Live d'Algérie Part avec Abdou Semmar : Abdelmadjid Tebboune a annoncé qu'un nouveau train va relier Alger à Tamanrasset dans le grand du sud du pays d'ici fin 2028. Mais auparavant, un autre train va parcourir le grand sud pour relier Alger à Adrar d'ici 2027. Le mégaprojet du train dans le grand sud va nécessiter un investissement colossal d'au moins 22 milliards $, a reconnu Tebboune lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée, samedi soir, sur les chaînes de télévision et de radio nationales. C'est un budget qui impressionne, étonne, interpelle et nécessite des explications précises. Tebboune a indiqué a, à ce titre, précisé que l'Algérie bénéficie d'un financement de la Banque africaine de développement (BAD) d'une valeur dépassant 3 milliards de dollars, destiné à la réalisation du projet d'extension de la voie ferrée vers El Meniaa et Ghardaïa "avec possibilité de remboursement adapté s'étalant sur 13 ans". Il a, en outre, fait observer que l'Algérie peut bénéficier des services de la BAD, d'autant plus qu'elle en est l'un des membres fondateurs et l'un de ses principaux contributeurs, soulignant que les conditions de financement proposées sont "souples", la BAD étant une institution africaine créée pour soutenir le développement des Etats membres et non une entité privée. Mais il n' a donné aucune autre indication sur la manière avec laquelle il va procéder pour mobiliser les 19 autres milliards de dollars US nécessaires à ces trains dans le désert. Ce mégaprojet s'appuie sur une ligne prévue qui fait 2 400 km à travers le Sahara, avec de nombreux ouvrages d'art (viaducs, tunnels). C'est une distance colossale. Délais très serrés : Cela laisserait environ 3 ans pour achever les études, lancer les appels d'offres, exproprier, construire plus de 1 300 km de voies dans le désert et installer les systèmes. Le délai indiqué par Tebboune paraît extrêmement court pour un projet de cette envergure. Le projet Alger-Tamanrasset est une annonce politique forte, mais sa concrétisation d'ici 2028 est hautement improbable. L'Algérie fait face à des contraintes financières criantes et à des besoins de mobilité plus urgents (transport urbain et fret). Les délais annoncés ne sont pas compatibles avec l'état d'avancement réel des études et des travaux. Avec ces 22 milliards de dollars US, il est plus judicieux d'investir dans les grandes villes du nord peuplées en moyenne par plus de 500 mille habitants ou le train emprunte encore des rails et des gares datant de l'époque coloniale. Le train du désert va desservir des villes peuplées en moyenne par moins de 200 mille habitants alors qu'il faut encore utiliser des trains arriérés sur une infrastructure sous-développée pour aller d'Oran à Alger, ou d'Alger à Sétif, Constantine et Annaba, toutes des villes dont la croissance démographique explose depuis de longues années. Avec 10 milliards de dollars US, soit la moitié du budget dévoilé par Tebboune, l'Algérie pourrait, par exemple, se doter d'un TGV flambant neuf reliant Alger à Oran, les deux grandes villes du pays en une 1 H 30. Explications.
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