Description
Directement et le 30 octobre 2025, Melizi a été convoquée devant un juge du tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger, dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate après la publication du commentaire, suite à une plainte déposée par la dénommée Hamlaoui contre l’écrivaine Salima Melizi. Sur ordre du juge, Melizi a été placée en détention provisoire au centre de détention préventive à la veille de la commémoration de l’éclatement de la Révolution. Il convient de noter que l’écrivaine Salima Melizi est issue d’une famille révolutionnaire et fille de ceux qui ont donné leur vie pour l’Algérie contre le colonialisme français. Après avoir été accusée de plusieurs chefs d’inculpation officiels, incluant « outrage à fonctionnaire public, menace à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions officielles, non-respect des convocations officielles », et cela sur fond du post qui critiquait la dénommée Hamlaoui. Ces procédures ont touché une écrivaine connue dans les milieux culturels, ce qui a provoqué un choc et un étonnement généralisés au sein de la scène littéraire et de la société civile. L’affaire a mobilisé des organisations de défense des droits de l’homme et les forces culturelles, et l’arrestation d’une écrivaine à cause d’un post sur Facebook a soulevé de sérieuses questions sur les limites de la liberté d’expression en Algérie, surtout lorsqu’il s’agit d’exprimer une opinion sur une personnalité publique ou un haut responsable.
De nombreux écrivains et activistes ont commenté l’affaire, la considérant comme un indicateur d’un recul de l’espace de liberté dans le pays, où la détention provisoire est utilisée comme un outil de pression, même si les preuves ou les accusations sont liées à une critique politique ou administrative. Le 1er novembre 2025, et après environ moins de 24 heures de détention provisoire, et même un jour de week-end, Salima Melizi a été libérée par décision du tribunal, ce qui est sans précédent dans l’histoire des arrestations en Algérie, avec report de son procès à une session ultérieure. Cette réaction a laissé un choc chez tous ceux qui suivaient l’affaire.
Les reports ne se sont pas limités à une seule session. Le procès a été reporté plusieurs fois en raison de l’absence de la partie plaignante (Hamlaoui) et de l’absence de sa défense, ce qui a repoussé le jugement de l’affaire à des dates ultérieures telles que : « 18 décembre 2025 puis 29 janvier 2026 » pour que l’affaire soit reportée à nouveau hier, le 29 janvier, jusqu’au 19 février 2026…
Ce report répété en raison de l’absence du plaignant ajoute une couche de complexité à l’affaire et soulève des questions sur les motivations de la poursuite judiciaire elle-même.
L’affaire n’était pas isolée d’un contexte plus large de critique sociétale en Algérie, où elle a provoqué des réactions généralisées sur les limites de la liberté d’expression, l’indépe...





