Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : l'Algérie a enregistré le dimanche 20 avril dernier l'arrivée du premier navire chargé de moutons de l’Aïd, dans le cadre d’une vaste opération d’importation d’un million de têtes ovines. Le navire "Apus", transportant 15 000 têtes ovines, a accosté ce dimanche 20 avril 2025 à 1h30 du matin. L’opération a été menée par le groupe public "Agrolog", relevant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. L’Entreprise du Port d’Alger a souligné la mobilisation totale de ses équipes pour assurer le succès de cette opération "dans les meilleures conditions et les délais les plus courts", précisant que le quai n° 22/4 avait été réservé au navire, un couloir vert aménagé pour le passage des camions, et des agents désignés pour superviser et organiser le bon déroulement des opérations de déchargement. En parallèle, sur proposition du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le Conseil des ministres a approuvé un prix national unifié fixé à quarante mille dinars algériens (40.000 DA) pour le mouton de l'Aïd importé. Cette mesure qui a suscité un énorme enthousiasme au sein de la population algérienne est en réalité une mesure très populiste qui va provoquer une dilapidation de presque ou voire plus de 400 millions de dollars US pour l'Etat Algérien. Et pour cause, le mouton importé par l'Etat Algérien va lui coûter au-delà de 100 mille DA en raison des coûts du fret maritime, ensuite des contrôles vétérinaires et sanitaires, la nourriture et l'aliment de bétail sans oublier le transport routier et l'acheminement jusqu'aux points de vente sur les marchés nationaux. Et toutes ces dépenses assumées entièrement par l'Etat Algérien sont gérées en toute opacité sans aucun contrôle transparent pouvant ainsi générer des pratiques de corruption car l'attribution des marchés du transport routier, maritime, approvisionnement en aliments de bétail et la consignation maritime se fait sur la base de procédures totalement sombres et hors de tout cadre de contrôle. Avec tout cet argent dépensé et dilapidé, l'Algérie aurait pu investir rationnellement dans des projets utiles pour soutenir ses propres éleveurs pour une meilleure production de ses propres moutons de qualité au lieu de subventionner les prix des moutons roumains et espagnols. Explications.
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