Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Les relations franco-algériennes s’enveniment à nouveau. Ciblée par des accusations de profiter abusivement de la France, Alger riposte vigoureusement cette semaine. Le ministre algérien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur français Stéphane Romatet pour évoquer les avantages dont bénéficie la France en Algérie. L’Algérie affirme que la France profite davantage qu’elle de leurs accords bilatéraux. Elle en veut pour preuve la résidence de l’ambassadeur, qui serait « louée au franc symbolique ». Selon nos investigations, la décision de remettre en cause la disposition de certains biens immobiliers à l'Etat français en Algérie émane directement du Président Abdelmadjid Tebboune qui a instruit son gouvernement de renégocier avec les autorités françaises ces "privilèges" qu'il juge onéreux, excessifs et injustifiés. Cette décision, a-t-on pu confirmer au cours de nos investigations, a été prise par Abdelmadjid Tebboune le 27 février dernier lors d'une réunion du Haut Conseil de sécurité à Alger. Abdelmadjid Tebboune a notamment demandé de revoir l'assiette foncière accordée par l'Etat algérien à l'ambassade de France à Hydra. S'étendant sur plus de 14 hectares, l'ambassade de France risque de voir sa superficie se réduire "comme une peau de chagrin" puisque le Président algérien veut lui concéder uniquement... un hectare, assurent nos sources. Cependant, ces nouvelles démarches du Pouvoir algérien dans le dossier des biens immobiliers de l'Etat français en Algérie ont été médiatisés hier 16 mars par l'APS, l'organe médiatique attiré de l'Etat algérien, en guise de réponse à l'initiative prise le 14 mars dernier par le ministère français de l'Intérieur qui a transmis à Alger une liste de 60 ressortissants algériens jugés « dangereux » à expulser en priorité. Une "riposte graduée » sera ensuite lancée par la France « si l’Algérie ne reprend pas ses ressortissants", avait averti à ce sujet le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Au bout de la riposte : la remise en cause de l’accord de 1968. Signe de l’importance de ce dossier pour le ministre français, il s’est dit prêt à démissionner si le gouvernement lui demandait de céder sur la crise diplomatique avec l’Algérie. Outre les étrangers sous OQTF qu’Alger refuse de reprendre, les relations entre la France et l’Algérie se sont dégradées ces derniers mois pour plusieurs raisons : la question du Sahara occidental, l’arrestation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le comportement haineux de certains influenceurs partisans du Pouvoir Algérien. Explications et révélations.
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