Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : l’Algérie a demandé le rapatriement immédiat des Français envoyés en mission de renfort depuis la dernière expulsion le 13 avril dernier de 12 agents de l'ambassade de France à Alger. Cette annonce officielle est intervenue le jour même de la la publication d’un article dans le JDD intitulé « Barbouzeries algériennes en France : tout ce qui accuse Tebboune et son régime ». Il s'agit d'une enquête accablante impliquant des officiels algériens dans des opérations d'agression, de menaces, d'intimidations, mais aussi d'enlèvements et de séquestration d'opposants algériens exilés à l'étranger notamment en France. Les tensions risquent de repartir de plus belle entre Alger et Paris. Les autorités algériennes ont demandé, dimanche 11 mai, le «rapatriement immédiat» de quinze nouveaux agents français envoyés en mission de renfort temporaire en Algérie, notamment dans le secteur des visas. En l’absence de l’ambassadeur de France, c’est le chargé d’affaires, Gilles Bourbao, qui a été convoqué dimanche au siège du ministère des Affaires étrangères pour «manquements flagrants et répétés de la partie française au respect des procédures». Alger dénonce «l’affectation d’agents, titulaires auparavant de passeports de service» auxquels «ont été accordés des passeports diplomatiques pour faciliter davantage leur entrée en Algérie». Une démarche rendue possible par l’accord de 2013 entre la France et l’Algérie, destiné à faciliter l’octroi de visas et la mobilité des personnels diplomatiques, techniques, administratifs et consulaires affectés dans les représentations des deux pays (ambassades, consulats, instituts culturels…). Selon la diplomatie algérienne, «cette liste (de 15 personnes, NDLR) inclut deux agents relevant du ministère français de l’Intérieur devant manifestement suppléer partiellement à ceux qui ont été récemment déclarés persona non grata». Le 14 avril, dans une mesure inédite depuis 1962, l’Algérie avait demandé à douze fonctionnaires français sous statut diplomatique ou administratif, relevant de l’Intérieur de quitter son territoire dans les 48 heures. Cette décision avait fait suite à l’arrestation de trois ressortissants algériens soupçonnés d’être impliqués dans la tentative d’enlèvement d’un influenceur algérien connu sous le nom d’Amir DZ. En guise de représailles, l’Élysée avait riposté en expulsant douze agents du réseau consulaire et diplomatique algérien en France et en rappelant son ambassadeur, Stéphane Romatet, pour consultation. La crise en était restée là. Mais, désormais, tout indique qu'elle va s'aggraver dans les jours à venir. Explications.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.