Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le Brent et le West Texas Intermediate (WTI) se sont effondrés et stagnent à leur plus bas niveau depuis des années. Cette baisse s’est produite dans un contexte de préoccupations croissantes concernant un déséquilibre entre l’offre et la demande. Les analystes de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Energy Information Administration (EIA) ont tous revu à la baisse leurs estimations de la demande en raison de l’escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et d’autres pays. L’EIA a réduit son estimation de la demande de 300 000 barils de pétrole par jour, ce qui signifie que sa croissance annuelle ne sera que de 730 000 barils cette année. De même, l’EIA et l’OPEP ont toutes deux revu à la baisse leurs estimations de la demande pour l’année. Le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande explique pourquoi les analystes ont revu à la baisse leurs prévisions de prix du pétrole brut. Barclays a réduit ses prévisions de 4 dollars le baril, les fixant à 66 dollars pour cette année et à 60 dollars pour 2026. Les analystes de Morgan Stanley ont revu à la baisse leurs prévisions concernant le prix du pétrole, le fixant à 62,50 dollars, car ils s’attendent à ce que l’excédent sur le marché pétrolier atteigne 1,1 million de barils par jour, soit 400 000 barils de plus que leur estimation précédente. De même, les analystes de Goldman Sachs prévoient une baisse du prix du pétrole brut à 60 dollars cette année, contre une estimation précédente de 63 dollars. Ils prévoient également une baisse du prix à 52 dollars l’année dernière. le Brent devant tomber sous les 50 dollars plus tard cette année. Cette prévision continue de se vérifier, le Brent ayant chuté à 58,7 dollars, son plus bas niveau depuis des années. Si ces prévisions se concrétisent sur les marchés internationaux, le monde va se diriger petit à petit vers un choc pétrolier comme en 2016. Et l'Algérie est en ce moment dangereusement fragile face à un éventuel choc pétrolier qui pourrait l'ébranler de plein fouet au point de subir une autre importante crise politique et économique en 2028. Avec des déficits budgétaires records depuis 2022, des dépenses publiques explosives qui ne cessent de s'accumuler depuis 2023 et des budgets de l'Etat anormalement élevés face à des revenus de plus en plus faibles, l'Algérie risque se retrouver en 2028 dans une situation nettement plus compliquée et beaucoup plus grave que ce qu'elle avait subi en 2019. Explications.
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