Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le plus gros budget, avec 3 635 milliards de dinars (environ 27,3 milliards de dollars), « couvre » pour 2 198 milliards de dinars (16.5 milliards de dollars) « des dépenses non assignées », principalement destinées aux subventions sociales et aux imprévus liés aux fluctuations économiques. Cela vient se rajouter aux dépenses sur les subventions importantes des produits de première nécessité, qui elles totalisent 660 milliards de dinars (5 milliards de dollars), répartis entre le soutien aux céréales, au lait, à l’eau dessalée, à l’énergie, et aux produits alimentaires de base tels que le sucre et l’huile. Ce budget, en particulier celui lié aux dépenses non affectées, est l’illustration du manque de visibilité sur l’économie algérienne. Comment peut-on allouer 60 % du budget du ministère des finances à des dépenses « non assignées » ? Soit 13% du budget total de l’Etat algérien ! En tout état de cause, le risque d’affectation opaque et improvisée de ce budget non assigné est réel alors qu’une telle affectation devrait obéir à la loi, en toute transparence et avec responsabilité pour soutenir une stratégie de développement et non de redistribution. Cette façon de gérer l'argent public en Algérie et le budget de l'Etat algérien témoigne d'une véritable logique mafieuse qui consiste à "privatiser" l'intérêt public et s'approprier les richesses nationales pour les utiliser sans aucun contrôle légal tout en s'émancipant du devoir de rendre des comptes. Explications.
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