18 - LE MOT DU MATIN - Alphonse Karr - Yannick Debain. cover
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A Voix Haute

18 - LE MOT DU MATIN - Alphonse Karr - Yannick Debain.

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19sec |14/11/2020|

356

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Description

Jean Baptiste Alphonse Karr, né à Paris le 24 novembre 1808Alphonse est le fils du pianiste compositeur munichois Henri Karr2. Il étudie à Paris au collège Bourbon3 et, dès l’âge de vingt ans, y enseigne quelque temps, en tant que professeur suppléant4. Il abandonne l’enseignement pour s’adonner à la poésie, et n’écrit qu’en vers4. Il espère alors gagner sa vie grâce à ses poèmes, et envoie une pièce en vers au journal Le Figaro, lequel lui répond que ses vers ne seront pas publiés, et lui conseille d’écrire en prose4. Alphonse Karr décide de travailler ses textes en prose, pour pouvoir avoir un revenu. Il réécrit Sous les tilleuls en prose4, et se fait publier. C’est ainsi qu’en 1832, à l’âge de 24 ans, il débute dans la littérature avec son roman le plus célèbre, Sous les tilleuls, paru en deux volumes4, qui lui valut son entrée au Figaro.

Parallèlement à ses articles au Figaro, il écrit également dans les revues Entr’acte, la Revue de Paris et Le Corsaire, puis il signe des feuilletons dans La Presse et Le Siècle. Il devient ensuite rédacteur en chef au Figaro4, de 1836 à 1838.

De 1839 à 1849, il publie une revue satirique : Les Guêpes, dont il est l’unique rédacteur, dans lequel il vitupère contre la plupart des célébrités de son époque. C’est le second succès phénoménal de sa carrière littéraire. En 1843, il relate, dans le Siècle, le drame au cours duquel Léopoldine Hugo et son mari Charles Vacquerie ont trouvé la mort dans un naufrage sur la Seine , à Villequier. C’est par cet article que Victor Hugo, alors en voyage dans les Pyrénées, apprend la mort de sa fille et de son gendre.

En 1840, ayant fait allusion, au cours d’une visite au salon littéraire de Louise Colet, aux amours de la maîtresse de maison avec Victor Cousin, celle-ci furieuse lui donne dans le dos un coup de couteau de cuisine. Blessé sans gravité, il ne porte pas plainte mais exposa le couteau sur le mur de sa chambre du no 46 rue Vivienne avec cette inscription : « Donné par Louise Colet… dans le dos ».

Pour Karr,. Il s’installe précisément à Nice, où, tout en continuant à écrire, il loue une propriété agricole dans le quartier Saint-Étienne. Il développe une activité de floriculture (1853 à 1867) et il ouvre avec succès, au 8 place du jardin Public, un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et légumes, destiné à une clientèle d’hivernants. Son intérêt et sa connaissance des jardins expliquent qu’une poire, la Poire Alphonse Karr, et un bambou, le Bambusa multiplex Alphonse Karr et un dahlia ont été nommés en son souvenir. Toujours ironisant, il a publié un traité intitulé Comment insulter les plantes en latin.

Alphonse Karr est à l'origine de la première "Bataille des fleurs" pendant le Carnaval de Nice.

Il quitte Nice en 1865, exproprié par la construction de la gare de Nice-Ville, et il s’installe à Saint-Raphaël. Son dernier succès littéraire, l’Esprit d’Alphonse Karr, est une simple compilation de ses bons mots

En 1882, la Ligue populaire contre la vivisection se créait, le président d’honneur était Victor Hugo et le président en exercice l’écrivain Alphonse Karr. Comme la SPA, créée en 1845, cette société allait veiller à la stricte application de la loi Grammont. Cette loi, qui avait été votée le 2 juillet 1850 par l’Assemblée nationale, punissait d’une amende de un à quinze francs, mais aussi de un à cinq jours de prison « les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », une précision était apportée : la peine de prison sera toujours appliquée en cas de récidive

Alphonse Karr, qui aimait jouer aux dominos, était membre du club des dominotiers, fondé vers 1838 par le sculpteur Dantan jeune.

Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur, en 184518, et l’Académie française lui décerne le prix Vitet en 1875.





Description

Jean Baptiste Alphonse Karr, né à Paris le 24 novembre 1808Alphonse est le fils du pianiste compositeur munichois Henri Karr2. Il étudie à Paris au collège Bourbon3 et, dès l’âge de vingt ans, y enseigne quelque temps, en tant que professeur suppléant4. Il abandonne l’enseignement pour s’adonner à la poésie, et n’écrit qu’en vers4. Il espère alors gagner sa vie grâce à ses poèmes, et envoie une pièce en vers au journal Le Figaro, lequel lui répond que ses vers ne seront pas publiés, et lui conseille d’écrire en prose4. Alphonse Karr décide de travailler ses textes en prose, pour pouvoir avoir un revenu. Il réécrit Sous les tilleuls en prose4, et se fait publier. C’est ainsi qu’en 1832, à l’âge de 24 ans, il débute dans la littérature avec son roman le plus célèbre, Sous les tilleuls, paru en deux volumes4, qui lui valut son entrée au Figaro.

Parallèlement à ses articles au Figaro, il écrit également dans les revues Entr’acte, la Revue de Paris et Le Corsaire, puis il signe des feuilletons dans La Presse et Le Siècle. Il devient ensuite rédacteur en chef au Figaro4, de 1836 à 1838.

De 1839 à 1849, il publie une revue satirique : Les Guêpes, dont il est l’unique rédacteur, dans lequel il vitupère contre la plupart des célébrités de son époque. C’est le second succès phénoménal de sa carrière littéraire. En 1843, il relate, dans le Siècle, le drame au cours duquel Léopoldine Hugo et son mari Charles Vacquerie ont trouvé la mort dans un naufrage sur la Seine , à Villequier. C’est par cet article que Victor Hugo, alors en voyage dans les Pyrénées, apprend la mort de sa fille et de son gendre.

En 1840, ayant fait allusion, au cours d’une visite au salon littéraire de Louise Colet, aux amours de la maîtresse de maison avec Victor Cousin, celle-ci furieuse lui donne dans le dos un coup de couteau de cuisine. Blessé sans gravité, il ne porte pas plainte mais exposa le couteau sur le mur de sa chambre du no 46 rue Vivienne avec cette inscription : « Donné par Louise Colet… dans le dos ».

Pour Karr,. Il s’installe précisément à Nice, où, tout en continuant à écrire, il loue une propriété agricole dans le quartier Saint-Étienne. Il développe une activité de floriculture (1853 à 1867) et il ouvre avec succès, au 8 place du jardin Public, un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et légumes, destiné à une clientèle d’hivernants. Son intérêt et sa connaissance des jardins expliquent qu’une poire, la Poire Alphonse Karr, et un bambou, le Bambusa multiplex Alphonse Karr et un dahlia ont été nommés en son souvenir. Toujours ironisant, il a publié un traité intitulé Comment insulter les plantes en latin.

Alphonse Karr est à l'origine de la première "Bataille des fleurs" pendant le Carnaval de Nice.

Il quitte Nice en 1865, exproprié par la construction de la gare de Nice-Ville, et il s’installe à Saint-Raphaël. Son dernier succès littéraire, l’Esprit d’Alphonse Karr, est une simple compilation de ses bons mots

En 1882, la Ligue populaire contre la vivisection se créait, le président d’honneur était Victor Hugo et le président en exercice l’écrivain Alphonse Karr. Comme la SPA, créée en 1845, cette société allait veiller à la stricte application de la loi Grammont. Cette loi, qui avait été votée le 2 juillet 1850 par l’Assemblée nationale, punissait d’une amende de un à quinze francs, mais aussi de un à cinq jours de prison « les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », une précision était apportée : la peine de prison sera toujours appliquée en cas de récidive

Alphonse Karr, qui aimait jouer aux dominos, était membre du club des dominotiers, fondé vers 1838 par le sculpteur Dantan jeune.

Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur, en 184518, et l’Académie française lui décerne le prix Vitet en 1875.





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Jean Baptiste Alphonse Karr, né à Paris le 24 novembre 1808Alphonse est le fils du pianiste compositeur munichois Henri Karr2. Il étudie à Paris au collège Bourbon3 et, dès l’âge de vingt ans, y enseigne quelque temps, en tant que professeur suppléant4. Il abandonne l’enseignement pour s’adonner à la poésie, et n’écrit qu’en vers4. Il espère alors gagner sa vie grâce à ses poèmes, et envoie une pièce en vers au journal Le Figaro, lequel lui répond que ses vers ne seront pas publiés, et lui conseille d’écrire en prose4. Alphonse Karr décide de travailler ses textes en prose, pour pouvoir avoir un revenu. Il réécrit Sous les tilleuls en prose4, et se fait publier. C’est ainsi qu’en 1832, à l’âge de 24 ans, il débute dans la littérature avec son roman le plus célèbre, Sous les tilleuls, paru en deux volumes4, qui lui valut son entrée au Figaro.

Parallèlement à ses articles au Figaro, il écrit également dans les revues Entr’acte, la Revue de Paris et Le Corsaire, puis il signe des feuilletons dans La Presse et Le Siècle. Il devient ensuite rédacteur en chef au Figaro4, de 1836 à 1838.

De 1839 à 1849, il publie une revue satirique : Les Guêpes, dont il est l’unique rédacteur, dans lequel il vitupère contre la plupart des célébrités de son époque. C’est le second succès phénoménal de sa carrière littéraire. En 1843, il relate, dans le Siècle, le drame au cours duquel Léopoldine Hugo et son mari Charles Vacquerie ont trouvé la mort dans un naufrage sur la Seine , à Villequier. C’est par cet article que Victor Hugo, alors en voyage dans les Pyrénées, apprend la mort de sa fille et de son gendre.

En 1840, ayant fait allusion, au cours d’une visite au salon littéraire de Louise Colet, aux amours de la maîtresse de maison avec Victor Cousin, celle-ci furieuse lui donne dans le dos un coup de couteau de cuisine. Blessé sans gravité, il ne porte pas plainte mais exposa le couteau sur le mur de sa chambre du no 46 rue Vivienne avec cette inscription : « Donné par Louise Colet… dans le dos ».

Pour Karr,. Il s’installe précisément à Nice, où, tout en continuant à écrire, il loue une propriété agricole dans le quartier Saint-Étienne. Il développe une activité de floriculture (1853 à 1867) et il ouvre avec succès, au 8 place du jardin Public, un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et légumes, destiné à une clientèle d’hivernants. Son intérêt et sa connaissance des jardins expliquent qu’une poire, la Poire Alphonse Karr, et un bambou, le Bambusa multiplex Alphonse Karr et un dahlia ont été nommés en son souvenir. Toujours ironisant, il a publié un traité intitulé Comment insulter les plantes en latin.

Alphonse Karr est à l'origine de la première "Bataille des fleurs" pendant le Carnaval de Nice.

Il quitte Nice en 1865, exproprié par la construction de la gare de Nice-Ville, et il s’installe à Saint-Raphaël. Son dernier succès littéraire, l’Esprit d’Alphonse Karr, est une simple compilation de ses bons mots

En 1882, la Ligue populaire contre la vivisection se créait, le président d’honneur était Victor Hugo et le président en exercice l’écrivain Alphonse Karr. Comme la SPA, créée en 1845, cette société allait veiller à la stricte application de la loi Grammont. Cette loi, qui avait été votée le 2 juillet 1850 par l’Assemblée nationale, punissait d’une amende de un à quinze francs, mais aussi de un à cinq jours de prison « les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », une précision était apportée : la peine de prison sera toujours appliquée en cas de récidive

Alphonse Karr, qui aimait jouer aux dominos, était membre du club des dominotiers, fondé vers 1838 par le sculpteur Dantan jeune.

Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur, en 184518, et l’Académie française lui décerne le prix Vitet en 1875.





Description

Jean Baptiste Alphonse Karr, né à Paris le 24 novembre 1808Alphonse est le fils du pianiste compositeur munichois Henri Karr2. Il étudie à Paris au collège Bourbon3 et, dès l’âge de vingt ans, y enseigne quelque temps, en tant que professeur suppléant4. Il abandonne l’enseignement pour s’adonner à la poésie, et n’écrit qu’en vers4. Il espère alors gagner sa vie grâce à ses poèmes, et envoie une pièce en vers au journal Le Figaro, lequel lui répond que ses vers ne seront pas publiés, et lui conseille d’écrire en prose4. Alphonse Karr décide de travailler ses textes en prose, pour pouvoir avoir un revenu. Il réécrit Sous les tilleuls en prose4, et se fait publier. C’est ainsi qu’en 1832, à l’âge de 24 ans, il débute dans la littérature avec son roman le plus célèbre, Sous les tilleuls, paru en deux volumes4, qui lui valut son entrée au Figaro.

Parallèlement à ses articles au Figaro, il écrit également dans les revues Entr’acte, la Revue de Paris et Le Corsaire, puis il signe des feuilletons dans La Presse et Le Siècle. Il devient ensuite rédacteur en chef au Figaro4, de 1836 à 1838.

De 1839 à 1849, il publie une revue satirique : Les Guêpes, dont il est l’unique rédacteur, dans lequel il vitupère contre la plupart des célébrités de son époque. C’est le second succès phénoménal de sa carrière littéraire. En 1843, il relate, dans le Siècle, le drame au cours duquel Léopoldine Hugo et son mari Charles Vacquerie ont trouvé la mort dans un naufrage sur la Seine , à Villequier. C’est par cet article que Victor Hugo, alors en voyage dans les Pyrénées, apprend la mort de sa fille et de son gendre.

En 1840, ayant fait allusion, au cours d’une visite au salon littéraire de Louise Colet, aux amours de la maîtresse de maison avec Victor Cousin, celle-ci furieuse lui donne dans le dos un coup de couteau de cuisine. Blessé sans gravité, il ne porte pas plainte mais exposa le couteau sur le mur de sa chambre du no 46 rue Vivienne avec cette inscription : « Donné par Louise Colet… dans le dos ».

Pour Karr,. Il s’installe précisément à Nice, où, tout en continuant à écrire, il loue une propriété agricole dans le quartier Saint-Étienne. Il développe une activité de floriculture (1853 à 1867) et il ouvre avec succès, au 8 place du jardin Public, un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et légumes, destiné à une clientèle d’hivernants. Son intérêt et sa connaissance des jardins expliquent qu’une poire, la Poire Alphonse Karr, et un bambou, le Bambusa multiplex Alphonse Karr et un dahlia ont été nommés en son souvenir. Toujours ironisant, il a publié un traité intitulé Comment insulter les plantes en latin.

Alphonse Karr est à l'origine de la première "Bataille des fleurs" pendant le Carnaval de Nice.

Il quitte Nice en 1865, exproprié par la construction de la gare de Nice-Ville, et il s’installe à Saint-Raphaël. Son dernier succès littéraire, l’Esprit d’Alphonse Karr, est une simple compilation de ses bons mots

En 1882, la Ligue populaire contre la vivisection se créait, le président d’honneur était Victor Hugo et le président en exercice l’écrivain Alphonse Karr. Comme la SPA, créée en 1845, cette société allait veiller à la stricte application de la loi Grammont. Cette loi, qui avait été votée le 2 juillet 1850 par l’Assemblée nationale, punissait d’une amende de un à quinze francs, mais aussi de un à cinq jours de prison « les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », une précision était apportée : la peine de prison sera toujours appliquée en cas de récidive

Alphonse Karr, qui aimait jouer aux dominos, était membre du club des dominotiers, fondé vers 1838 par le sculpteur Dantan jeune.

Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur, en 184518, et l’Académie française lui décerne le prix Vitet en 1875.





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