Live d'Algérie Part avec Abdou Semmar : Le dossier du péage en Algérie est un véritable serpent de mer. Alors que les infrastructures (stations de péage) sont visibles depuis des années sur l'autoroute Est-Ouest, la situation vient de connaître un tournant majeur. Le président Abdelmadjid Tebboune a tranché la question il y a quelques jours seulement (le 7 février 2026) : l'instauration du péage sur l'autoroute Est-Ouest n'est pas à l'ordre du jour. Les automobilistes algériens continueront d'emprunter l'axe principal sans frais. Le gouvernement semble privilégier la préservation du pouvoir d'achat face à l'inflation, estimant que l'introduction d'une taxe sur le transport impacterait immédiatement les prix des marchandises. Le projet de péage remonte à l'origine de l'autoroute (il y a plus de 15 ans), mais plusieurs obstacles ont bloqué son lancement comme l'inachèvement des travaux : Certaines gares de péage et stations de service n'étaient pas totalement terminées ou équipées. État de la route : Introduire un péage sur une autoroute qui présente de nombreuses dégradations (nids-de-poule, affaissements) était jugé inacceptable par l'opinion publique. Pour faire payer, il faut un service irréprochable. Actuellement, c'est l'État qui finance seul l'entretien via l'Algérienne des Autoroutes (ADA), alors que le péage devait servir justement à autofinancer ces réparations. Avec un péage, même modeste, l'autoroute pourrait s'autofinancer. Sans cela, elle reste une "charge" permanente qui pèse sur les autres secteurs (santé, éducation). Pour maintenir l'ensemble de l'axe Est-Ouest (incluant les bretelles de pénétration) à un niveau de sécurité européen, il faudrait injecter environ 250 millions de dollars par an. Aujourd'hui, l'Algérie dépense probablement moins de la moitié de cette somme en "entretien curatif" (on répare quand c'est cassé), ce qui explique pourquoi certains tronçons se dégradent plus vite qu'on ne les répare. L'abandon (ou le gel prolongé) du péage a un impact direct et lourd sur la durabilité de l'autoroute Est-Ouest. Sans revenus directs, l'infrastructure entre dans un cycle de dégradation difficile à briser. 'Algérie se trouve dans une impasse : elle possède une autoroute de 1200 km qui "vieillit" mal, mais elle refuse le seul outil (le péage) qui permettrait de la soigner sans creuser le déficit de l'État. Si aucune solution alternative (comme la vignette ou le péage camions) n'est mise en place d'ici 2027, le risque est de voir l'autoroute redevenir une simple "route nationale" pleine de nids-de-poule, ce qui coûtera encore plus cher à la collectivité en accidents et en pièces de rechange pour les véhicules. Explications.
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