Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : le 27 mars dernier, les autorités algériennes ont annoncé l'expulsion du Vice-consul général du Maroc à Oran, Mohamed Isafiani. Pour justifier leur décision radicale et ferme, les autorités algériennes ont cité "des raisons liées aux comportements suspects de l’intéressé incompatibles avec la nature de l’exercice de ses fonctions au sein de ladite représentation consulaire, et ce en violation des lois algériennes en vigueur en la matière, ainsi que du Droit et des coutumes internationales pertinents, notamment la Convention de Vienne sur les relations consulaires". Le ministère algérien des Affaires Etrangères n'a fourni aucun détail précis sur ces "comportements suspects" imputés au diplomate marocain. Nous avons mené nos investigations et nous avons découvert les 3 raisons sur lesquelles les autorités algériennes ont fondé leur décision de déclarer "persona non grata, le Vice-consul général du Maroc à Oran". Ces raisons sont liées à la drogue, l'AADL et le foot ! Selon nos investigations, les services de sécurité algériens ont découvert que 4 trafiquants de drogue, tous les 4 des ressortissants marocains, arrêtés récemment par une unité de l'Armée Nationale et Populaire (ANP), à savoir l'Armée algérienne, à la frontière algéro-marocaine entretenaient des échanges réguliers, voire permanents, avec le diplomate marocain Mohamed Isafiani. Aucune preuve de complicité entre le vice-consul général du Maroc à Oran avec ces trafiquants de stupéfiants n'a été, pour autant, clairement identifiée. Mais les échanges de Mohamed Isafiani avec les trafiquants ont profondément intrigué et inquiété les services de sécurité algériens. Ces derniers ont découvert, par ailleurs, au cours de leur enquête, que le diplomate marocain a tenté pour des raisons inexpliquées d'obtenir une correspondance officielle entre le Wali d'Oran et le directeur régional de l'Agence algérienne pour l'amélioration et le développement du logement (AADL). Et enfin, les enquêteurs algériens ont remarqué également que le Vice-consul général du Maroc à Oran a acheté un nombre important de billets d'accès au match Algérie-Mozambique sans, pour autant, les utiliser ou les exploiter. Ces comportements suspects ont fini par exaspérer les autorités algériennes qui ont décidé d'expulser le diplomate marocain en se basant sur l'article 9 de la Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques de 1961 et de l'article 23 de la Convention de Vienne sur les Relations consulaires de 1963. Nos révélations.
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