Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Lors de son entrevue périodique avec les médias de la presse algérienne, diffusée samedi soir sur les chaines de Télévisions et de Radios nationales, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune a abordé la question des Algériens sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), dossier qui a enflammé les esprits à Paris début janvier quand des influenceurs, accusés d'avoir menacé des opposants au pouvoir algérien exilés en France, ont été expulsés mais immédiatement refoulés par l'Algérie. La crise a atteint son paroxysme après l'attentat de Mulhouse (est) ayant fait un mort, commis par un Algérien qui avait fait l'objet de plusieurs OQTF, refusées par l'Algérie. Le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau a menacé d'une "riposte graduée" si l'Algérie continue de refuser d'admettre ses ressortissants expulsés. Abdelmadjid Tebboune a cité le cas d'un Algérien placé sous OQTF pour avoir "dénoncé le génocide à Gaza". "Ce sont des dizaines de cas par jour, c'est la liberté d'expression", a-t-il plaidé. Tebboune a réagi également à la déprogrammation du documentaire « Algérie, sections armes spéciales » par France 2, la chaîne de télévision publique français, en estimant que "la France officielle a reconnu l’assassinat de Ben M’hidi. L’histoire nous la connaissons. On ne refait pas l’histoire. Cela nous ramène à la question de la mémoire". "Quand on met la poussière sous le tapis, cela devient irrespirable (pour la France). Cela nous renvoie à la liberté d’expression", note le président de la République, citant Jean-Michel Apathie, les "Dreyfusards" et les OQTF (dont celui qui a dénoncé le génocide à Ghaza). "Pour eux (les Français), la liberté est je dis ce que je veux et tu te la fermes: On ne se la ferme pas", a-t-il martelé, ajoutant qu'il "faut savoir raison garder. Il y a des Français qui nous aiment et qui nous ont aidés". "Il y a des journalistes français honnêtes et courageux qui disent la vérité. On a beaucoup d’amis en France comme Audin, Maillot, Sartre, de Beauvoir, Simone Veil, Gisèle Halimi", a encore souligné le Président Algérien. Si ce dernier a totalement le droit d'avoir un regard critique sur la liberté d'expression en France, ne devrait-il pas pour autant faire preuve d'exemplarité et mettre fin, d'abord, aux persécutions dont sont victimes au quotidien les journalistes en Algérie avant de répondre aussi fermement aux détracteurs de l'Algérie en France et dans le monde ? Analyse, débat et explications.
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