Live d'Algérie Part avec Abdou Semmar : Dans un chapitre obscur de l’intrigue coloniale, Abdelhafid Ihaddaden, salué comme le premier physicien nucléaire algérien et du Tiers-Monde, a trouvé une fin violente à l’âge de 29 ans, lorsque son avion tchèque Iliouchine 18 a explosé en vol entre Prague et Bamako, avec une escale à Rabat. Des sources proches du mouvement d’indépendance algérien accusent les services secrets français d’avoir orchestré l’attentat, réduisant au silence un esprit scientifique clé destiné à diriger les ambitions nucléaires de l’Algérie post-coloniale. Ihaddaden, expert scientifique du Front de Libération Nationale (FLN), était prédestiné à former le noyau du programme nucléaire militaire d’une Algérie indépendante. Sa mort prématurée à bord de ce vol maudit met en lumière les enjeux élevés de la Guerre d’Algérie, où les atouts intellectuels devenaient des cibles dans une bataille secrète pour l’avenir. Né le 8 mars 1932 à Sidi Aïch, en Kabylie, Ihaddaden provenait d’une illustre lignée de juristes, de cadis et de notaires ancrée dans le village de Toudja. Son père, Mohand Saïd, exerçait les fonctions de cadi-notaire à Sidi Aïch, transmettant à son fils une base de discipline et d’intelligence qui le propulserait à travers un parcours académique brillant. L’éducation d’Ihaddaden a commencé modestement mais a rapidement brillé. Il a achevé ses études primaires à Taher, près de Jijel, de 1938 à 1944. De retour au village familial de Toudja, il a poursuivi ses études secondaires au collège de Bougie (aujourd’hui Béjaïa) de 1944 à 1948, puis à Sétif de 1948 à 1951. Là, il a obtenu son baccalauréat avec la mention “très bien”, preuve de son aptitude exceptionnelle. Avide de progresser, Ihaddaden s’est envolé pour la France en 1951, s’inscrivant à l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers de Paris, où il a affiné ses compétences en ingénierie jusqu’en 1956. Mais c’est son départ pour Prague, en Tchécoslovaquie, qui a marqué un tournant décisif. Obtenue grâce à une bourse de l’Union Internationale des Étudiants (UIE) – facilitée par la résistance algérienne –, il s’est plongé dans le génie nucléaire à l’Université Technique Tchèque. En 1961, il a décroché un Doctorat d’État en énergie nucléaire, le positionnant comme un expert rare dans un domaine dominé par les superpuissances. Alors que l’Algérie s’approchait de l’indépendance, l’expertise d’Ihaddaden le rendait inestimable pour le FLN. Pourtant, son chemin prometteur a été brutalement interrompu par cette explosion à Casablanca, laissant derrière lui un legs de ce qui aurait pu être : un pionnier du Tiers-Monde en science atomique, terrassé par les périls de la décolonisation. Historiens et nationalistes algériens continuent de commémorer Ihaddaden comme un symbole de la résistance intellectuelle, son histoire rappelant cruellement le coût humain de la lutte pour la souveraineté. Explications.
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