Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : La condamnation de Boualem Sansal à 5 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Dar-El Beida à Alger a suscité de nombreuses réactions en France, le pays dans lequel l'écrivain franco-algérien réside depuis plusieurs années et y compte un grand lectorat ainsi que de très nombreux soutiens ou amis. Cette condamnation est «est inacceptable, même si elle est moindre que la réquisition du procureur. Nous demandons sa libération immédiate et sans condition, ainsi que sa liberté de circulation», relève auprès du Figaro Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de La Revue politique et parlementaire, et membre du comité de soutien à l’écrivain. «À travers ce verdict inique, c’est la liberté qui est condamnée. Ce sont nos valeurs qui sont attaquées. C’est la France qui est visée», a réagi sur X, Gabriel Attal, ancien premier ministre. «Nous demandons aux autorités françaises de mobiliser tous les moyens possibles pour que Boualem Sansal soit élargi», renchérit Arnaud Benedetti. «L’Algérie vaut mieux que ça. Boualem Sansal ne mérite pas ça», a dénoncé la députée européenne macroniste Nathalie Loiseau. «Nous resterons pleinement mobilisés pour qu’il retrouve sa liberté - celle qu’aucune démocratie ne saurait nier à un écrivain», assure, pour sa part, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. «Maintenir en captivité un écrivain malade pour ce qu’il écrit témoigne d’une haine de la liberté et d’une absence totale d’humanité», regrette Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. À droite, on appelle à établir un rapport de force avec le régime algérien. «Il faut absolument tout revoir dans nos relations bilatérales et apporter dans un premier temps une réponse diplomatique ferme, immédiate. Il est urgent de défendre nos intérêts, nos principes et nos valeurs, dont celle de la liberté d’expression», demande David Lisnard, le maire de Cannes. «Par sa vie et son œuvre, notre compatriote Boualem Sansal est l’incarnation du courage. La meilleure manière de lui être fidèle, c’est de sortir de la soumission au régime d’Alger», propose Laurent Wauquiez. «Il en va maintenant de l’honneur de la France de tout faire pour obtenir sa libération et l’annulation de cette infâme condamnation», selon Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France. «Boualem Sansal est la victime d’un régime cruel et victimaire, qui n’existe qu’en attaquant la France et en menaçant les Français», estime pour sa part Éric Ciotti, président de l’Union des Droites pour la République. «En réalité Boualem Sansal est un otage du régime algérien qui s’en sert pour faire plier la France», dénonce son alliée, Marine Le Pen. "Au moins son sort est fixé", a réagi de son côté jeudi sur franceinfo le journaliste et écrivain Éric Fottorino, membre du comité de soutien de Boualem Sansal. L'écrivain franco-algérien, détenu depuis 4 mois, a été condamné jeudi par un tribunal algérien à 5 ans de prison, accusé d'atteinte à l'intégrité de l'État. "Cette décision a deux conséquences", selon Éric Fottorino, "le pouvoir algérien ne perd pas la face et ça le met en position de pouvoir exercer un droit de grâce". Bref, cette condamnation de Boualem Sansal a profondément choqué l'ensemble de la classe dirigeante politique française notamment dans le camp de la droite et l'extrême droite. Le Régime Algérien est devenu impopulaire et traîne désormais l'image d'un Pouvoir politique totalement détestable aux yeux de très nombreux politiques français. Explications.
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