- Speaker #0
A 3+, le podcast. Discutons commerce et services, métier du multimédia et de l'électroménager.
- Speaker #1
L'économie circulaire, c'est entrer dans une démarche d'éco-conception, de faire en sorte que dès le début, dès les coups de crayon, on pense à tous les maillons de la chaîne, que l'on soit plus économe sur l'utilisation des matières premières et que l'on pense surtout à la fin de vie, à la réutilisation et à la réparation de ces produits.
- Speaker #2
On pratique un petit peu du réemploi, ça a toujours été, je reprends des exemples succincts, mais on va dire avant de jeter un lave-linge, on voit les pièces que l'on va récupérer, que l'on va collecter et qu'on va pouvoir réutiliser.
- Speaker #1
Bonjour, je m'appelle Pierre Derris et je suis le responsable RSE de la CNEF. La CNEF, c'est la Fédération des distributeurs d'ameublement et d'électroménager.
- Speaker #2
Je m'appelle Gilles Saint-Didier, je suis le président de la branche électronique de FEDELEC, la Fédération Nationale des Professionnels Indépendants de l'Électricité et de l'Électronique. Et je suis également chef d'entreprise en activité depuis un peu plus de 40 ans. Je répare des télévisions, des ordinateurs, des antennes, de l'électroménager, enfin toute la partie électronique de la réparation.
- Speaker #3
65% des Français déclarent privilégier les produits réparables ou durables. Mais comment traduire concrètement ces attentes ? dans le secteur de l'électronique, de l'audiovisuel et de l'équipement ménager. Bienvenue dans A3+, le podcast de la branche des commerces et services de l'électronique, de l'audiovisuel et de l'équipement ménager avec l'OpCommerce. Dans cet épisode dédié à l'économie circulaire, on va croiser deux voies, celle d'un acteur de la stratégie de branche pour les grandes enseignes et celle d'un entrepreneur de terrain, acteur de la stratégie de branche pour les petites entreprises. Bonjour en tout cas à tous les deux et surtout merci de votre présence. Pierre Derise, peut-être cette première question qui vous est adressée, c'est quoi vous la définition que vous donneriez à l'économie circulaire et bien sûr appliquée à votre secteur ?
- Speaker #1
Pour notre secteur, mais aussi pour l'ensemble des secteurs, c'est sortir de ce qu'on peut appeler ou de ce qu'on a appelé l'économie linéaire, que l'on résume de la manière suivante. J'utilise des matières premières sans trop les compter, je fabrique des produits, je vends ces produits, et ensuite on les utilise, mais on les jette à la fin de l'utilisation. L'économie circulaire, c'est entrer dans une démarche d'éco-conception, de faire en sorte que dès le début, dès les coups de crayon, on pense à tous les maillons de la chaîne, que l'on soit plus économe sur l'utilisation des matières premières et que l'on pense surtout à la fin de vie, à la réutilisation et à la réparation de ces produits.
- Speaker #3
Qu'est-ce qui a motivé finalement la branche à s'en saisir de manière active ?
- Speaker #1
On voit depuis quand même plus d'une dizaine d'années, et tout le monde est d'accord, que les ressources ne sont pas inépuisables et que donc on est obligé d'avoir une approche un peu plus raisonnés, un peu plus réfléchis de tout ce que nous faisons. Dans le même temps, il y a eu, au-delà de ces démarches un peu académiques, aujourd'hui, ils sont obligés de faire en sorte que l'économie circulaire soit prise en compte de manière, comme vous le dites,
- Speaker #3
active. Est-ce qu'il y a un diagnostic qui a été posé sur les pratiques actuelles des entreprises ?
- Speaker #1
Comme je le disais tout à l'heure, depuis très longtemps dans le secteur, de l'électroménager, la réparation existe. Donc ce n'est pas une nouveauté. L'économie circulaire était un petit peu dans les gènes de tous nos métiers. En revanche, il a fallu ou il faut encore structurer, aider, accompagner les grands, les moyens, mais aussi les petites entreprises dans ces démarches.
- Speaker #3
Et est-ce que vous avez mis en place, créé des outils, des supports spécifiques pour accompagner justement les entreprises du secteur ?
- Speaker #1
Paradoxalement, le premier outil que l'on a mis en place, c'est une veille juridique. Pourquoi ? Parce qu'il y a une superposition de tout un tas de législations, des législations françaises, mais aussi des législations européennes, voire internationales. Les changements amènent des changements dans les métiers, et donc nos entreprises sont très en attente d'échanges, de discussions sur que sont les métiers aujourd'hui, mais comment ? Va-t-on et doit-on les faire évoluer pour qu'ils soient demain encore, bien sûr, de nouveaux métiers, mais que nos équipes restent dans nos entreprises ?
- Speaker #3
Gilles Saint-Didier, autour justement toujours évidemment de cette question de l'économie circulaire, comment ce cadre stratégique résonne, lui, dans votre activité au quotidien très concrètement ?
- Speaker #2
Nous, ce n'est pas vraiment une stratégie, c'est plutôt du pratique aux pratiques et je n'ai pas de personnel dédié vraiment à ça. sur l'ensemble de la pratique que l'on a pu mettre en œuvre sur la réparation, ça fait partie complètement de l'économie circulaire. La réparation, c'est inné. Ça fait, moi, plus de 40 ans, et tous mes confrères, pareil, que ce soit dans les petites entreprises grosses où on fait de la réparation, on pratique un petit peu du réemploi. Ça a toujours été. Je reprends des exemples succincts, mais on va dire, avant de jeter un magnétoscope ou un lave-linge, on voit les pièces qui sont réutilisables, récupérables. que l'on va récupérer, que l'on va collecter et qu'on va pouvoir réutiliser.
- Speaker #3
Alors vous avez donné quelques exemples, est-ce qu'on peut en donner d'autres de pratiques circulaires que vous avez pu mettre en œuvre dans le cadre effectivement de votre activité ?
- Speaker #2
La pratique circulaire, c'était peut-être déjà au niveau de la collecte. Avant peut-être on devait jeter des pièces ou des choses qui n'auraient pas dû l'être avec cette législation. On a des récupérateurs de piles, on a des récupérateurs de luminaires, on a des bacs de récupération. Les déchetteries sont au courant et collectent mieux. Plutôt que de tout mettre dans le tout-venant, il y a vraiment cette pratique d'économie qui s'est mise en place. Donc collecte répond au bac de collecte. On a eu des accès simplifiés avec les déchetteries. Et encore, ce n'est pas dans toutes les déchetteries en France. qui ont les mêmes politiques, puisqu'il y a des politiques où l'artisan doit payer pour pouvoir venir vider sa camionnette, alors qu'il y en a d'autres où, au contraire, eux collent à la loi AGEC et les bacs sont mis gratuitement à disposition pour pouvoir récupérer les éléments ou les appareils.
- Speaker #3
Ça n'a pas été généralisé. Donc, quand on parle de réparation, de collecte, de réemploi, même si vous évitez d'utiliser le mot stratégie, quelque part, est-ce que ça vient changer tout cela, cette façon de travailler ? la relation que vous pouvez avoir avec d'un côté vos clients et puis de l'autre vos fournisseurs.
- Speaker #2
Oui, ça a quand même changé parce qu'au niveau de la communication qu'il y a pu avoir autour de cette loi AGEC, les clients viennent maintenant de plus en plus souvent vers nos petits ateliers ou les ateliers de réparation pour éviter le remplacement ou la déchetterie. Et donc, c'est un plus puisque nous, au niveau réparateur, ça nous amène de plus en plus de travail, bien entendu. Et c'est un plus également pour la planète, pour tout ce qui est économie circulaire.
- Speaker #3
Vous avez l'impression qu'il y a vraiment eu une prise de conscience aussi chez les clients.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Les consommateurs, oui. Et ça se note par rapport au nombre de réparations, évidemment, qui est en augmentation. Puisque malheureusement, ça, on le constate au sein de Fedelec. il y a une pénurie après de réparateurs. Malheureusement, on manque maintenant de réparateurs.
- Speaker #3
C'était aussi la question qui suivait finalement, c'est la transition est toute trouvée. Vous parlez d'une difficulté là qui est rencontrée, puisqu'il faut de la main d'œuvre, il faut davantage de réparateurs. Et de manière générale, quels peuvent être les freins principaux justement rencontrés avec la mise en place effectivement de cette économie circulaire ?
- Speaker #2
Alors, la grosse difficulté que l'on rencontre avec nos petites entreprises, premièrement, pour resituer un petit peu, toutes les petites entreprises de réparation sont un peu étalées et réparties uniformément sur le territoire français. La problématique majeure, c'est qu'on n'a pas assez de ramassage. Je prends l'exemple des bacs à piles. On arrive à se fournir via la Fédération des bacs à piles, mais personne ne vient nous les chercher. Il faut que ce soit nous qui amenions en déchetterie le bac à pile une fois qu'il est plein, pour qu'on puisse après le mettre dans un bac spécifique. Mais il n'y a pas de ramassage global. On a des bacs de récupération, mais malheureusement, il n'y a pas le service qui va derrière. Il faut que ce soit nous, artisans, qui nous déplacions avec nos véhicules pour pouvoir finaliser cette collecte-là. Ça, c'est une grosse difficulté.
- Speaker #3
Un autre frein, éventuellement ?
- Speaker #2
C'est difficile à évaluer, mais en fin de temps, c'est... Un des premiers freins, on va dire, pour nous artisans, un des premiers freins. Après, avec les grosses structures, ils ont d'autres problématiques. Mais nous, déjà, au niveau de l'économie circulaire, comme je le disais tout à l'heure, comme ça fait tellement d'années qu'on le fait sans le savoir au départ, puisque c'était simplement pour récupérer de la pièce détachée et pouvoir dépanner à moindre coût nos clients. Donc, on le faisait déjà avant. Mais dans cette stratégie, alors comme on dit, pour l'économie circulaire, C'est la difficulté de ramassage et la difficulté de regroupement des déchets.
- Speaker #3
Alors, vous parlez de regroupement des déchets. On pourrait parler aussi peut-être de regroupement des petites entreprises, des petites structures. Justement, peut-être, est-ce qu'elles arrivent à travailler peut-être ensemble, à collaborer ensemble, justement, pour faire avancer le sujet ?
- Speaker #2
Oui, complètement. Au sein de Fedelec, c'est surtout ce qu'on a mis en place. C'est la politique du collaborateur, du confrère, plutôt que la politique du concurrent. Même s'il y a deux réparateurs installés dans la même rue, il faut qu'ils prennent en conscience que s'ils sont confrères, ils vont gagner tous les deux dans leur structure. S'ils sont concurrents, ils vont se tirer dans les pattes, ça ne va pas faire avancer la machine. Plutôt de travailler en deux concerts, donc un bac de récupération pour deux entreprises, ça peut se faire, pendant qu'il y en a un qui va aller en déchetterie voir le copain à côté de dire Il me reste trois places dans le camion, tu ne veux pas que je te prenne trois appareils supplémentaires, etc. On arrive à travailler de concert et donc à ce moment-là, on a une collaboration entre professionnels. Il faut essayer vraiment de mettre cette idée de confrères et non pas de concurrents.
- Speaker #3
Et vous avez eu des soutiens publics, des partenaires institutionnels ou des réseaux utiles justement pour la mise en place de tout cela ?
- Speaker #2
Alors, les réseaux utiles des partenaires, oui, on en a eu. Ce sont les éco-organismes, puisque Fedelec a créé le collectif des réparateurs avec les gros comme Darty, Boulanger, Murphy et autres. Donc, dans ce collectif-là, Fedelec a été vraiment présent dans cette construction-là et les éco-organismes ont beaucoup participé, nous ont beaucoup aidé dans la mise en place de tout ça.
- Speaker #3
Vous parliez tout à l'heure de vraies prises de... conscience du consommateur ? Est-ce qu'il y a eu aussi des actions, malgré tout, de pédagogie ou de sensibilisation que vous avez pu mettre en place ? Alors, ne serait-ce que déjà auprès de vos collaborateurs, même si vous êtes dans des petites structures, vous pouvez avoir des collaborateurs qui peuvent vous accompagner. Et puis, vis-à-vis, évidemment, des consommateurs, in fine.
- Speaker #2
La prise de conscience des clients, on la remarque tous les jours. Les publicités à la télévision, je pense, sont extrêmement porteurs pour amener ça. Du temps où j'avais mes salariés, on a fait des formations avec un des éco-organismes sur cette notion-là. Et cette prise de conscience des clients amène peut-être un raisonnement différent du réparateur et de la relation que l'on peut avoir avec le client, dans la mesure où on va... plus vite proposer ce qu'on appelle de la piec, c'est la pièce issue de l'économie circulaire, pour une réparation. Et dans les entreprises qui ont été qualifiées qu'à les réparer, donc une labellisation, c'est une labellisation des éco-organismes qui permet d'avoir une application d'un bonus réparation sur la facture du consommateur final. Donc ça crée en plus une réduction à ce niveau-là. Et on a des primes avec les pièces de récupération qui ont été mises en place. Je pense que c'est une conscience qui s'y est prise. Aussi bien nous, réparateurs, que le client a vraiment conscience de cette notion-là.
- Speaker #3
C'est un réflexe.
- Speaker #2
Il faut que ça devienne un réflexe. Je ne peux pas dire que c'est encore un réflexe. Tout le monde ne l'a pas encore. Mais je pense que si on pouvait avoir une communication, surtout télévisuelle, puisque maintenant la télévision, c'est 97% des foyers qui en ont une, mais on pouvait avoir une grosse communication. Je prenais l'exemple des produits laitiers qui a été une excellente communication. Si on arrive à faire quelque chose sur la réparation, ça peut être... extrêmement positif et porteur et commencer vraiment à ce que tout le monde ait ce réflexe-là de dire on va réparer avant de jeter.
- Speaker #3
Pierre Dérise, est-ce que le secteur bénéficie d'un regard, on va dire, favorable des pouvoirs publics justement sur cette question-là de l'économie circulaire ?
- Speaker #1
Alors, ils ont un regard favorable, mais ils ont surtout le regard de ceux qui attendent beaucoup de la part des entreprises. C'est un petit peu normal parce que nous sommes en première ligne. Ce qu'il y a de certain, c'est que le secteur de l'électroménager essaie le plus possible de parler en filière, c'est-à-dire de parler de manière alignée, fabricant, distributeur, quelle que soit leur taille, mais aussi les éco-organismes. C'est important que cet alignement soit visible et entendable par les pouvoirs publics, parce que ça simplifie les échanges, ça simplifie les discussions, et surtout ça simplifie un certain nombre de décisions, en particulier par exemple pour la réparation.
- Speaker #3
Et comment est-ce que vous arrivez, vous, de votre côté, finalement, à embarquer aussi les plus petites structures de votre secteur ? Par exemple, si Gilles Saint-Didier n'avait pas été « convaincu » par l'économie circulaire, comment est-ce que vous feriez, vous, pour l'embarquer et lui faire comprendre qu'effectivement, c'est hyper important et qu'il faut y aller ?
- Speaker #1
C'est vraiment un travail quotidien parce que les règles sont les mêmes pour les grandes entreprises, mais aussi pour les petites qui ont, je dirais, des moyens beaucoup plus réduits, avec moins de personnel, parfois, je dirais, des... des amplitudes horaires hebdomadaires très importantes. Et donc, le sujet des petites entreprises est un vrai sujet en soi. Nous, notre travail est de les aider à, je dirais d'abord, à mettre en œuvre ce qui est attendu par les pouvoirs publics, mettre en œuvre ce qui est attendu aujourd'hui par les clients. La concurrence, elle est, on va dire, multiforme. Il y a les magasins qui jouent avec les magasins, mais il y a aujourd'hui, avec Internet, un certain nombre de services, y compris de réparation, qui sont accessibles. sans que l'on ait dans la rue un magasin. Et donc, il faut avoir en permanence des explications, des échanges pour faire en sorte que tout le monde se sente, je dirais, à sa place, capable de faire ce qui est attendu, mais aussi ce que souhaitent les clients, et donc d'avoir un développement économique.
- Speaker #3
Alors, grande ou petite structure, est-ce que vous avez, vous, un suivi ou des indicateurs, justement, pour évaluer quelque part l'impact de votre stratégie ?
- Speaker #1
de ce qui ne marche pas. Dans ce qui ne marche pas, le tri des... pièces détachées à l'intérieur des produits qui ne marchent pas pour qu'ils puissent servir de nouveau. Et donc, tout ce qui est sensible aujourd'hui, c'est de voir que cette notion de réparation et réparabilité des produits, faire en sorte qu'on ait des produits réparables le plus facilement possible, ça, c'est quelque chose qui a véritablement changé. Ça fait 3, 4, 5 ans que cette démarche s'inscrit, je dirais, dans tous les esprits, même si elle préexistait. C'est pas nouveau que l'on répare les produits que nous vendons, mais aujourd'hui, les clients Merci. sont convaincus que c'est un plus.
- Speaker #3
Et ça rejoint effectivement la statistique que j'avais en ouverture. 65% je le rappelle des Français qui déclarent privilégier les produits réparables ou durables. Donc ça c'est une vraie prise de conscience et ça ne fait que confirmer finalement ce que vous disiez l'un et l'autre. Cette question-là je vais vous la poser à tour de rôle à l'un et à l'autre, mais qu'est-ce qu'il faudrait faire aujourd'hui encore peut-être pour renforcer, généraliser ces bonnes pratiques et que ces 65% se transforment peut-être bientôt pourquoi pas en... En 80, 90, 100% ? Pierre Dérise ?
- Speaker #1
On va parler de communication, mais c'est un mot un peu fourre-tout. Mais je dirais, plus on parle de réparation, plus on va en faire et plus on en fait. Il existe le bonus réparation, ça a été déjà décrit. C'est important de pouvoir, sans doute, avoir, est-ce que ce sont les pouvoirs publics, est-ce que ce sont les acteurs eux-mêmes, les distributeurs qui doivent faire ça avec les fournisseurs, mais parler aux clients et leur dire, vous avez un produit, si vous l'utilisez deux, trois, ans de plus, il y a quelqu'un qui le répare. et qui est en France, qui travaille en France, au plus proche des clients, mais aussi dans une approche un peu plus conceptuelle, on prélève moins de matières premières, on prélève moins de produits dont nous savons qu'ils sont tous de plus en plus rares. Donc la communication est pour moi quelque chose d'européen,
- Speaker #2
mais donc c'est dommage qu'on n'ait pas différencié les deux et qu'on a englobé cette notion-là. Et en général, ce qui fonctionne bien, c'est la communication. qu'elles soient de Fedelec vers les artisans ou des éco-organismes vers le grand public, il faut communiquer.
- Speaker #3
Pierre Derise, qu'est-ce qui fonctionne bien selon vous aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je reprends à 100% de ce que vient de dire M. Saint-Didier et je répète simplement un point. C'est vrai qu'il faut vraiment que les éco-organismes communiquent vers le grand public parce que nous, on s'occupe de nous, des professionnels, et ça marche bien comme cela. Ça, c'est la première chose. la seconde chose Oui, il y a tout un tas de sujets logistiques pour le tri et l'acheminement des produits. Et ça, il ne faut pas le sous-estimer non plus parce que ce sont des coûts très importants. Et ces coûts, ils sont une fois chez les éco-organismes. Mais les éco-organismes, ils sont financés quand même par les fabricants qui, dans le prix de leurs produits, inscrivent une éco-contribution qui va aider à la récupération de ces produits. Je ne sous-estime pas non plus ce que M. Sandidi a dit, c'est-à-dire que Aujourd'hui, préexistent deux systèmes, un indice de durabilité et un indice de réparabilité. C'est vrai que pour les clients, pour des produits qui sont certaines machines à laver ou d'autres, vous avez un qui est un indice de réparabilité et l'autre de durabilité. C'est un peu surprenant. On sait que c'est une période intermédiaire, que sans doute à un moment ou un autre, tout le monde ira vers la durabilité. Mais à ce jour et pendant encore quand même quelques années, c'est un peu compliqué de se dire certains sont durables et d'autres sont réparables.
- Speaker #3
Évidemment. Et si vous deviez donner un seul conseil à un professionnel du secteur, pour justement passer à l'action, ce serait quoi ?
- Speaker #2
Le gros conseil que je vais donner, c'est de se rapprocher de la fédération, de voir au niveau pédagogie tout ce qui peut être fait pour pouvoir l'apprendre, pour le communiquer évidemment, échanger entre nous. La concertation et la consultation sont deux points importants et donc un professionnel qui veut vraiment passer à l'action, soit voir directement avec les éco-organismes, c'est plus sage. de passer soit par la CNEF, soit par FEDELEC pour pouvoir avoir tous les renseignements dont il pourrait avoir besoin.
- Speaker #3
Pierre Derise, s'il y avait un seul conseil à retenir et à donner à un professionnel du secteur pour passer à l'action, ce serait lequel ?
- Speaker #1
Un, téléphoner à votre fédération parce qu'il peut y avoir des conseils, ça c'est certain, mais aussi il peut y avoir un collègue, un confrère pas loin avec lequel cette personne-là peut discuter et donc entrer dans l'action le plus facilement possible. Et surtout, après le second conseil, c'est toujours n'ayez pas peur de faire des erreurs. Ce n'est pas grave, on va se planter, il va y avoir deux, trois choses qui ne fonctionnent pas. Ce n'est pas grave, le plus important est véritablement de faire le premier et surtout le second pas.
- Speaker #3
Un grand merci à tous les deux d'avoir répondu à mes questions.
- Speaker #1
Merci à vous. Merci.
- Speaker #3
Merci donc à tous les deux d'avoir répondu à mes questions. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'AubeCommerce, l'AubeCommerce.com. Vous y trouverez notamment le dernier rapport en date sur l'économie circulaire dans la branche. des commerces et des services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager. Rapport de 96 pages publié en décembre 2024 avec le concours de Technopolis Group. Ce podcast est une production de la branche des commerces et services de l'électronique, de l'audiovisuel, de l'équipement ménager et de l'op-commerce. Merci à nos deux invités et à très vite pour un prochain épisode. Salut !
- Speaker #0
A 3+, le podcast. Discutons commerce et services. Métiers du multimédia et de l'électroménager.