Speaker #1Je vais rester sur la chanson de l'Auvergnat de Brassens. Elle est à toi cette chanson, Toi l'Auvergnat qui sans façon M'as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid C'est la chanson, l'Auvergnat qui est chantée à chaque fois qu'il y a un décès. Une personne qui vit à la rue, ou qui n'est pas à la rue, mais qui est seule dans sa vie, en général il n'y a pas grand monde aux enterrements, mais il y a toujours cette chorale qui s'appelle « Au clair de la rue » et qui chante l'Auvergnat au moment de la cérémonie. Donc je l'ai chantée des centaines de fois, et je ne peux pas l'oublier. Il est à la fois question de l'ouverture à l'autre, de l'entraide, de la solidarité. de donner à manger à celui qui a faim. Il est question aussi du regard qu'on porte sur l'autre, la question du jugement, de ne pas être dans le jugement, il me semble. Il y a une histoire avec le gars qui est embarqué par les flics. 1, 2, 1, 2, ok, bon. Je m'appelle André, André Lebotte, c'est des origines bretonnes et que là où je vivais on m'a toujours appelé Lebeau, ce qui était un compliment mais quand même, c'est pas mon vrai nom, donc mon nom est Lebotte. J'ai l'âge largement de la retraite, aujourd'hui j'ai 70 ans, j'ai arrêté de bosser à 65 et puis voilà. Ce n'était pas particulièrement une vocation. Moi j'ai une famille plutôt d'ouvriers, mais j'étais un bon élève à l'école donc j'ai eu des soutiens de la part des établissements scolaires pour que je fasse des études. Et moi, à cette époque-là, dans les années 70, où j'avais une vingtaine d'années, je faisais des études de philosophie. J'avais envie de voyager, je voyageais. J'avais envie d'enseigner le français dans les centres culturels français des différents pays traversés parce que je trouvais que c'était toujours mieux d'aller dans un pays pour y bosser plutôt que d'aller faire du tourisme. Et puis, en fait, c'est le hasard, enfin le hasard, je ne sais pas s'il y a du hasard dans l'histoire mondiale, mais c'est l'arrivée massive des réfugiés des Khmer, des réfugiés cambodgiens poursuivis par ce... ce méchant garçon qui était Pol Pot, qui a fait qu'en France, ils ont commencé à chercher des gens, parce qu'il y avait de l'accueil de migrants à cette époque, c'était bien différent d'aujourd'hui, la façon dont on les prenait en charge. Et ces familles cambodgiennes se sont retrouvées en France, un pays où il n'y avait pas encore beaucoup de chômage. C'est une main d'œuvre en plus qui était recherchée par les patrons capitalistes. Ils ont fait appel à des gens dont la capacité était d'enseigner la langue à des étrangers. Comme j'avais repris, moi, une unité de valeur à Vincennes, à Paris, pour faire ça. Je me suis retrouvé du jour au lendemain dans ma ville natale à Nantes, devant une cinquantaine de Cambodgiens qui n'écrivaient pas en caractère latin, qui me regardaient, j'avais les cheveux sur les épaules à des postes, et qui me regardaient bizarrement, mais avec qui j'ai passé de bons moments, on s'est bien marrés. Et puis j'ai découvert ce métier-là, de rencontrer les gens en leur apprenant à raconter leur... leur vie, parce que finalement, quand on se parle, on se raconte sa vie. Et voilà, ça a commencé comme ça. Donc, c'est pas vraiment une vocation, mais quand on Les pieds dedans, ça le devient je dirais presque. Pendant une trentaine d'années, j'ai été là-dessus, avant de passer à autre chose, avec jubilation parce que c'est vraiment un voyage immobile autour du monde. C'est ça qui est dingue, c'est que c'est pas la peine forcément quand on a cette chance-là de voyager pour rencontrer des étrangers puisqu'ils viennent à nous. Et ils racontent tous leur histoire. Et c'est quand même... surprenante. Et en plus, ils sont tranquilles, ils sont à l'abri. Parce que, voilà, ils sortent tous de traumatismes, de guerres civiles, de problèmes politiques et autres, ou de guerres de pays à pays. Au bout d'une trentaine d'années, il y a eu une remise en cause de tous ces petits maillages territoriaux d'apprentissage de la langue pour les migrants qui arrivaient en France. Il y avait les Restos du Coeur qui donnaient des cours par-ci, par-là, dans le village d'à côté, tatati. Puis il y a eu Raffarin. qui lui a redistribué les cartes de l'accueil et a démaillé pour attribuer des lots un peu sur le principe des marchés publics, ce qui fait que ça a été un peu la fin des projets qu'on pouvait mettre en place, avec plein d'imagination. Là, j'ai commencé à me dire, bon, on a fait le tour, et mon poste n'était pas du tout... remis en cause, mais on est venu me chercher parce que, dans un autre service, ce que j'ai oublié de dire, c'est que ce centre d'hébergement était géré, c'était le seul de France d'ailleurs, par une collectivité territoriale, et en l'occurrence le CCAS de Nantes. Il y avait aussi au CCAS de Nantes un restaurant municipal, qui était là depuis très longtemps, depuis 1948, qui fonctionnait toujours, et cet établissement, le responsable faisait valoir ses droits à l'art. Et on est venu me chercher pour me demander si ça m'intéresse. Ne pas postuler comme ça. Quand on vient de vous chercher, ça permet de dire déjà pas oui tout de suite, qu'on va réfléchir, et puis en réfléchissant, on se dit que oui, il y a des conditions peut-être à ma venue. Parce que c'était juste un restaurant, il y avait des cuisiniers, et puis ça fermait après le repas. De se dire, on pourrait y faire autre chose. dans ce lieu. Et on pourrait y mettre des travailleurs sociaux, on pourrait y mettre plein de choses qui vont faire que la mayonnaise va prendre et qu'on va aller au boulot en se disant qu'on sert à quelque chose et que choses nouvelles peuvent être inventées. Donc j'ai dit oui à ces conditions-là. Les premières conditions, je crois que c'était effectivement qu'il y ait un travailleur social. L'intérêt d'un lieu comme ça, c'est qu'on est dans l'action sociale municipale, mais qui est tout le temps conduite par une logique de guichet, en fait. Et là, on vient se restaurer. Ce qui est quand même pas exactement la même chose. Et puis, le travailleur social, il n'y a pas de rendez-vous. Il y a surtout des rencontres. Après, on peut prendre des rendez-vous, mais il y a surtout un lien de confiance qui se fait et qui est hors de la logique de guichet, hors de la logique du papier qu'on n'a pas et que ça ne peut pas le faire. Et moi, les gens qui arrivaient le midi, souvent, ils s'en étaient pris deux, trois, quatre portes comme ça dans la figure parce qu'ils n'avaient pas le bon papier. On n'était pas dans la même logique. Donc, il y avait la possibilité de faire des choses bien différentes. Je suis arrivé dans ce restaurant, je me souviens c'était en octobre, ça caillait, les gens faisaient la queue dehors. Je suis sorti, je grelottais un petit peu, il y en a deux qui m'ont caressé le dos pour que j'aie plus froid. Je me suis dit, il y a quelque chose quand même qui se passe dans la relation d'homme à homme, et plutôt dans la solidarité, donc c'était un bon point. Pour en être tout à fait sûr, j'ai fait une sorte d'enquête qui a pris 15 jours, c'était des questions... très très simple, pour savoir ce dont les gens avaient besoin, en dehors de manger, mais même aussi sur la nourriture. Il y avait des questions un peu ouvertes, c'est un petit carré où ils pouvaient dire ce qu'ils voulaient. Et j'étais surpris parce que j'ai dû récolter 300-400 réponses. Il y en avait pas mal où ils disaient, faites pour le mieux, faites pour le mieux ! Mais comment ils peuvent dire ça ? Parce que vraiment, l'action sociale, normalement, ils n'ont pas confiance. Ce n'est pas un truc où on a confiance, on arrive, parce que c'est cette fameuse logique de guichet qui détruit la confiance. Et là, faites pour le mieux. Je me suis dit, déjà, il y a un bon potentiel dans ce lieu-là. Et puis, contrairement à ce que les travailleurs sociaux pouvaient dire à l'époque, mais enfin bon, il y a longtemps, les besoins prioritaires. qui étaient exprimées n'étaient pas ceux qui étaient tout le temps mis en avant, c'est-à-dire manger, dormir, l'hygiène, etc. Mais c'était la question d'accéder à la culture, par exemple, qui arrivait quand même dans les premières demandes. Donc ça paraissait quand même surprenant. Et puis ce n'était pas des trucs qui étaient trop discutés dans les différentes réunions de travail social à l'époque avec les différents partenaires. Donc on est allé sur ce terrain là assez vite. Donc ça a nécessité, on a aussi la mise en place de projets avec plein de gens différents. Mais des gens qui étaient enjoués pour le faire, qui étaient même ravis qu'un lieu d'accueil comme ça puisse leur donner la place. C'était la culture, c'était... Le bien-être aussi, au lieu de toujours parler de problèmes de santé, on pouvait aussi accéder à des choses qui concernaient le bien-être, des choses qui sont absolument impossibles normalement quand on est disqualifié socialement. Ma technique c'était que les gens venaient avec l'idée d'essayer de trouver une place dans ce qui venait à portée. portée. Et ça, c'était gratuit. C'est-à-dire, c'était une expérimentation. Et en fait, quand ça prend, on voit bien les gens qui disent, mais moi, tu me réserves des places pour le match. Et puis, je vais aller voir ce chanteur-là à la Cité des Congrès. Quoi ? T'as pas... place pour eux. C'était un peu ça, c'est-à-dire qu'au bout d'un moment, les gens y croyaient, ils y croyaient que c'était possible dans ce lieu-là. C'était bien avant qu'on parle des tiers-lieux, etc., etc., mais c'était un lieu qui était moche, qui a été refait depuis, bien sûr, mais qui était moche, qui était pas accueillant, qui avait des fenêtres à deux mètres de haut, parce que c'est l'époque où on cachait les pauvres, il fallait pas les voir, puis eux, ils avaient pas le droit de regarder ce qui se passait. chez les gens heureux. Toutes ces expériences ont été faites, toutes celles qui ont marché. Voilà, après, moi, il fallait que je prenne mon bâton de berger et puis que j'aille chercher soit d'autres partenariats, soit des financements. Il y avait quand même un budget pour, justement, entrer là où les gens avaient envie d'être. Et ça a fonctionné pas mal. C'était assez marrant. J'ai rencontré des tas de professionnels. On faisait des comptes rendus mensuels qui préparaient le fameux rapport d'activité annuel de l'administration. Et donc moi chaque mois je donnais les chiffres de fréquentation. Il y avait 15 personnes qui étaient allées au cirque, il y en avait d'autres qui avaient fait tant de séances. Le CHU était venu pour vacciner, il y avait eu tant de personnes qui se sont fait vacciner, tant de personnes qui se sont fait faire des lunettes gratuites parce qu'il y avait un opticien aussi qui venait faire. J'additionnais le nombre de participations en fait. et on mettait ça en regard au nombre de repas distribués. Et bien là, je me souviens très bien, parce que je regardais tout le temps ce chiffre-là, et je trouvais ça hallucinant, parce que dans un resto normal, quand on va au resto, on va au resto, on ne fait pas 36 choses. Chaque jour, il y avait une personne sur trois qui, au-delà du repas, participait à une activité. Ce qui est énorme, quand on réfléchit vraiment. Le fil conducteur, c'est aussi celui qui entraîne tout le monde et qui recrute en conséquence des gens qui vont être dans le fil. Il y avait un agent de service qui faisait la cuisine, la plonge, tout ça. C'était drôle, ils étaient une petite dizaine à tourner comme ça. Il y en avait un qui connaissait tellement les passagers. Ça aussi, on a arrêté de dire usagers, parce que déjà, quand on est usé, si on se fait traiter d'usager, ça fait double peine. Donc, il connaissait bien les passagers. Il savait que lui, il n'aimait pas que le lendemain, il y aurait du poisson et que la personne, non, le poisson. Donc, il se débrouillait dans le frigo en respectant les dates, limites et tout pour garder un repas d'avant pour le distribuer le lendemain. Ses collègues trouvaient ça pas bien, et moi je trouvais ça génial. Je me disais, mais il est génial, il prête attention. Je prends souvent cette phrase de Serge Pogane. Son travail m'a beaucoup aidé. Il dit, mais quelles sont les questions qu'on se pose quand tout s'est effondré ? Le boulot, le fric, la famille. Il dit ça en termes très simples, il dit ça se résume à deux questions. Sur qui je peux compter, et est-ce que je compte pour quelqu'un ? Alors, sur qui je peux compter ? Ça, tous les services sociaux, les administrations, les associations. On voit ce message, on dit « oui, bien sûr, vous pouvez compter sur nous, on est là pour ça » . Mais en fait, ça ne marche pas vraiment tant que ça. C'est-à-dire, quand on voit les chiffres du non-recours au droit, par exemple. Or, ce que faisait ce cuisinier, c'était de répondre à la deuxième question. Est-ce que je compte encore pour quelqu'un ? Oui. Quand ce quelqu'un-là, il a gardé pour moi de la viande parce qu'il savait que je n'aimais pas le poisson. L'établissement dont j'avais la responsabilité, je pense qu'il arrivait à répondre à ces deux questions en même temps. C'est pour ça que ça fonctionnait. J'ai bossé jusqu'à 65 ans, c'est parce que je n'arrivais même pas à m'arrêter. Ce n'est pas parce que j'attendais d'avoir mes trimestres. C'était complètement passionnant. Sans avoir une vocation primordiale, j'étais parfaitement heureux. ce truc-là. Et puis, il y avait aussi énormément de reconnaissance derrière, de plein de gens. Elle a même été appelée par le préfet de région pour la promotion de Chevalier lors du mérite. Mais c'était juste avant le Covid, donc ça a foiré. Il y a eu beaucoup de reconnaissance. Alors, pas de ma petite personne. Moi, je n'ai pas besoin de reconnaissance. Mais par contre, sur le travail qui a été développé, je me souviens au CCRS, quand j'ai été reçu pour qu'on me propose ce boulot, la directrice de l'action sociale de l'époque m'a dit... Est-ce que vous avez de l'ambition ? » Je me suis dit « Qu'est-ce que ça veut dire pour elle Elle en avait, elle en avait pour sa carrière, mais c'était une ambition professionnelle, mais moi je n'avais pas d'ambition professionnelle. Mais par contre, après, oui, dans le travail, il y avait l'ambition effectivement de voir des gens heureux. Quand on rentre chez soi et qu'on a vu qu'il y avait trois personnes pour lesquelles les travailleurs sociaux avaient réussi à décrocher des droits qu'ils avaient, mais qu'ils ne voulaient pas utiliser, un hébergement... qui tombaient pour quelqu'un qui était à la rue. Tout ça, oui, ça collait avec justement la question plus philosophique, effectivement, qui régit la vie de chacun, de savoir à quoi on sert et qu'est-ce qui fait sens. Mais d'ailleurs, l'accès à la culture, je reviens là-dessus, j'ai beaucoup travaillé sur cette question-là pour que ça soit vraiment open pour tout le monde, pour tous les goûts. L'accès à la culture, c'est ce qui fait sens. Quand on fait du travail social, même si on fait de la restauration sociale au premier sens du terme, on peut mettre plein de choses dans l'assiette de la personne, ça ne lui donnera pas de sens. Ni de recevoir des droits au RSA, etc. Ça ne fait pas sens, c'est des droits, c'est tout. C'est manger, c'est rien. Mais ce qui fait sens, c'est de partager des valeurs communes dans un lieu collectif, par exemple. C'est d'être créatif sur une activité et de réussir à montrer quelque chose de soi que les autres regardent. C'est important, ça. Ce n'est pas parce que les gens sont disqualifiés qu'ils ne sont plus des gens. La richesse de l'humanité, elle est souvent plus visible à travers des gens qui sont complètement appauvris, qui triment, parce que ça, c'est la vraie richesse, en fait. Ça, personne ne peut l'enlever. Et ça, ça se partage quand on est dans des lieux de confiance, quand ça fait sens. Voilà, ça, ça fait sens. Le monde évolue pour tout le monde, qu'on soit riche ou qu'on soit pauvre. Et quand t'es pauvre... Tu sais qu'il y a Netanyahou en Israël, tu sais qu'il y a Trump aux États-Unis. Quand tu es riche, tu le sais aussi. Ça, c'est la vision commune. Moi, je ne détache pas les visions communes. Tout le monde a cette pensée-là de « dans quel monde je vis ? » . Mais on est tous ensemble. Maintenant, l'évolution de la politique sociale, j'ai bien peur que le mot « évolution » ne soit pas le bon mot. C'est des dispositifs, toujours, ça restera des dispositifs. C'est vrai qu'il y a des pays plus durs, avec moins de... d'aide sociale, moins d'entraide, moins de dispositifs. Mais bon, je n'ai pas l'impression que ça soit quelque chose qui soit très important, mais que l'État, les collectivités, tout ça, essaient de faire avec, quoi, faire avec. S'il y a des choses, pour les femmes notamment, en difficulté, pour les jeunes, moi je m'étais beaucoup battu sur les parcours de l'AZE, etc. Il y a des jeunes qui se retrouvent à la rue à 18 ans après avoir été soi-disant protégés. Ça bouge légèrement, mais c'est quand même loin d'être ce que ça pourrait être. C'est dommage. Si vraiment un pays faisait dans sa priorité de faire en sorte de donner du sens à tout le monde et de faire en sorte que, comme tous les présidents le disent avant d'être élu, que plus personne ne dorme à la rue, si vraiment il le faisait, je pense que ça changerait les mentalités, qu'on n'aurait pas une montée aussi forte de l'extrême droite et cette catastrophique gouvernance. Je ne suis pas un politique, je ne sais pas analyser ça. Je sais que quand j'avais une vingtaine d'années, j'avais des rêves de société. J'étais loin d'imaginer qu'à 70 balais, elle serait dans cet état-là. Ça devrait être la priorité des priorités de vivre ensemble, tous, avec un sens partagé. Ce n'est pas du tout le cas. Ce n'est même pas au niveau de ce pays, c'est planétaire. On est en train de bousiller. Une planète qui nous nourrit, qu'on devrait protéger tous ensemble. Notre seul territoire, c'est la planète Terre. Après, voilà, il y a du boulot. Et moi, je ne saurais pas faire ça. Je veux bien participer, mais je n'ai pas de programme. Mais c'est la planète Terre qui doit être accueillante partout. Les gens, ils n'ont pas envie de migrer naturellement quand les gens sont bien chez eux. Ils ont envie de rester, au contraire. de créer du lien avec les voisins. Les problèmes sociaux qui sont liés à ça, c'est parce que la terre est mal gérée, moi je suis désolé. Il faut trouver une autre forme de gouvernance qu'un président des États-Unis, un dictateur par-ci, un autre dictateur par-là. Et des démocraties qui ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes.