quand mĂȘme en quantitĂ©. Et puis, on restait dans la jungle. Enfin, on est dans la jungle. Comme je le disais tout Ă  l'heure, il n'y a pas d'eau courante, il n'y a pas d'Ă©lectricitĂ©, il n'y a pas de toilettes, il n'y a pas de douche. La douche, c'est la riviĂšre. Et on avait de la chance d'avoir une petite riviĂšre qui passait juste en bas de chez la jet. Et les toilettes, c'est la nature. Bon, c'Ă©tait quelque chose auquel on Ă©tait prĂ©parĂ©, c'Ă©tait pas trop problĂ©matique, sauf quand t'as les cochons. En fait, ce qui Ă©tait assez drĂŽle, c'est que plusieurs fois, on a essayĂ© d'aller aux toilettes, et puis Ă  chaque fois que t'essaies d'aller aux toilettes, il y a le cochon qui arrive, et tu te dis Ah ! Et puis les cochons, ils mangent le caca ! Donc, t'as pas forcĂ©ment envie de faire tes besoins dans la nature en prĂ©sence d'un cochon, parce que tu sais pas trop ce qui va se passer. Et puis, pareil, Ă  un moment donnĂ©, on allait se toucher, et puis, en fait, il y a un cochon qui passe. Et puis qui fait ses besoins dans la riviĂšre et qui s'en va. Et lĂ  tu te dis, oh ça va ĂȘtre une bonne douche celle-lĂ . Enfin ouais, c'Ă©tait des petits moments rigolos. Pas des moments remarquables parce que c'Ă©tait pas avec des animaux incroyables. Mais ça reste des cochons de partout qui font leurs besoins et qui nous suivent quand nous on est dans la jungle. Donc c'Ă©tait assez rigolo. Donc ils ont mĂȘme essayĂ© de planter des bananiers, de mettre des clĂŽtures autour pour Ă©viter que les cochons viennent manger les bananiers. Mais non, les cochons ils creusent et ils viennent tout manger. Donc au final, leur repas, il se compose essentiellement de sa goĂ»t. de noix de coco, de riz, si ils en ont, parce que finalement au milieu de la jungle il n'y a pas de riz, ils ne mangent pas grand-chose qui vient de la terre, puisque finalement c'est les cochons qui mangent tout. Donc au final, on n'a pas vu Ă©normĂ©ment de plantations, mis Ă  part les arbres de mangoustans et de ramboutans, parce qu'ils sont trop hauts pour que les cochons les atteignent. On n'a pas pu y goĂ»ter, ce n'Ă©tait pas la saison. Et puis on a aussi vu pas mal de rotins. Finalement, c'est une plante qui leur sert Ă  pas mal de choses, Ă  faire des espĂšces de cordages. Donc, tout leur toit de maison est fait, on l'a dit, avec des feuilles de sagou. Et ils les accrochent, ils les attachent entre eux avec du rotin. Puis le rotin, ça leur sert aussi Ă  faire leur flĂšche pour la chasse. Donc, voilĂ  un petit peu les plantes qu'on a pu voir dans la jungle. Donc si on devait un petit peu rĂ©sumer les moments forts que l'on a passĂ©s dans cette nature et qu'on a retenus, c'est un peu ce qu'on a racontĂ© tout au long du podcast, c'est finalement d'ĂȘtre dans cette nature qui est hostile pour nous, puisqu'il y a des plantes qui tuent, on l'a pu le voir, c'est de marcher dans cette boue, de marcher sur ces morceaux de sagou un petit peu de partout, d'avoir ces odeurs, de voir la jette couper un arbre, de couper un sagou avec juste sa machette. d'aller en rĂ©cupĂ©rer les verres pour les manger franchement chapeau Alexis pour les manger j'ai essayĂ©, c'est impossible de manger ce truc qui bougeait et qui Ă©tait gluant dans ma main c'est de voir ces femmes qui s'allongent dans cette boue pour aller pĂȘcher c'est finalement aussi de le voir la jet partir avec son arc et sa flĂšche pour aller tuer sa flĂšche empoisonnĂ©e je vous le prĂ©cise pour aller tuer son cochon c'est la nature c'est des choses qu'on ne voit nulle part ailleurs il faut ĂȘtre dans la jungle profonde tu te demandes comment en 2024 ces hommes vivent encore de cette maniĂšre lĂ  c'est assez incroyable peut-ĂȘtre que dans 10 ans il n'y en aura plus c'est ce que nous a racontĂ© la JET c'est un peu triste lui il se bat vraiment au quotidien pour faire perdurer ses traditions il vit en harmonie complĂšte avec la nature parce que nous on est complĂštement perdus Donc si on avait un conseil pour tous les voyageurs qui ont envie ou qui se demandent s'ils ont envie d'y aller, c'est...

  • Speaker #1

    Allez-y !

  • Speaker #0

    Allez-y ! Franchement, c'Ă©tait incroyable, c'est une expĂ©rience dont on va se souvenir Ă  vie, nous comme les enfants. On en parle encore entre nous assez souvent, parce que c'Ă©tait tellement dĂ©routant, c'Ă©tait tellement loin de notre quotidien que forcĂ©ment ça marque, forcĂ©ment ! on revient dessus et on a besoin finalement de se poser pour rĂ©aliser ce qu'on a vĂ©cu avec eux lĂ -bas. Donc franchement, allez-y, n'ayez pas peur. PrĂ©parez-vous peut-ĂȘtre un peu psychologiquement Ă  dormir par terre, Ă  ne pas avoir de salle de bain, pas de toilette, Ă  vivre avec des hommes qui vivent diffĂ©remment de nous. Donc allez-y sans a priori, sans jugement, ça c'est important. Parce qu'on peut ne pas ĂȘtre d'accord avec leurs croyances, avec leur maniĂšre de vivre. C'est sĂ»r, on ne va pas ĂȘtre d'accord. Surtout, par exemple, eux, l'Ă©cole, c'est pas forcĂ©ment quelque chose d'important, puisqu'il n'y a pas d'Ă©cole dans la jungle. Donc il y a les jeunes, aujourd'hui, ils reviennent, finalement, dans le village qui est Ă  l'entrĂ©e de la jungle, oĂč il y a une Ă©cole. Donc ils viennent vivre lĂ , mais finalement, ils sont tous Ă  moitiĂ© parquĂ©s, dans des maisons, soit, mais Ă  pas faire grand-chose. On a trouvĂ© ça un peu triste, finalement, ce village-lĂ . Mais ils y vont parce qu'il y a l'Ă©cole. La jet, lui, dit, ma fille, elle fera ce qu'elle voudra. Mais... Mais ce n'est pas sa prioritĂ© en tout cas que les enfants aillent Ă  l'Ă©cole. C'est quelque chose qui peut choquer, mais il faut y aller sans a priori. C'est leur maniĂšre de vivre. Ils apprennent les choses diffĂ©remment de nous. Peut-ĂȘtre aussi, un autre conseil, c'est peut-ĂȘtre y aller plus que trois jours. On a vu finalement dans tous les fils d'Insta que j'avais suivis, beaucoup de gens y allaient que trois jours. Nous, notre conseil, c'est d'essayer d'y aller plus longtemps, parce que trois jours, c'est court, sachant qu'il y a quasiment deux jours de trajet pour y aller, parce qu'il y a aussi sept heures de bateau. de Padang jusqu'Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, puis aprĂšs un peu d'attente Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, on prend un scooter pendant 20 minutes, on attend un peu, puis aprĂšs on prend la pirogue pendant une heure, une heure et demie, puis aprĂšs une demi-heure de marche Ă  pied, bout Ă  bout, c'est assez long, donc on arrive finalement le premier jour en fin de journĂ©e lĂ -bas, et nous on a trouvĂ© ça vraiment chouette de passer cinq jours, on a pu se partager, on a passĂ© trois vraies journĂ©es avec eux lĂ -bas, quatre nuits, et c'Ă©tait pas trop, c'Ă©tait... Pour nous, la durĂ©e est parfaite. N'y allez pas non plus en pensant que vous allez faire tout un tas d'activitĂ©s. Il y a plein de moments oĂč vous ne ferez rien, juste passez du temps avec eux. Il n'y a pas un programme Ă©tabli. qui est possible de faire. Pareil, vous n'attendez pas Ă  avoir 150 chamanes. Nous, on n'en a pas rencontrĂ© Ă©normĂ©ment. On en a rencontrĂ© deux. On a rencontrĂ© Aman et Cookie. Peut-ĂȘtre que d'autres gens en rencontreront plus, peut-ĂȘtre d'autres moins. Ça va dĂ©pendre s'ils sont lĂ , s'ils passent en fait. Il n'y a pas des rendez-vous de fixĂ©s. Il y a des gens qui sont lĂ , venez les voir. VoilĂ . Donc c'est un peu nos conseils. Et puis en termes d'Ă©quipement, prenez pas trop d'habits, ça sert Ă  rien, de toute façon on finit plein de boue, donc c'est comme ça. Un caouais c'est indispensable s'il pleut Ă©videmment. Un filtre Ă  eau, parce qu'on n'a pas trop bien compris avec Alexis comment il filtrait l'eau, mais je crois que c'Ă©tait avec des plantes et on a prĂ©fĂ©rĂ© utiliser notre stĂ©ri-pen et notre gourde filtrante, on Ă©tait content de les avoir. Des bottes, ça c'Ă©tait indispensable. Les enfants, ils avaient de la boue en permanence dans leurs bottes parce que les bottes, elles n'Ă©taient pas assez hautes. Mais ça leur a protĂ©gĂ© les pieds parce que finalement, les Mentawai, ils marchent pieds nus. Mais nous, ça n'aurait pas Ă©tĂ© possible. Et les baskets, si tu en as, tu les flingues. Il n'y a plus de baskets Ă  la fin du sĂ©jour. Donc vraiment, les bottes, c'est indispensable. Être en pantalon aussi, parce que finalement, on est au milieu de la jungle. MĂȘme s'il y a des petits chemins Ă  des moments donnĂ©s, c'est quand mĂȘme cool d'ĂȘtre en pantalon. Et puis une petite... sa pharmacie. Nous, elle ne nous a pas servi pour nous, mais finalement, elle leur a servi Ă  eux, parce qu'Ă  force de marcher dans la jungle pieds nus, ils ont des plaies au pied et ça leur a bien servi des comprets, du dĂ©sinfectant, des pansements. Finalement, c'Ă©tait pas mal. Bon, alors la jet, lui, il dit non, il ne faut pas, mais son frĂšre Ă©tait plutĂŽt content de les trouver. Donc voilĂ  pour nos conseils. A retenir, c'est allez-y, allez dĂ©couvrir cette tribu avant que malheureusement, ça soit peut-ĂȘtre plus possible.

  • Speaker #1

    Alors lĂ , actuellement, aprĂšs ces cinq mois intenses en Ă©motions en Asie du Sud-Est, on est plutĂŽt en mode vacances. Du coup, on a l'Australie en train de parcourir en van. Donc, c'est top. On fait beaucoup moins de rencontres. Ainsi, on fait beaucoup de rencontres d'animaux. On voit des paysages magnifiques, mais moins avec les locaux. Mais du coup, ça nous fait une petite pause, tous les quatre en famille. Donc, c'est pas mal. AprĂšs, on a... deux semaines en Nouvelle-ZĂ©lande, un mois Ă  Tahiti, et lĂ , ce sera les vraies vacances. Et aprĂšs, on repart en AmĂ©rique centrale, oĂč on est Ă  la recherche de missions de volontariat. On a vu dĂ©jĂ  pour aller faire de la sauvegarde de tortues au Costa Rica, mais si vous avez des conseils Ă  nous donner, des bons plans, on est preneurs, parce que vraiment, on a envie de faire ça en AmĂ©rique centrale, sachant qu'on parle espagnol. donc on va pouvoir crĂ©er des vraies belles relations encore une fois et puis surtout si vous avez envie de suivre la suite de nos aventures n'hĂ©sitez surtout pas Ă  venir nous voir sur Instagram sur Happy4Trip en tout cas on a Ă©tĂ© heureux de partager cette expĂ©rience avec vous si vous avez des questions n'hĂ©sitez pas et

  • Speaker #0

    puis à bientÎt à bientÎt salut salut Et voilà, cet épisode est terminé. J'espÚre qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec votre entourage. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et prenez quelques instants pour laisser un avis ou une note sur votre plateforme préférée. Vos retours sont précieux et m'aideront énormément. Merci d'avance et à bientÎt pour de nouvelles aventures.

Description


đŸŽ™ïž Exploration Immersive au CƓur de la Jungle de Sumatra parmi les Mentawai 🌏✹


Bienvenue dans cet Ă©pisode fascinant d'"À Ton Tour du Monde", oĂč nous suivons Laetitia et sa famille dans leur incroyable voyage au cƓur de la jungle de Sumatra. Rejoignez-nous pour une immersion de cinq jours auprĂšs des Mentawai, surnommĂ©s les "Hommes Fleurs", une tribu remarquable qui se bat pour conserver son identitĂ© culturelle unique dans un monde en constante Ă©volution.


🌟 Au Programme de l'Épisode :


  • Culture et Traditions Mentawai : DĂ©couvrez le quotidien et les traditions des Mentawai. De la construction de leurs maisons sur pilotis aux rituels ancestraux qui marquent leur existence, chaque instant avec eux est une prĂ©cieuse leçon de vie.

  • Rencontres et Partages : Vivez Ă  travers les yeux de Laetitia et sa famille les interactions profondes avec la tribu, enrichies par le partage de cultures, de croyances, et de pratiques chamaniques. Une tĂ©moignage de la puissance d'une civilisation en harmonie avec son environnement.

  • Conscientisation : Explorez les dĂ©fis auxquels font face les Mentawai, confrontĂ©s Ă  la menace de la disparition de leur mode de vie traditionnel. Un appel poignant Ă  la prĂ©servation culturelle et environnementale dans notre monde contemporain.

  • Une Aventure Transformatrice : Ce voyage n'est pas seulement une exploration gĂ©ographique, mais un pĂ©riple intĂ©rieur, rĂ©vĂ©lant la capacitĂ© de l'ĂȘtre humain Ă  se connecter, apprendre et Ă©voluer au contact de l'autre.

  • Leçons de Vie : À travers cette expĂ©rience exceptionnelle, Laetitia et sa famille nous partagent les leçons universelles de respect, d'humilitĂ© et de la beautĂ© de la diversitĂ© culturelle.


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Transcription

  • Speaker #0

    et le les voyageurs et bienvenue sur Ă  ton tour du monde le rĂ©cit des voyageurs aujourd'hui je vous emmĂšne Ă  la rencontre de nouveaux aventuriers alors prĂ©parez vous ĂȘtre transportĂ© au bout d'une bonne Ă©coute

  • Speaker #1

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #0

    Bonjour, moi c'est Laetitia.

  • Speaker #1

    Salut, moi c'est Alexis.

  • Speaker #0

    Bonjour,

  • Speaker #1

    moi je suis Raphaël,

  • Speaker #0

    5 ans. Bonjour, moi je suis ClĂ©ment, 5 ans. On est les Happy 4 Trip et on est en Tour du Monde depuis le 10 aoĂ»t 2023. Alors pour vous expliquer un petit peu notre petite histoire, il y a 10 ans avec Alexis, on a dĂ©jĂ  fait un Tour du Monde pendant un an. On avait commencĂ© au Chili et on avait fini en Chine. Et on s'Ă©tait toujours promis de faire un Tour du Monde avec nos enfants. Donc voilĂ , 10 ans aprĂšs, on y est ! Ça fait pas loin de six mois qu'on est en train de voyager et on veut un petit peu vous parler de ce qu'on a fait en Asie.

  • Speaker #1

    Donc du coup, sur notre premier tour du monde Ă  la fin, on avait vraiment kiffĂ©, on avait fait un super voyage tous les deux, mais il nous manquait le contact avec les locaux. LĂ , pour prĂ©parer ce nouveau tour du monde, pour aller Ă  la rencontre des gens, nous avons cherchĂ© des associations ou comment nous rendre utiles et comment aller Ă  leur contact. Donc on a eu deux... Deux façons de faire. La premiĂšre, ça a Ă©tĂ© d'adhĂ©rer Ă  deux associations, une au NĂ©pal et une au Cambodge, qui nous ont permis de faire du volontariat pendant une dizaine de jours chaque fois dans une Ă©cole. Et puis aussi, surtout, pour toutes les autres Ă©tapes, d'essayer de trouver des homestays, donc de vivre chez l'habitant. Par exemple, en Inde, on a vĂ©cu une semaine extraordinaire chez Thomas et sa famille, au milieu des backwaters, ou sinon aussi au Laos. On a fait la rencontre de Sy, et... un homme exceptionnel qui consacre son temps aux enfants. Et puis du coup, on a terminĂ© notre pĂ©riple en Asie du Sud-Est, sur l'Ăźle de Sumatra, oĂč on a fait une rencontre dingue, extraordinaire, hors du temps, au fin fond de la jungle, dans la tribu des Mentawab.

  • Speaker #0

    Pourquoi on est parti Ă  Sumatra ? DĂ©jĂ , quand on a prĂ©parĂ© notre tour du monde, on s'y est pris un petit peu de maniĂšre diffĂ©rente d'il y a dix ans. Et dix ans, on avait tous les guides de voyage. LĂ , finalement, on n'en a achetĂ© aucun. On a plus utilisĂ© Internet et surtout Insta et le suivi des familles qui sont en voyage. Et puis, en fait, on avait un... On n'avait pas prĂ©vu l'ensemble des pays, notamment ceux de l'Asie du Sud-Est. On avait un vol qui atterrissait Ă  Bangkok, un autre qui repartait trois mois et demi de Bangkok. On ne savait pas trop ce qu'on allait y faire pendant ces trois mois et demi. On avait des idĂ©es, mais pas complĂštement arrĂȘtĂ©es. Et puis au fil du voyage, on a dĂ©couvert la tribu des Mentawai, des familles et des couples qui ont Ă©tĂ© passĂ©s du temps Ă  la rencontre de cette tribu. et plus on voyait, plus ça nous donnait envie. Et donc, c'est comme ça que finalement ce projet s'est concrĂ©tisĂ©.

  • Speaker #1

    En fait, deux mois avant d'aller sur l'Ăźle de Sumatra, Laetitia a vu sur Insta, comme elle l'a expliquĂ© juste avant, qu'il y avait cette tribu qui existait. Du coup, elle a commencĂ© Ă  nous en parler. On a regardĂ© un peu la saison. Finalement, c'Ă©tait la saison des pluies, donc j'Ă©tais moyennement chaud d'aller dans la jungle sous la pluie, sachant qu'il y avait d'autres pays d'Asie du Sud-Est qui pouvaient ĂȘtre en bonne saison. Mais aprĂšs toute notre session de volontariat et de rencontre avec les gens, on s'est dit que c'Ă©tait peut-ĂȘtre la meilleure solution pour finir notre voyage en Asie du Sud-Est. Du coup, on en a parlĂ© aux enfants, leur expliquĂ© qu'on allait aller au fin fond de l'Ingingue, rencontrer des Indiens avec des arcs, des flĂšches, qui vivaient encore comme Ă  l'ancien temps, qui Ă©taient complĂštement reculĂ©s, coupĂ©s du monde. Donc mĂȘme nous, on s'y est prĂ©parĂ©s mentalement. et puis on s'est dit go allez cette fois on y va on va aller Ă  la rencontre on va repousser un peu nos limites parce que finalement lĂ  oĂč on a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment dans les autres familles c'Ă©tait quand mĂȘme un peu plus classique mĂȘme si c'Ă©tait pas toujours Ă©vident et qu'il n'y avait pas toutes les commoditĂ©s mais lĂ  aller vivre cette expĂ©rience c'Ă©tait unique et certainement qu'on ne pourrait pas la refaire donc c'Ă©tait parti, on y a Ă©tĂ© Alors, quelles Ă©taient nos attentes ?

  • Speaker #0

    Du coup, les semaines avant de partir, on a bien rĂ©flĂ©chi Ă  ce qu'on avait envie de vivre. Qu'est-ce qu'on avait envie de partager lĂ -bas, de retenir ? Et donc en fait, un des points importants, c'est qu'on avait envie de partager avec la Jet. Moi, j'avais vu que c'Ă©tait un jeune men tawhai qui Ă©tait en phase de devenir chaman. Et en fait, la Jet, il parle extrĂȘmement bien anglais. Donc on est passĂ© avec la mĂȘme agence que j'avais vue sur Insta, qui s'appelle Authentic Sumatra, dans l'espoir d'aller chez la Jet. Et on a eu la chance, donc on a Ă©tĂ© chez la JET, et c'Ă©tait super, puisqu'en fait, on a pu partager au quotidien avec lui. Donc ça, c'Ă©tait une grosse attente, de pouvoir partager librement avec la tribu. C'Ă©tait Ă©videmment de les rencontrer, de dĂ©couvrir leur mode de vie, leur quotidien, leurs croyances, leur culture. Et puis, c'Ă©tait de rencontrer aussi des chamanes, puisque la JET est un chaman en devenir, mais pas encore un chaman. Donc on avait trĂšs envie de rencontrer son grand-pĂšre, Cookie. et puis de rencontrer aussi d'autres chamanes pour un petit peu comprendre leur vie et puis de voir ces hommes fleurs en action puisque c'est quand mĂȘme assez incroyable.

  • Speaker #1

    AprĂšs notre sĂ©jour au nord de Sumatra oĂč on a Ă©tĂ© dans la jungle Ă  la rencontre des orang-outans qui Ă©tait assez exceptionnel, on avait vu d'autres singes aussi, moi j'avais l'attente de voir d'autres animaux parce que lĂ  on allait s'enfoncer vraiment dans la jungle. donc serpents, araignĂ©es, etc.

  • Speaker #0

    Donc quand on est arrivĂ© aux abords de la jungle, la premiĂšre impression qu'on a eue, c'est Waouh, ça va ĂȘtre dur ! Non pas parce que ça va ĂȘtre dur d'aller passer du temps avec des mentawai au fin fond de la jungle, mais plutĂŽt parce qu'il pleuvait, et il pleuvait assez fortement. Donc on a commencĂ© par une heure et demie de pirogue sous la pluie battante, donc on ne voyait pas grand-chose, on Ă©tait tous cachĂ©s dans nos kawais. Et puis au bout d'une heure et demie, on est arrivĂ© sur... sur les abords du village. Et lĂ , il y avait de la boue partout, mais de la boue qui montait pas jusqu'aux genoux, mais pas loin. Alors heureusement, on avait des bottes, mais c'Ă©tait pas Ă©vident d'avancer avec les enfants et nous, avec nos sacs, sur ces chemins qui sont des... chemin que les Mentawai font, mais donc du coup pas vraiment balisĂ©, on s'est dit lĂ  ça y est, on est parti et on est loin de nos retranchements. On s'Ă©tait dit que ça allait ĂȘtre dur, mais ça allait ĂȘtre incroyable aussi.

  • Speaker #1

    Et puis en plus, pendant toute la durée de la marche, on avait une odeur forte de fruits fermentés ou de plantes fermentées. On ne savait pas encore ce que c'était, mais du coup on avait les pieds dans la boue, le nez... avec des odeurs nauséabondes. Et puis aprÚs, on a eu la surprise en arrivant chez la jet. En fait, il n'y avait qu'une seule maison. On pensait arriver dans un village, mais plus tard, il nous expliquera pourquoi il n'y avait qu'une maison et pourquoi ils sont un peu séparés les uns des autres.

  • Speaker #0

    Donc, on ne va pas vous dĂ©crire la journĂ©e type que nous, on a vĂ©cu parce que finalement, la jet nous a un petit peu montrĂ© diffĂ©rentes traditions. Et donc, du coup, finalement, on n'a pas vĂ©cu la journĂ©e type. type des men tawaĂŻ, mais plutĂŽt nous on a suivi la jet sur ces activitĂ©s. Mais en tout cas, on a vu comment ils vivaient au quotidien et ce qu'ils faisaient. Donc au final, vers 5h30, 6h, tout le monde se rĂ©veille. Les femmes commencent Ă  prĂ©parer le sagou. Donc en fait, comme le disait Alexis tout Ă  l'heure, quand on est arrivĂ© dans la jungle, on a senti une odeur de fruits fermentĂ©s. Et on a compris le lendemain matin ce que c'Ă©tait. En fait, c'est du sagou. Le sagou, c'est... un palmier qui pousse particuliĂšrement dans la jungle de l'Ăźle de SibĂ©route. Et c'est un palmier qui sert Ă  tout. Finalement, ses feuilles, ça leur sert Ă  faire leur toit des maisons. Et puis le tronc sert de nourriture, donc Ă  la fois pour les poulets et les cochons, mais Ă  la fois pour toutes les tribus, puisque finalement, je ne sais pas comment dire, la chair, je ne sais pas ce que c'est, l'intĂ©rieur du tronc sert Ă  faire finalement un espĂšce de pain. qui mange au quotidien, que les femmes tous les matins rapent, compactent et mettent Ă  l'intĂ©rieur des feuilles du sagou pour les faire cuire directement au feu. Et ça nous donne Ă  la fin une sorte de pain qui n'a pas de goĂ»t, mais qui mange au quotidien. Et puis on verra aussi qu'il y a autre chose dont ils se nourrissent qui vient du sagou, mais on vous l'expliquera aprĂšs. Donc lĂ , ça prend dĂ©jĂ  pas mal de temps aux femmes le matin de faire ces prĂ©parations de sagou. Et ça, elles le font en plus plusieurs fois par jour parce qu'elles vont le faire pour chaque repas. AprĂšs, elles font la vaisselle au niveau de leurs petits points d'eau. Donc, elles n'ont pas d'eau potable, pas d'eau courante, pas d'eau potable, pas de toilette, pas d'Ă©lectricitĂ©. Il n'y a absolument rien dans leur cabane. Mais bon, du coup, elles ont des grosses bassines oĂč elles prennent l'eau de la riviĂšre. Et donc, elles font la vaisselle. Elles font aussi la lessive. Donc, dans la riviĂšre, elles vont laver les enfants. pareil dans la riviĂšre. Et puis, elle prĂ©pare le petit dĂ©jeuner. Enfin, ils prĂ©parent tous ensemble, c'est pas que les femmes. Leur petit dĂ©jeuner qui est plutĂŽt composĂ© de sagou, de riz, de poisson. Et ils le prennent tous ensemble. Donc lĂ , on le prenait avec la famille de la Jet, mais Ă©galement avec la famille de son frĂšre, avec la famille de Pancaille, qui vit Ă  une maison Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et donc, du coup, finalement, ils mangent tous ensemble. Le reste de la journĂ©e, les femmes, elles font... Elles tissent beaucoup leur... Leurs filets de pĂȘche, des filets de pĂȘche que nous on croirait acheter complĂštement dans le commerce. D'ailleurs nos enfants croyaient vraiment qu'ils les avaient achetĂ©s. Non, elles les tissent complĂštement. Et puis les hommes, eux, ils passent pas mal de temps Ă  aller nourrir leurs animaux. Donc les animaux qu'ils ont, c'est des poules et des cochons. Donc ils les nourrissent trois fois par jour avec du sagou, avec de la noix de coco. Donc voilĂ , il y a des poules et des cochons un petit peu partout. Donc il faut passer du temps pour aller les nourrir.

  • Speaker #1

    Ils les Ă©duquent mĂȘme, parce qu'on a mĂȘme vĂ©cu Ă  un moment donnĂ©... Un moment assez dingue, il y a la jet qui voit un cochon en train de tuer un poulet et du coup il est devenu dans une rage folle et du coup il a Ă©tĂ© chercher son arc, ses flĂšches, il lui a couru aprĂšs, il l'a scrutĂ© et du coup il l'a tuĂ©.

  • Speaker #0

    C'Ă©tait dingue, quand on l'a vu partir comme ça on s'est dit lĂ  on est Ă  un autre temps alors il faut savoir, le cochon c'Ă©tait pas la premiĂšre fois qu'il mangeait un poulet, c'Ă©tait la deuxiĂšme fois la premiĂšre fois il lui a jetĂ© des pierres dessus puis la deuxiĂšme fois, le cochon il n'y en avait plus il n'y a que lĂ -bas qu'on peut vivre ce genre de choses en temps normal, voir partir un homme avec ses arcs et ses flĂšches pour dire je vais tuer un cochon on nous l'aurait dit avant, on ne l'aurait pas cru et puis finalement, le reste de la journĂ©e se passe assez tranquillement Ils sont souvent les uns chez les autres. Chez la jet, il y avait souvent des gens qui arrivaient de diffĂ©rentes maisons, on ne sait pas trop d'oĂč. Et puis, ils boivent du cafĂ©, du thĂ© Ă  longueur de journĂ©e. Ils adorent jouer aux Ă©checs. La jet, d'ailleurs, il est complĂštement imbattable. On a tous essayĂ©, il n'y en a pas un de nous qui a rĂ©ussi Ă  le battre. Et donc, entre Mentawai, entre chamanes, ils jouent aux Ă©checs et ils passent du temps Ă  discuter, Ă  Ă©changer, Ă  partager entre eux. Des moments assez simples de la vie, mais toujours agrĂ©ables. Au-delĂ  de ce quotidien, qu'on a eu le plaisir de partager avec cette famille. Il y a eu aussi des interactions assez mĂ©morables, comme par exemple, la jet qui a fabriquĂ© pour RaphaĂ«l et ClĂ©ment un arc et des flĂšches. Alors, je ne vous explique pas, comme ils Ă©taient heureux, genre la jet qui leur fabrique ça, et puis surtout, qui leur apprend Ă  tirer, qu'il avait accrochĂ© une noix de coco un peu plus loin. Lui, il montre aux enfants comment tirer, Ă©videmment, il touche la noix de coco. Et puis lĂ , RaphaĂ«l et ClĂ©ment se sont entraĂźnĂ©s avec lui. Et ils ont eu la chance Ă©galement de s'entraĂźner avec un vrai chaman, avec Aman. Et donc, durant les cinq jours qu'on a passĂ©s lĂ -bas, qu'ils Ă©taient avec leur arc et leur flĂšche, et Ă  apprendre Ă  tirer, c'est des moments uniques. On est repartis avec notre arc et flĂšche. On a dĂ» le renvoyer par la poste en France parce que ça passait pas dans l'avion, mais c'Ă©tait hors de question qu'on perde finalement ce cadeau unique que la jet leur a fait. Et je pense que tout au long de leur vie... c'est quelque chose dont ils se souviendront. Donc, au-delĂ  de ces interactions que les enfants ont eu la chance de vivre avec la JET et avec Aman, on a Ă©galement pu partager des activitĂ©s. Alors, quand je dis activitĂ©s, ce n'est vraiment pas une liste d'activitĂ©s qu'on a fait avec la JET, mais plutĂŽt des choses qu'ils font, qu'ils font eux tous dans leur quotidien, dans leur vie, mais pas de maniĂšre, justement, quotidienne. plutĂŽt de maniĂšre un petit peu unique quand ils en ont besoin. Mais pour qu'on puisse les comprendre, la jet nous les a fait vivre durant ces cinq jours. Donc je pense tout d'abord Ă  la confection du pagne. Ce qu'il faut savoir que les hommes fleurs, ils ne vivent pas habillĂ©s avec des vĂȘtements comme nous. Ils vivent nus avec un pagne, un pagne fabriquĂ© en Ă©corce de bois. Donc un jour, on a Ă©tĂ© avec la jet dans la jungle pour couper finalement l'arbre spĂ©cifique. qui permet de fabriquer ce pagne. Et puis finalement, on a fabriquĂ© deux pagnes, un pour chacun des enfants, et puis pour Alexis, la jette lui en a prĂȘtĂ© un. Donc c'Ă©tait hyper intĂ©ressant de voir comment ils fabriquaient finalement cet habit qu'ils utilisent au quotidien, puisque tous les hommes-fleurs qu'on a rencontrĂ©s, finalement, sont vĂȘtus avec ce pagne. Je pense Ă©galement, finalement, au moment qu'on a pu Ă©changer avec la mĂšre de la jet, donc en allant pĂȘcher dans la riviĂšre, pareil, vĂȘtus avec les habits traditionnels qu'on avait fabriquĂ©s avant, les garçons avec leur pagne. Et puis moi avec finalement une jupe en feuilles de bananier que la maman de la jet m'avait fabriquĂ©e. Alors la maman de la jette, elle n'avait que la jupe en feuilles de bananier. Elle n'avait pas de haut parce que c'est pareil que les hommes, ils vivent plutĂŽt nus avec trĂšs peu d'habits. Et donc du coup, nous voilĂ  allĂ©s dans la riviĂšre. Bon alors j'avoue que je n'Ă©tais pas forcĂ©ment hyper rassurĂ©e parce que pour pĂȘcher des microscopiques poissons et des microscopiques crevettes, il faut s'allonger dans la riviĂšre, mettre les mains dans la boue. pour aller essayer de remuer la boue et rĂ©cupĂ©rer des mini poissons avec le filet de pĂȘche. Je n'Ă©tais pas hyper rassurĂ©e de mettre la main dans la boue, sachant qu'on Ă©tait en plein milieu de la jungle. RaphaĂ«l et ClĂ©ment ont plus eu de plaisir que moi Ă  le faire, mais on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  pĂȘcher quelques petits poissons et quelques petites crevettes. Et puis surtout, c'Ă©tait encore un moment d'Ă©change. Alors, on a beau ne pas parler la mĂȘme langue, c'Ă©tait hyper chouette ce moment. Et puis dans les regards, on arrive quand mĂȘme Ă  communiquer. Et donc ça, c'est aussi un moment mĂ©morable pour nous.

  • Speaker #1

    Tous les moments qu'on a pu passer au milieu de la jungle en suivant la jet, on peut considĂ©rer qu'ils Ă©taient mĂ©morables, parce qu'en fait c'Ă©tait une dĂ©couverte pour nous Ă  chaque instant. J'avais entendu parler qu'il fallait Ă  un moment donnĂ© peut-ĂȘtre manger des trucs un peu bizarres. Alors je suis toujours Ă  peu prĂšs par temps, mais lĂ  c'Ă©tait les gros verres blancs gluants qui bougent lĂ , qu'on peut voir aussi sur Koh Lanta. J'Ă©tais... Super chaud Ă  la base et puis du coup on a Ă©tĂ© avec la jet, il a coupĂ© le sagout, en fait c'est le palmier qui est en voie de dĂ©composition et du coup il est rongĂ© par les verres de l'intĂ©rieur. Et donc, on a Ă©tĂ© les rĂ©cupĂ©rer et lĂ , on avait ces gros trucs lĂ , bizarres, buants, dans les mains et la jet, le premier, a croquĂ© dedans. Je me suis dit quand mĂȘme Ă  un moment donnĂ©, on est venu pour tester des trucs bizarres et vivre ce genre d'expĂ©rience. On a dĂ©jĂ  mangĂ© des sauterelles, des araignĂ©es, mais qui Ă©taient cuites. LĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme cru. Je vous avouerai que je n'ai pas fait trop le malin, mais au final, j'ai croquĂ© dedans aussi, j'ai vite crachĂ©. Et puis, j'ai rĂ©essayĂ© une deuxiĂšme fois et lĂ , je l'ai mĂąchĂ©, j'ai mangĂ©. Et c'est vrai que l'intĂ©rieur, on avait l'impression que c'Ă©tait du lait. Ce n'Ă©tait pas si... Si on ferme les yeux et qu'on fait abstraction de ce qu'on mange, ce n'Ă©tait pas si dĂ©goĂ»tant. Bon, je n'en ai mangĂ© qu'un. Finalement, aprĂšs, on en a rĂ©cupĂ©rĂ© tout un seau. On l'a fait... On les a fait cuire au barbecue. Soi-disant, c'Ă©tait meilleur. Bon, du coup, les titinas s'est lancĂ© et en a croquĂ© un. Bon, vu sa tĂȘte, je crois qu'elle n'a pas trop aimĂ©. Et RaphaĂ«l a essayĂ© aussi. Bon, ça a Ă©tĂ© compliquĂ©. Et moi, j'ai remangĂ©, donc lĂ , grillĂ©. Ça avait un peu moins de goĂ»t, on va dire. C'Ă©tait toujours pas trĂšs bon. Donc ça, c'Ă©tait assez rigolo parce que du coup, c'Ă©tait vraiment un moment. pour tout le monde, mĂȘme eux, de nous voir faire cette trombine et tout. Je pense que c'Ă©tait un beau moment de partage et puis une belle expĂ©rience. Et aprĂšs, surtout, en fait, ce qui nous a plu quand mĂȘme, c'Ă©tait ces Ă©changes avec les hommes fleurs. Et en particulier avec Cookie, son grand-pĂšre, qui est censĂ© lui donner toutes les clĂ©s pour devenir un chaman, mais qui, on ne sait pas trop quel Ăąge il a, il a 90 ou peut-ĂȘtre 100 ans. donc difficile de communiquer avec lui, en plus il ne parle pas anglais, mais juste par les yeux, le visage, les expressions, on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  avoir de beaux Ă©changes. Par exemple, moi, sur le tĂ©lĂ©phone, je lui montrais ma grand-mĂšre, qui a Ă©galement 90 ans, nos parents, voir un peu oĂč on vivait, et du coup on voyait sur son visage qu'il Ă©tait pas content de dĂ©couvrir aussi notre quotidien. Donc c'Ă©tait un beau moment, simple. et heureux pour nous. Ce qui Ă©tait sympa aussi, c'Ă©tait que tout le monde essayait de battre la jet aux Ă©checs, comme m'avait dit Laetitia. Il est imbattable. Donc, du coup, tous les invitĂ©s, les chamans, et mĂȘme RaphaĂ«l a essayĂ©. On est partis avec RaphaĂ«l, parfois ça a durĂ© 10 secondes. Mais en tout cas, il essayait et il y retournait pour essayer de le battre. Nous aussi, on a essayĂ© avec Laetitia, mais on n'est pas des pros des Ă©checs. Donc, on a plutĂŽt appris. donc voilĂ  des bons moments sympas du quotidien non plus vivre avec eux aussi

  • Speaker #0

    Et puis c'Ă©tait quand mĂȘme des moments complĂštement improbables parce que pour le coup moi qui n'avais jamais jouĂ© aux Ă©checs de ma vie, je ne m'y attendais pas du tout de jouer aux Ă©checs au milieu de la jungle de SibĂ©route avec les Mentawai, on s'est tombĂ© Ă  plein de choses mais pas Ă  ça. Et finalement, c'Ă©tait aussi un moment de partage qui Ă©tait hyper sympa, dĂ©routant mais sympa. Un bon souvenir qu'on gardera en tout cas.

  • Speaker #1

    Ce que nous avons appris sur la culture des Mentawai, c'est surtout avoir la chance de vivre chez Lajet. Parce que Lajet est jeune, il a une trentaine d'annĂ©es, et il aspire Ă  ĂȘtre chaman. Donc ce n'est pas tous les jeunes, il y en a trĂšs peu. Ce qu'il a envie, c'est de faire perdurer sa culture et de la faire dĂ©couvrir aux gens. Du coup, mĂȘme avant, il a travaillĂ© dans des hĂŽtels. En fait, il Ă©tait dĂ©connectĂ© de la jungle. Il a essayĂ© de vivre comme nous tous. Mais finalement, trĂšs rapidement, Chang l'a rappelĂ© et il a eu envie de... de vivre comme son grand-pĂšre. Et donc, son grand-pĂšre, Pouki, lui a dit, dĂ©jĂ , la premiĂšre chose, si tu veux devenir chaman, c'est de vivre dans la jungle et de construire ta maison. Et aprĂšs, il y a des Ă©tapes Ă  suivre. Ce n'est pas, on claque des doigts, on devient chaman. Non, il y a tout un process qui doit respecter, qui est contraignant. Du coup, lĂ , ça fait deux ans, Ă  peu prĂšs, qu'il vit dans la jungle avec sa famille. Donc, c'est une premiĂšre Ă©tape. et la coquille lui a dit ok lĂ  maintenant je vais pouvoir te donner une certaine clĂ© la premiĂšre c'est d'apprendre sur les plantes les chamans sont les docteurs viennent pour les autres pour les esprits pour tout donc du coup il doit apprendre sur les plantes. Et puis aprĂšs, il y a aussi pas mal de tabous, comme ne pas manger certains aliments ou encore ne pas dormir avec sa femme. Ce qui fait aussi que dans la relation qu'on a pu voir de Lajet et sa famille, il y avait un peu de distance. On sentait quand mĂȘme que c'Ă©tait bien sa femme d'un cĂŽtĂ© avec sa fille et puis lui. Je pense que ce tabou-lĂ  fait un peu que... Un peu comme... Alors les prĂȘtres, eux, ils n'ont pas le droit de se marier, ils n'ont carrĂ©ment pas le droit d'ĂȘtre avec qui que ce soit, mais c'est un peu ça, d'avoir cette sĂ©paration, alors que son frĂšre, PancaĂŻ, lui, qui n'aspirait pas Ă  ĂȘtre chaman, Ă©tait beaucoup plus proche. Il y a ça, et puis aprĂšs, du coup, il y a l'Ă©levage des poules et des cochons. Ce n'est pas pour rien. C'est parce qu'en fait, pendant un an, il va falloir qu'il accueille un chaman dans sa maison qui va lui expliquer tout sur son savoir. Et donc, en particulier, il doit le nourrir pendant un an. Et puis aussi, pour tous les rituels, d'avoir des cochons. C'est pour ça aussi qu'il en prend soin et qu'il n'en mange finalement pas au quotidien parce qu'il doit les conserver pour accueillir ce chaman une annĂ©e. Ça, aprĂšs, il y a aussi tous les tatouages qu'ils ont sur le corps. Alors, ça leur sert d'habit, mais aussi de protection ou de leur donner de la chance. Par exemple, ils ont l'arc dessinĂ© sur le torse qui leur permet de... peut-ĂȘtre fort quand ils partent Ă  la chasse. Ils ont le soleil couchant, le soleil levant, ils ont plein de diffĂ©rentes significations. Ce qui croit assez fortement aux esprits, en fait, ce qu'il nous expliquait, c'est qu'il n'a pas de religion. La plupart en IndonĂ©sie sont musulmans. Non, lui, il croit aux esprits et Ă  la nature.

  • Speaker #0

    Et du coup, ils ont un troisiĂšme Ɠil. En l'occurrence, on en a fait l'expĂ©rience en prĂ©sence de Cookie, le grand-pĂšre de la jet. DĂšs notre arrivĂ©e, la Cookie n'Ă©tait pas dans la jungle parce qu'on a commencĂ© notre sĂ©jour chez les Mentawai, c'Ă©tait le 2 janvier, pour fĂȘter la fin de l'annĂ©e. Le fait aussi, ils s'Ă©taient rĂ©unis dans le village oĂč certains des petits-enfants de Cookie vivent, donc un village... oĂč il y a des mentawai, mais qui n'est pas dans la jungle. Donc, Cookie y avait Ă©tĂ©. Et donc, c'Ă©tait le point de dĂ©part de la pirogue. On a Ă©tĂ© accueillis tout d'abord dans la maison, finalement, familiale Ă  cet endroit-lĂ . Et c'est lĂ  oĂč on a rencontrĂ© Cookie la premiĂšre fois. Et on avait besoin de bottes. Comme on vous a dit, il y a beaucoup de boue dans la jungle. Donc, on avait... Alexis avait une paire de bottes parce qu'il en avait trouvĂ© Ă  Bukit Lawang. ClĂ©ment, notre fils de 5 ans, avait une paire de bottes parce que pareil, Alexis les avait trouvĂ©es Ă  Bukit Lawang. Par contre, RaphaĂ«l et moi, on n'en avait pas. Et trouver des bottes pour enfants lĂ -bas, ce n'est pas si Ă©vident. Et donc du coup, c'est PancaĂŻ qui Ă©tait parti en moto pour chercher des bottes pour RaphaĂ«l. Et bon, il a mis du temps, on l'attendait. On ne savait pas quand est-ce qu'il allait revenir. On ne l'avait pas appelĂ©, rien du tout. Et Ă  un moment donnĂ©... Cookie qui Ă©tait assis Ă  cĂŽtĂ© de nous, nous dit on y va. Ah bon ? On y va ? Et en fait, 30 secondes aprĂšs, il y a PancaĂŻ qui arrive avec les bottes. Alors personne n'aurait pu prĂ©dire qu'il allait arriver, mais en tout cas, Cookie, lui, avait senti que PancaĂŻ allait revenir avec les bottes et que c'Ă©tait le moment de partir. Ça nous a complĂštement bluffĂ©s parce qu'on ne s'y attendait pas. C'est toujours incroyable de voir ce genre de choses de nos yeux. Et puis un autre truc aussi, oĂč on voit qu'il croit Ă©normĂ©ment aux esprits, c'est que le soir, vers 8h, PancaĂŻ, sa femme et ses deux filles, enfin, leurs deux filles, pardon, repartaient finalement dans leur maison, qui Ă©tait Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et ils partaient toujours avec, finalement, une branche enflammĂ©e. Alors au dĂ©but, premiĂšre fois que je les vois partir comme ça, je me dis, bon ben, c'est parce qu'ils ont besoin d'Ă©clairer leur chemin. Mais quand mĂȘme, par curiositĂ©, le lendemain on demande Ă  PancaĂŻ comment ça se fait que vous partez avec votre branche enflammĂ©e ? Et il nous explique que c'est pour chasser les mauvais esprits. Ils y croient fortement. Et pour eux, si un enfant marche dans la nuit, mĂȘme avec ses parents, mais marche dans la nuit sans feu, il y a des mauvais esprits qui peuvent venir habiter son corps et ils ne pourront pas les aider, mĂȘme un chaman. Donc pour Ă©viter que ça arrive, ils marchent tout le temps avec une branche enflammĂ©e pour accompagner leurs enfants la nuit. et donc on aurait dĂ» faire pareil avec les nĂŽtres on ne l'a pas fait parce que nous finalement on ne marchait pas on allait juste Ă  la riviĂšre pour se laver les dents le soir mais ça fait partie encore des aspects assez uniques de leur culture qu'on a pu voir et il doit y en avoir encore plein d'autres mais on n'a pas pu tout voir en 5 jours

  • Speaker #1

    Alors l'une de mes attentes c'Ă©tait de voir des animaux dans la jungle, particuliers, dangereux, c'est un peu peur, finalement. Il n'y avait rien, non parce qu'en fait les Mentawai les ont dĂ©jĂ  tous tuĂ©s, mĂȘme il y a des singes normalement, mais c'est tout reculĂ© et donc les animaux n'approchent plus leur maison au risque de se faire tuer. Donc les seuls animaux qu'on a pu voir c'est ceux qu'ils Ă©lĂšvent, donc les poules et les cochons. AprĂšs au niveau... VĂ©gĂ©tation, il y a le fameux sabou qui est partout. On le voit, on le sent, on le respire. On marche dessus parce qu'ils se conservent aussi comme planche sur leur chemin pour Ă©viter de mettre trop les pieds dans la boue parce qu'eux n'ont pas de bottes, ils marchent pieds nus. Et aprĂšs, plein de sortes de plantes, mais nous, qu'on ne connaissait pas forcĂ©ment, mais eux qui les reconnaissent, puisque du coup, ça leur sert aprĂšs pour soigner, mais aussi pour faire le poison, parce que ça aussi, ça a Ă©tĂ© une belle expĂ©rience. On a suivi Aman dans la jungle pour aller rĂ©cupĂ©rer les quatre ingrĂ©dients qui permettent de confectionner ce poison. VoilĂ , ils savent exactement, et il y en a certains, il ne faut vraiment qu'une mini-goutte, et que mĂȘme si on l'a sur les doigts et qu'on a une petite plaie, ça peut nous tuer. Donc, on Ă©tait quand mĂȘme, on regardait ça de loin, on a bien briefĂ© les enfants pour qu'ils ne touchent pas.

  • Speaker #0

    Et moi, je peux peut-ĂȘtre rajouter une petite anecdote, parce que comme le dit Alexis, il n'y avait que des cochons et des poules, alors on peut se dire, ça va, sauf qu'en fait, il n'y a pas vraiment d'enclos. Les cochons et les poules, ils se baladent partout. Surtout les cochons, on en voyait passer partout, et il y en a quand mĂȘme en quantitĂ©. Et puis, on restait dans la jungle. Enfin, on est dans la jungle. Comme je le disais tout Ă  l'heure, il n'y a pas d'eau courante, il n'y a pas d'Ă©lectricitĂ©, il n'y a pas de toilettes, il n'y a pas de douche. La douche, c'est la riviĂšre. Et on avait de la chance d'avoir une petite riviĂšre qui passait juste en bas de chez la jet. Et les toilettes, c'est la nature. Bon, c'Ă©tait quelque chose auquel on Ă©tait prĂ©parĂ©, c'Ă©tait pas trop problĂ©matique, sauf quand t'as les cochons. En fait, ce qui Ă©tait assez drĂŽle, c'est que plusieurs fois, on a essayĂ© d'aller aux toilettes, et puis Ă  chaque fois que t'essaies d'aller aux toilettes, il y a le cochon qui arrive, et tu te dis Ah ! Et puis les cochons, ils mangent le caca ! Donc, t'as pas forcĂ©ment envie de faire tes besoins dans la nature en prĂ©sence d'un cochon, parce que tu sais pas trop ce qui va se passer. Et puis, pareil, Ă  un moment donnĂ©, on allait se toucher, et puis, en fait, il y a un cochon qui passe. Et puis qui fait ses besoins dans la riviĂšre et qui s'en va. Et lĂ  tu te dis, oh ça va ĂȘtre une bonne douche celle-lĂ . Enfin ouais, c'Ă©tait des petits moments rigolos. Pas des moments remarquables parce que c'Ă©tait pas avec des animaux incroyables. Mais ça reste des cochons de partout qui font leurs besoins et qui nous suivent quand nous on est dans la jungle. Donc c'Ă©tait assez rigolo. Donc ils ont mĂȘme essayĂ© de planter des bananiers, de mettre des clĂŽtures autour pour Ă©viter que les cochons viennent manger les bananiers. Mais non, les cochons ils creusent et ils viennent tout manger. Donc au final, leur repas, il se compose essentiellement de sa goĂ»t. de noix de coco, de riz, si ils en ont, parce que finalement au milieu de la jungle il n'y a pas de riz, ils ne mangent pas grand-chose qui vient de la terre, puisque finalement c'est les cochons qui mangent tout. Donc au final, on n'a pas vu Ă©normĂ©ment de plantations, mis Ă  part les arbres de mangoustans et de ramboutans, parce qu'ils sont trop hauts pour que les cochons les atteignent. On n'a pas pu y goĂ»ter, ce n'Ă©tait pas la saison. Et puis on a aussi vu pas mal de rotins. Finalement, c'est une plante qui leur sert Ă  pas mal de choses, Ă  faire des espĂšces de cordages. Donc, tout leur toit de maison est fait, on l'a dit, avec des feuilles de sagou. Et ils les accrochent, ils les attachent entre eux avec du rotin. Puis le rotin, ça leur sert aussi Ă  faire leur flĂšche pour la chasse. Donc, voilĂ  un petit peu les plantes qu'on a pu voir dans la jungle. Donc si on devait un petit peu rĂ©sumer les moments forts que l'on a passĂ©s dans cette nature et qu'on a retenus, c'est un peu ce qu'on a racontĂ© tout au long du podcast, c'est finalement d'ĂȘtre dans cette nature qui est hostile pour nous, puisqu'il y a des plantes qui tuent, on l'a pu le voir, c'est de marcher dans cette boue, de marcher sur ces morceaux de sagou un petit peu de partout, d'avoir ces odeurs, de voir la jette couper un arbre, de couper un sagou avec juste sa machette. d'aller en rĂ©cupĂ©rer les verres pour les manger franchement chapeau Alexis pour les manger j'ai essayĂ©, c'est impossible de manger ce truc qui bougeait et qui Ă©tait gluant dans ma main c'est de voir ces femmes qui s'allongent dans cette boue pour aller pĂȘcher c'est finalement aussi de le voir la jet partir avec son arc et sa flĂšche pour aller tuer sa flĂšche empoisonnĂ©e je vous le prĂ©cise pour aller tuer son cochon c'est la nature c'est des choses qu'on ne voit nulle part ailleurs il faut ĂȘtre dans la jungle profonde tu te demandes comment en 2024 ces hommes vivent encore de cette maniĂšre lĂ  c'est assez incroyable peut-ĂȘtre que dans 10 ans il n'y en aura plus c'est ce que nous a racontĂ© la JET c'est un peu triste lui il se bat vraiment au quotidien pour faire perdurer ses traditions il vit en harmonie complĂšte avec la nature parce que nous on est complĂštement perdus Donc si on avait un conseil pour tous les voyageurs qui ont envie ou qui se demandent s'ils ont envie d'y aller, c'est...

  • Speaker #1

    Allez-y !

  • Speaker #0

    Allez-y ! Franchement, c'Ă©tait incroyable, c'est une expĂ©rience dont on va se souvenir Ă  vie, nous comme les enfants. On en parle encore entre nous assez souvent, parce que c'Ă©tait tellement dĂ©routant, c'Ă©tait tellement loin de notre quotidien que forcĂ©ment ça marque, forcĂ©ment ! on revient dessus et on a besoin finalement de se poser pour rĂ©aliser ce qu'on a vĂ©cu avec eux lĂ -bas. Donc franchement, allez-y, n'ayez pas peur. PrĂ©parez-vous peut-ĂȘtre un peu psychologiquement Ă  dormir par terre, Ă  ne pas avoir de salle de bain, pas de toilette, Ă  vivre avec des hommes qui vivent diffĂ©remment de nous. Donc allez-y sans a priori, sans jugement, ça c'est important. Parce qu'on peut ne pas ĂȘtre d'accord avec leurs croyances, avec leur maniĂšre de vivre. C'est sĂ»r, on ne va pas ĂȘtre d'accord. Surtout, par exemple, eux, l'Ă©cole, c'est pas forcĂ©ment quelque chose d'important, puisqu'il n'y a pas d'Ă©cole dans la jungle. Donc il y a les jeunes, aujourd'hui, ils reviennent, finalement, dans le village qui est Ă  l'entrĂ©e de la jungle, oĂč il y a une Ă©cole. Donc ils viennent vivre lĂ , mais finalement, ils sont tous Ă  moitiĂ© parquĂ©s, dans des maisons, soit, mais Ă  pas faire grand-chose. On a trouvĂ© ça un peu triste, finalement, ce village-lĂ . Mais ils y vont parce qu'il y a l'Ă©cole. La jet, lui, dit, ma fille, elle fera ce qu'elle voudra. Mais... Mais ce n'est pas sa prioritĂ© en tout cas que les enfants aillent Ă  l'Ă©cole. C'est quelque chose qui peut choquer, mais il faut y aller sans a priori. C'est leur maniĂšre de vivre. Ils apprennent les choses diffĂ©remment de nous. Peut-ĂȘtre aussi, un autre conseil, c'est peut-ĂȘtre y aller plus que trois jours. On a vu finalement dans tous les fils d'Insta que j'avais suivis, beaucoup de gens y allaient que trois jours. Nous, notre conseil, c'est d'essayer d'y aller plus longtemps, parce que trois jours, c'est court, sachant qu'il y a quasiment deux jours de trajet pour y aller, parce qu'il y a aussi sept heures de bateau. de Padang jusqu'Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, puis aprĂšs un peu d'attente Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, on prend un scooter pendant 20 minutes, on attend un peu, puis aprĂšs on prend la pirogue pendant une heure, une heure et demie, puis aprĂšs une demi-heure de marche Ă  pied, bout Ă  bout, c'est assez long, donc on arrive finalement le premier jour en fin de journĂ©e lĂ -bas, et nous on a trouvĂ© ça vraiment chouette de passer cinq jours, on a pu se partager, on a passĂ© trois vraies journĂ©es avec eux lĂ -bas, quatre nuits, et c'Ă©tait pas trop, c'Ă©tait... Pour nous, la durĂ©e est parfaite. N'y allez pas non plus en pensant que vous allez faire tout un tas d'activitĂ©s. Il y a plein de moments oĂč vous ne ferez rien, juste passez du temps avec eux. Il n'y a pas un programme Ă©tabli. qui est possible de faire. Pareil, vous n'attendez pas Ă  avoir 150 chamanes. Nous, on n'en a pas rencontrĂ© Ă©normĂ©ment. On en a rencontrĂ© deux. On a rencontrĂ© Aman et Cookie. Peut-ĂȘtre que d'autres gens en rencontreront plus, peut-ĂȘtre d'autres moins. Ça va dĂ©pendre s'ils sont lĂ , s'ils passent en fait. Il n'y a pas des rendez-vous de fixĂ©s. Il y a des gens qui sont lĂ , venez les voir. VoilĂ . Donc c'est un peu nos conseils. Et puis en termes d'Ă©quipement, prenez pas trop d'habits, ça sert Ă  rien, de toute façon on finit plein de boue, donc c'est comme ça. Un caouais c'est indispensable s'il pleut Ă©videmment. Un filtre Ă  eau, parce qu'on n'a pas trop bien compris avec Alexis comment il filtrait l'eau, mais je crois que c'Ă©tait avec des plantes et on a prĂ©fĂ©rĂ© utiliser notre stĂ©ri-pen et notre gourde filtrante, on Ă©tait content de les avoir. Des bottes, ça c'Ă©tait indispensable. Les enfants, ils avaient de la boue en permanence dans leurs bottes parce que les bottes, elles n'Ă©taient pas assez hautes. Mais ça leur a protĂ©gĂ© les pieds parce que finalement, les Mentawai, ils marchent pieds nus. Mais nous, ça n'aurait pas Ă©tĂ© possible. Et les baskets, si tu en as, tu les flingues. Il n'y a plus de baskets Ă  la fin du sĂ©jour. Donc vraiment, les bottes, c'est indispensable. Être en pantalon aussi, parce que finalement, on est au milieu de la jungle. MĂȘme s'il y a des petits chemins Ă  des moments donnĂ©s, c'est quand mĂȘme cool d'ĂȘtre en pantalon. Et puis une petite... sa pharmacie. Nous, elle ne nous a pas servi pour nous, mais finalement, elle leur a servi Ă  eux, parce qu'Ă  force de marcher dans la jungle pieds nus, ils ont des plaies au pied et ça leur a bien servi des comprets, du dĂ©sinfectant, des pansements. Finalement, c'Ă©tait pas mal. Bon, alors la jet, lui, il dit non, il ne faut pas, mais son frĂšre Ă©tait plutĂŽt content de les trouver. Donc voilĂ  pour nos conseils. A retenir, c'est allez-y, allez dĂ©couvrir cette tribu avant que malheureusement, ça soit peut-ĂȘtre plus possible.

  • Speaker #1

    Alors lĂ , actuellement, aprĂšs ces cinq mois intenses en Ă©motions en Asie du Sud-Est, on est plutĂŽt en mode vacances. Du coup, on a l'Australie en train de parcourir en van. Donc, c'est top. On fait beaucoup moins de rencontres. Ainsi, on fait beaucoup de rencontres d'animaux. On voit des paysages magnifiques, mais moins avec les locaux. Mais du coup, ça nous fait une petite pause, tous les quatre en famille. Donc, c'est pas mal. AprĂšs, on a... deux semaines en Nouvelle-ZĂ©lande, un mois Ă  Tahiti, et lĂ , ce sera les vraies vacances. Et aprĂšs, on repart en AmĂ©rique centrale, oĂč on est Ă  la recherche de missions de volontariat. On a vu dĂ©jĂ  pour aller faire de la sauvegarde de tortues au Costa Rica, mais si vous avez des conseils Ă  nous donner, des bons plans, on est preneurs, parce que vraiment, on a envie de faire ça en AmĂ©rique centrale, sachant qu'on parle espagnol. donc on va pouvoir crĂ©er des vraies belles relations encore une fois et puis surtout si vous avez envie de suivre la suite de nos aventures n'hĂ©sitez surtout pas Ă  venir nous voir sur Instagram sur Happy4Trip en tout cas on a Ă©tĂ© heureux de partager cette expĂ©rience avec vous si vous avez des questions n'hĂ©sitez pas et

  • Speaker #0

    puis à bientÎt à bientÎt salut salut Et voilà, cet épisode est terminé. J'espÚre qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec votre entourage. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et prenez quelques instants pour laisser un avis ou une note sur votre plateforme préférée. Vos retours sont précieux et m'aideront énormément. Merci d'avance et à bientÎt pour de nouvelles aventures.

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đŸŽ™ïž Exploration Immersive au CƓur de la Jungle de Sumatra parmi les Mentawai 🌏✹


Bienvenue dans cet Ă©pisode fascinant d'"À Ton Tour du Monde", oĂč nous suivons Laetitia et sa famille dans leur incroyable voyage au cƓur de la jungle de Sumatra. Rejoignez-nous pour une immersion de cinq jours auprĂšs des Mentawai, surnommĂ©s les "Hommes Fleurs", une tribu remarquable qui se bat pour conserver son identitĂ© culturelle unique dans un monde en constante Ă©volution.


🌟 Au Programme de l'Épisode :


  • Culture et Traditions Mentawai : DĂ©couvrez le quotidien et les traditions des Mentawai. De la construction de leurs maisons sur pilotis aux rituels ancestraux qui marquent leur existence, chaque instant avec eux est une prĂ©cieuse leçon de vie.

  • Rencontres et Partages : Vivez Ă  travers les yeux de Laetitia et sa famille les interactions profondes avec la tribu, enrichies par le partage de cultures, de croyances, et de pratiques chamaniques. Une tĂ©moignage de la puissance d'une civilisation en harmonie avec son environnement.

  • Conscientisation : Explorez les dĂ©fis auxquels font face les Mentawai, confrontĂ©s Ă  la menace de la disparition de leur mode de vie traditionnel. Un appel poignant Ă  la prĂ©servation culturelle et environnementale dans notre monde contemporain.

  • Une Aventure Transformatrice : Ce voyage n'est pas seulement une exploration gĂ©ographique, mais un pĂ©riple intĂ©rieur, rĂ©vĂ©lant la capacitĂ© de l'ĂȘtre humain Ă  se connecter, apprendre et Ă©voluer au contact de l'autre.

  • Leçons de Vie : À travers cette expĂ©rience exceptionnelle, Laetitia et sa famille nous partagent les leçons universelles de respect, d'humilitĂ© et de la beautĂ© de la diversitĂ© culturelle.


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Transcription

  • Speaker #0

    et le les voyageurs et bienvenue sur Ă  ton tour du monde le rĂ©cit des voyageurs aujourd'hui je vous emmĂšne Ă  la rencontre de nouveaux aventuriers alors prĂ©parez vous ĂȘtre transportĂ© au bout d'une bonne Ă©coute

  • Speaker #1

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #0

    Bonjour, moi c'est Laetitia.

  • Speaker #1

    Salut, moi c'est Alexis.

  • Speaker #0

    Bonjour,

  • Speaker #1

    moi je suis Raphaël,

  • Speaker #0

    5 ans. Bonjour, moi je suis ClĂ©ment, 5 ans. On est les Happy 4 Trip et on est en Tour du Monde depuis le 10 aoĂ»t 2023. Alors pour vous expliquer un petit peu notre petite histoire, il y a 10 ans avec Alexis, on a dĂ©jĂ  fait un Tour du Monde pendant un an. On avait commencĂ© au Chili et on avait fini en Chine. Et on s'Ă©tait toujours promis de faire un Tour du Monde avec nos enfants. Donc voilĂ , 10 ans aprĂšs, on y est ! Ça fait pas loin de six mois qu'on est en train de voyager et on veut un petit peu vous parler de ce qu'on a fait en Asie.

  • Speaker #1

    Donc du coup, sur notre premier tour du monde Ă  la fin, on avait vraiment kiffĂ©, on avait fait un super voyage tous les deux, mais il nous manquait le contact avec les locaux. LĂ , pour prĂ©parer ce nouveau tour du monde, pour aller Ă  la rencontre des gens, nous avons cherchĂ© des associations ou comment nous rendre utiles et comment aller Ă  leur contact. Donc on a eu deux... Deux façons de faire. La premiĂšre, ça a Ă©tĂ© d'adhĂ©rer Ă  deux associations, une au NĂ©pal et une au Cambodge, qui nous ont permis de faire du volontariat pendant une dizaine de jours chaque fois dans une Ă©cole. Et puis aussi, surtout, pour toutes les autres Ă©tapes, d'essayer de trouver des homestays, donc de vivre chez l'habitant. Par exemple, en Inde, on a vĂ©cu une semaine extraordinaire chez Thomas et sa famille, au milieu des backwaters, ou sinon aussi au Laos. On a fait la rencontre de Sy, et... un homme exceptionnel qui consacre son temps aux enfants. Et puis du coup, on a terminĂ© notre pĂ©riple en Asie du Sud-Est, sur l'Ăźle de Sumatra, oĂč on a fait une rencontre dingue, extraordinaire, hors du temps, au fin fond de la jungle, dans la tribu des Mentawab.

  • Speaker #0

    Pourquoi on est parti Ă  Sumatra ? DĂ©jĂ , quand on a prĂ©parĂ© notre tour du monde, on s'y est pris un petit peu de maniĂšre diffĂ©rente d'il y a dix ans. Et dix ans, on avait tous les guides de voyage. LĂ , finalement, on n'en a achetĂ© aucun. On a plus utilisĂ© Internet et surtout Insta et le suivi des familles qui sont en voyage. Et puis, en fait, on avait un... On n'avait pas prĂ©vu l'ensemble des pays, notamment ceux de l'Asie du Sud-Est. On avait un vol qui atterrissait Ă  Bangkok, un autre qui repartait trois mois et demi de Bangkok. On ne savait pas trop ce qu'on allait y faire pendant ces trois mois et demi. On avait des idĂ©es, mais pas complĂštement arrĂȘtĂ©es. Et puis au fil du voyage, on a dĂ©couvert la tribu des Mentawai, des familles et des couples qui ont Ă©tĂ© passĂ©s du temps Ă  la rencontre de cette tribu. et plus on voyait, plus ça nous donnait envie. Et donc, c'est comme ça que finalement ce projet s'est concrĂ©tisĂ©.

  • Speaker #1

    En fait, deux mois avant d'aller sur l'Ăźle de Sumatra, Laetitia a vu sur Insta, comme elle l'a expliquĂ© juste avant, qu'il y avait cette tribu qui existait. Du coup, elle a commencĂ© Ă  nous en parler. On a regardĂ© un peu la saison. Finalement, c'Ă©tait la saison des pluies, donc j'Ă©tais moyennement chaud d'aller dans la jungle sous la pluie, sachant qu'il y avait d'autres pays d'Asie du Sud-Est qui pouvaient ĂȘtre en bonne saison. Mais aprĂšs toute notre session de volontariat et de rencontre avec les gens, on s'est dit que c'Ă©tait peut-ĂȘtre la meilleure solution pour finir notre voyage en Asie du Sud-Est. Du coup, on en a parlĂ© aux enfants, leur expliquĂ© qu'on allait aller au fin fond de l'Ingingue, rencontrer des Indiens avec des arcs, des flĂšches, qui vivaient encore comme Ă  l'ancien temps, qui Ă©taient complĂštement reculĂ©s, coupĂ©s du monde. Donc mĂȘme nous, on s'y est prĂ©parĂ©s mentalement. et puis on s'est dit go allez cette fois on y va on va aller Ă  la rencontre on va repousser un peu nos limites parce que finalement lĂ  oĂč on a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment dans les autres familles c'Ă©tait quand mĂȘme un peu plus classique mĂȘme si c'Ă©tait pas toujours Ă©vident et qu'il n'y avait pas toutes les commoditĂ©s mais lĂ  aller vivre cette expĂ©rience c'Ă©tait unique et certainement qu'on ne pourrait pas la refaire donc c'Ă©tait parti, on y a Ă©tĂ© Alors, quelles Ă©taient nos attentes ?

  • Speaker #0

    Du coup, les semaines avant de partir, on a bien rĂ©flĂ©chi Ă  ce qu'on avait envie de vivre. Qu'est-ce qu'on avait envie de partager lĂ -bas, de retenir ? Et donc en fait, un des points importants, c'est qu'on avait envie de partager avec la Jet. Moi, j'avais vu que c'Ă©tait un jeune men tawhai qui Ă©tait en phase de devenir chaman. Et en fait, la Jet, il parle extrĂȘmement bien anglais. Donc on est passĂ© avec la mĂȘme agence que j'avais vue sur Insta, qui s'appelle Authentic Sumatra, dans l'espoir d'aller chez la Jet. Et on a eu la chance, donc on a Ă©tĂ© chez la JET, et c'Ă©tait super, puisqu'en fait, on a pu partager au quotidien avec lui. Donc ça, c'Ă©tait une grosse attente, de pouvoir partager librement avec la tribu. C'Ă©tait Ă©videmment de les rencontrer, de dĂ©couvrir leur mode de vie, leur quotidien, leurs croyances, leur culture. Et puis, c'Ă©tait de rencontrer aussi des chamanes, puisque la JET est un chaman en devenir, mais pas encore un chaman. Donc on avait trĂšs envie de rencontrer son grand-pĂšre, Cookie. et puis de rencontrer aussi d'autres chamanes pour un petit peu comprendre leur vie et puis de voir ces hommes fleurs en action puisque c'est quand mĂȘme assez incroyable.

  • Speaker #1

    AprĂšs notre sĂ©jour au nord de Sumatra oĂč on a Ă©tĂ© dans la jungle Ă  la rencontre des orang-outans qui Ă©tait assez exceptionnel, on avait vu d'autres singes aussi, moi j'avais l'attente de voir d'autres animaux parce que lĂ  on allait s'enfoncer vraiment dans la jungle. donc serpents, araignĂ©es, etc.

  • Speaker #0

    Donc quand on est arrivĂ© aux abords de la jungle, la premiĂšre impression qu'on a eue, c'est Waouh, ça va ĂȘtre dur ! Non pas parce que ça va ĂȘtre dur d'aller passer du temps avec des mentawai au fin fond de la jungle, mais plutĂŽt parce qu'il pleuvait, et il pleuvait assez fortement. Donc on a commencĂ© par une heure et demie de pirogue sous la pluie battante, donc on ne voyait pas grand-chose, on Ă©tait tous cachĂ©s dans nos kawais. Et puis au bout d'une heure et demie, on est arrivĂ© sur... sur les abords du village. Et lĂ , il y avait de la boue partout, mais de la boue qui montait pas jusqu'aux genoux, mais pas loin. Alors heureusement, on avait des bottes, mais c'Ă©tait pas Ă©vident d'avancer avec les enfants et nous, avec nos sacs, sur ces chemins qui sont des... chemin que les Mentawai font, mais donc du coup pas vraiment balisĂ©, on s'est dit lĂ  ça y est, on est parti et on est loin de nos retranchements. On s'Ă©tait dit que ça allait ĂȘtre dur, mais ça allait ĂȘtre incroyable aussi.

  • Speaker #1

    Et puis en plus, pendant toute la durée de la marche, on avait une odeur forte de fruits fermentés ou de plantes fermentées. On ne savait pas encore ce que c'était, mais du coup on avait les pieds dans la boue, le nez... avec des odeurs nauséabondes. Et puis aprÚs, on a eu la surprise en arrivant chez la jet. En fait, il n'y avait qu'une seule maison. On pensait arriver dans un village, mais plus tard, il nous expliquera pourquoi il n'y avait qu'une maison et pourquoi ils sont un peu séparés les uns des autres.

  • Speaker #0

    Donc, on ne va pas vous dĂ©crire la journĂ©e type que nous, on a vĂ©cu parce que finalement, la jet nous a un petit peu montrĂ© diffĂ©rentes traditions. Et donc, du coup, finalement, on n'a pas vĂ©cu la journĂ©e type. type des men tawaĂŻ, mais plutĂŽt nous on a suivi la jet sur ces activitĂ©s. Mais en tout cas, on a vu comment ils vivaient au quotidien et ce qu'ils faisaient. Donc au final, vers 5h30, 6h, tout le monde se rĂ©veille. Les femmes commencent Ă  prĂ©parer le sagou. Donc en fait, comme le disait Alexis tout Ă  l'heure, quand on est arrivĂ© dans la jungle, on a senti une odeur de fruits fermentĂ©s. Et on a compris le lendemain matin ce que c'Ă©tait. En fait, c'est du sagou. Le sagou, c'est... un palmier qui pousse particuliĂšrement dans la jungle de l'Ăźle de SibĂ©route. Et c'est un palmier qui sert Ă  tout. Finalement, ses feuilles, ça leur sert Ă  faire leur toit des maisons. Et puis le tronc sert de nourriture, donc Ă  la fois pour les poulets et les cochons, mais Ă  la fois pour toutes les tribus, puisque finalement, je ne sais pas comment dire, la chair, je ne sais pas ce que c'est, l'intĂ©rieur du tronc sert Ă  faire finalement un espĂšce de pain. qui mange au quotidien, que les femmes tous les matins rapent, compactent et mettent Ă  l'intĂ©rieur des feuilles du sagou pour les faire cuire directement au feu. Et ça nous donne Ă  la fin une sorte de pain qui n'a pas de goĂ»t, mais qui mange au quotidien. Et puis on verra aussi qu'il y a autre chose dont ils se nourrissent qui vient du sagou, mais on vous l'expliquera aprĂšs. Donc lĂ , ça prend dĂ©jĂ  pas mal de temps aux femmes le matin de faire ces prĂ©parations de sagou. Et ça, elles le font en plus plusieurs fois par jour parce qu'elles vont le faire pour chaque repas. AprĂšs, elles font la vaisselle au niveau de leurs petits points d'eau. Donc, elles n'ont pas d'eau potable, pas d'eau courante, pas d'eau potable, pas de toilette, pas d'Ă©lectricitĂ©. Il n'y a absolument rien dans leur cabane. Mais bon, du coup, elles ont des grosses bassines oĂč elles prennent l'eau de la riviĂšre. Et donc, elles font la vaisselle. Elles font aussi la lessive. Donc, dans la riviĂšre, elles vont laver les enfants. pareil dans la riviĂšre. Et puis, elle prĂ©pare le petit dĂ©jeuner. Enfin, ils prĂ©parent tous ensemble, c'est pas que les femmes. Leur petit dĂ©jeuner qui est plutĂŽt composĂ© de sagou, de riz, de poisson. Et ils le prennent tous ensemble. Donc lĂ , on le prenait avec la famille de la Jet, mais Ă©galement avec la famille de son frĂšre, avec la famille de Pancaille, qui vit Ă  une maison Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et donc, du coup, finalement, ils mangent tous ensemble. Le reste de la journĂ©e, les femmes, elles font... Elles tissent beaucoup leur... Leurs filets de pĂȘche, des filets de pĂȘche que nous on croirait acheter complĂštement dans le commerce. D'ailleurs nos enfants croyaient vraiment qu'ils les avaient achetĂ©s. Non, elles les tissent complĂštement. Et puis les hommes, eux, ils passent pas mal de temps Ă  aller nourrir leurs animaux. Donc les animaux qu'ils ont, c'est des poules et des cochons. Donc ils les nourrissent trois fois par jour avec du sagou, avec de la noix de coco. Donc voilĂ , il y a des poules et des cochons un petit peu partout. Donc il faut passer du temps pour aller les nourrir.

  • Speaker #1

    Ils les Ă©duquent mĂȘme, parce qu'on a mĂȘme vĂ©cu Ă  un moment donnĂ©... Un moment assez dingue, il y a la jet qui voit un cochon en train de tuer un poulet et du coup il est devenu dans une rage folle et du coup il a Ă©tĂ© chercher son arc, ses flĂšches, il lui a couru aprĂšs, il l'a scrutĂ© et du coup il l'a tuĂ©.

  • Speaker #0

    C'Ă©tait dingue, quand on l'a vu partir comme ça on s'est dit lĂ  on est Ă  un autre temps alors il faut savoir, le cochon c'Ă©tait pas la premiĂšre fois qu'il mangeait un poulet, c'Ă©tait la deuxiĂšme fois la premiĂšre fois il lui a jetĂ© des pierres dessus puis la deuxiĂšme fois, le cochon il n'y en avait plus il n'y a que lĂ -bas qu'on peut vivre ce genre de choses en temps normal, voir partir un homme avec ses arcs et ses flĂšches pour dire je vais tuer un cochon on nous l'aurait dit avant, on ne l'aurait pas cru et puis finalement, le reste de la journĂ©e se passe assez tranquillement Ils sont souvent les uns chez les autres. Chez la jet, il y avait souvent des gens qui arrivaient de diffĂ©rentes maisons, on ne sait pas trop d'oĂč. Et puis, ils boivent du cafĂ©, du thĂ© Ă  longueur de journĂ©e. Ils adorent jouer aux Ă©checs. La jet, d'ailleurs, il est complĂštement imbattable. On a tous essayĂ©, il n'y en a pas un de nous qui a rĂ©ussi Ă  le battre. Et donc, entre Mentawai, entre chamanes, ils jouent aux Ă©checs et ils passent du temps Ă  discuter, Ă  Ă©changer, Ă  partager entre eux. Des moments assez simples de la vie, mais toujours agrĂ©ables. Au-delĂ  de ce quotidien, qu'on a eu le plaisir de partager avec cette famille. Il y a eu aussi des interactions assez mĂ©morables, comme par exemple, la jet qui a fabriquĂ© pour RaphaĂ«l et ClĂ©ment un arc et des flĂšches. Alors, je ne vous explique pas, comme ils Ă©taient heureux, genre la jet qui leur fabrique ça, et puis surtout, qui leur apprend Ă  tirer, qu'il avait accrochĂ© une noix de coco un peu plus loin. Lui, il montre aux enfants comment tirer, Ă©videmment, il touche la noix de coco. Et puis lĂ , RaphaĂ«l et ClĂ©ment se sont entraĂźnĂ©s avec lui. Et ils ont eu la chance Ă©galement de s'entraĂźner avec un vrai chaman, avec Aman. Et donc, durant les cinq jours qu'on a passĂ©s lĂ -bas, qu'ils Ă©taient avec leur arc et leur flĂšche, et Ă  apprendre Ă  tirer, c'est des moments uniques. On est repartis avec notre arc et flĂšche. On a dĂ» le renvoyer par la poste en France parce que ça passait pas dans l'avion, mais c'Ă©tait hors de question qu'on perde finalement ce cadeau unique que la jet leur a fait. Et je pense que tout au long de leur vie... c'est quelque chose dont ils se souviendront. Donc, au-delĂ  de ces interactions que les enfants ont eu la chance de vivre avec la JET et avec Aman, on a Ă©galement pu partager des activitĂ©s. Alors, quand je dis activitĂ©s, ce n'est vraiment pas une liste d'activitĂ©s qu'on a fait avec la JET, mais plutĂŽt des choses qu'ils font, qu'ils font eux tous dans leur quotidien, dans leur vie, mais pas de maniĂšre, justement, quotidienne. plutĂŽt de maniĂšre un petit peu unique quand ils en ont besoin. Mais pour qu'on puisse les comprendre, la jet nous les a fait vivre durant ces cinq jours. Donc je pense tout d'abord Ă  la confection du pagne. Ce qu'il faut savoir que les hommes fleurs, ils ne vivent pas habillĂ©s avec des vĂȘtements comme nous. Ils vivent nus avec un pagne, un pagne fabriquĂ© en Ă©corce de bois. Donc un jour, on a Ă©tĂ© avec la jet dans la jungle pour couper finalement l'arbre spĂ©cifique. qui permet de fabriquer ce pagne. Et puis finalement, on a fabriquĂ© deux pagnes, un pour chacun des enfants, et puis pour Alexis, la jette lui en a prĂȘtĂ© un. Donc c'Ă©tait hyper intĂ©ressant de voir comment ils fabriquaient finalement cet habit qu'ils utilisent au quotidien, puisque tous les hommes-fleurs qu'on a rencontrĂ©s, finalement, sont vĂȘtus avec ce pagne. Je pense Ă©galement, finalement, au moment qu'on a pu Ă©changer avec la mĂšre de la jet, donc en allant pĂȘcher dans la riviĂšre, pareil, vĂȘtus avec les habits traditionnels qu'on avait fabriquĂ©s avant, les garçons avec leur pagne. Et puis moi avec finalement une jupe en feuilles de bananier que la maman de la jet m'avait fabriquĂ©e. Alors la maman de la jette, elle n'avait que la jupe en feuilles de bananier. Elle n'avait pas de haut parce que c'est pareil que les hommes, ils vivent plutĂŽt nus avec trĂšs peu d'habits. Et donc du coup, nous voilĂ  allĂ©s dans la riviĂšre. Bon alors j'avoue que je n'Ă©tais pas forcĂ©ment hyper rassurĂ©e parce que pour pĂȘcher des microscopiques poissons et des microscopiques crevettes, il faut s'allonger dans la riviĂšre, mettre les mains dans la boue. pour aller essayer de remuer la boue et rĂ©cupĂ©rer des mini poissons avec le filet de pĂȘche. Je n'Ă©tais pas hyper rassurĂ©e de mettre la main dans la boue, sachant qu'on Ă©tait en plein milieu de la jungle. RaphaĂ«l et ClĂ©ment ont plus eu de plaisir que moi Ă  le faire, mais on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  pĂȘcher quelques petits poissons et quelques petites crevettes. Et puis surtout, c'Ă©tait encore un moment d'Ă©change. Alors, on a beau ne pas parler la mĂȘme langue, c'Ă©tait hyper chouette ce moment. Et puis dans les regards, on arrive quand mĂȘme Ă  communiquer. Et donc ça, c'est aussi un moment mĂ©morable pour nous.

  • Speaker #1

    Tous les moments qu'on a pu passer au milieu de la jungle en suivant la jet, on peut considĂ©rer qu'ils Ă©taient mĂ©morables, parce qu'en fait c'Ă©tait une dĂ©couverte pour nous Ă  chaque instant. J'avais entendu parler qu'il fallait Ă  un moment donnĂ© peut-ĂȘtre manger des trucs un peu bizarres. Alors je suis toujours Ă  peu prĂšs par temps, mais lĂ  c'Ă©tait les gros verres blancs gluants qui bougent lĂ , qu'on peut voir aussi sur Koh Lanta. J'Ă©tais... Super chaud Ă  la base et puis du coup on a Ă©tĂ© avec la jet, il a coupĂ© le sagout, en fait c'est le palmier qui est en voie de dĂ©composition et du coup il est rongĂ© par les verres de l'intĂ©rieur. Et donc, on a Ă©tĂ© les rĂ©cupĂ©rer et lĂ , on avait ces gros trucs lĂ , bizarres, buants, dans les mains et la jet, le premier, a croquĂ© dedans. Je me suis dit quand mĂȘme Ă  un moment donnĂ©, on est venu pour tester des trucs bizarres et vivre ce genre d'expĂ©rience. On a dĂ©jĂ  mangĂ© des sauterelles, des araignĂ©es, mais qui Ă©taient cuites. LĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme cru. Je vous avouerai que je n'ai pas fait trop le malin, mais au final, j'ai croquĂ© dedans aussi, j'ai vite crachĂ©. Et puis, j'ai rĂ©essayĂ© une deuxiĂšme fois et lĂ , je l'ai mĂąchĂ©, j'ai mangĂ©. Et c'est vrai que l'intĂ©rieur, on avait l'impression que c'Ă©tait du lait. Ce n'Ă©tait pas si... Si on ferme les yeux et qu'on fait abstraction de ce qu'on mange, ce n'Ă©tait pas si dĂ©goĂ»tant. Bon, je n'en ai mangĂ© qu'un. Finalement, aprĂšs, on en a rĂ©cupĂ©rĂ© tout un seau. On l'a fait... On les a fait cuire au barbecue. Soi-disant, c'Ă©tait meilleur. Bon, du coup, les titinas s'est lancĂ© et en a croquĂ© un. Bon, vu sa tĂȘte, je crois qu'elle n'a pas trop aimĂ©. Et RaphaĂ«l a essayĂ© aussi. Bon, ça a Ă©tĂ© compliquĂ©. Et moi, j'ai remangĂ©, donc lĂ , grillĂ©. Ça avait un peu moins de goĂ»t, on va dire. C'Ă©tait toujours pas trĂšs bon. Donc ça, c'Ă©tait assez rigolo parce que du coup, c'Ă©tait vraiment un moment. pour tout le monde, mĂȘme eux, de nous voir faire cette trombine et tout. Je pense que c'Ă©tait un beau moment de partage et puis une belle expĂ©rience. Et aprĂšs, surtout, en fait, ce qui nous a plu quand mĂȘme, c'Ă©tait ces Ă©changes avec les hommes fleurs. Et en particulier avec Cookie, son grand-pĂšre, qui est censĂ© lui donner toutes les clĂ©s pour devenir un chaman, mais qui, on ne sait pas trop quel Ăąge il a, il a 90 ou peut-ĂȘtre 100 ans. donc difficile de communiquer avec lui, en plus il ne parle pas anglais, mais juste par les yeux, le visage, les expressions, on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  avoir de beaux Ă©changes. Par exemple, moi, sur le tĂ©lĂ©phone, je lui montrais ma grand-mĂšre, qui a Ă©galement 90 ans, nos parents, voir un peu oĂč on vivait, et du coup on voyait sur son visage qu'il Ă©tait pas content de dĂ©couvrir aussi notre quotidien. Donc c'Ă©tait un beau moment, simple. et heureux pour nous. Ce qui Ă©tait sympa aussi, c'Ă©tait que tout le monde essayait de battre la jet aux Ă©checs, comme m'avait dit Laetitia. Il est imbattable. Donc, du coup, tous les invitĂ©s, les chamans, et mĂȘme RaphaĂ«l a essayĂ©. On est partis avec RaphaĂ«l, parfois ça a durĂ© 10 secondes. Mais en tout cas, il essayait et il y retournait pour essayer de le battre. Nous aussi, on a essayĂ© avec Laetitia, mais on n'est pas des pros des Ă©checs. Donc, on a plutĂŽt appris. donc voilĂ  des bons moments sympas du quotidien non plus vivre avec eux aussi

  • Speaker #0

    Et puis c'Ă©tait quand mĂȘme des moments complĂštement improbables parce que pour le coup moi qui n'avais jamais jouĂ© aux Ă©checs de ma vie, je ne m'y attendais pas du tout de jouer aux Ă©checs au milieu de la jungle de SibĂ©route avec les Mentawai, on s'est tombĂ© Ă  plein de choses mais pas Ă  ça. Et finalement, c'Ă©tait aussi un moment de partage qui Ă©tait hyper sympa, dĂ©routant mais sympa. Un bon souvenir qu'on gardera en tout cas.

  • Speaker #1

    Ce que nous avons appris sur la culture des Mentawai, c'est surtout avoir la chance de vivre chez Lajet. Parce que Lajet est jeune, il a une trentaine d'annĂ©es, et il aspire Ă  ĂȘtre chaman. Donc ce n'est pas tous les jeunes, il y en a trĂšs peu. Ce qu'il a envie, c'est de faire perdurer sa culture et de la faire dĂ©couvrir aux gens. Du coup, mĂȘme avant, il a travaillĂ© dans des hĂŽtels. En fait, il Ă©tait dĂ©connectĂ© de la jungle. Il a essayĂ© de vivre comme nous tous. Mais finalement, trĂšs rapidement, Chang l'a rappelĂ© et il a eu envie de... de vivre comme son grand-pĂšre. Et donc, son grand-pĂšre, Pouki, lui a dit, dĂ©jĂ , la premiĂšre chose, si tu veux devenir chaman, c'est de vivre dans la jungle et de construire ta maison. Et aprĂšs, il y a des Ă©tapes Ă  suivre. Ce n'est pas, on claque des doigts, on devient chaman. Non, il y a tout un process qui doit respecter, qui est contraignant. Du coup, lĂ , ça fait deux ans, Ă  peu prĂšs, qu'il vit dans la jungle avec sa famille. Donc, c'est une premiĂšre Ă©tape. et la coquille lui a dit ok lĂ  maintenant je vais pouvoir te donner une certaine clĂ© la premiĂšre c'est d'apprendre sur les plantes les chamans sont les docteurs viennent pour les autres pour les esprits pour tout donc du coup il doit apprendre sur les plantes. Et puis aprĂšs, il y a aussi pas mal de tabous, comme ne pas manger certains aliments ou encore ne pas dormir avec sa femme. Ce qui fait aussi que dans la relation qu'on a pu voir de Lajet et sa famille, il y avait un peu de distance. On sentait quand mĂȘme que c'Ă©tait bien sa femme d'un cĂŽtĂ© avec sa fille et puis lui. Je pense que ce tabou-lĂ  fait un peu que... Un peu comme... Alors les prĂȘtres, eux, ils n'ont pas le droit de se marier, ils n'ont carrĂ©ment pas le droit d'ĂȘtre avec qui que ce soit, mais c'est un peu ça, d'avoir cette sĂ©paration, alors que son frĂšre, PancaĂŻ, lui, qui n'aspirait pas Ă  ĂȘtre chaman, Ă©tait beaucoup plus proche. Il y a ça, et puis aprĂšs, du coup, il y a l'Ă©levage des poules et des cochons. Ce n'est pas pour rien. C'est parce qu'en fait, pendant un an, il va falloir qu'il accueille un chaman dans sa maison qui va lui expliquer tout sur son savoir. Et donc, en particulier, il doit le nourrir pendant un an. Et puis aussi, pour tous les rituels, d'avoir des cochons. C'est pour ça aussi qu'il en prend soin et qu'il n'en mange finalement pas au quotidien parce qu'il doit les conserver pour accueillir ce chaman une annĂ©e. Ça, aprĂšs, il y a aussi tous les tatouages qu'ils ont sur le corps. Alors, ça leur sert d'habit, mais aussi de protection ou de leur donner de la chance. Par exemple, ils ont l'arc dessinĂ© sur le torse qui leur permet de... peut-ĂȘtre fort quand ils partent Ă  la chasse. Ils ont le soleil couchant, le soleil levant, ils ont plein de diffĂ©rentes significations. Ce qui croit assez fortement aux esprits, en fait, ce qu'il nous expliquait, c'est qu'il n'a pas de religion. La plupart en IndonĂ©sie sont musulmans. Non, lui, il croit aux esprits et Ă  la nature.

  • Speaker #0

    Et du coup, ils ont un troisiĂšme Ɠil. En l'occurrence, on en a fait l'expĂ©rience en prĂ©sence de Cookie, le grand-pĂšre de la jet. DĂšs notre arrivĂ©e, la Cookie n'Ă©tait pas dans la jungle parce qu'on a commencĂ© notre sĂ©jour chez les Mentawai, c'Ă©tait le 2 janvier, pour fĂȘter la fin de l'annĂ©e. Le fait aussi, ils s'Ă©taient rĂ©unis dans le village oĂč certains des petits-enfants de Cookie vivent, donc un village... oĂč il y a des mentawai, mais qui n'est pas dans la jungle. Donc, Cookie y avait Ă©tĂ©. Et donc, c'Ă©tait le point de dĂ©part de la pirogue. On a Ă©tĂ© accueillis tout d'abord dans la maison, finalement, familiale Ă  cet endroit-lĂ . Et c'est lĂ  oĂč on a rencontrĂ© Cookie la premiĂšre fois. Et on avait besoin de bottes. Comme on vous a dit, il y a beaucoup de boue dans la jungle. Donc, on avait... Alexis avait une paire de bottes parce qu'il en avait trouvĂ© Ă  Bukit Lawang. ClĂ©ment, notre fils de 5 ans, avait une paire de bottes parce que pareil, Alexis les avait trouvĂ©es Ă  Bukit Lawang. Par contre, RaphaĂ«l et moi, on n'en avait pas. Et trouver des bottes pour enfants lĂ -bas, ce n'est pas si Ă©vident. Et donc du coup, c'est PancaĂŻ qui Ă©tait parti en moto pour chercher des bottes pour RaphaĂ«l. Et bon, il a mis du temps, on l'attendait. On ne savait pas quand est-ce qu'il allait revenir. On ne l'avait pas appelĂ©, rien du tout. Et Ă  un moment donnĂ©... Cookie qui Ă©tait assis Ă  cĂŽtĂ© de nous, nous dit on y va. Ah bon ? On y va ? Et en fait, 30 secondes aprĂšs, il y a PancaĂŻ qui arrive avec les bottes. Alors personne n'aurait pu prĂ©dire qu'il allait arriver, mais en tout cas, Cookie, lui, avait senti que PancaĂŻ allait revenir avec les bottes et que c'Ă©tait le moment de partir. Ça nous a complĂštement bluffĂ©s parce qu'on ne s'y attendait pas. C'est toujours incroyable de voir ce genre de choses de nos yeux. Et puis un autre truc aussi, oĂč on voit qu'il croit Ă©normĂ©ment aux esprits, c'est que le soir, vers 8h, PancaĂŻ, sa femme et ses deux filles, enfin, leurs deux filles, pardon, repartaient finalement dans leur maison, qui Ă©tait Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et ils partaient toujours avec, finalement, une branche enflammĂ©e. Alors au dĂ©but, premiĂšre fois que je les vois partir comme ça, je me dis, bon ben, c'est parce qu'ils ont besoin d'Ă©clairer leur chemin. Mais quand mĂȘme, par curiositĂ©, le lendemain on demande Ă  PancaĂŻ comment ça se fait que vous partez avec votre branche enflammĂ©e ? Et il nous explique que c'est pour chasser les mauvais esprits. Ils y croient fortement. Et pour eux, si un enfant marche dans la nuit, mĂȘme avec ses parents, mais marche dans la nuit sans feu, il y a des mauvais esprits qui peuvent venir habiter son corps et ils ne pourront pas les aider, mĂȘme un chaman. Donc pour Ă©viter que ça arrive, ils marchent tout le temps avec une branche enflammĂ©e pour accompagner leurs enfants la nuit. et donc on aurait dĂ» faire pareil avec les nĂŽtres on ne l'a pas fait parce que nous finalement on ne marchait pas on allait juste Ă  la riviĂšre pour se laver les dents le soir mais ça fait partie encore des aspects assez uniques de leur culture qu'on a pu voir et il doit y en avoir encore plein d'autres mais on n'a pas pu tout voir en 5 jours

  • Speaker #1

    Alors l'une de mes attentes c'Ă©tait de voir des animaux dans la jungle, particuliers, dangereux, c'est un peu peur, finalement. Il n'y avait rien, non parce qu'en fait les Mentawai les ont dĂ©jĂ  tous tuĂ©s, mĂȘme il y a des singes normalement, mais c'est tout reculĂ© et donc les animaux n'approchent plus leur maison au risque de se faire tuer. Donc les seuls animaux qu'on a pu voir c'est ceux qu'ils Ă©lĂšvent, donc les poules et les cochons. AprĂšs au niveau... VĂ©gĂ©tation, il y a le fameux sabou qui est partout. On le voit, on le sent, on le respire. On marche dessus parce qu'ils se conservent aussi comme planche sur leur chemin pour Ă©viter de mettre trop les pieds dans la boue parce qu'eux n'ont pas de bottes, ils marchent pieds nus. Et aprĂšs, plein de sortes de plantes, mais nous, qu'on ne connaissait pas forcĂ©ment, mais eux qui les reconnaissent, puisque du coup, ça leur sert aprĂšs pour soigner, mais aussi pour faire le poison, parce que ça aussi, ça a Ă©tĂ© une belle expĂ©rience. On a suivi Aman dans la jungle pour aller rĂ©cupĂ©rer les quatre ingrĂ©dients qui permettent de confectionner ce poison. VoilĂ , ils savent exactement, et il y en a certains, il ne faut vraiment qu'une mini-goutte, et que mĂȘme si on l'a sur les doigts et qu'on a une petite plaie, ça peut nous tuer. Donc, on Ă©tait quand mĂȘme, on regardait ça de loin, on a bien briefĂ© les enfants pour qu'ils ne touchent pas.

  • Speaker #0

    Et moi, je peux peut-ĂȘtre rajouter une petite anecdote, parce que comme le dit Alexis, il n'y avait que des cochons et des poules, alors on peut se dire, ça va, sauf qu'en fait, il n'y a pas vraiment d'enclos. Les cochons et les poules, ils se baladent partout. Surtout les cochons, on en voyait passer partout, et il y en a quand mĂȘme en quantitĂ©. Et puis, on restait dans la jungle. Enfin, on est dans la jungle. Comme je le disais tout Ă  l'heure, il n'y a pas d'eau courante, il n'y a pas d'Ă©lectricitĂ©, il n'y a pas de toilettes, il n'y a pas de douche. La douche, c'est la riviĂšre. Et on avait de la chance d'avoir une petite riviĂšre qui passait juste en bas de chez la jet. Et les toilettes, c'est la nature. Bon, c'Ă©tait quelque chose auquel on Ă©tait prĂ©parĂ©, c'Ă©tait pas trop problĂ©matique, sauf quand t'as les cochons. En fait, ce qui Ă©tait assez drĂŽle, c'est que plusieurs fois, on a essayĂ© d'aller aux toilettes, et puis Ă  chaque fois que t'essaies d'aller aux toilettes, il y a le cochon qui arrive, et tu te dis Ah ! Et puis les cochons, ils mangent le caca ! Donc, t'as pas forcĂ©ment envie de faire tes besoins dans la nature en prĂ©sence d'un cochon, parce que tu sais pas trop ce qui va se passer. Et puis, pareil, Ă  un moment donnĂ©, on allait se toucher, et puis, en fait, il y a un cochon qui passe. Et puis qui fait ses besoins dans la riviĂšre et qui s'en va. Et lĂ  tu te dis, oh ça va ĂȘtre une bonne douche celle-lĂ . Enfin ouais, c'Ă©tait des petits moments rigolos. Pas des moments remarquables parce que c'Ă©tait pas avec des animaux incroyables. Mais ça reste des cochons de partout qui font leurs besoins et qui nous suivent quand nous on est dans la jungle. Donc c'Ă©tait assez rigolo. Donc ils ont mĂȘme essayĂ© de planter des bananiers, de mettre des clĂŽtures autour pour Ă©viter que les cochons viennent manger les bananiers. Mais non, les cochons ils creusent et ils viennent tout manger. Donc au final, leur repas, il se compose essentiellement de sa goĂ»t. de noix de coco, de riz, si ils en ont, parce que finalement au milieu de la jungle il n'y a pas de riz, ils ne mangent pas grand-chose qui vient de la terre, puisque finalement c'est les cochons qui mangent tout. Donc au final, on n'a pas vu Ă©normĂ©ment de plantations, mis Ă  part les arbres de mangoustans et de ramboutans, parce qu'ils sont trop hauts pour que les cochons les atteignent. On n'a pas pu y goĂ»ter, ce n'Ă©tait pas la saison. Et puis on a aussi vu pas mal de rotins. Finalement, c'est une plante qui leur sert Ă  pas mal de choses, Ă  faire des espĂšces de cordages. Donc, tout leur toit de maison est fait, on l'a dit, avec des feuilles de sagou. Et ils les accrochent, ils les attachent entre eux avec du rotin. Puis le rotin, ça leur sert aussi Ă  faire leur flĂšche pour la chasse. Donc, voilĂ  un petit peu les plantes qu'on a pu voir dans la jungle. Donc si on devait un petit peu rĂ©sumer les moments forts que l'on a passĂ©s dans cette nature et qu'on a retenus, c'est un peu ce qu'on a racontĂ© tout au long du podcast, c'est finalement d'ĂȘtre dans cette nature qui est hostile pour nous, puisqu'il y a des plantes qui tuent, on l'a pu le voir, c'est de marcher dans cette boue, de marcher sur ces morceaux de sagou un petit peu de partout, d'avoir ces odeurs, de voir la jette couper un arbre, de couper un sagou avec juste sa machette. d'aller en rĂ©cupĂ©rer les verres pour les manger franchement chapeau Alexis pour les manger j'ai essayĂ©, c'est impossible de manger ce truc qui bougeait et qui Ă©tait gluant dans ma main c'est de voir ces femmes qui s'allongent dans cette boue pour aller pĂȘcher c'est finalement aussi de le voir la jet partir avec son arc et sa flĂšche pour aller tuer sa flĂšche empoisonnĂ©e je vous le prĂ©cise pour aller tuer son cochon c'est la nature c'est des choses qu'on ne voit nulle part ailleurs il faut ĂȘtre dans la jungle profonde tu te demandes comment en 2024 ces hommes vivent encore de cette maniĂšre lĂ  c'est assez incroyable peut-ĂȘtre que dans 10 ans il n'y en aura plus c'est ce que nous a racontĂ© la JET c'est un peu triste lui il se bat vraiment au quotidien pour faire perdurer ses traditions il vit en harmonie complĂšte avec la nature parce que nous on est complĂštement perdus Donc si on avait un conseil pour tous les voyageurs qui ont envie ou qui se demandent s'ils ont envie d'y aller, c'est...

  • Speaker #1

    Allez-y !

  • Speaker #0

    Allez-y ! Franchement, c'Ă©tait incroyable, c'est une expĂ©rience dont on va se souvenir Ă  vie, nous comme les enfants. On en parle encore entre nous assez souvent, parce que c'Ă©tait tellement dĂ©routant, c'Ă©tait tellement loin de notre quotidien que forcĂ©ment ça marque, forcĂ©ment ! on revient dessus et on a besoin finalement de se poser pour rĂ©aliser ce qu'on a vĂ©cu avec eux lĂ -bas. Donc franchement, allez-y, n'ayez pas peur. PrĂ©parez-vous peut-ĂȘtre un peu psychologiquement Ă  dormir par terre, Ă  ne pas avoir de salle de bain, pas de toilette, Ă  vivre avec des hommes qui vivent diffĂ©remment de nous. Donc allez-y sans a priori, sans jugement, ça c'est important. Parce qu'on peut ne pas ĂȘtre d'accord avec leurs croyances, avec leur maniĂšre de vivre. C'est sĂ»r, on ne va pas ĂȘtre d'accord. Surtout, par exemple, eux, l'Ă©cole, c'est pas forcĂ©ment quelque chose d'important, puisqu'il n'y a pas d'Ă©cole dans la jungle. Donc il y a les jeunes, aujourd'hui, ils reviennent, finalement, dans le village qui est Ă  l'entrĂ©e de la jungle, oĂč il y a une Ă©cole. Donc ils viennent vivre lĂ , mais finalement, ils sont tous Ă  moitiĂ© parquĂ©s, dans des maisons, soit, mais Ă  pas faire grand-chose. On a trouvĂ© ça un peu triste, finalement, ce village-lĂ . Mais ils y vont parce qu'il y a l'Ă©cole. La jet, lui, dit, ma fille, elle fera ce qu'elle voudra. Mais... Mais ce n'est pas sa prioritĂ© en tout cas que les enfants aillent Ă  l'Ă©cole. C'est quelque chose qui peut choquer, mais il faut y aller sans a priori. C'est leur maniĂšre de vivre. Ils apprennent les choses diffĂ©remment de nous. Peut-ĂȘtre aussi, un autre conseil, c'est peut-ĂȘtre y aller plus que trois jours. On a vu finalement dans tous les fils d'Insta que j'avais suivis, beaucoup de gens y allaient que trois jours. Nous, notre conseil, c'est d'essayer d'y aller plus longtemps, parce que trois jours, c'est court, sachant qu'il y a quasiment deux jours de trajet pour y aller, parce qu'il y a aussi sept heures de bateau. de Padang jusqu'Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, puis aprĂšs un peu d'attente Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, on prend un scooter pendant 20 minutes, on attend un peu, puis aprĂšs on prend la pirogue pendant une heure, une heure et demie, puis aprĂšs une demi-heure de marche Ă  pied, bout Ă  bout, c'est assez long, donc on arrive finalement le premier jour en fin de journĂ©e lĂ -bas, et nous on a trouvĂ© ça vraiment chouette de passer cinq jours, on a pu se partager, on a passĂ© trois vraies journĂ©es avec eux lĂ -bas, quatre nuits, et c'Ă©tait pas trop, c'Ă©tait... Pour nous, la durĂ©e est parfaite. N'y allez pas non plus en pensant que vous allez faire tout un tas d'activitĂ©s. Il y a plein de moments oĂč vous ne ferez rien, juste passez du temps avec eux. Il n'y a pas un programme Ă©tabli. qui est possible de faire. Pareil, vous n'attendez pas Ă  avoir 150 chamanes. Nous, on n'en a pas rencontrĂ© Ă©normĂ©ment. On en a rencontrĂ© deux. On a rencontrĂ© Aman et Cookie. Peut-ĂȘtre que d'autres gens en rencontreront plus, peut-ĂȘtre d'autres moins. Ça va dĂ©pendre s'ils sont lĂ , s'ils passent en fait. Il n'y a pas des rendez-vous de fixĂ©s. Il y a des gens qui sont lĂ , venez les voir. VoilĂ . Donc c'est un peu nos conseils. Et puis en termes d'Ă©quipement, prenez pas trop d'habits, ça sert Ă  rien, de toute façon on finit plein de boue, donc c'est comme ça. Un caouais c'est indispensable s'il pleut Ă©videmment. Un filtre Ă  eau, parce qu'on n'a pas trop bien compris avec Alexis comment il filtrait l'eau, mais je crois que c'Ă©tait avec des plantes et on a prĂ©fĂ©rĂ© utiliser notre stĂ©ri-pen et notre gourde filtrante, on Ă©tait content de les avoir. Des bottes, ça c'Ă©tait indispensable. Les enfants, ils avaient de la boue en permanence dans leurs bottes parce que les bottes, elles n'Ă©taient pas assez hautes. Mais ça leur a protĂ©gĂ© les pieds parce que finalement, les Mentawai, ils marchent pieds nus. Mais nous, ça n'aurait pas Ă©tĂ© possible. Et les baskets, si tu en as, tu les flingues. Il n'y a plus de baskets Ă  la fin du sĂ©jour. Donc vraiment, les bottes, c'est indispensable. Être en pantalon aussi, parce que finalement, on est au milieu de la jungle. MĂȘme s'il y a des petits chemins Ă  des moments donnĂ©s, c'est quand mĂȘme cool d'ĂȘtre en pantalon. Et puis une petite... sa pharmacie. Nous, elle ne nous a pas servi pour nous, mais finalement, elle leur a servi Ă  eux, parce qu'Ă  force de marcher dans la jungle pieds nus, ils ont des plaies au pied et ça leur a bien servi des comprets, du dĂ©sinfectant, des pansements. Finalement, c'Ă©tait pas mal. Bon, alors la jet, lui, il dit non, il ne faut pas, mais son frĂšre Ă©tait plutĂŽt content de les trouver. Donc voilĂ  pour nos conseils. A retenir, c'est allez-y, allez dĂ©couvrir cette tribu avant que malheureusement, ça soit peut-ĂȘtre plus possible.

  • Speaker #1

    Alors lĂ , actuellement, aprĂšs ces cinq mois intenses en Ă©motions en Asie du Sud-Est, on est plutĂŽt en mode vacances. Du coup, on a l'Australie en train de parcourir en van. Donc, c'est top. On fait beaucoup moins de rencontres. Ainsi, on fait beaucoup de rencontres d'animaux. On voit des paysages magnifiques, mais moins avec les locaux. Mais du coup, ça nous fait une petite pause, tous les quatre en famille. Donc, c'est pas mal. AprĂšs, on a... deux semaines en Nouvelle-ZĂ©lande, un mois Ă  Tahiti, et lĂ , ce sera les vraies vacances. Et aprĂšs, on repart en AmĂ©rique centrale, oĂč on est Ă  la recherche de missions de volontariat. On a vu dĂ©jĂ  pour aller faire de la sauvegarde de tortues au Costa Rica, mais si vous avez des conseils Ă  nous donner, des bons plans, on est preneurs, parce que vraiment, on a envie de faire ça en AmĂ©rique centrale, sachant qu'on parle espagnol. donc on va pouvoir crĂ©er des vraies belles relations encore une fois et puis surtout si vous avez envie de suivre la suite de nos aventures n'hĂ©sitez surtout pas Ă  venir nous voir sur Instagram sur Happy4Trip en tout cas on a Ă©tĂ© heureux de partager cette expĂ©rience avec vous si vous avez des questions n'hĂ©sitez pas et

  • Speaker #0

    puis à bientÎt à bientÎt salut salut Et voilà, cet épisode est terminé. J'espÚre qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec votre entourage. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et prenez quelques instants pour laisser un avis ou une note sur votre plateforme préférée. Vos retours sont précieux et m'aideront énormément. Merci d'avance et à bientÎt pour de nouvelles aventures.

Description


đŸŽ™ïž Exploration Immersive au CƓur de la Jungle de Sumatra parmi les Mentawai 🌏✹


Bienvenue dans cet Ă©pisode fascinant d'"À Ton Tour du Monde", oĂč nous suivons Laetitia et sa famille dans leur incroyable voyage au cƓur de la jungle de Sumatra. Rejoignez-nous pour une immersion de cinq jours auprĂšs des Mentawai, surnommĂ©s les "Hommes Fleurs", une tribu remarquable qui se bat pour conserver son identitĂ© culturelle unique dans un monde en constante Ă©volution.


🌟 Au Programme de l'Épisode :


  • Culture et Traditions Mentawai : DĂ©couvrez le quotidien et les traditions des Mentawai. De la construction de leurs maisons sur pilotis aux rituels ancestraux qui marquent leur existence, chaque instant avec eux est une prĂ©cieuse leçon de vie.

  • Rencontres et Partages : Vivez Ă  travers les yeux de Laetitia et sa famille les interactions profondes avec la tribu, enrichies par le partage de cultures, de croyances, et de pratiques chamaniques. Une tĂ©moignage de la puissance d'une civilisation en harmonie avec son environnement.

  • Conscientisation : Explorez les dĂ©fis auxquels font face les Mentawai, confrontĂ©s Ă  la menace de la disparition de leur mode de vie traditionnel. Un appel poignant Ă  la prĂ©servation culturelle et environnementale dans notre monde contemporain.

  • Une Aventure Transformatrice : Ce voyage n'est pas seulement une exploration gĂ©ographique, mais un pĂ©riple intĂ©rieur, rĂ©vĂ©lant la capacitĂ© de l'ĂȘtre humain Ă  se connecter, apprendre et Ă©voluer au contact de l'autre.

  • Leçons de Vie : À travers cette expĂ©rience exceptionnelle, Laetitia et sa famille nous partagent les leçons universelles de respect, d'humilitĂ© et de la beautĂ© de la diversitĂ© culturelle.


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Transcription

  • Speaker #0

    et le les voyageurs et bienvenue sur Ă  ton tour du monde le rĂ©cit des voyageurs aujourd'hui je vous emmĂšne Ă  la rencontre de nouveaux aventuriers alors prĂ©parez vous ĂȘtre transportĂ© au bout d'une bonne Ă©coute

  • Speaker #1

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #0

    Bonjour, moi c'est Laetitia.

  • Speaker #1

    Salut, moi c'est Alexis.

  • Speaker #0

    Bonjour,

  • Speaker #1

    moi je suis Raphaël,

  • Speaker #0

    5 ans. Bonjour, moi je suis ClĂ©ment, 5 ans. On est les Happy 4 Trip et on est en Tour du Monde depuis le 10 aoĂ»t 2023. Alors pour vous expliquer un petit peu notre petite histoire, il y a 10 ans avec Alexis, on a dĂ©jĂ  fait un Tour du Monde pendant un an. On avait commencĂ© au Chili et on avait fini en Chine. Et on s'Ă©tait toujours promis de faire un Tour du Monde avec nos enfants. Donc voilĂ , 10 ans aprĂšs, on y est ! Ça fait pas loin de six mois qu'on est en train de voyager et on veut un petit peu vous parler de ce qu'on a fait en Asie.

  • Speaker #1

    Donc du coup, sur notre premier tour du monde Ă  la fin, on avait vraiment kiffĂ©, on avait fait un super voyage tous les deux, mais il nous manquait le contact avec les locaux. LĂ , pour prĂ©parer ce nouveau tour du monde, pour aller Ă  la rencontre des gens, nous avons cherchĂ© des associations ou comment nous rendre utiles et comment aller Ă  leur contact. Donc on a eu deux... Deux façons de faire. La premiĂšre, ça a Ă©tĂ© d'adhĂ©rer Ă  deux associations, une au NĂ©pal et une au Cambodge, qui nous ont permis de faire du volontariat pendant une dizaine de jours chaque fois dans une Ă©cole. Et puis aussi, surtout, pour toutes les autres Ă©tapes, d'essayer de trouver des homestays, donc de vivre chez l'habitant. Par exemple, en Inde, on a vĂ©cu une semaine extraordinaire chez Thomas et sa famille, au milieu des backwaters, ou sinon aussi au Laos. On a fait la rencontre de Sy, et... un homme exceptionnel qui consacre son temps aux enfants. Et puis du coup, on a terminĂ© notre pĂ©riple en Asie du Sud-Est, sur l'Ăźle de Sumatra, oĂč on a fait une rencontre dingue, extraordinaire, hors du temps, au fin fond de la jungle, dans la tribu des Mentawab.

  • Speaker #0

    Pourquoi on est parti Ă  Sumatra ? DĂ©jĂ , quand on a prĂ©parĂ© notre tour du monde, on s'y est pris un petit peu de maniĂšre diffĂ©rente d'il y a dix ans. Et dix ans, on avait tous les guides de voyage. LĂ , finalement, on n'en a achetĂ© aucun. On a plus utilisĂ© Internet et surtout Insta et le suivi des familles qui sont en voyage. Et puis, en fait, on avait un... On n'avait pas prĂ©vu l'ensemble des pays, notamment ceux de l'Asie du Sud-Est. On avait un vol qui atterrissait Ă  Bangkok, un autre qui repartait trois mois et demi de Bangkok. On ne savait pas trop ce qu'on allait y faire pendant ces trois mois et demi. On avait des idĂ©es, mais pas complĂštement arrĂȘtĂ©es. Et puis au fil du voyage, on a dĂ©couvert la tribu des Mentawai, des familles et des couples qui ont Ă©tĂ© passĂ©s du temps Ă  la rencontre de cette tribu. et plus on voyait, plus ça nous donnait envie. Et donc, c'est comme ça que finalement ce projet s'est concrĂ©tisĂ©.

  • Speaker #1

    En fait, deux mois avant d'aller sur l'Ăźle de Sumatra, Laetitia a vu sur Insta, comme elle l'a expliquĂ© juste avant, qu'il y avait cette tribu qui existait. Du coup, elle a commencĂ© Ă  nous en parler. On a regardĂ© un peu la saison. Finalement, c'Ă©tait la saison des pluies, donc j'Ă©tais moyennement chaud d'aller dans la jungle sous la pluie, sachant qu'il y avait d'autres pays d'Asie du Sud-Est qui pouvaient ĂȘtre en bonne saison. Mais aprĂšs toute notre session de volontariat et de rencontre avec les gens, on s'est dit que c'Ă©tait peut-ĂȘtre la meilleure solution pour finir notre voyage en Asie du Sud-Est. Du coup, on en a parlĂ© aux enfants, leur expliquĂ© qu'on allait aller au fin fond de l'Ingingue, rencontrer des Indiens avec des arcs, des flĂšches, qui vivaient encore comme Ă  l'ancien temps, qui Ă©taient complĂštement reculĂ©s, coupĂ©s du monde. Donc mĂȘme nous, on s'y est prĂ©parĂ©s mentalement. et puis on s'est dit go allez cette fois on y va on va aller Ă  la rencontre on va repousser un peu nos limites parce que finalement lĂ  oĂč on a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment dans les autres familles c'Ă©tait quand mĂȘme un peu plus classique mĂȘme si c'Ă©tait pas toujours Ă©vident et qu'il n'y avait pas toutes les commoditĂ©s mais lĂ  aller vivre cette expĂ©rience c'Ă©tait unique et certainement qu'on ne pourrait pas la refaire donc c'Ă©tait parti, on y a Ă©tĂ© Alors, quelles Ă©taient nos attentes ?

  • Speaker #0

    Du coup, les semaines avant de partir, on a bien rĂ©flĂ©chi Ă  ce qu'on avait envie de vivre. Qu'est-ce qu'on avait envie de partager lĂ -bas, de retenir ? Et donc en fait, un des points importants, c'est qu'on avait envie de partager avec la Jet. Moi, j'avais vu que c'Ă©tait un jeune men tawhai qui Ă©tait en phase de devenir chaman. Et en fait, la Jet, il parle extrĂȘmement bien anglais. Donc on est passĂ© avec la mĂȘme agence que j'avais vue sur Insta, qui s'appelle Authentic Sumatra, dans l'espoir d'aller chez la Jet. Et on a eu la chance, donc on a Ă©tĂ© chez la JET, et c'Ă©tait super, puisqu'en fait, on a pu partager au quotidien avec lui. Donc ça, c'Ă©tait une grosse attente, de pouvoir partager librement avec la tribu. C'Ă©tait Ă©videmment de les rencontrer, de dĂ©couvrir leur mode de vie, leur quotidien, leurs croyances, leur culture. Et puis, c'Ă©tait de rencontrer aussi des chamanes, puisque la JET est un chaman en devenir, mais pas encore un chaman. Donc on avait trĂšs envie de rencontrer son grand-pĂšre, Cookie. et puis de rencontrer aussi d'autres chamanes pour un petit peu comprendre leur vie et puis de voir ces hommes fleurs en action puisque c'est quand mĂȘme assez incroyable.

  • Speaker #1

    AprĂšs notre sĂ©jour au nord de Sumatra oĂč on a Ă©tĂ© dans la jungle Ă  la rencontre des orang-outans qui Ă©tait assez exceptionnel, on avait vu d'autres singes aussi, moi j'avais l'attente de voir d'autres animaux parce que lĂ  on allait s'enfoncer vraiment dans la jungle. donc serpents, araignĂ©es, etc.

  • Speaker #0

    Donc quand on est arrivĂ© aux abords de la jungle, la premiĂšre impression qu'on a eue, c'est Waouh, ça va ĂȘtre dur ! Non pas parce que ça va ĂȘtre dur d'aller passer du temps avec des mentawai au fin fond de la jungle, mais plutĂŽt parce qu'il pleuvait, et il pleuvait assez fortement. Donc on a commencĂ© par une heure et demie de pirogue sous la pluie battante, donc on ne voyait pas grand-chose, on Ă©tait tous cachĂ©s dans nos kawais. Et puis au bout d'une heure et demie, on est arrivĂ© sur... sur les abords du village. Et lĂ , il y avait de la boue partout, mais de la boue qui montait pas jusqu'aux genoux, mais pas loin. Alors heureusement, on avait des bottes, mais c'Ă©tait pas Ă©vident d'avancer avec les enfants et nous, avec nos sacs, sur ces chemins qui sont des... chemin que les Mentawai font, mais donc du coup pas vraiment balisĂ©, on s'est dit lĂ  ça y est, on est parti et on est loin de nos retranchements. On s'Ă©tait dit que ça allait ĂȘtre dur, mais ça allait ĂȘtre incroyable aussi.

  • Speaker #1

    Et puis en plus, pendant toute la durée de la marche, on avait une odeur forte de fruits fermentés ou de plantes fermentées. On ne savait pas encore ce que c'était, mais du coup on avait les pieds dans la boue, le nez... avec des odeurs nauséabondes. Et puis aprÚs, on a eu la surprise en arrivant chez la jet. En fait, il n'y avait qu'une seule maison. On pensait arriver dans un village, mais plus tard, il nous expliquera pourquoi il n'y avait qu'une maison et pourquoi ils sont un peu séparés les uns des autres.

  • Speaker #0

    Donc, on ne va pas vous dĂ©crire la journĂ©e type que nous, on a vĂ©cu parce que finalement, la jet nous a un petit peu montrĂ© diffĂ©rentes traditions. Et donc, du coup, finalement, on n'a pas vĂ©cu la journĂ©e type. type des men tawaĂŻ, mais plutĂŽt nous on a suivi la jet sur ces activitĂ©s. Mais en tout cas, on a vu comment ils vivaient au quotidien et ce qu'ils faisaient. Donc au final, vers 5h30, 6h, tout le monde se rĂ©veille. Les femmes commencent Ă  prĂ©parer le sagou. Donc en fait, comme le disait Alexis tout Ă  l'heure, quand on est arrivĂ© dans la jungle, on a senti une odeur de fruits fermentĂ©s. Et on a compris le lendemain matin ce que c'Ă©tait. En fait, c'est du sagou. Le sagou, c'est... un palmier qui pousse particuliĂšrement dans la jungle de l'Ăźle de SibĂ©route. Et c'est un palmier qui sert Ă  tout. Finalement, ses feuilles, ça leur sert Ă  faire leur toit des maisons. Et puis le tronc sert de nourriture, donc Ă  la fois pour les poulets et les cochons, mais Ă  la fois pour toutes les tribus, puisque finalement, je ne sais pas comment dire, la chair, je ne sais pas ce que c'est, l'intĂ©rieur du tronc sert Ă  faire finalement un espĂšce de pain. qui mange au quotidien, que les femmes tous les matins rapent, compactent et mettent Ă  l'intĂ©rieur des feuilles du sagou pour les faire cuire directement au feu. Et ça nous donne Ă  la fin une sorte de pain qui n'a pas de goĂ»t, mais qui mange au quotidien. Et puis on verra aussi qu'il y a autre chose dont ils se nourrissent qui vient du sagou, mais on vous l'expliquera aprĂšs. Donc lĂ , ça prend dĂ©jĂ  pas mal de temps aux femmes le matin de faire ces prĂ©parations de sagou. Et ça, elles le font en plus plusieurs fois par jour parce qu'elles vont le faire pour chaque repas. AprĂšs, elles font la vaisselle au niveau de leurs petits points d'eau. Donc, elles n'ont pas d'eau potable, pas d'eau courante, pas d'eau potable, pas de toilette, pas d'Ă©lectricitĂ©. Il n'y a absolument rien dans leur cabane. Mais bon, du coup, elles ont des grosses bassines oĂč elles prennent l'eau de la riviĂšre. Et donc, elles font la vaisselle. Elles font aussi la lessive. Donc, dans la riviĂšre, elles vont laver les enfants. pareil dans la riviĂšre. Et puis, elle prĂ©pare le petit dĂ©jeuner. Enfin, ils prĂ©parent tous ensemble, c'est pas que les femmes. Leur petit dĂ©jeuner qui est plutĂŽt composĂ© de sagou, de riz, de poisson. Et ils le prennent tous ensemble. Donc lĂ , on le prenait avec la famille de la Jet, mais Ă©galement avec la famille de son frĂšre, avec la famille de Pancaille, qui vit Ă  une maison Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et donc, du coup, finalement, ils mangent tous ensemble. Le reste de la journĂ©e, les femmes, elles font... Elles tissent beaucoup leur... Leurs filets de pĂȘche, des filets de pĂȘche que nous on croirait acheter complĂštement dans le commerce. D'ailleurs nos enfants croyaient vraiment qu'ils les avaient achetĂ©s. Non, elles les tissent complĂštement. Et puis les hommes, eux, ils passent pas mal de temps Ă  aller nourrir leurs animaux. Donc les animaux qu'ils ont, c'est des poules et des cochons. Donc ils les nourrissent trois fois par jour avec du sagou, avec de la noix de coco. Donc voilĂ , il y a des poules et des cochons un petit peu partout. Donc il faut passer du temps pour aller les nourrir.

  • Speaker #1

    Ils les Ă©duquent mĂȘme, parce qu'on a mĂȘme vĂ©cu Ă  un moment donnĂ©... Un moment assez dingue, il y a la jet qui voit un cochon en train de tuer un poulet et du coup il est devenu dans une rage folle et du coup il a Ă©tĂ© chercher son arc, ses flĂšches, il lui a couru aprĂšs, il l'a scrutĂ© et du coup il l'a tuĂ©.

  • Speaker #0

    C'Ă©tait dingue, quand on l'a vu partir comme ça on s'est dit lĂ  on est Ă  un autre temps alors il faut savoir, le cochon c'Ă©tait pas la premiĂšre fois qu'il mangeait un poulet, c'Ă©tait la deuxiĂšme fois la premiĂšre fois il lui a jetĂ© des pierres dessus puis la deuxiĂšme fois, le cochon il n'y en avait plus il n'y a que lĂ -bas qu'on peut vivre ce genre de choses en temps normal, voir partir un homme avec ses arcs et ses flĂšches pour dire je vais tuer un cochon on nous l'aurait dit avant, on ne l'aurait pas cru et puis finalement, le reste de la journĂ©e se passe assez tranquillement Ils sont souvent les uns chez les autres. Chez la jet, il y avait souvent des gens qui arrivaient de diffĂ©rentes maisons, on ne sait pas trop d'oĂč. Et puis, ils boivent du cafĂ©, du thĂ© Ă  longueur de journĂ©e. Ils adorent jouer aux Ă©checs. La jet, d'ailleurs, il est complĂštement imbattable. On a tous essayĂ©, il n'y en a pas un de nous qui a rĂ©ussi Ă  le battre. Et donc, entre Mentawai, entre chamanes, ils jouent aux Ă©checs et ils passent du temps Ă  discuter, Ă  Ă©changer, Ă  partager entre eux. Des moments assez simples de la vie, mais toujours agrĂ©ables. Au-delĂ  de ce quotidien, qu'on a eu le plaisir de partager avec cette famille. Il y a eu aussi des interactions assez mĂ©morables, comme par exemple, la jet qui a fabriquĂ© pour RaphaĂ«l et ClĂ©ment un arc et des flĂšches. Alors, je ne vous explique pas, comme ils Ă©taient heureux, genre la jet qui leur fabrique ça, et puis surtout, qui leur apprend Ă  tirer, qu'il avait accrochĂ© une noix de coco un peu plus loin. Lui, il montre aux enfants comment tirer, Ă©videmment, il touche la noix de coco. Et puis lĂ , RaphaĂ«l et ClĂ©ment se sont entraĂźnĂ©s avec lui. Et ils ont eu la chance Ă©galement de s'entraĂźner avec un vrai chaman, avec Aman. Et donc, durant les cinq jours qu'on a passĂ©s lĂ -bas, qu'ils Ă©taient avec leur arc et leur flĂšche, et Ă  apprendre Ă  tirer, c'est des moments uniques. On est repartis avec notre arc et flĂšche. On a dĂ» le renvoyer par la poste en France parce que ça passait pas dans l'avion, mais c'Ă©tait hors de question qu'on perde finalement ce cadeau unique que la jet leur a fait. Et je pense que tout au long de leur vie... c'est quelque chose dont ils se souviendront. Donc, au-delĂ  de ces interactions que les enfants ont eu la chance de vivre avec la JET et avec Aman, on a Ă©galement pu partager des activitĂ©s. Alors, quand je dis activitĂ©s, ce n'est vraiment pas une liste d'activitĂ©s qu'on a fait avec la JET, mais plutĂŽt des choses qu'ils font, qu'ils font eux tous dans leur quotidien, dans leur vie, mais pas de maniĂšre, justement, quotidienne. plutĂŽt de maniĂšre un petit peu unique quand ils en ont besoin. Mais pour qu'on puisse les comprendre, la jet nous les a fait vivre durant ces cinq jours. Donc je pense tout d'abord Ă  la confection du pagne. Ce qu'il faut savoir que les hommes fleurs, ils ne vivent pas habillĂ©s avec des vĂȘtements comme nous. Ils vivent nus avec un pagne, un pagne fabriquĂ© en Ă©corce de bois. Donc un jour, on a Ă©tĂ© avec la jet dans la jungle pour couper finalement l'arbre spĂ©cifique. qui permet de fabriquer ce pagne. Et puis finalement, on a fabriquĂ© deux pagnes, un pour chacun des enfants, et puis pour Alexis, la jette lui en a prĂȘtĂ© un. Donc c'Ă©tait hyper intĂ©ressant de voir comment ils fabriquaient finalement cet habit qu'ils utilisent au quotidien, puisque tous les hommes-fleurs qu'on a rencontrĂ©s, finalement, sont vĂȘtus avec ce pagne. Je pense Ă©galement, finalement, au moment qu'on a pu Ă©changer avec la mĂšre de la jet, donc en allant pĂȘcher dans la riviĂšre, pareil, vĂȘtus avec les habits traditionnels qu'on avait fabriquĂ©s avant, les garçons avec leur pagne. Et puis moi avec finalement une jupe en feuilles de bananier que la maman de la jet m'avait fabriquĂ©e. Alors la maman de la jette, elle n'avait que la jupe en feuilles de bananier. Elle n'avait pas de haut parce que c'est pareil que les hommes, ils vivent plutĂŽt nus avec trĂšs peu d'habits. Et donc du coup, nous voilĂ  allĂ©s dans la riviĂšre. Bon alors j'avoue que je n'Ă©tais pas forcĂ©ment hyper rassurĂ©e parce que pour pĂȘcher des microscopiques poissons et des microscopiques crevettes, il faut s'allonger dans la riviĂšre, mettre les mains dans la boue. pour aller essayer de remuer la boue et rĂ©cupĂ©rer des mini poissons avec le filet de pĂȘche. Je n'Ă©tais pas hyper rassurĂ©e de mettre la main dans la boue, sachant qu'on Ă©tait en plein milieu de la jungle. RaphaĂ«l et ClĂ©ment ont plus eu de plaisir que moi Ă  le faire, mais on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  pĂȘcher quelques petits poissons et quelques petites crevettes. Et puis surtout, c'Ă©tait encore un moment d'Ă©change. Alors, on a beau ne pas parler la mĂȘme langue, c'Ă©tait hyper chouette ce moment. Et puis dans les regards, on arrive quand mĂȘme Ă  communiquer. Et donc ça, c'est aussi un moment mĂ©morable pour nous.

  • Speaker #1

    Tous les moments qu'on a pu passer au milieu de la jungle en suivant la jet, on peut considĂ©rer qu'ils Ă©taient mĂ©morables, parce qu'en fait c'Ă©tait une dĂ©couverte pour nous Ă  chaque instant. J'avais entendu parler qu'il fallait Ă  un moment donnĂ© peut-ĂȘtre manger des trucs un peu bizarres. Alors je suis toujours Ă  peu prĂšs par temps, mais lĂ  c'Ă©tait les gros verres blancs gluants qui bougent lĂ , qu'on peut voir aussi sur Koh Lanta. J'Ă©tais... Super chaud Ă  la base et puis du coup on a Ă©tĂ© avec la jet, il a coupĂ© le sagout, en fait c'est le palmier qui est en voie de dĂ©composition et du coup il est rongĂ© par les verres de l'intĂ©rieur. Et donc, on a Ă©tĂ© les rĂ©cupĂ©rer et lĂ , on avait ces gros trucs lĂ , bizarres, buants, dans les mains et la jet, le premier, a croquĂ© dedans. Je me suis dit quand mĂȘme Ă  un moment donnĂ©, on est venu pour tester des trucs bizarres et vivre ce genre d'expĂ©rience. On a dĂ©jĂ  mangĂ© des sauterelles, des araignĂ©es, mais qui Ă©taient cuites. LĂ , c'Ă©tait quand mĂȘme cru. Je vous avouerai que je n'ai pas fait trop le malin, mais au final, j'ai croquĂ© dedans aussi, j'ai vite crachĂ©. Et puis, j'ai rĂ©essayĂ© une deuxiĂšme fois et lĂ , je l'ai mĂąchĂ©, j'ai mangĂ©. Et c'est vrai que l'intĂ©rieur, on avait l'impression que c'Ă©tait du lait. Ce n'Ă©tait pas si... Si on ferme les yeux et qu'on fait abstraction de ce qu'on mange, ce n'Ă©tait pas si dĂ©goĂ»tant. Bon, je n'en ai mangĂ© qu'un. Finalement, aprĂšs, on en a rĂ©cupĂ©rĂ© tout un seau. On l'a fait... On les a fait cuire au barbecue. Soi-disant, c'Ă©tait meilleur. Bon, du coup, les titinas s'est lancĂ© et en a croquĂ© un. Bon, vu sa tĂȘte, je crois qu'elle n'a pas trop aimĂ©. Et RaphaĂ«l a essayĂ© aussi. Bon, ça a Ă©tĂ© compliquĂ©. Et moi, j'ai remangĂ©, donc lĂ , grillĂ©. Ça avait un peu moins de goĂ»t, on va dire. C'Ă©tait toujours pas trĂšs bon. Donc ça, c'Ă©tait assez rigolo parce que du coup, c'Ă©tait vraiment un moment. pour tout le monde, mĂȘme eux, de nous voir faire cette trombine et tout. Je pense que c'Ă©tait un beau moment de partage et puis une belle expĂ©rience. Et aprĂšs, surtout, en fait, ce qui nous a plu quand mĂȘme, c'Ă©tait ces Ă©changes avec les hommes fleurs. Et en particulier avec Cookie, son grand-pĂšre, qui est censĂ© lui donner toutes les clĂ©s pour devenir un chaman, mais qui, on ne sait pas trop quel Ăąge il a, il a 90 ou peut-ĂȘtre 100 ans. donc difficile de communiquer avec lui, en plus il ne parle pas anglais, mais juste par les yeux, le visage, les expressions, on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  avoir de beaux Ă©changes. Par exemple, moi, sur le tĂ©lĂ©phone, je lui montrais ma grand-mĂšre, qui a Ă©galement 90 ans, nos parents, voir un peu oĂč on vivait, et du coup on voyait sur son visage qu'il Ă©tait pas content de dĂ©couvrir aussi notre quotidien. Donc c'Ă©tait un beau moment, simple. et heureux pour nous. Ce qui Ă©tait sympa aussi, c'Ă©tait que tout le monde essayait de battre la jet aux Ă©checs, comme m'avait dit Laetitia. Il est imbattable. Donc, du coup, tous les invitĂ©s, les chamans, et mĂȘme RaphaĂ«l a essayĂ©. On est partis avec RaphaĂ«l, parfois ça a durĂ© 10 secondes. Mais en tout cas, il essayait et il y retournait pour essayer de le battre. Nous aussi, on a essayĂ© avec Laetitia, mais on n'est pas des pros des Ă©checs. Donc, on a plutĂŽt appris. donc voilĂ  des bons moments sympas du quotidien non plus vivre avec eux aussi

  • Speaker #0

    Et puis c'Ă©tait quand mĂȘme des moments complĂštement improbables parce que pour le coup moi qui n'avais jamais jouĂ© aux Ă©checs de ma vie, je ne m'y attendais pas du tout de jouer aux Ă©checs au milieu de la jungle de SibĂ©route avec les Mentawai, on s'est tombĂ© Ă  plein de choses mais pas Ă  ça. Et finalement, c'Ă©tait aussi un moment de partage qui Ă©tait hyper sympa, dĂ©routant mais sympa. Un bon souvenir qu'on gardera en tout cas.

  • Speaker #1

    Ce que nous avons appris sur la culture des Mentawai, c'est surtout avoir la chance de vivre chez Lajet. Parce que Lajet est jeune, il a une trentaine d'annĂ©es, et il aspire Ă  ĂȘtre chaman. Donc ce n'est pas tous les jeunes, il y en a trĂšs peu. Ce qu'il a envie, c'est de faire perdurer sa culture et de la faire dĂ©couvrir aux gens. Du coup, mĂȘme avant, il a travaillĂ© dans des hĂŽtels. En fait, il Ă©tait dĂ©connectĂ© de la jungle. Il a essayĂ© de vivre comme nous tous. Mais finalement, trĂšs rapidement, Chang l'a rappelĂ© et il a eu envie de... de vivre comme son grand-pĂšre. Et donc, son grand-pĂšre, Pouki, lui a dit, dĂ©jĂ , la premiĂšre chose, si tu veux devenir chaman, c'est de vivre dans la jungle et de construire ta maison. Et aprĂšs, il y a des Ă©tapes Ă  suivre. Ce n'est pas, on claque des doigts, on devient chaman. Non, il y a tout un process qui doit respecter, qui est contraignant. Du coup, lĂ , ça fait deux ans, Ă  peu prĂšs, qu'il vit dans la jungle avec sa famille. Donc, c'est une premiĂšre Ă©tape. et la coquille lui a dit ok lĂ  maintenant je vais pouvoir te donner une certaine clĂ© la premiĂšre c'est d'apprendre sur les plantes les chamans sont les docteurs viennent pour les autres pour les esprits pour tout donc du coup il doit apprendre sur les plantes. Et puis aprĂšs, il y a aussi pas mal de tabous, comme ne pas manger certains aliments ou encore ne pas dormir avec sa femme. Ce qui fait aussi que dans la relation qu'on a pu voir de Lajet et sa famille, il y avait un peu de distance. On sentait quand mĂȘme que c'Ă©tait bien sa femme d'un cĂŽtĂ© avec sa fille et puis lui. Je pense que ce tabou-lĂ  fait un peu que... Un peu comme... Alors les prĂȘtres, eux, ils n'ont pas le droit de se marier, ils n'ont carrĂ©ment pas le droit d'ĂȘtre avec qui que ce soit, mais c'est un peu ça, d'avoir cette sĂ©paration, alors que son frĂšre, PancaĂŻ, lui, qui n'aspirait pas Ă  ĂȘtre chaman, Ă©tait beaucoup plus proche. Il y a ça, et puis aprĂšs, du coup, il y a l'Ă©levage des poules et des cochons. Ce n'est pas pour rien. C'est parce qu'en fait, pendant un an, il va falloir qu'il accueille un chaman dans sa maison qui va lui expliquer tout sur son savoir. Et donc, en particulier, il doit le nourrir pendant un an. Et puis aussi, pour tous les rituels, d'avoir des cochons. C'est pour ça aussi qu'il en prend soin et qu'il n'en mange finalement pas au quotidien parce qu'il doit les conserver pour accueillir ce chaman une annĂ©e. Ça, aprĂšs, il y a aussi tous les tatouages qu'ils ont sur le corps. Alors, ça leur sert d'habit, mais aussi de protection ou de leur donner de la chance. Par exemple, ils ont l'arc dessinĂ© sur le torse qui leur permet de... peut-ĂȘtre fort quand ils partent Ă  la chasse. Ils ont le soleil couchant, le soleil levant, ils ont plein de diffĂ©rentes significations. Ce qui croit assez fortement aux esprits, en fait, ce qu'il nous expliquait, c'est qu'il n'a pas de religion. La plupart en IndonĂ©sie sont musulmans. Non, lui, il croit aux esprits et Ă  la nature.

  • Speaker #0

    Et du coup, ils ont un troisiĂšme Ɠil. En l'occurrence, on en a fait l'expĂ©rience en prĂ©sence de Cookie, le grand-pĂšre de la jet. DĂšs notre arrivĂ©e, la Cookie n'Ă©tait pas dans la jungle parce qu'on a commencĂ© notre sĂ©jour chez les Mentawai, c'Ă©tait le 2 janvier, pour fĂȘter la fin de l'annĂ©e. Le fait aussi, ils s'Ă©taient rĂ©unis dans le village oĂč certains des petits-enfants de Cookie vivent, donc un village... oĂč il y a des mentawai, mais qui n'est pas dans la jungle. Donc, Cookie y avait Ă©tĂ©. Et donc, c'Ă©tait le point de dĂ©part de la pirogue. On a Ă©tĂ© accueillis tout d'abord dans la maison, finalement, familiale Ă  cet endroit-lĂ . Et c'est lĂ  oĂč on a rencontrĂ© Cookie la premiĂšre fois. Et on avait besoin de bottes. Comme on vous a dit, il y a beaucoup de boue dans la jungle. Donc, on avait... Alexis avait une paire de bottes parce qu'il en avait trouvĂ© Ă  Bukit Lawang. ClĂ©ment, notre fils de 5 ans, avait une paire de bottes parce que pareil, Alexis les avait trouvĂ©es Ă  Bukit Lawang. Par contre, RaphaĂ«l et moi, on n'en avait pas. Et trouver des bottes pour enfants lĂ -bas, ce n'est pas si Ă©vident. Et donc du coup, c'est PancaĂŻ qui Ă©tait parti en moto pour chercher des bottes pour RaphaĂ«l. Et bon, il a mis du temps, on l'attendait. On ne savait pas quand est-ce qu'il allait revenir. On ne l'avait pas appelĂ©, rien du tout. Et Ă  un moment donnĂ©... Cookie qui Ă©tait assis Ă  cĂŽtĂ© de nous, nous dit on y va. Ah bon ? On y va ? Et en fait, 30 secondes aprĂšs, il y a PancaĂŻ qui arrive avec les bottes. Alors personne n'aurait pu prĂ©dire qu'il allait arriver, mais en tout cas, Cookie, lui, avait senti que PancaĂŻ allait revenir avec les bottes et que c'Ă©tait le moment de partir. Ça nous a complĂštement bluffĂ©s parce qu'on ne s'y attendait pas. C'est toujours incroyable de voir ce genre de choses de nos yeux. Et puis un autre truc aussi, oĂč on voit qu'il croit Ă©normĂ©ment aux esprits, c'est que le soir, vers 8h, PancaĂŻ, sa femme et ses deux filles, enfin, leurs deux filles, pardon, repartaient finalement dans leur maison, qui Ă©tait Ă  5-10 minutes Ă  pied. Et ils partaient toujours avec, finalement, une branche enflammĂ©e. Alors au dĂ©but, premiĂšre fois que je les vois partir comme ça, je me dis, bon ben, c'est parce qu'ils ont besoin d'Ă©clairer leur chemin. Mais quand mĂȘme, par curiositĂ©, le lendemain on demande Ă  PancaĂŻ comment ça se fait que vous partez avec votre branche enflammĂ©e ? Et il nous explique que c'est pour chasser les mauvais esprits. Ils y croient fortement. Et pour eux, si un enfant marche dans la nuit, mĂȘme avec ses parents, mais marche dans la nuit sans feu, il y a des mauvais esprits qui peuvent venir habiter son corps et ils ne pourront pas les aider, mĂȘme un chaman. Donc pour Ă©viter que ça arrive, ils marchent tout le temps avec une branche enflammĂ©e pour accompagner leurs enfants la nuit. et donc on aurait dĂ» faire pareil avec les nĂŽtres on ne l'a pas fait parce que nous finalement on ne marchait pas on allait juste Ă  la riviĂšre pour se laver les dents le soir mais ça fait partie encore des aspects assez uniques de leur culture qu'on a pu voir et il doit y en avoir encore plein d'autres mais on n'a pas pu tout voir en 5 jours

  • Speaker #1

    Alors l'une de mes attentes c'Ă©tait de voir des animaux dans la jungle, particuliers, dangereux, c'est un peu peur, finalement. Il n'y avait rien, non parce qu'en fait les Mentawai les ont dĂ©jĂ  tous tuĂ©s, mĂȘme il y a des singes normalement, mais c'est tout reculĂ© et donc les animaux n'approchent plus leur maison au risque de se faire tuer. Donc les seuls animaux qu'on a pu voir c'est ceux qu'ils Ă©lĂšvent, donc les poules et les cochons. AprĂšs au niveau... VĂ©gĂ©tation, il y a le fameux sabou qui est partout. On le voit, on le sent, on le respire. On marche dessus parce qu'ils se conservent aussi comme planche sur leur chemin pour Ă©viter de mettre trop les pieds dans la boue parce qu'eux n'ont pas de bottes, ils marchent pieds nus. Et aprĂšs, plein de sortes de plantes, mais nous, qu'on ne connaissait pas forcĂ©ment, mais eux qui les reconnaissent, puisque du coup, ça leur sert aprĂšs pour soigner, mais aussi pour faire le poison, parce que ça aussi, ça a Ă©tĂ© une belle expĂ©rience. On a suivi Aman dans la jungle pour aller rĂ©cupĂ©rer les quatre ingrĂ©dients qui permettent de confectionner ce poison. VoilĂ , ils savent exactement, et il y en a certains, il ne faut vraiment qu'une mini-goutte, et que mĂȘme si on l'a sur les doigts et qu'on a une petite plaie, ça peut nous tuer. Donc, on Ă©tait quand mĂȘme, on regardait ça de loin, on a bien briefĂ© les enfants pour qu'ils ne touchent pas.

  • Speaker #0

    Et moi, je peux peut-ĂȘtre rajouter une petite anecdote, parce que comme le dit Alexis, il n'y avait que des cochons et des poules, alors on peut se dire, ça va, sauf qu'en fait, il n'y a pas vraiment d'enclos. Les cochons et les poules, ils se baladent partout. Surtout les cochons, on en voyait passer partout, et il y en a quand mĂȘme en quantitĂ©. Et puis, on restait dans la jungle. Enfin, on est dans la jungle. Comme je le disais tout Ă  l'heure, il n'y a pas d'eau courante, il n'y a pas d'Ă©lectricitĂ©, il n'y a pas de toilettes, il n'y a pas de douche. La douche, c'est la riviĂšre. Et on avait de la chance d'avoir une petite riviĂšre qui passait juste en bas de chez la jet. Et les toilettes, c'est la nature. Bon, c'Ă©tait quelque chose auquel on Ă©tait prĂ©parĂ©, c'Ă©tait pas trop problĂ©matique, sauf quand t'as les cochons. En fait, ce qui Ă©tait assez drĂŽle, c'est que plusieurs fois, on a essayĂ© d'aller aux toilettes, et puis Ă  chaque fois que t'essaies d'aller aux toilettes, il y a le cochon qui arrive, et tu te dis Ah ! Et puis les cochons, ils mangent le caca ! Donc, t'as pas forcĂ©ment envie de faire tes besoins dans la nature en prĂ©sence d'un cochon, parce que tu sais pas trop ce qui va se passer. Et puis, pareil, Ă  un moment donnĂ©, on allait se toucher, et puis, en fait, il y a un cochon qui passe. Et puis qui fait ses besoins dans la riviĂšre et qui s'en va. Et lĂ  tu te dis, oh ça va ĂȘtre une bonne douche celle-lĂ . Enfin ouais, c'Ă©tait des petits moments rigolos. Pas des moments remarquables parce que c'Ă©tait pas avec des animaux incroyables. Mais ça reste des cochons de partout qui font leurs besoins et qui nous suivent quand nous on est dans la jungle. Donc c'Ă©tait assez rigolo. Donc ils ont mĂȘme essayĂ© de planter des bananiers, de mettre des clĂŽtures autour pour Ă©viter que les cochons viennent manger les bananiers. Mais non, les cochons ils creusent et ils viennent tout manger. Donc au final, leur repas, il se compose essentiellement de sa goĂ»t. de noix de coco, de riz, si ils en ont, parce que finalement au milieu de la jungle il n'y a pas de riz, ils ne mangent pas grand-chose qui vient de la terre, puisque finalement c'est les cochons qui mangent tout. Donc au final, on n'a pas vu Ă©normĂ©ment de plantations, mis Ă  part les arbres de mangoustans et de ramboutans, parce qu'ils sont trop hauts pour que les cochons les atteignent. On n'a pas pu y goĂ»ter, ce n'Ă©tait pas la saison. Et puis on a aussi vu pas mal de rotins. Finalement, c'est une plante qui leur sert Ă  pas mal de choses, Ă  faire des espĂšces de cordages. Donc, tout leur toit de maison est fait, on l'a dit, avec des feuilles de sagou. Et ils les accrochent, ils les attachent entre eux avec du rotin. Puis le rotin, ça leur sert aussi Ă  faire leur flĂšche pour la chasse. Donc, voilĂ  un petit peu les plantes qu'on a pu voir dans la jungle. Donc si on devait un petit peu rĂ©sumer les moments forts que l'on a passĂ©s dans cette nature et qu'on a retenus, c'est un peu ce qu'on a racontĂ© tout au long du podcast, c'est finalement d'ĂȘtre dans cette nature qui est hostile pour nous, puisqu'il y a des plantes qui tuent, on l'a pu le voir, c'est de marcher dans cette boue, de marcher sur ces morceaux de sagou un petit peu de partout, d'avoir ces odeurs, de voir la jette couper un arbre, de couper un sagou avec juste sa machette. d'aller en rĂ©cupĂ©rer les verres pour les manger franchement chapeau Alexis pour les manger j'ai essayĂ©, c'est impossible de manger ce truc qui bougeait et qui Ă©tait gluant dans ma main c'est de voir ces femmes qui s'allongent dans cette boue pour aller pĂȘcher c'est finalement aussi de le voir la jet partir avec son arc et sa flĂšche pour aller tuer sa flĂšche empoisonnĂ©e je vous le prĂ©cise pour aller tuer son cochon c'est la nature c'est des choses qu'on ne voit nulle part ailleurs il faut ĂȘtre dans la jungle profonde tu te demandes comment en 2024 ces hommes vivent encore de cette maniĂšre lĂ  c'est assez incroyable peut-ĂȘtre que dans 10 ans il n'y en aura plus c'est ce que nous a racontĂ© la JET c'est un peu triste lui il se bat vraiment au quotidien pour faire perdurer ses traditions il vit en harmonie complĂšte avec la nature parce que nous on est complĂštement perdus Donc si on avait un conseil pour tous les voyageurs qui ont envie ou qui se demandent s'ils ont envie d'y aller, c'est...

  • Speaker #1

    Allez-y !

  • Speaker #0

    Allez-y ! Franchement, c'Ă©tait incroyable, c'est une expĂ©rience dont on va se souvenir Ă  vie, nous comme les enfants. On en parle encore entre nous assez souvent, parce que c'Ă©tait tellement dĂ©routant, c'Ă©tait tellement loin de notre quotidien que forcĂ©ment ça marque, forcĂ©ment ! on revient dessus et on a besoin finalement de se poser pour rĂ©aliser ce qu'on a vĂ©cu avec eux lĂ -bas. Donc franchement, allez-y, n'ayez pas peur. PrĂ©parez-vous peut-ĂȘtre un peu psychologiquement Ă  dormir par terre, Ă  ne pas avoir de salle de bain, pas de toilette, Ă  vivre avec des hommes qui vivent diffĂ©remment de nous. Donc allez-y sans a priori, sans jugement, ça c'est important. Parce qu'on peut ne pas ĂȘtre d'accord avec leurs croyances, avec leur maniĂšre de vivre. C'est sĂ»r, on ne va pas ĂȘtre d'accord. Surtout, par exemple, eux, l'Ă©cole, c'est pas forcĂ©ment quelque chose d'important, puisqu'il n'y a pas d'Ă©cole dans la jungle. Donc il y a les jeunes, aujourd'hui, ils reviennent, finalement, dans le village qui est Ă  l'entrĂ©e de la jungle, oĂč il y a une Ă©cole. Donc ils viennent vivre lĂ , mais finalement, ils sont tous Ă  moitiĂ© parquĂ©s, dans des maisons, soit, mais Ă  pas faire grand-chose. On a trouvĂ© ça un peu triste, finalement, ce village-lĂ . Mais ils y vont parce qu'il y a l'Ă©cole. La jet, lui, dit, ma fille, elle fera ce qu'elle voudra. Mais... Mais ce n'est pas sa prioritĂ© en tout cas que les enfants aillent Ă  l'Ă©cole. C'est quelque chose qui peut choquer, mais il faut y aller sans a priori. C'est leur maniĂšre de vivre. Ils apprennent les choses diffĂ©remment de nous. Peut-ĂȘtre aussi, un autre conseil, c'est peut-ĂȘtre y aller plus que trois jours. On a vu finalement dans tous les fils d'Insta que j'avais suivis, beaucoup de gens y allaient que trois jours. Nous, notre conseil, c'est d'essayer d'y aller plus longtemps, parce que trois jours, c'est court, sachant qu'il y a quasiment deux jours de trajet pour y aller, parce qu'il y a aussi sept heures de bateau. de Padang jusqu'Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, puis aprĂšs un peu d'attente Ă  l'Ăźle de SibĂ©route, on prend un scooter pendant 20 minutes, on attend un peu, puis aprĂšs on prend la pirogue pendant une heure, une heure et demie, puis aprĂšs une demi-heure de marche Ă  pied, bout Ă  bout, c'est assez long, donc on arrive finalement le premier jour en fin de journĂ©e lĂ -bas, et nous on a trouvĂ© ça vraiment chouette de passer cinq jours, on a pu se partager, on a passĂ© trois vraies journĂ©es avec eux lĂ -bas, quatre nuits, et c'Ă©tait pas trop, c'Ă©tait... Pour nous, la durĂ©e est parfaite. N'y allez pas non plus en pensant que vous allez faire tout un tas d'activitĂ©s. Il y a plein de moments oĂč vous ne ferez rien, juste passez du temps avec eux. Il n'y a pas un programme Ă©tabli. qui est possible de faire. Pareil, vous n'attendez pas Ă  avoir 150 chamanes. Nous, on n'en a pas rencontrĂ© Ă©normĂ©ment. On en a rencontrĂ© deux. On a rencontrĂ© Aman et Cookie. Peut-ĂȘtre que d'autres gens en rencontreront plus, peut-ĂȘtre d'autres moins. Ça va dĂ©pendre s'ils sont lĂ , s'ils passent en fait. Il n'y a pas des rendez-vous de fixĂ©s. Il y a des gens qui sont lĂ , venez les voir. VoilĂ . Donc c'est un peu nos conseils. Et puis en termes d'Ă©quipement, prenez pas trop d'habits, ça sert Ă  rien, de toute façon on finit plein de boue, donc c'est comme ça. Un caouais c'est indispensable s'il pleut Ă©videmment. Un filtre Ă  eau, parce qu'on n'a pas trop bien compris avec Alexis comment il filtrait l'eau, mais je crois que c'Ă©tait avec des plantes et on a prĂ©fĂ©rĂ© utiliser notre stĂ©ri-pen et notre gourde filtrante, on Ă©tait content de les avoir. Des bottes, ça c'Ă©tait indispensable. Les enfants, ils avaient de la boue en permanence dans leurs bottes parce que les bottes, elles n'Ă©taient pas assez hautes. Mais ça leur a protĂ©gĂ© les pieds parce que finalement, les Mentawai, ils marchent pieds nus. Mais nous, ça n'aurait pas Ă©tĂ© possible. Et les baskets, si tu en as, tu les flingues. Il n'y a plus de baskets Ă  la fin du sĂ©jour. Donc vraiment, les bottes, c'est indispensable. Être en pantalon aussi, parce que finalement, on est au milieu de la jungle. MĂȘme s'il y a des petits chemins Ă  des moments donnĂ©s, c'est quand mĂȘme cool d'ĂȘtre en pantalon. Et puis une petite... sa pharmacie. Nous, elle ne nous a pas servi pour nous, mais finalement, elle leur a servi Ă  eux, parce qu'Ă  force de marcher dans la jungle pieds nus, ils ont des plaies au pied et ça leur a bien servi des comprets, du dĂ©sinfectant, des pansements. Finalement, c'Ă©tait pas mal. Bon, alors la jet, lui, il dit non, il ne faut pas, mais son frĂšre Ă©tait plutĂŽt content de les trouver. Donc voilĂ  pour nos conseils. A retenir, c'est allez-y, allez dĂ©couvrir cette tribu avant que malheureusement, ça soit peut-ĂȘtre plus possible.

  • Speaker #1

    Alors lĂ , actuellement, aprĂšs ces cinq mois intenses en Ă©motions en Asie du Sud-Est, on est plutĂŽt en mode vacances. Du coup, on a l'Australie en train de parcourir en van. Donc, c'est top. On fait beaucoup moins de rencontres. Ainsi, on fait beaucoup de rencontres d'animaux. On voit des paysages magnifiques, mais moins avec les locaux. Mais du coup, ça nous fait une petite pause, tous les quatre en famille. Donc, c'est pas mal. AprĂšs, on a... deux semaines en Nouvelle-ZĂ©lande, un mois Ă  Tahiti, et lĂ , ce sera les vraies vacances. Et aprĂšs, on repart en AmĂ©rique centrale, oĂč on est Ă  la recherche de missions de volontariat. On a vu dĂ©jĂ  pour aller faire de la sauvegarde de tortues au Costa Rica, mais si vous avez des conseils Ă  nous donner, des bons plans, on est preneurs, parce que vraiment, on a envie de faire ça en AmĂ©rique centrale, sachant qu'on parle espagnol. donc on va pouvoir crĂ©er des vraies belles relations encore une fois et puis surtout si vous avez envie de suivre la suite de nos aventures n'hĂ©sitez surtout pas Ă  venir nous voir sur Instagram sur Happy4Trip en tout cas on a Ă©tĂ© heureux de partager cette expĂ©rience avec vous si vous avez des questions n'hĂ©sitez pas et

  • Speaker #0

    puis à bientÎt à bientÎt salut salut Et voilà, cet épisode est terminé. J'espÚre qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec votre entourage. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et prenez quelques instants pour laisser un avis ou une note sur votre plateforme préférée. Vos retours sont précieux et m'aideront énormément. Merci d'avance et à bientÎt pour de nouvelles aventures.

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