Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le gouvernement algérien a réagi, jeudi, à la décision de la justice française de rejeter les demandes d'extradition de l'ancien ministre de l’industrie, Abdesselam Bouchouareb, poursuivi en Algérie pour "corruption". "Le Gouvernement algérien a pris acte de la décision de la justice française d’opposer une fin de non-recevoir à la demande d’extradition d'Abdeslam Bouchouareb, condamné par la justice algérienne dans de multiples affaires de corruption, de malversation et de trafic d'influence causant au trésor algérien des pertes considérables", a indiqué un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. Alger a déploré, selon la même source, l'attitude du gouvernement français qui refuse toute coopération en matière d'entraide judiciaire. «Sans préjudice du recours à d'autres voies de droit encore possibles, le Gouvernement algérien saisit cette occasion pour relever l'absence totale de coopération du Gouvernement français en matière d'entraide judiciaire en dépit de l'existence de nombreux instruments juridiques internationaux et bilatéraux prévus à cette fin », a ajouté le communiqué. Une analyse honnête et rigoureuse permet de constater que la position du gouvernement algérien face à cette décision judiciaire française est totalement empreinte d'un amateurisme consternant et résulte d'une bêtise incompréhensible à ce très haut niveau de la hiérarchie de l'Etat algérien. Et pour cause, ce n'est pas le pouvoir politique ou le pouvoir exécutif français qui a refusé d'extrader l'ancien ministre déchu et accusé de corruption Abdesselam Bouchouareb. C'est bel et bien le Pouvoir Judiciaire qui est totalement indépendant du Pouvoir politique et les juges français ayant traité l'affaire Bouchouareb ne sont guère soumis à la hiérarchie politique du gouvernement français. Par ailleurs, pour motiver leur refus d'extradition d'Abdesselam Bouchouareb, les juges français se sont appuyés sur des principes de droit consignés dans la Convention d'extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne signée par les dirigeants algériens eux-mêmes en janvier 2019. Au regard de tous ces paramètres, le commentaire du ministère algérien des Affaires Etrangères semble infondé et absurde, voire malvenu et déplacé. Explications.
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