Description
Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : l'opposant algérien Karim Tabbou, l'une des figures incontournables de l'opposition algérienne, a publié sur sa page Facebook un long commentaire sur la violente crise diplomatique et politique opposant l'Algérie à la France. Nous vous invitons à lire ce commentaire que nous jugeons pertinent et touchant car il résume parfaitement les incohérences et hypocrisies des autorités algériennes dans leur "guerre larvée" contre les autorités françaises.
"Dans la matinée du lundi 14 avril 2025, j’ai accompli l'obligation de signature dans le registre de mon contrôle judiciaire au niveau de la caserne relevant de la sécurité intérieure à Beni Messous.
𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐚𝐥𝐠𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐥𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫, 𝐚 𝐚𝐭𝐭𝐢𝐫𝐞́ 𝐦𝐨𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧. Ce communiqué dénonçait, selon ses termes, la manière "humiliante, théâtrale et diffamatoire" avec laquelle un employé du consulat algérien à Créteil a été interpellé par la police française. Il est suspecté d’avoir participé à un projet d’enlèvement visant un blogueur algérien résidant en France. La diplomatie algérienne a qualifié cette arrestation d’illégale, contraire à l’éthique, et attentatoire à la dignité et à l’honneur de l’intéressé. Un tel discours pourrait sembler crédible s’il ne provenait pas d’un régime politique qui, depuis des décennies, pratique des arrestations arbitraires et humiliantes, des violations brutales contre de simples citoyens et militants politiques de toutes sensibilités. Pourtant ils n'ont commis aucun délit, ils ont seulement exercé leur droit légitime à la liberté d’expression et à la défense des libertés", analyse ainsi Karim Tabboun en énumérant par la suite l'ensemble des atteintes caractérisées aux droits les plus élémentaires de la population algérienne :
1️⃣. L'éloignement de la justice de ses valeurs fondamentales, et sa transformation en une "épée aiguisée " contre toute voix discordante.
2️⃣. La transformation d’un pays riche en ressources humaines et naturelles en un État de précarité sociale, de blocage économique et de fermeture politique.
3️⃣. La réduction des rêves de la jeunesse à la drogue ou aux embarcations de la mort vers l’autre rive.
4️⃣. L’exil de millions de compétences algériennes – universitaires, artistes, entrepreneurs, intellectuels et écrivains – vers la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis.
5️⃣. La falsification systématique de tout : statistiques économiques fausses, résultats électoraux truqués, données sociales erronées.
6️⃣. La propagation délibérée par la propagande politicienne d’un discours régionaliste et haineux, dans le but de semer la division et d’affaiblir la société.
7️⃣. Le fait d'avoir terni l’image d’un pays qui a arraché son respect d'un grand sacrifice et du noble combat révolutionnaire, en le rendant ridicule aux yeux du monde.
"N’est-il pas ironique qu’un régime dictatorial et répressif dénonce l’arrestation d’un suspect en France alors qu’il commet lui-même quotidiennement les pires violations des droits humains contre ses propres citoyens ?", s'interroge par la suite Karim Tabbou en citant plusieurs cas de figures parmi "des exemples innombrables" de violation pure et simple des lois fondamentales régissant les libertés publiques en Algérie. "Des centaines de détenus croupissent encore en prison, des milliers d’autres sont poursuivis, sans parler des pressions sociales, licenciements abusifs, interdictions de sortie du territoire, confiscation de passeports, et perquisitions illégales de téléphones portables et d’éléments relevant de la vie privée", affirme-t-il à ce sujet. "Le communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien n’illustre rien d’autre que le proverbe populaire : "Il prêche la vertu mais pratique le vice", conclut Karim Tabb...
"Dans la matinée du lundi 14 avril 2025, j’ai accompli l'obligation de signature dans le registre de mon contrôle judiciaire au niveau de la caserne relevant de la sécurité intérieure à Beni Messous.
𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐚𝐥𝐠𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐥𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫, 𝐚 𝐚𝐭𝐭𝐢𝐫𝐞́ 𝐦𝐨𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧. Ce communiqué dénonçait, selon ses termes, la manière "humiliante, théâtrale et diffamatoire" avec laquelle un employé du consulat algérien à Créteil a été interpellé par la police française. Il est suspecté d’avoir participé à un projet d’enlèvement visant un blogueur algérien résidant en France. La diplomatie algérienne a qualifié cette arrestation d’illégale, contraire à l’éthique, et attentatoire à la dignité et à l’honneur de l’intéressé. Un tel discours pourrait sembler crédible s’il ne provenait pas d’un régime politique qui, depuis des décennies, pratique des arrestations arbitraires et humiliantes, des violations brutales contre de simples citoyens et militants politiques de toutes sensibilités. Pourtant ils n'ont commis aucun délit, ils ont seulement exercé leur droit légitime à la liberté d’expression et à la défense des libertés", analyse ainsi Karim Tabboun en énumérant par la suite l'ensemble des atteintes caractérisées aux droits les plus élémentaires de la population algérienne :
1️⃣. L'éloignement de la justice de ses valeurs fondamentales, et sa transformation en une "épée aiguisée " contre toute voix discordante.
2️⃣. La transformation d’un pays riche en ressources humaines et naturelles en un État de précarité sociale, de blocage économique et de fermeture politique.
3️⃣. La réduction des rêves de la jeunesse à la drogue ou aux embarcations de la mort vers l’autre rive.
4️⃣. L’exil de millions de compétences algériennes – universitaires, artistes, entrepreneurs, intellectuels et écrivains – vers la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis.
5️⃣. La falsification systématique de tout : statistiques économiques fausses, résultats électoraux truqués, données sociales erronées.
6️⃣. La propagation délibérée par la propagande politicienne d’un discours régionaliste et haineux, dans le but de semer la division et d’affaiblir la société.
7️⃣. Le fait d'avoir terni l’image d’un pays qui a arraché son respect d'un grand sacrifice et du noble combat révolutionnaire, en le rendant ridicule aux yeux du monde.
"N’est-il pas ironique qu’un régime dictatorial et répressif dénonce l’arrestation d’un suspect en France alors qu’il commet lui-même quotidiennement les pires violations des droits humains contre ses propres citoyens ?", s'interroge par la suite Karim Tabbou en citant plusieurs cas de figures parmi "des exemples innombrables" de violation pure et simple des lois fondamentales régissant les libertés publiques en Algérie. "Des centaines de détenus croupissent encore en prison, des milliers d’autres sont poursuivis, sans parler des pressions sociales, licenciements abusifs, interdictions de sortie du territoire, confiscation de passeports, et perquisitions illégales de téléphones portables et d’éléments relevant de la vie privée", affirme-t-il à ce sujet. "Le communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien n’illustre rien d’autre que le proverbe populaire : "Il prêche la vertu mais pratique le vice", conclut Karim Tabb...





