Live d'Algérie Part avec Abdou Semmar : L’Algérie a décidé de mettre fin aux importations groupées de véhicules de moins de trois ans. La décision a été annoncée lundi 24 novembre dernier par le ministère du Commerce et de la promotion des exportations. L’importation des véhicules de tourisme de moins de trois ans d’âge est « exclusivement réservée aux particuliers résidents », avait indiqué le ministère du Commerce, en précisant que ce type d’opérations « n’est pas autorisé aux groupes ni aux entreprises, quelles que soient leur activité ou leur forme juridique ». Cette nouvelle mesure est encore une autre, ou nouvelle, bêtise du ministre Kamel Rezig, le patron du Commerce Extérieur en Algérie. Et pour cause, cette interdiction est une réaction hâtive et irréfléchie à une autre mesure décidée par les autorités chinoises. En effet, à partir du 1er janvier prochain, l’État chinois exigera une licence d’exportation pour les voitures neuves ou quasi neuves vendues à l’étranger, que ce soit par les particuliers ou par les concessionnaires non agréés. Une mesure qui referme de fait l’un des rares canaux permettant aux acteurs informels algériens de s’approvisionner en véhicules neufs. À partir du 1er janvier, les véhicules demandant une approbation d’exportation dans les 180 jours suivant leur immatriculation devront soumettre des informations relatives aux services d’entretien après-vente, a annoncé le ministère du Commerce. Les nouvelles réglementations soumettront également les exportateurs de voitures d’occasion à une surveillance accrue des autorités commerciales locales, qui contrôleront les pratiques malhonnêtes ou les manquements aux obligations de garantie de qualité. Ce renforcement réglementaire fait suite aux préoccupations soulevées au sein de l’industrie automobile chinoise concernant la pratique d’exporter des véhicules neufs étiquetés comme d’occasion. Mais cette mesure chinoise n'a aucun impact concrètement préjudiciable en ce qui concerne l'achat des voitures chinoises de moins de 3 ans par des particuliers algériens. Et les achats groupés permettaient d'acquérir des véhicules à des prix diminués et, surtout, des tarifs de fret ou de transport maritime entre la Chine et l'Algérie avec des rabais conséquents réduisant ainsi significativement les coûts d'acquisition de ces véhicules importés depuis la Chine. La décision de Kamel Rezig va donc aggraver l'inflation des prix des voitures de moins de 3 ans et compliquer encore davantage leurs importations. Explications.
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