Speaker #0Bienvenue dans Avanu. Ici, il n'y a ni masque, ni performance, juste des mots vrais. Avanu, c'est un espace où l'on ralentit, où l'on apprend à penser, à regarder la vie dans ce qu'elle a de réel et de profond. On y parle de choix, de foi, du cœur, de toi, de moi, et de ce qui nous construit vraiment. Hello, hello les amis ! J'espère que vous allez bien, et oui, c'est encore moi ! J'ai envie de dire « Welcome back ! » Alors, je suis contente que tu sois là, toi, oui, vraiment. Parce que cet épisode-là, il me coûte quelque chose. Et les choses qui coûtent, c'est souvent celles qui valent la peine d'être dites. Alors oui, je reviens un peu avec mon petit mea culpa, comme à mes habitudes. Et à vrai dire, ce n'est pas un mea culpa. pas parce que mon silence était choisi mon silence était ce que je voulais était désiré donc voilà je ne cesserai de vous le dire à voix nue n'est pas un espace où la performance prime c'est plutôt un coeur à coeur c'est plutôt des instants où l'on se permet à l'espoir en l'espace de quelques trente minutes quarante minutes parfois de deux d'être vrai Et donc voilà, je pense que je ne sais plus en tout cas rétracer le dernier épisode. Je ne sais plus à quoi je l'ai publié, j'ai perdu la chronologie. Mais voilà, c'était choisi. J'ai préféré garder le silence. J'ai préféré opter pour le silence. Voilà, parce que c'est toujours important pour moi en tout cas de digérer chaque chose et de venir en parler ensuite. Et c'est vrai quand même aussi que je vais entre guillemets apprendre ce que c'est la constance pour le reste de l'année puisque c'est important avec les stats, etc. Donc du coup, si tu es là et que tu es en train d'écouter cet épisode, je te prie s'il te plaît de partager, de noter, n'hésite pas à commenter, à laisser des étoiles, à partager l'épisode ou les épisodes qui te parlent ou même la chaîne à tes proches. parce qu'ainsi, ça nous permet finalement d'atteindre bien plus de monde, d'atteindre une plus grande communauté et surtout de faire en sorte que quelqu'un comme toi qui est dans la même situation ou quelqu'un qui a besoin d'entendre ce qui va être dit, d'écouter. Donc moi, je suis très contente et je suis surtout très contente, je ne sais pas pourquoi, mais je peux sentir dans ma voix qu'il y a beaucoup de maturation, j'ai envie de dire. Je ne sais pas pourquoi, mais j'arrive à sentir qu'il y a pas mal de maturation. Et aujourd'hui, c'est plutôt, je dirais, un retour au confessionnal. Je veux dire, pas celui de l'église avec le rideau et les prêtres de l'autre côté, non. Plutôt, le confessionnal, c'est ici, avec toi. Parce que j'ai besoin de parler. J'ai besoin de poser les mots sur ces six derniers mois. Pas pour me plaindre, pas pour que tu me plaignes, mais surtout parce que je crois que ce que j'ai traversé, toi aussi, tu l'as peut-être traversé ou tu vas le traverser aussi. Et si tu peux ne pas te sentir seule dans ça, alors ça en vaut la peine. Donc, juste avant de commencer, je pense qu'on se souvient tous, entre guillemets, du premier épisode que j'ai publié en 2026, en janvier, où tu te souviens de ton mois de janvier, avec tout ce que tu t'es dit. En tout cas, janvier, c'est résolution, c'est vision board, c'est cette année, c'est mon année. J'étais là aussi, moi aussi. J'ai eu mes carnets ouverts, mes objectifs posés, mes prières du 1er janvier où tu parles à Dieu comme si tu signes un contrat avec l'univers. Seigneur, cette année, je veux ceci, je veux cela, voilà ce que tu m'as promis, voilà ce que j'attends. J'avais une vision, j'avais un plan et de l'élan aussi. Puis la vie a fait ce qu'elle sait faire. Donc elle ne m'a pas prévenue, elle ne m'a pas envoyé un email, elle est arrivée comme ça et elle a tout mis sur la table pour être honnête avec toi. Oui, je parle de toi parce que j'estime que cet épisode est un confessionnal. Donc, je ne pense pas qu'il fera unanimité. Je ne pense pas qu'il touchera peut-être tout le monde. Mais je sais que quelqu'un en particulier en a besoin. Et je ne vais pas habiller les choses. J'ai été malade. Je pense que si vous me suivez sur mes canaux de communication, principalement Instagram où je suis le plus active, vous verrez que pendant une longue durée, pendant un long moment de cette année, j'ai été malade. Et quand tu es malade, son corps te dit quelque chose, il te dit arrête, il te dit il y a quelque chose que tu portes que tu n'aurais pas dû porter aussi longtemps. Et moi j'ai écouté tardivement, j'ai écouté. Et puis... Ça, c'est l'autre chose. C'est une parenthèse, j'ai envie de dire. J'ai été victime d'une arnaque, d'une fraude. Et je dis le mot comme ça calmement, mais sur le moment, c'était tout sauf calme. Parce que quand quelqu'un te prend ce que tu as, ton argent, ta confiance, ton énergie, ça ne te prend pas juste de l'argent, en fait. Ça te prend quelque chose d'autre. Ça te prend une certaine foi dans les gens, une certaine innocence dans la façon dont tu les regardes. Et moi, j'ai envie de dire qu'on m'avait prévenue. Mais je me suis entêtée quand même. Et c'était, bon, là j'en ris, mais c'était vraiment très lourd parce que je me suis retrouvée sans rien, sans vraiment rien. Et je le dis pas de façon métaphorique, mais vraiment littéralement, je me suis retrouvée sans rien. Je me suis posé des questions que je ne m'étais peut-être pas posées auparavant ou avec cette intensité-là. Genre, est-ce que je veux manger ce soir ? Mais vraiment, est-ce que je parviendrai à m'en sortir ? Est-ce que demain, je m'en sors ? Mais vraiment, littéralement. Et il y a quelque chose de très, mais vraiment très déshabillant dans ça, c'est que quand tu enlèves tous les décors, les projets, les objectifs, le podcast, les coachings que tu peux faire ailleurs, les réseaux et tout, et qu'il reste juste toi, juste toi et ta survie. Et je peux t'assurer, vraiment, je peux vraiment t'assurer que c'est déstabilisant émotionnellement, mentalement. Bref. Je ne vais pas parler du comment, de tout, de comment ça s'est passé en tout cas, mais ça a été vraiment déséquilibrant. Et ce que personne ne te dit sur les crises, c'est que c'est là que tu rencontres vraiment Dieu. Et je le dis juste vraiment pas pour dire, mais c'est réel. Et vous allez me dire, mais toi, Darrell, t'en connais que des péripéties. Hé, ma vie, c'est Netflix, en fait. Je crois vraiment que c'est... Au fil, comment dire ça, à force de vivre certaines choses désagréables, agréables, etc., que l'on grandit, que l'on mûrit, que l'on apprend. Je veux dire, quand j'étais enfant, je regardais avec les yeux d'un enfant, et maintenant que je suis en train de prendre en maturité, prendre en maturation, en train de mûrir, je vois les choses aussi finalement sous cet angle-là. Et pour que j'arrive à voir les choses différemment, ça me prend des situations. Des situations qui, parfois, peuvent être très dégoulinantes, j'ai envie de dire. Et comme j'étais en train de l'annoncer tantôt, tu rencontres Dieu dans les crises, pas dans les louanges du dimanche, pas dans les prophéties qui te font vibrer. Tu le rencontres dans les silences d'un appartement quand tu ne sais pas comment tu vas finir le mois. C'est là que tu rencontres quelque chose de plus profond, de plus vrai, de plus grand que toi. Et moi, j'ai vu la bonté de Dieu se manifester d'une façon que je n'attendais pas en vrai. Je veux dire, ce n'est pas un miracle. spectaculaires, genre miracle money, mais ça a été parfois un message au bon moment, ça a été une personne qui m'a dit exactement ce qu'il fallait que je puisse entendre, ça a été une provision que je n'avais pas anticipée, ça a été des gens qui m'ont écouté pleurer, ça a été des gens qui m'ont juste tendu leurs mains et qui ne m'ont pas blâmée, qui ne m'ont pas fait sentir stupide ou quoi que ce soit, mais ça a été des gens qui ont été présents. et qui m'ont tendu leur oreille, leur main, et voici, même leur argent. Et dans tout ça, c'est que en tant que personne, je pense si vous avez l'habitude de suivre ou si t'as l'habitude de suivre mes épisodes, tu vas te rendre compte que c'est comme si à chaque fois, il y avait deux personnages. Daryl, Daryl Grasse. Daryl Grasse, elle est forte, elle a une personnalité très, très forte. Elle ne se laisse pas ébranler, etc. Et il y a Daryl à côté, celle qui Et... ressent, celle qui est sensible, celle qui, voilà, qui se permet de ressentir. Et du coup, dans tout ça, c'est que de base, moi je suis quelqu'un qui stresse beaucoup, je panique beaucoup, oui, et je me disais certainement je ne vais pas y arriver jusqu'à la fin, je ne vais pas tenir, c'est trop compliqué, je ne vais pas y parvenir. Mais comme la Bible le dit, réellement, la paix qui surpasse passe toute intelligence, elle t'envahira. Et c'est vraiment cette expérience de paix que j'ai eue. En fait, moi, je ne m'attendais pas à être aussi calme, ou je veux dire à me reprendre aussi facilement. J'ai pleuré une semaine, j'ai chialé, j'ai ruminé, j'ai ressassé, mais ensuite, je me suis dit, OK. Là, comment on fait pour s'en sortir, finally ? Comment on sort de ça ? Comment on s'en reprend ? Comment on réorganise ? On réajuste, oh my god ! On réajuste des choses. Et du coup, c'est vraiment dans cette optique-là que j'ai pu finalement ressentir aussi cette paix. Cette paix qui pouvait me dire, ok, je ne sais pas demain, mais tu sais quoi, le lendemain, ce suffit à lui-même. Pas une façon de rejeter ou quoi que ce soit, mais vraiment une façon de se dire, ok, ça s'est passé, C'est correct, Dieu lui-même se chargera de moi et se chargera de la suite. Et comment dire, j'ai compris vraiment que Dieu ne se manifeste pas toujours dans l'abondance, il se manifeste surtout dans la fissure. C'est dans les fissures qu'entre la lumière, disait Léonard Cohen. Et voilà, j'ai envie de dire aussi que comparé à 2026, 2025, oh my god, je suis en train de bafouiller là comparé à 2025 cette année c'était plus en mode ok ok, genre j'ai pris les choses, je m'en rends compte en fait, j'ai pris les choses telles qu'elles venaient ça faisait mal ça m'a intriguée j'ai peut-être pas compris parfois j'ai peut-être pas pris les bonnes décisions parfois mais j'étais en mode c'est ok 2025 m'avait mise à terre d'une façon différente, je veux dire, plus profonde en fait. Parce qu'en 2025, la question que je me posais en tout cas, ce n'était pas juste comment je m'en sors, mais c'était plutôt qui suis-je vraiment. Et cette année par contre, même dans la difficulté, j'avais quelque chose que je n'avais pas l'année dernière ou j'ai quelque chose que je n'avais pas l'année dernière. Je sais ou je savais déjà que je m'en sortirais. Pas parce que, pardon, j'étais plus forte, non, Mie. Parce que j'avais une mémoire de Dieu qui s'était construite. J'avais des preuves, des preuves personnelles que ça finit toujours par aller. Donc, je veux dire comme un fondement qui finalement s'est érigé en moi, qui s'est bâti en moi. Du coup, oui, je pouvais peut-être m'ébranler. M'ébranler, oh my god, j'ai dit ébranler. Bref, je pouvais peut-être m'ébranler, ça pouvait s'écouer un peu. Mais je savais ou je sais au fond de moi que tout ira bien. ça va bien se passer. Et cette mémoire-là, c'est quelque chose que personne ne peut te donner et tu dois la construire toi-même. Épreuve après épreuve. Du coup, si tu es en ce moment dans un endroit difficile, financièrement, émotionnellement, spirituellement, je veux te dire ceci, le dépouillement n'est pas une punition, c'est parfois une invitation. Une invitation à découvrir ce qui reste quand on enlève tout ce qui était superficiel. Et ce qui reste, c'est toi. c'est ta foi, c'est ton essence c'est souvent plus solide que tu ne le penses tu vas t'en sortir pas parce que c'est facile mais parce que déjà tu es encore là et encore là ça veut dire quelque chose donc t'en fais pas tout va bien aller tout va se dessiner et aussi j'ai envie de dire que tout vient à point à qui sait attendre donc juste laisse faire le processus Merci. Et ça va aller bien. Donc en vrai, comme je l'ai dit, cet épisode, c'est vraiment un confessionnal. J'essaie, entre guillemets, de combiner aussi, bien sûr, les éléments majeurs de ces six derniers mois. Donc comprenez que la transition soit chaotique. Parce que, je veux dire, il y a des gens dans ta vie, et tu les reconnais, qui t'aiment d'un amour serré, j'ai envie de dire. Je vais m'expliquer. Je vais peut-être pas arriver à expliquer mot pour mot, mais on va avancer, ok ? Un amour qui prend beaucoup de place, genre qui pose des questions qui ressemblent à de la curiosité, mais qui sont en réalité de la surveillance, qui te donne pour mieux reprendre, qui t'en sent sans public, pour mieux t'étouffer en privé. Je vous allais me dire, mais c'est quoi le rapport avec ce que tu viens de dire tantôt ? Mais pour moi, même sur le plan entre guillemets relations sociales et autres, ça a été, bon pas chaotique, mais ça a été aussi finalement une pile difficile à digérer. Et ces personnes-là ou ce type de personnes-là, ce sont des gens contrôlants. Et je vais en parler parce que ce n'est pas toujours évident à reconnaître, parce que souvent ils ne le font pas de façon malveillante. Souvent, et c'est ça qui est complexe, ils le font parce qu'ils ont eux-mêmes une blessure. Une blessure, je ne sais pas, d'abandon, de trahison. un manque de contrôle dans leur propre vie qui les pousse à compenser en voulant contrôler la tienne. Faites comprendre ! Ça ne veut pas dire accepter ça. Genre, j'essaie de comprendre, mais en même temps, ça ne passe pas. Comprendre, c'est avoir pour moi de la compassion. Accepter, c'est autre chose. Donc, je ne vais pas accepter finalement des gens qui se montrent hyper contrôlants. Donc, je vais m'expliquer, je vais vous mettre dans le contexte. Donc, il y a des gens, ils viennent avec des « je fais ça pourtant bien » et pendant longtemps, tu y crois parce que tu as besoin d'y croire. Parce que c'est la personne que tu aimes, que tu respectes, en qui tu as confiance. Alors tu te dis que c'est normal, que c'est comme ça que l'amour fonctionne. Que si ça fait mal, c'est peut-être que toi, c'est peut-être toi qui exagères. Mais non, tu n'exagères pas. Pour moi, les gens contrôlants, ça ressemble à quelqu'un qui pose des questions sur ta vie, sur tes déplacements, tes fréquentations et qui appelle ça de l'intérêt. Mais qui, au fond, vérifie, qui surveille, qui a besoin de savoir pour ne pas se sentir... hors de contrôle, ça ressemble à quelqu'un qui te donne du temps peut-être, de l'argent, de l'attention et qui le rappelle explicitement ou implicitement, qui crée une dette, une dette émotionnelle. Et la dette émotionnelle, c'est une des formes de contrôle les plus efficaces qui soient parce qu'elle joue sur ta loyauté, sur ta culpabilité, sur ton sentiment de redevance. Ça ressemble à quelqu'un qui t'en sent son public et qui te diminue en privé. qui te complimente devant les gens et qui, quand vous êtes seul, trouve toujours quelque chose à redire, quelque chose à corriger. Une façon subtile de te rappeler que, sans son regard, sans sa validation, tu n'es pas tout à fait suffisant ou suffisante. Ça ressemble à quelqu'un qui fait des crises quand tu prends de la distance, qui dramatise quand tu poses une limite, qui te fait sentir cruel d'avoir des besoins qui ne coïncident pas avec les siens. Et parfois, c'est là... que c'est le plus subtil, ça ressemble à quelqu'un qui joue la victime, qui retourne toujours la situation pour que tu te retrouves à consoler la personne qui t'a fait du mal, pour que tu t'excuses d'avoir été blessée, pour que tu portes la responsabilité de son état émotionnel. Et ce que je veux que tu comprennes, c'est que ces gens-là ne sont pas toujours des monstres. C'est ça qui rend la chose un peu complexe, oui. Parce qu'il est plus facile de partir quand la personne en face de toi est clairement malveillante. Mais quand c'est quelqu'un qui souffre, quand c'est quelqu'un qui a lui-même ou elle-même une blessure, en tout cas une peur viscérale de perdre le contrôle, un manque d'amour propre, qui le ou la pose à vouloir tenir les autres, c'est là que tu vacilles parce que tu comprends. Et parfois, comprendre, ça t'empêche de te protéger toi-même. Moi, j'aimerais vraiment te dire, à ce jour, j'apprends ce que c'est l'égoïsme. Comprendre, ce n'est vraiment pas accepter. C'est vraiment comprendre la blessure. En tout cas, ça ne t'oblige pas à devenir réceptacle. Tu peux avoir de la compassion pour quelqu'un et choisir quand même de t'éloigner. Parce que pour moi, l'amour ne se prouve pas en saignant. Je ne suis pas du tout de cet évangile des personnes-là. Oh, l'amour, c'est comme ça, il faut se sacrifier. Oui. Et non, en tout cas, oui et non. Je crois que Christ a déjà assez donné de son sang pour nous pour que je saigne encore. Donc, voilà, quand même. Fallait que je le dise comme ça. Je ne crois pas à l'évangile. On l'évangile, pardon. Comme quoi, il faut forcément souffrir dans ses relations. Quelles relations ? Oui, elles sont certes humaines, complexes, oui. Mais je pense que si Christ est le socle de chaque relation, en tout cas, on pourra parvenir à... atteindre un certain idéal. Mais cette affaire de forcément saigner, moi, je ne suis pas née pour souffrir, mon Dieu ne m'a pas mise sur terre pour souffrir et je ne vais pas du tout porter les fardeaux des autres. Et je l'ai compris, je ne veux plus avoir le syndrome du sauveur. Et, je veux dire, si tu as grandi dans un environnement comme ça ou si tu as été dans des relations comme ça pendant longtemps, il y a quelque chose qui se passe en toi aussi, quelque chose que tu ne vois pas. peut-être, mais que ton corps a intégré. Et je pense que c'est de l'hypervigilance émotionnelle. Alors, je tiens à préciser que je ne suis pas psychologue, je n'ai pas de diplôme en psychologie, c'est vraiment le fruit de mes réflexions, tout en se basant évidemment de mes expériences sociales, humaines, ma compréhension du monde aussi. Et ça, je vais quand même rester dessus un peu longtemps, parce que je pense que beaucoup d'entre nous vivons avec ça sans jamais avoir eu les mots pour les nommer. En fait, L'hypervigilance émotionnelle, c'est quand ton système nerveux est devenu un radar, donc un radar ultra sensible, calibré à détecter les dangers dans les relations humaines. Donc, souvent ça commence dans l'enfance ou dans une relation qui t'a profondément déstabilisé. Tu as appris, pas consciemment, pas par choix, que les environnements que tu habitais n'étaient pas stables, que les humeurs des gens autour de toi pouvaient changer sans prévenir, que tu devais être attentif ou attentive tout le temps pour anticiper, pour te préparer, pour éviter le choc. Et alors, tu as développé une capacité extraordinaire, tu lis les gens. Tu lis les pièces avant même d'y entrer, tu perçois les tensions avant qu'elles soient dites, tu analyses les silences, tu entends ce qui n'est pas dit autant ce qui est dit, tu surveilles les visages, les tons des voix, les micro-expressions, tu sais quand quelqu'un n'est pas à l'aise, tu sais quand une conversation va mal tourner avant même qu'elle ne commence. Et en surface, ça ressemble à de l'empathie. Et c'en est, d'une certaine façon, mais c'est une empathie apprise par nécessité. une empathie de survie. Et je le dis parce que je l'ai constaté finalement que ces six derniers mois, au vu des vagues que j'ai traversées, au vu des choses que j'ai supportées et surmontées, c'est que j'ai finalement suranalysé les choses. Le problème, c'est que ce radar-là ne s'est pas éteint. Il était là pour te protéger dans un contexte précis. Mais là, il continue de fonctionner, même quand le danger n'est plus là, même dans des environnements sains, même avec des gens qui n'ont aucune mauvaise intention envers toi. Et c'est épuisant. Pour mon cas, je sais ce qui a été l'élément déclencheur, en tout cas, pourquoi je me suis retrouvée en alerte. Mais vivre en état d'alerte permanente, ce n'est vraiment pas comme ça que Dieu s'attend à ce que nous vivions. Ton système nerveux est en permanence en train de scanner. en train de traiter des informations, en permanence prêt à réagir. Et cette dépense d'énergie, oh mon Dieu, tu peux le consacrer à autre chose. Les autres ne le voient pas, mais toi, tu la vis. Tu te couches fatiguée sans savoir pourquoi. Tu te réveilles avec une anxiété diffuse qui n'a pas d'objet précis. Tu ne sais pas te détendre complètement, même dans le moment qui devrait être léger. Et il y a aussi les effets que ça produit sur les relations. Tu interprètes. Un message qui tarde à arriver devient une preuve que quelque chose ne va pas. Un changement de temps dans la voix de quelqu'un devient un signal d'alarme. Un silence devient une menace. Tu construis des scénarios souvent catastrophiques à partir de très peu d'informations. Donc tu te bases en réalité de ce qui n'a pas marché avant. Les surprises édentes. Tu, comment dire, ton cerveau est habitué à combler finalement les vides avec de la prudence. Et la prudence dans ton histoire... a souvent la forme de la pire option. Tu marches sur des oeufs même quand les sols sont stables. Tu t'excuses trop, tu t'es justifié pour des choses qui ne demandent pas de justification. Tu surestimes ta part de responsabilité dans les problèmes relationnels. Tu anticipes les besoins des autres au détriment des tiens. Ce n'est pas vraiment de la générosité, ça n'en est pas du tout. Quelque part, tu as appris que si les gens autour de toi vont bien, tu es en sécurité. Et parfois, tu sabotes, tu te sabotes. Voilà. Et je te dis tout ça parce que je veux que tu reconnaisses si c'est ton cas. Je veux que tu saches que ce n'est pas un défaut de caractère, ce n'est pas une faiblesse, une adaptation, c'est plutôt. Ton corps et ton esprit ont fait ce qu'ils pouvaient faire, en tout cas avec ce qu'ils avaient. Mais à un moment, cette adaptation, en tout cas, de ton cerveau, c'est une prison. Et le vrai travail, c'est d'apprendre à sortir de cette prison-là. Pas du jour au lendemain, pas sans accompagnement aussi parfois, mais progressivement apprendre à faire confiance au calme. Apprendre à ne pas interpréter chaque silence. Apprendre à poser le radar. Apprendre à ne pas anticiper le pire. Apprendre à ne pas être pessimiste. Apprendre à ne pas conjuguer le mal. Et dans tout ça... Comment dire ? Il y a une catégorie des personnes qui méritent qu'on s'y attarde aussi. Les gens pas clairs. Donc là, on est vraiment dans le piège de l'attachement. Et tu les connais au fond de toi. Tu sais exactement de qui je parle quand je parle de ça. Ce sont ceux et celles dont tu ne sais jamais vraiment où tu en es. Chaud un jour, froid le lendemain. Présents quand ils ont besoin de quelque chose. Absents quand tu as besoin d'eux. Qui te disent, tu comptes pour moi. mais dont les actes montrent une toute autre histoire, qui t'envoie juste assez de chaleur pour que tu restes, mais pas assez pour que tu te sentes vraiment à ta place et vraiment aimée. Et le truc avec les gens pas clairs, c'est qu'ils créent quelque chose de très bizarre dans ton système émotionnel. C'est de l'attachement anxieux, en fait. Et j'en ai déjà parlé dans un épisode précédent. Le cerveau humain est ainsi fait. Quand les récompenses sont aléatoires, quand tu ne sais jamais quand vient la prochaine dose d'affection, d'attention ou de validation, tu deviens accro, plus que si c'était constant, en fait. Le jeu de hasard fonctionne exactement comme ça. et certaines relations aussi. Du coup, tu restes, tu attends, tout s'accroche, tu te dis, mais il y a quand même du bon. Tu minimises des moments difficiles, tu maximises les moments où ça va. Tu repasses en boucle les beaux souvenirs pour te convaincre que ça vaut la peine d'attendre que ça revienne. Et vous allez me dire, mais Darrell, on est passé du point A au point Z, je vous ai dit, c'est le confessionnel, on est en train de traverser, en fait, tout ce qui s'est passé. C'est ces derniers mois que je n'ai peut-être pas eu le courage de dire, en tout cas. Et j'aimerais te dire, avec toute la douceur que j'ai, tu ne peux pas aimer quelqu'un à sa place. Tu ne peux pas décider par la force de ton amour qu'une personne va devenir claire. Tu ne peux pas convaincre quelqu'un d'être conséquent. Tu ne peux pas remplir avec ton affection le vide que cette personne a en elle. Parce que ce vide-là, seule cette personne peut le remplir. Si et quand elle choisit de faire ce travail. Ce que toi tu peux faire, c'est choisir ce que tu acceptes dans ta vie, ce que tu laisses entrer, ce que tu protèges en toi. Si on revient aux épisodes du début de Avoinu, on se rend compte, je ne sais pas si j'en ai parlé peut-être illicitement, peut-être clairement ou pas, je ne sais plus, mais je vous ai expliqué un peu. peu dans la boucle, enfin expliquer un peu la boucle dans laquelle j'étais, surtout précisément avec la personne avec qui j'étais. Donc, ça a créé un attachement anxieux avec moi à l'époque et comment dire, finalement la personne a juste le type de profil pas clair. Aujourd'hui, je suis là, de moi je ne suis pas là et je vous en avais parlé et par exemple, certains de mes amis ou un de mes amis de plus. Pourquoi je me disais tout le temps de couper court, de couper court et moi je m'entêtais parce que je m'accrochais à un idéal entre nous. Pourtant, cet idéal ne va jamais exister. Il n'existera, il, un idéal, oui. Il n'existera jamais parce que ce n'est juste pas possible. Mais moi, j'étais focus et très concentrée dans ça. Résultat, j'ai accepté l'inacceptable. J'ai laissé rentrer ce que je ne pouvais pas laisser rentrer. temps normal juste pourquoi parce que mais voilà je j'y croyais parce que écoute apprend à être égoïste protège toi protège ce que tu as en toi parce que plus tu restes dans cette situation plus plus tu te sens mal plus à propre estime se redéfinit est vraiment en malin plus plus ça va pas en fait là je pense que la chose la plus aimante que j'ai fait envers moi-même et pour lui, en tout cas, je ne sais pas, je ne vais pas parler de ça, mais je pense que ça, c'était vraiment un exemple que j'ai mis à côté pour mieux illustrer, pour mieux mettre un cadre, en fait, à nos propos. Mais je vous le dis, la chose la plus aimante que je sais faire à ce jour pour moi-même, c'est vraiment partir. Quand je vois que, oh là là, ça... ça, ça, ça, ça, je pars ça, ça ne cadre pas ça, c'est pas comme ça que ce soit égoïste pour le monde ou pour X ou même pour toi c'est ok mais pour moi je ne peux plus ou je ne vais plus sauver tout le monde je ne dis plus sauver les autres je me choisis, c'est une question de moi de moi et de moi et Et... En même temps, j'aimerais justement parler de ça, finalement, le fameux syndrome du sauveur. Donc, cette tendance souvent inconsciente à vouloir réparer les gens, à vouloir guérir leurs blessures, à se mettre en quatre pour que les jours autour de toi aillent bien, à porter, à soutenir, à conseiller, à être disponible tout le temps pour tout le monde. Et en surface, ça ressemble à de la générosité, à de la bonté. Et il y a de la bonté dedans, c'est vrai, mais il y a aussi... Quelque chose d'autre. Parce que si tu regardes honnêtement, vraiment honnêtement, tu vas voir que souvent, quand tu te mets à sauver les autres, c'est aussi une façon de fuir quelque chose en toi. Tant que tu t'occupes des problèmes des autres, Tu n'as pas à t'occuper des tiens. Tant que tu es dans ton rôle de la personne forte, de la maman, de la grande sœur, de la personne ressource, de la personne sur qui on peut compter, tu n'as pas à montrer que toi aussi, tu as des fragilités, que toi aussi, tu as besoin. Et c'était, je veux dire, quand je me suis assise face à mon miroir, parce que généralement mes introspections se font face à mon miroir, littéralement, je me suis rendue compte, en fait, que si j'étais prête à sauver toute la Terre comme si j'étais Spider-Man, c'était juste parce que moi-même, je ne pouvais pas me dire à moi-même que j'ai des besoins, que j'ai mes fragilités, que j'ai besoin d'être portée. que j'ai besoin d'être couverte, que j'ai besoin d'être soutenue. Quand tu sauves quelqu'un qui n'a pas demandé à être sauvé, tu lui envoies un message implicite. Tu lui dis « je ne te crois pas capable de t'en sortir seule et même si ce n'est pas ton intention, c'est le message. » Et ce message, aussi bienveillant qu'il soit habillé, peut maintenir l'autre dans une position de faiblesse, peut être ou peut entretenir une dépendance, peut empêcher quelqu'un de faire le chemin. qu'il a ou qu'elle a besoin de faire par soi-même. J'ai un de mes grands amis, en tout cas quand je passais par des moments de redécouverte, reconstruction, tout ça, tout ça, il me disait, finis de pleurer et continue. Pour lui, entre guillemets, il n'a jamais eu de... Enfin, il a compassion de moi, mais il a toujours voulu que je veux dire... que j'apprenne de moi-même, que je me débrouille de moi-même, que je me démerde de moi-même. Et finalement, moi, je lui réprochais tout le temps le fait que « mais tu ne m'aides pas, tu ne me portes pas, etc. » Et d'une certaine façon, je peux comprendre qu'il a bien fait. Parce que finalement, il m'a rendue responsable de moi-même. Il m'a rendue, en fait, propriétaire de moi-même, j'ai envie de dire. Parce qu'il m'a fait comprendre que je dois faire ce chemin seule. Je dois continuer ce processus-là toute seule et personne ne le fera à ma place. Je n'ai pas à le fuir. Il y a des chemins qui ne peuvent pas être raccourcis. Certaines douleurs ont besoin d'être vécues pleinement pour être vraiment transformées. Et ton amour aussi sincère soit-il ne peut pas faire ce chemin à la place de quelqu'un d'autre. Donc déjà, je pose, le vrai amour, c'est croire en la capacité de l'autre. C'est être disponible, pas être... indispensable c'est tendre la main sans s'accrocher c'est dire je suis là si tu as besoin et le penser vraiment sans pour autant te noyer dans le problème de l'autre et apprendre ça ou j'ai envie de dire désapprendre le réflexe du sauveur c'est un travail parce que souvent ton identité est liée à ça tu as été valorisé pour ça on t'a appris que tu étais bien utile aimable précisément quand tu te rends-tu quand tu te rendais utile alors Le jour où tu arrêtes de te sacrifier, il peut y avoir un vide. Et là, la question va refaire surface. Si je ne suis plus personne, qui suis-je ? Et moi, j'aimerais te dire, tu es quelqu'un, pleinement, entièrement, même sans être le pilier de tout le monde. Et je sais qu'au fond, vous allez me dire, mais finalement, comment désapprendre ? Comment ne plus être le sauveur ? Tout ça. Et je sais que ça peut sonner comme une formule. Alors ? Je veux enlever la formule et parler de ce que c'est vraiment. Le lâcher prise. Vraiment, c'est un concept que j'entends, que je connais quand même. Et surtout qu'on me rappelle très souvent. Parce que finalement, je me suis vite rendue compte que je ne savais pas du tout comment lâcher prise. Le lâcher prise, j'ai envie de le comprendre comme ça. J'ai envie qu'on le prenne comme ça. Ce n'est pas devenir indifférent. Ce n'est pas fermer son cœur. C'est faire la distinction entre ce qui est sous ton contrôle et ce qui ne l'est pas. Et décider de ne plus dépenser ton énergie sur ce qui ne l'est pas. Simplement. Je vous l'ai dit, moi je suis quelqu'un de pointilleuse au problème, je fais des fixettes, je peux rester ruminée, ruminée, ruminée dans ma chambre, sur mon lit. Mais j'aimerais te dire, tu as le contrôle sur ce que tu donnes. Tu n'as pas le contrôle sur la façon dont c'est reçu. Tu as le contrôle sur les limites que tu poses. Tu n'as pas le contrôle sur la réaction de l'autre face à ses limites. Tu as le contrôle sur ton choix de rester ou de partir. Tu n'as pas le contrôle sur ce que ça fait à l'autre que tu partes. Et tant que tu essayes de contrôler l'incontrôlable, l'incontrôlable ici c'est les réactions des gens, leurs choix, leurs émotions, tu es dans un état de tension, tu es dans un état de tension permanent parce que tu te bats contre quelque chose qui ne dépend pas de toi. Et cette bataille-là, tu ne vas jamais la gagner. personne ne peut la gagner et c'est vraiment ce que j'ai appris et que je fais de mon mieux d'incorporer en moi parce que finalement Tu ne te rends pas compte dans ta casquette ou dans ta posture de yaya, d'aînée, de celle qui a porté tout le monde, etc. Mais finalement, peu à peu, tu deviens prisonnière. Est-ce que si je fais ci, est-ce que c'est un handicap ? Comment est-ce qu'il va le percevoir ? Comment est-ce qu'il va ? Comment est-ce qu'il va ? C'est bon. Inspire, expire, lâche prise. C'est aussi accepter que certaines relations aient une durée de vie. Il y a des relations, il y a des gens qui sont là pour une saison. pas pour une vie. Et c'est correct, c'est ok, ce n'est pas un échec, ce n'est pas un manque d'amour, ni de ta part, ni de la leur, c'est juste la réalité du mouvement de la vie. Vouloir retenir une saison qui est revolue, c'est comme vouloir garder les feuilles d'automne sur l'arbre. Ça se fait pas naturellement en fait. Et si tu t'y accroches, tu épuises l'arbre. Les relations qui partent avec grâce, celles qu'on laisse partir sans amerture, sans violence, en disant merci pour ce que c'était, elle libère. Donc, apprends à les accepter. La vie est telle qu'elle. Ça va, ça vient. Ça tient à rien aussi, parfois. Et c'est OK. Et c'est important de se choisir. C'est vraiment... Je ne sais même pas comment le décrire, en fait. Que tu dises que c'est de l'égoïsme, c'est OK pour toi, mais choisis-toi. Se mettre en premier, c'est pas du tout mal. Le bien des autres passe avant le sien. Ok. Mais oui, on sait tous qu'on nous a toujours dit que le bien des autres doit passer avant le nôtre, que l'amour est sacrifice. Et vraiment, je veux vraiment défaire ça. Excusez-moi. Je veux vraiment défaire ça. Là, je vais parler, je ne vais pas du tout rentrer dans une casquette de prêche ou quoi que ce soit. Je vais vraiment défaire ça. Parce que qui t'a appris que te mettre en dernier, c'était une vertu ? Qui bénéficie en fait de cette croyance-là ? Dans ta famille, dans ton milieu, dans tes relations, qu'est-ce que ça a arrangé que tu t'oublies ? Ou qu'est-ce que ça arrange que tu t'oublies ? Parce que je passe après cette app... Cette croyance de « je passe après » , elle n'est pas née dans un désert. Elle a été juste plantée par quelqu'un pour qui c'était pratique que tu te sacrifies, pour qui ton sacrifice était une commodité et tu l'as intégré comme une valeur alors que c'était une manipulation. Alors, je vais nuancer. Se choisir, ce n'est pas ne pas aimer les autres. C'est aimer les autres depuis un endroit plein, pas depuis un endroit vide. Je vais m'expliquer. Tu ne peux pas donner ce que tu n'as pas. Tu ne peux pas verser de l'eau d'une carafe vide. Et si tu continues à te donner sans jamais te remplir toi-même, tu vas te retrouver à sec. Et quand tu es à sec, tu ne peux plus aimer personne vraiment. Tu peux juste survivre. Se choisir, c'est décider que tes besoins comptent, que ta santé mentale compte, que ta paix intérieure compte. que ton énergie est précieuse et mérite d'être orientée vers ce qui te nourrit, et pas seulement vers ce qui te draine. Se choisir, c'est poser des limites. Les limites, ce ne sont pas des murs. Les limites, ce n'est pas de la froideur. Les limites sont une information. Elles disent, voilà comment je fonctionne. Voilà ce que j'accepte. Voilà ce que je n'accepte pas. Voilà jusqu'où j'ose aller et pas plus loin. Et la réaction des gens face à tes limites est très révélatrice. Les gens qui t'aiment vraiment, qui t'aiment d'un amour sain, vont respecter tes limites. Peut-être qu'ils ne vont pas toujours les comprendre, peut-être qu'ils vont être déçus parfois, mais ils vont les respecter parce qu'ils respectent en fait ton droit à avoir des limites. Et les gens qui t'aiment d'un amour de contrôle, eux, qui ont besoin de ton sacrifice pour se sentir en sécurité, vont résister à tes limites, vont les dramatiser, vont te faire sentir coupable de les poser, vont t'appeler ça de l'échoïsme, de la froideur, de la trahison. Et quand tu es face à cette information-là, tu reçois en fait l'information, de l'information sur la nature de vos liens, de ce lien. Donc, vous comprendrez avec moi en tout cas que le socle de cet épisode, ce n'est que l'amour en tout cas, l'amour qui selon moi a grandi. Donc, quand je parle d'amour, ce n'est pas que l'amour dans une relation d'homme-femme, etc. Mais c'est l'amour dans ce qui nous... animent, l'amour dans ce qui fait de nous nous, l'amour dans nos relations, l'amour de soi, l'amour de Dieu, de ça. En fait, l'amour mature, l'amour mûr ne ressemble pas au film. Ça ne ressemble pas du tout à ce que souvent on nous montre dans nos familles ou dans nos communautés. C'est plutôt deux personnes qui se choisissent librement, qui ne restent pas ensemble par dette ou par habitude ou par obligation, mais qui restent parce qu'elles veulent vraiment être là, parce que la présence de l'autre les grandit, pas les retrait. Donc, c'est pouvoir dire la vérité sans avoir peur de la réaction, son devoir calculer comment formuler les choses pour ne pas provoquer de crise. C'est laisser de l'espace à l'autre. Ce n'est pas avoir besoin de tout savoir, de tout contrôler, de tout valider. C'est faire confiance. Pas une confiance naïve, non, mais une confiance que tu choisis de donner. C'est accepter que l'autre soit différent de toi, que l'autre ait des besoins que tu ne comprends pas toujours, que l'autre évolue, change, grandisse, et ne pas vivre ça comme une menace. C'est aussi savoir en tout cas que Merci. C'est aussi savoir quand quelque chose est terminé et avoir le courage de le dire, sans cruauté, sans mensonge non plus, et tirer sa révérence quand il le faut. Et je veux que tu retiennes ça. Tu mérites un amour qui ne te coûte pas ta santé, un amour qui ne te demande pas de disparaître pour être aimé, un amour dans lequel tu peux être entier, entière, avec tes lumières, avec tes ombres, avec tes forces et tes fragilités, et être quand même choisi. Et cet amour existe, il commence par toi, par la façon dont tu te traites, par les standards que tu poses pour ce que tu acceptes dans ta vie, par la clarté avec laquelle tu communiques tes besoins, par le courage avec lequel tu pars quand quelque chose ne te correspond pas. Ça commence par toi, personne si ce n'est que toi. On a couvert beaucoup de terrain aujourd'hui, le contrôle, l'hyper-violence. les gens pas clairs, le piège de l'attachement anxieux, les syndromes du sauver, le lâcher prise, se choisir. On a abordé tout ça. Et si quelque chose en toi a bougé aujourd'hui, c'est bon signe. Si quelque chose t'a mis un peu mal à l'aise, j'ai envie de dire, c'est encore meilleur signe en fait. La vérité a ce pouvoir-là. Elle dérange avant de libérer. Ok ? Donc, prends soin de toi et rappelle-toi, tu n'as pas à saigner pour prouver que tu aimes. Ok ? Bisous. On se dit à très vite.