Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : au moment où le Régime Tebboune est tiraillé par ses dissensions, ses incohérences et ses contradictions, des enjeux économiques majeurs relevant de la souveraineté nationale du pays sont menacés par des manœuvres internationales initiées par des investisseurs émiratis. En effet, en juillet 2024, des discussions ont été entamées entre la société Abu Dhabi National Energy Company PJSC (TAQA), le géant émirati rattaché à Abu Dhabi et spécialisé dans toute la chaine de production ainsi que distribution de l'énergie, et le groupe sud-coréen GS Engineering & Construction (GS E&C) concernant l’acquisition de GS Inima Environment S.A.U. (Inima). À première vue, cette transaction semble renforcer la position de TAQA en tant que leader mondial dans le traitement de l’eau et le dessalement. Cependant, les implications vont bien au-delà des stratégies d’entreprise, touchant des enjeux géopolitiques, économiques et de souveraineté – notamment en Algérie. Et pour cause, la filiale GS Inima du groupe sud-coréen GS Engineering & Construction est impliqué dans la gestion ainsi que l'exploitation des deux stations de dessalement en Algérie (SMD Shariket Miyeh Ras Djinet et Shariket Tahlyat Miyah Mostaganem). Ces deux stations représentent un intérêt vital pour l'État algérien dans un contexte de pressions croissantes sur les ressources hydriques car elles permettent de fournir de l'eau potable à plusieurs millions d'habitants des wilayas de Boumerdès, Alger, Oran et Mostaganem. Ces installations, bien que partiellement détenues par des partenaires étrangers, sont stratégiques pour l'approvisionnement en eau potable des grandes villes, e développement économique local, la stabilisation sociale dans un contexte de stress hydrique. Les structures de propriété, bien que conformes aux règles historiques, posent un défi dans le cadre des nouvelles réglementations, en particulier dans un contexte où TAQA, un acteur émirati, serait le repreneur ultime. Le contexte régional entre les EAU et l'Algérie est marqué par des tensions diplomatiques. Les liens étroits entre TAQA et le Maroc aggravent ces tensions. TAQA entretient aussi des liens importants avec des transactions où des intérêts israéliens étaient indirectement impliqués. Cette situation doit alimenter légitiment la suspicion algérienne sans oublier les risques économiques d'une telle reprise de la production de l'eau potable par les émiratis en Algérie. Des risques liés à la perte de contrôle stratégique : Une prise de contrôle par TAQA pourrait limiter la capacité de l'Algérie à dicter les politiques d'eau. Et en cas de divergences post-acquisition, l'Algérie pourrait être contrainte de revoir les avantages fiscaux ou de réviser les concessions. Notre enquête.
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