- Speaker #0
Salut à toutes et à tous, soyez les bienvenus pour cette séquence interview proposée par Actupaddle.com en collaboration avec Jeux C'était Podcast. Alors quel invité de marque autre ? Pouvions-nous inviter que Clément Gaines pour cette première ? Salut Clément !
- Speaker #1
Bonjour à tous, merci pour l'invitation déjà.
- Speaker #0
Alors faut-il encore vous le présenter, Clément Gaines, ancien joueur... de tennis professionnel, qui a été 245ème joueur mondial, mais qui a dû mettre fin à sa carrière professionnelle à cause de pépins physiques. Il a réussi brillamment sa reconversion dans le paddle et a progressé très rapidement. Et donc aujourd'hui, il est notre meilleur représentant en Belgique, trois fois champion de Belgique. Et puis, tu as été surtout le premier joueur de l'histoire du paddle belge à rentrer dans le top 100 mondial. Donc aujourd'hui tu progresses également encore sur le circuit international avec 6 titres FIP.
- Speaker #1
Oui c'est ça, 6 titres FIP depuis les catégories de tournoi ont un peu changé, mais depuis que j'ai commencé à jouer le circuit international c'est 6 titres à l'étranger.
- Speaker #0
Alors est-ce qu'on peut dire aujourd'hui Clément que tu es à ton pic, est-ce que tu joues aujourd'hui le meilleur paddle de ta carrière ?
- Speaker #1
Déjà merci pour la belle présentation, c'est gentil. Je dirais que oui aujourd'hui je suis plus ou moins à mon meilleur niveau. Après j'ai encore l'envie et je crois vraiment que je peux encore progresser et encore monter. Je crois que 2025 ça a été ma meilleure année, c'est là que j'ai atteint mon meilleur classement, 82e du coup au cours de l'année, je ne sais plus trop quand mais plus ou moins l'été je crois. Voilà aujourd'hui j'ai 30 ans donc c'est sûr que je ne suis plus non plus tout jeune pour un sportif on va dire mais physiquement je me sens bien, je crois que j'ai encore un peu de marge de de progression parce qu'au final... Ça fait que 5-6 ans que je joue au paddle, là où mes adversaires jouent peut-être depuis 20-25 ans, ça dépend contre qui. Donc je pense que je peux encore progresser dans les 2-3 prochaines années. Et après, je ne me fixe pas de limite, on verra bien jusqu'où ça me mène.
- Speaker #0
Et comment est-ce que tu progresses justement, si c'est 3-4 dernières années où tu as évolué sur le circuit, comment est-ce que tu arrives à progresser ? C'est en regardant les autres jouer ? C'est en perdant des matchs ?
- Speaker #1
Oui, au départ, quand j'ai commencé le paddle, j'ai beaucoup progressé en regardant les matchs. parce que voilà, je me suis... peu entraîné, comme je travaille encore un petit peu sur le côté aussi, etc. Voilà, j'ai pas l'occasion de m'entraîner réellement comme un joueur pro, même si je joue beaucoup et que je m'entraîne quand même. Donc j'ai beaucoup progressé en regardant. Aujourd'hui, c'est plus des petits détails forcément qui font la différence. J'ai la chance de temps en temps d'être coaché en match par des coachs de joueurs professionnels depuis des années. Donc j'en sais rien, j'ai eu une fois Pablo Ema, j'ai eu une fois Mati Diaz, j'ai eu une fois Pablo Crosetti. Parce que parfois je joue avec des partenaires différents qui eux sont dans une académie en Espagne. Et donc ils ont leur propre coach et parfois on peut bénéficier de ce coach-là pendant les tournois. Donc voilà, eux de temps en temps m'amènent certains conseils que j'ai peut-être pas eu l'occasion d'entendre en Belgique. Après voilà, à moi de réussir à le mettre en place, c'est toujours le plus difficile. Évidemment avoir les infos, c'est pas trop compliqué. Mais après pour les réaliser, c'est un petit peu plus compliqué. Donc voilà, je progresse encore sur certains détails. Et puis après, comme je l'ai dit tout à l'heure aussi, rien que par le nombre d'heures de jeu à mon actif, au final, j'en ai beaucoup moins que les autres. Et donc, je pense que rien qu'en jouant, je peux encore progresser par le nombre d'heures passées sur le terrain.
- Speaker #0
Tu dis qu'en 2025, tu as passé un cap justement à quel niveau ? Pas d'hélicistique, j'ai envie de dire. Est-ce que tu as l'impression que tu as franchi ce cap ?
- Speaker #1
J'ai l'impression que j'ai surtout progressé en défense. En tout cas, c'est ce que mes partenaires me disaient aussi. J'ai toujours été plus à l'aise en attaque. à la volée, au smash, etc. En défense, ça a toujours été un peu plus compliqué. Souvent, j'essayais de sortir de défense un petit peu en essayant de faire un lob parallèle, de venir avancer pour que la balle retourne sur mon partenaire et pour moi, pas trop devoir jouer de derrière. Mais ça a ses limites aussi d'un point de vue tactique, ce n'est pas toujours possible. Donc voilà, j'ai réussi à progresser un petit peu avec mes vitres. Maintenant, j'ai l'impression que je peux attendre un petit peu plus de derrière. Je me sens plus à l'aise donc on peut construire un petit peu plus de points, ça nous laisse plus d'options tactiques de derrière donc voilà j'ai surtout progressé en défense dans ma régularité et dans mes options de jeu aussi de défense où avant voilà j'avais surtout on va dire une option tactique et c'était un petit peu tout ce que je faisais et voilà je ne faisais pas si mal mais j'étais un peu limité. Aujourd'hui j'ai un peu plus d'options et donc ça nous permet d'aborder les matchs avec plusieurs possibilités.
- Speaker #0
Comment on travaille ces vitres comme tu dis ces bêtements du panier ? de la rapidité, tu mets quelqu'un en face de toi qui a des excellentes vibos et tu travailles ça ou bien ça se travaille comme ça ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs façons différentes forcément, oui ça peut être simplement à l'entraînement de se dire voilà là l'autre joue fort et moi j'essaie de jouer un maximum avec mes vitres j'essaie de varier un petit peu les vitesses quand je suis en défense J'essaie de temps en temps de jouer une balle en bas, une balle en haut, de temps en temps faire une chiquita, j'essaie de travailler différentes sorties de défense différentes. Ça peut être aussi en match, de se dire, voilà, ce match-ci, on est peut-être un petit peu plus fort que les autres, on va essayer de sortir de défense de cette manière-là, ce qui n'est peut-être pas notre manière la plus naturelle de sortir de défense. Mais aujourd'hui, on va faire ça, comme ça, je vais pouvoir travailler ça et essayer d'avoir plus d'options par la suite. Voilà, moi, c'est quelque chose, j'ai toujours beaucoup lobé parallèle, maintenant j'essaie de lobber un petit peu plus croisé. C'est moins naturel au départ, mais j'essaye de le faire de plus en plus parce que ça crée des options et des situations tactiques un petit peu plus nouvelles, on va dire. Et donc voilà, mais au début, il faut se forcer, il faut le répéter, il faut passer beaucoup de temps sur le terrain. Après, il n'y a pas de secret, il faut jouer.
- Speaker #0
Et tu parlais tout à l'heure de coach espagnol qui avait pu t'accompagner. Tu n'as jamais envisagé d'aller t'entraîner un petit peu dans ces pays-là pour évoluer encore ? plus rapidement ?
- Speaker #1
Oui, forcément, ça m'a traversé l'esprit. Je l'ai fait quelques semaines, surtout au départ quand j'ai commencé à jouer avec Maxime Deloyer. On a été 10 jours s'entraîner chez Juanma Rodriguez, un autre coach que j'ai eu l'occasion d'avoir qui est top. Après, comme tu l'as dit au départ, j'ai joué au tennis dans le passé. J'ai fait une carrière au tennis et je n'avais plus envie de me consacrer à 200% à mon sport. J'avais aussi envie d'avoir des activités professionnelles sur le côté. Que ce soit pour me développer personnellement, d'un point de vue intellectuel et aussi d'un point de vue financier. Et donc le fait d'aller s'entraîner en Espagne, ça me bloque aussi un petit peu dans mes activités professionnelles. Donc je n'ai pas trop le temps aujourd'hui de me dire je vais deux semaines en Espagne et je m'entraîne tous les jours. Et je n'ai plus trop envie cette envie-là non plus, je l'ai fait pendant longtemps. J'ai commencé à voyager au final au tennis, on commence tôt, à 11-12 ans. On ne va pas très loin, on va en France, mais à partir des moins de 14, on va déjà partout en Europe. Donc voilà, aujourd'hui j'ai 30 ans, donc ça fait déjà 17 ans finalement que je voyage beaucoup beaucoup. Et j'aime toujours ça, j'ai toujours envie de voyager, mais j'ai plus envie de me dire « Ah ben en fait je suis la moitié de l'année en Espagne à m'entraîner et l'autre moitié de l'année je voyage. » Et donc en fait je vois jamais ma famille, mes amis, mes proches. C'était plus l'objectif aujourd'hui.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui on peut dire que t'es semi-pro quoi.
- Speaker #1
Ouais voilà, après c'est toujours la définition de pro, ça dépend un petit peu. Est-ce que la définition de pro c'est quelqu'un qui se consacre 100% à son sport ou est-ce que c'est parce que financièrement il en vit ? Ou est-ce que c'est parce qu'il est bien classé ? Ça, chacun a sa propre définition. Mais voilà, moi aujourd'hui, j'ai diverses activités. Mais j'essaie quand même de faire quasi tous les tournois pour essayer d'avoir le meilleur classement possible et d'être le plus compétitif possible.
- Speaker #0
C'est quand même impressionnant. C'est juste au talent, finalement, si tu avais commencé directement par le paddle. Tu serais peut-être... Ouais,
- Speaker #1
probablement que j'aurais pu progresser sur certaines choses plus tôt. Après, ça m'enlève peut-être aussi un peu de pression de me dire que je ne suis pas consacré. Parce qu'au tennis, c'est ce que j'avais aussi. Quand tu ne fais que ça, forcément, tu as une pression un petit peu plus importante qui s'installe. Parce que financièrement, il faut que tu s'en sortes. Et parce que tu n'as pas trop de plan B. Aujourd'hui, c'est moins mon cas. Si je joue mal, ça se passe mal et qu'on perd, ce n'est pas la fin du monde. Après, je suis toujours déçu après un match parce que je suis compétiteur, j'ai envie de gagner. Mais ce n'est pas la fin du monde, j'ai d'autres choses. Ma vie ne dépend pas de mon match de paddle. J'aborde les tournois et les matchs avec une vision un peu différente que certains joueurs. Et donc potentiellement, je pense que je peux arriver parfois avec un peu moins de pression sur les matchs que d'autres.
- Speaker #0
Et donc ça représente plus ou moins combien d'heures par semaine d'entraînement pour être au niveau auquel tu évolues aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ça dépend vraiment parce que je joue des tournois, on va dire à mon avis trois tournois par mois. Et donc au final, jeudi, vendredi, samedi, dimanche, ça dépend ce qu'on fait dans les tournois. Mais généralement, j'ai match. Et donc, je vais peut-être m'entraîner qu'une ou deux fois en début de semaine. Et après, j'ai trois, quatre jours de tournois. Et puis, je reviens. Et donc, c'est difficile de mettre un nombre d'heures. Je ne m'entraîne pas énormément au paddle. Après, par contre, j'essaie de faire plus de préparation physique, de prendre plus soin de moi. Parce que c'est quelque chose que j'aime bien aussi. Au-delà de... de purement la performance sportive. J'ai envie d'être en forme. C'est quelque chose qui m'intéresse aussi. Mais le nombre d'heures, c'est difficile à dire.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu as trouvé un partenaire avec qui ça matche bien. Ça fait quelques mois que tu joues avec lui, Dylan Guichard, qui est le numéro un français. Comment est-ce que tu peux dire que ça matche avec un partenaire ? Qu'est-ce qui fait que cette paire-là fonctionne ?
- Speaker #1
C'est toujours difficile à dire. Forcément, je pense qu'il faut que ça fonctionne. Il y a différentes choses, mais déjà, forcément, il faut que ça fonctionne sur le terrain. C'est le plus important. Il faut bien jouer, il faut gagner des matchs parce que sinon, la dynamique devient négative. Et voilà, ça va être compliqué. Avec Dylan, on avait joué l'année passée ensemble. 8-10 tournois. Finalement, on s'était séparés parce que ça ne se passait pas si bien que ça. Moi j'avais des opportunités que j'avais l'impression à ce moment là qui était plus intéressante que de jouer avec lui on a discuté etc il n'y a pas du tout de soucis entre nous puisqu'on rejoue maintenant ensemble et ça se passe très bien aujourd'hui en fait le timing fait beaucoup aussi à ce moment là ça se passait moins bien aujourd'hui ça se passe très bien après moi aujourd'hui j'avais envie de jouer avec C'est quelqu'un avec qui je partage plus de choses en dehors du terrain aussi. Dylan, même quand on s'était séparés, c'est resté un très bon ami. C'est quelqu'un que j'aime beaucoup et je lui souhaite le meilleur. Et donc déjà ça, moi aujourd'hui, ça m'aide de me dire que je voyage ou avec quelqu'un que j'aime bien. Et même si peut-être pendant un match je suis moins motivé, j'ai toujours réellement envie de gagner aussi pour mon partenaire parce que j'ai envie qu'il soit numéro un français, j'ai envie qu'il rentre dans le top 100 mondial, j'ai envie qu'il soit le plus haut possible. Alors évidemment j'ai des objectifs pour moi aussi. mais j'ai aussi envie de gagner pour mon partenaire et donc c'est une motivation supplémentaire. Et après il y a différents types d'équipes, il y en a comme nous où on est amis, on passe beaucoup de temps ensemble en dehors du terrain parce qu'on s'entend bien et donc sur le terrain ça se passe bien aussi pour l'instant, on verra comment ça évolue. Mais il y a aussi des équipes où au final c'est beaucoup plus professionnel et en dehors du terrain ils ne vont jamais manger ensemble, limite ils ne dorment pas ensemble et voilà ils font leur match, à demain. Et demain, on recommence une nouvelle journée. C'est plus comme un collègue que comme un partenaire ou un ami. Donc tout est possible, ça dépend des besoins de chacun. Moi, les premières années, je n'avais pas ce besoin de jouer avec quelqu'un, de jouer avec un ami ou quelqu'un avec qui je partageais des choses en dehors du terrain. Aujourd'hui, avec l'âge, j'ai un peu moins envie de voyager à l'autre bout du monde. J'ai envie de partager plus de choses avec la personne avec qui je joue. Donc j'ai plus ce besoin-là, mais que je n'avais pas il y a deux ans. De nouveau, ça évolue. Lui, je sais qu'il a besoin d'être en confiance, d'être avec un partenaire qui lui parle beaucoup, qui est très valorisant, très positif. Donc lui, il aime bien jouer avec moi, il aime bien jouer avec un ami. Après, il a 24-25 ans, peut-être que dans 2-3 ans, il aura plus besoin. On verra bien.
- Speaker #0
Après, sur le terrain, c'est important aussi, cette cohérence. Je suppose qu'elle se ressent aussi sur le terrain, sur la manière dont on s'entend.
- Speaker #1
C'est clair, ça a des avantages. Forcément, je pense qu'on est soudé en dehors du terrain, on a tendance à être plus soudé sur le terrain. Après aussi, ça peut se retourner dans l'autre sens. J'en sais rien. On peut se disputer en dehors du terrain parce que peu importe la raison. Et finalement, ça peut se ressentir peut-être sur le terrain aussi. Alors que si tu joues avec quelqu'un purement de manière professionnelle, tu ne peux pas te disputer avec lui en dehors du terrain puisque tu ne le vois pas de toute façon. Donc, tu as moins ce risque aussi. Donc, voilà, ça peut être à double tranchant. Ça dépend toujours un peu comment on voit les choses.
- Speaker #0
Et au niveau... Pure paddle, quand je te disais comment on sait que c'est un bon partenaire. Toi, tu cherches quel genre de qualité à côté de toi pour un joueur ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est super important. Moi, j'ai toujours tendance plus facilement à m'adapter à mon partenaire parce que j'ai un style de jeu finalement très classique. Lui, Dylan, il est gaucher. C'est déjà quelque chose de particulier. J'avais toujours joué avec des droitiers jusque-là. Mais on se complète plutôt bien parce qu'on est tous les deux agressifs. on arrive tous les deux quand même à bien manœuvrer du fond maintenant et à être plus à l'aise en défense il peut m'aider parce qu'il est un petit peu plus grand il smash mieux que moi sur les lobes faciles donc ça ça m'aide beaucoup quand je joue avec un droitier qui smash pas forcément bien c'est vrai que de temps en temps on pourrait finir le point et on le fait pas parce que moi mon smash c'est pas mon meilleur coup donc de ce point de vue là il peut m'aider Après, comme je l'ai dit, moi j'ai joué avec tout type de joueurs. J'ai joué avec des droitiers qui smash très très bien, comme Tom Alec. J'ai joué avec des droitiers comme Nacho Moragues qui lui smash quasi pas. Ça se passait bien aussi. J'ai joué avec des gauchers, avec Dylan, avec Benjamin Tison, où c'est encore différent puisqu'il faut s'entendre sur les balles au milieu. Puisque tout le monde est avec son coup droit, on va dire. Donc voilà, moi j'arrive plus ou moins à m'adapter. Il y en a qui arrivent moins à s'adapter et qui cherchent un style de jeu vraiment très défini. Moi, ce n'est pas le cas.
- Speaker #0
Et jusqu'où tu as l'impression que vous pouvez aller ? Est-ce que là tu vois, tu te mets un objectif avec lui ou bien tu es toujours dans un objectif pour toi et à un moment donné si tu vois que ça ne matche pas, tu rechangeras probablement ? Ou est-ce que tu t'es fixé comme objectif pour toi tout seul ou en équipe ?
- Speaker #1
Ouais, moi je n'ai pas d'objectif vraiment de classement ou de performance défini. Aujourd'hui mon objectif c'est simplement d'essayer de... De profiter un maximum de l'instant présent, des tournois, d'être content d'être là, de jouer, de pouvoir faire du sport et au final les résultats vont suivre. J'ai eu l'objectif de rentrer dans le top 100 où c'était vraiment une barre symbolique et donc là c'était vraiment un objectif en soi. Aujourd'hui j'ai moins d'objectifs de classement. Dylan il est à son meilleur classement, là il doit être 103ème, 104ème, donc lui il a clairement l'objectif de rentrer dans le top 100. Donc voilà ça c'est un objectif qu'on a ensemble, puisqu'au final moi j'y suis déjà. plus vraiment un objectif, mais je sais que lui, ça lui tient à cœur. Donc, ça me ferait plaisir qu'on puisse rentrer ensemble et d'être la personne avec qui il rentre dans le top 100. Forcément, c'est toujours chouette. Après, non. Sinon, on a plus des objectifs d'un point de vue mental. On a de temps en temps tendance à pas réussir à être à 200% et être des tueurs et à réussir à finir le match quand on mène. On a tendance à s'endormir parfois un petit peu. On a tendance à mal commencer les matchs aussi. Donc, on a plus des objectifs comme ça que des objectifs réellement... purement de points et de classement.
- Speaker #0
Est-ce que le padel est aussi mentalement... C'est plus difficile que le tennis à ton sens ?
- Speaker #1
Oui et non, c'est complètement différent. Dans le sens, j'ai l'impression que c'est contradictoire ce que je vais dire, mais le tennis est plus difficile parce que tu es tout seul, tu dois trouver les solutions toi-même. Le match peut parfois durer plus longtemps ou en tout cas, moi j'ai la sensation qu'il peut être parfois un petit peu plus physique. Après au paddle, on va dire c'est plus facile, tu as quelqu'un sur qui tu peux t'appuyer et tout. Oui et non, parce que ça peut être aussi quelque chose de difficile de devoir gérer son partenaire, parce que son partenaire, ben, Il ne s'est pas toujours levé du bon pied le matin, il n'est pas toujours de bonne humeur, il ne joue pas toujours à son meilleur niveau, comme soi, c'est pareil pour les deux. Mais du coup, tu as ce côté-là à gérer aussi, qui parfois peut être plus compliqué pour quelqu'un qui est individualiste ou qui a toujours eu tendance à jouer comme moi. Je ne me considère pas spécialement individualiste, mais j'ai fait du tennis pendant longtemps et donc finalement, quand tu joues au tennis, c'est toi tout seul. Par la force des choses, tout est quand même centré un petit peu sur toi-même, ton coach, ton kiné, toute ta structure, elle est là pour que toi tu performes le mieux. Donc indirectement, tu es quand même toujours un petit peu au centre du truc. Et là au paddle, c'est différent, tu es à deux. On n'est pas dans un sport d'équipe, d'équipe où tu es non plus 15, 20 comme au foot, mais voilà, tu es quand même à deux. Donc l'équilibre est quand même différent à trouver. Ça peut être difficile pour certains. Mais voilà, moi au final, j'ai l'impression que ça me convient peut-être mieux parce que je peux partager plus de choses. Et je dirais que peut-être quand j'étais plus jeune, j'avais moins besoin de partager et de profiter de certaines choses. Aujourd'hui, plus.
- Speaker #0
Alors, tu es prête à participer à ton quatrième Brussels Premier Paddle, qui est quand même une date hyper importante dans ton calendrier. Je jouais à la maison. L'année passée, je me souviens, tu étais quand même fort déçu de ce qui s'était passé parce que la paire en face de toi était... peut-être jouable. Tu t'es passé un peu à côté justement pour cette raison-là. Dans quel état d'esprit tu arrives là maintenant avec Dylan ?
- Speaker #1
Oui, c'est clair. L'année passée, c'était catastrophique. Ce n'est pas grave en soi. On a fait tous les deux. L'année passée, c'était avec Thomas Legge. On a fait notre maximum, mais voilà, on a été mauvais. J'avais beaucoup d'attentes l'année passée. On jouait bien aussi avant le tournoi. Cette année, je le vois un peu différemment. Je me dis plus, je vais pouvoir jouer avec Dylan, il y aura du monde. J'ai juste envie de profiter de l'instant présent. Finalement, peu importe le score et le résultat, au final, si déjà on peut passer un chouette moment, arriver à faire un bon match et profiter, ce sera déjà une réussite en soi. Je n'ai pas tellement d'objectif de résultat ou de performance parce que quoi qu'il arrive, de toute façon, on jouera contre une équipe qui en théorie est largement meilleure que nous. Et voilà, oui, comme tu l'as dit, l'année passée, c'est clair que j'étais très déçu parce que c'est l'événement padélistique, en tout cas, le plus important de l'année. Et puis, voilà, jouer devant beaucoup de gens que tu connais, devant tes amis, la famille, les gens n'ont pas toujours l'occasion de venir me voir jouer ou en tout cas de venir me voir jouer à ce niveau-là. Donc, c'est clair que c'était décevant. Après, voilà, ça reste qu'un match de padel et ça reste que du sport. Mais c'est clair que c'était un peu compliqué l'année passée. Et cette année, du coup, j'essaie de le voir un petit peu de manière différente et on verra ce que ça donne.
- Speaker #0
Et puis tu l'as déjà dit, tu rêves de passer un tour dans ce Bruxelles Premier Paddle, ce serait un bel aboutissement.
- Speaker #1
Oui, c'est clair, ce serait incroyable de passer un tour. Après, ce n'est pas quelque chose qu'on contrôle, donc on verra, on va faire le maximum.
- Speaker #0
Et il y a deux ans, tu avais joué Coelho Tapia, c'était un souvenir mémorable ça quand même.
- Speaker #1
Oui, c'est clair que jouer Coelho Tapia devant l'an public belge, c'est incroyable. Et en finale, on avait fait un match qui était tout à fait correct, donc c'était chouette.
- Speaker #0
Vous aviez pris quoi ? 2-1 je crois ?
- Speaker #1
On avait pris 6-1, 6-2 ou 6-2, 6-1, je ne sais plus.
- Speaker #0
Mais de toute sa belle manière.
- Speaker #1
Oui, ça allait. Après, on était largement moins forts évidemment. Mais c'était chouette, on avait passé un chouette moment, il y avait eu des beaux échanges. C'est clair que ça reste un chouette souvenir. Et j'ai envie que cette année, ça soit ça, peu importe le résultat, que ça reste un chouette souvenir. Parce que l'année passée, finalement, ça aurait pu être un beau moment. Et au final, pour moi, ça reste un souvenir triste et je n'ai pas envie que ce soit le cas encore cette année.
- Speaker #0
Comment tu expliques qu'il y ait une telle différence de niveau entre les quelques meilleures paires du monde, on va dire les deux, trois, quatre premières paires du monde, et puis les autres ? Est-ce que tu as l'impression que ça devient de moins en moins, l'écart diminue ? Ou est-ce que cette tendance reste ? Et comment on peut expliquer qu'il y ait des gars comme ça qui soient ? au dessus du lot, un peu aussi comme au tennis, avec deux monstres et puis le reste du monde.
- Speaker #1
Ouais c'est clair, aujourd'hui il y a deux équipes vraiment qui sont en finale dans 90% des tournois de l'année. Après pourquoi, c'est toujours difficile à dire, c'est deux équipes qui ont deux styles de jeu complètement différents. Il y a une équipe avec un droitier et un gaucher, Tapia Cuelo, où en plus ils peuvent tous se mâcher. L'autre équipe, Galan Chincoto, c'est complètement différent, deux droitiers donc, et un joueur de droite qui est petit en dessous. taille et qui n'a pas vraiment de smash, donc on va dire un style de jeu plus paddle, plus ancien, donc c'est différent. Après, je pense qu'ils font simplement tout un petit peu tout mieux que tout le monde. Ils smashent un petit peu mieux, ils sont plus précis, ils défendent un petit peu mieux, leurs lobes sont plus proches de la vide de fond. Je crois que c'est des détails, mais c'est un peu comme au tennis et au final, ils font un peu tout mieux. Et du coup, dans les résultats, on voit bien qu'ils sont meilleurs, mais ce n'est pas... un coup en particulier. Après, pour l'instant, il reste toujours un gros écart, j'ai l'impression, entre ces deux équipes-là et puis les 5-6 équipes qui suivent. Donc on va dire qu'il y a 8 équipes. Et après, il y a encore un écart avec les équipes d'après, jusque, je dirais, 60-70. Et puis il y a de nouveau encore un écart entre de 70 à 150, où c'est assez serré. Aujourd'hui, c'est comme ça, mais je crois qu'à terme, ça va finalement être de plus en plus dense. parce qu'il y a de plus en plus de joueurs partout dans le monde, il y a de plus en plus de structures compétentes qui peuvent accueillir des jeunes qui ont un projet de sport de paddle de haut niveau, ce n'était pas le cas avant. Donc ça va être de plus en plus dense, il va y avoir des équipes qui vont pouvoir se rapprocher de Tapia Kolo et Galan Chincoto, mais aujourd'hui ce n'est pas encore le cas.
- Speaker #0
Alors toi si tu pouvais choisir un joueur avec qui tu pourrais faire un tournoi, quel serait ton vœu le plus cher ?
- Speaker #1
Il y en a deux. Je dirais que j'ai envie de jouer avec Cuelo parce que j'ai l'impression que pour moi aujourd'hui c'est le meilleur joueur du monde. Gaucher, je crois qu'il a un style de jeu qui peut convenir à tout le monde. En plus, pour l'avoir croisé pas mal de fois, il a l'air super sympa et tout, donc ça serait cool. Et puis, pourquoi pas jouer avec Lebron parce qu'il a un caractère aussi très particulier. Il est mitigé, les gens l'adorent ou les gens le détestent, mais j'aurais bien aimé pouvoir vivre ça de l'intérieur. Et voir réellement comment il est sur le terrain et surtout comment il est en dehors du terrain pour pouvoir réellement juger un petit peu ses sauts d'humeur, etc. de manière plus objective.
- Speaker #0
Et tu regardes beaucoup de matchs de paddle ?
- Speaker #1
Au début, j'ai regardé beaucoup de paddle, parce que j'ai appris pas mal comme ça. Aujourd'hui, beaucoup moins, parce qu'au final, je suis toute la journée dans un milieu padelistique, que ce soit... Pour le travail, moi en tant que joueur, à m'entraîner le soir, regarder encore en plus du paddle, ma tête va finir par exploser, donc je regarde beaucoup moins. Par contre, j'aime bien quand je suis en tournoi, aller voir un match sur place et sentir un peu l'atmosphère du stade, de voir ça en live, oui. Après maintenant, devant ma télé, non, quasi plus.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure du développement de plus en plus important du paddle, un peu partout dans le monde et au niveau professionnel aussi. On sait que tu es impliqué au niveau Wallonie-Bruxelles, la Fédération pour le développement et l'élite. Est-ce que tu peux nous dire comment ces deux ou trois dernières années, comment le sport évolue ? Est-ce que les jeunes sont là maintenant ? Et au sein de ton académie aussi, GAP Académie, est-ce que tu peux nous parler de ce développement en Belgique ?
- Speaker #1
Oui, le sport continue de se développer. Le sport au départ, il y a 4-5 ans, s'est surtout développé pour des adultes, pour des adultes en loisirs. Les clubs avaient un objectif plus axé rentabilité, plus business. On essayait de remplir les terrains le soir un maximum avec des gens de tout horizon. Aujourd'hui, maintenant, il y a beaucoup plus d'académies dans les clubs qui se sont structurés. Il y a beaucoup plus de coachs compétents par rapport à il y a 5 ans. Et du coup, le sport est aussi plus visible qu'avant. donc il y a des jeunes qui ont... ont potentiellement plus envie de jouer au sport parce qu'ils ont vu Tapia, parce qu'ils ont vu un tel jouer, etc. Donc il y a de plus en plus de jeunes dans les clubs, dans les académies. Nous ici, pour parler de la GAP Académie, on se développe de plus en plus. Chaque année, on accueille de plus en plus de jeunes et on est très contents. Alors pour l'instant, c'est principalement encore des jeunes loisirs. On a une petite section, on va dire un petit peu plus compétition, où ils viennent jouer deux fois et il y a un peu de prépa physique. Mais voilà, ça concerne 6, 7, 8 enfants. ce n'est pas énorme encore, alors que... Il y a peut-être une centaine de jeunes qui prennent des cours toutes les semaines, ce qui est quand même pas mal. Et après, d'un point de vue plus fédéral, on va dire plus haut niveau, c'est clair qu'il y a quatre ans, il fallait vraiment faire le tour de la Belgique et le tour de tous les clubs pour trouver un jeune qui avait un peu de potentiel. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Il y en a de plus en plus. Il y a de plus en plus d'académies qui sont capables aussi d'accueillir des jeunes qui jouent bien. Donc ça, c'est cool. Et donc maintenant, le mercredi, il y a entre 12 et 16 jeunes qui ont vraiment un niveau tout à fait intéressant. Et ce sont des jeunes aussi qui ont un projet plus poussé, qui s'entraînent aussi dans leur club, qui font des tournois internationaux, qui font de temps en temps des tournois à l'étranger aussi. Il y a des tournois internationaux en Belgique, mais de temps en temps, il y en a certains qui voyagent. Et donc voilà, ça continue de se développer. Après, est-ce qu'on va avoir demain un jeu ? Un jeune qui est dans le top 50 mondial, personne ne le sait, mais en tout cas, la base est de plus en plus large et donc potentiellement, on a de plus en plus de chances d'avoir de jeunes qui deviennent de bons joueurs adultes.
- Speaker #0
À quel niveau il faudrait être pour pouvoir vivre de son sport, tu penses aujourd'hui ?
- Speaker #1
C'est toujours compliqué, ça dépend de la partie sponsoring aussi, quelle place elle prend dans l'aspect financier du joueur. Après, si j'enlève la partie sponsor... et qu'on se concentre juste sur les gains en prize money, il faudrait être dans les tableaux des premières paddles à tous les tournois, donc les 22 tournois de l'année. Pour être tableau dans les tournois AP2 comme à Bruxelles, il faut être dans les 50 premiers joueurs mondiaux. Aujourd'hui, si on veut vivre juste du sport grâce aux gains des tournois, il faut être dans le top 50. Après, je pense qu'on peut en vivre un petit peu en dehors de ce top 50. Si on vient d'un pays qui est en développement et si on a la chance d'avoir des bons contacts et d'avoir des sponsors pour le premier joueur français ou pour le premier joueur belge comme moi ou pour le premier joueur suédois ou portugais ou italien, forcément c'est beaucoup plus facile de trouver des sponsors parce qu'on est beaucoup plus visible dans notre pays que quelqu'un à mon classement. Aujourd'hui, je suis 92ème, je prends l'espagnol qui est peut-être 93ème. Lui, en sponsoring, il a zéro parce qu'au final, dans son pays, il est 75e de son pays. Personne ne le connaît. Alors qu'au final, il serait n'importe quelle autre nationalité. Il serait super connu dans son pays. Donc voilà, la nationalité. On a le désavantage qu'il y a moins de joueurs pour s'entraîner, il y a moins de coachs, etc. Mais on a l'avantage qu'on est un petit peu plus visible. Donc pour trouver des sponsors, c'est plus facile.
- Speaker #0
Est-ce que tu as l'impression qu'on va pouvoir arriver à la hauteur des Espagnols d'ici 10, 15, 20 ans ?
- Speaker #1
10, 15, 20 ans, je crois que c'est encore... tôt le cauchemar. J'aimerais bien dire que dans cinq ans, on sera au top du top, mais d'un point de vue réaliste, ce n'est pas le cas. Je crois que ce sera 20 ans, je pense que c'est le minimum. Je crois qu'il faut deux, voire trois. Il faut vraiment élargir la base avant de pouvoir avoir assez de jeunes qui soient compétitifs pour en avoir deux, trois qui soient au top, tout en sachant qu'on reste un petit pays. et que forcément la base ne sera jamais aussi large que la base française ou italienne ou espagnole ou autre. Donc voilà, ça va être compliqué quand on voit, j'en sais rien, on peut prendre d'autres sports, le tennis parce que c'est un sport que je connais bien. Oui,
- Speaker #0
on se fait plutôt bien débrouiller.
- Speaker #1
Là on se débrouille bien, on a trois joueurs dans le top 100. Après le tennis c'est un sport qui est développé en Belgique depuis des années et des années et au final ça reste difficile et ça reste, c'est pas un miracle, mais ça reste quelque chose d'exceptionnel d'avoir des joueurs dans le top 100 et les gens l'oublient parfois. Et donc au paddle, je crois qu'on va aussi arriver à quelque chose comme ça, où ce sera quelque chose d'exceptionnel d'avoir un joueur dans le top 100, parce que je pense que pour les générations qui arrivent, ce sera beaucoup plus difficile d'être dans le top 100 que pour moi. Il y avait beaucoup moins de concurrence. Aujourd'hui, il y a beaucoup moins de concurrence que ce qu'il y aura dans 10-15 ans, donc ça va être de plus en plus difficile.
- Speaker #0
Tu sens ça, que le niveau progresse depuis que toi tu es arrivé sur le circuit professionnel il y a 3-4 ans ?
- Speaker #1
Oui, le niveau augmente, c'est beaucoup plus dense. On sent qu'il y a des pays qui se structurent, qui se développent. En Suède, il y a beaucoup plus de joueurs. En France, il y a beaucoup plus de joueurs. En Italie, au Portugal, ça commence à se développer aussi. En Asie, oui, il y a beaucoup plus de concurrence. Après, aujourd'hui, ça reste encore honnêtement réellement accessible parce que ça reste un sport qui est réellement développé dans 10-12 pays de manière professionnelle. Je veux dire, il y a du paddle loisir quasi partout dans le monde. mais pas encore du paddle compétitif on va dire. Mais je pense que dans 10-15 ans, ça va encore être beaucoup plus compliqué. Et là, moi déjà je le sens aujourd'hui, quand je faisais les qualifs d'un petit tournoi FIP, il n'y avait quasi personne et même il y a 3 ans, il n'y avait même pas de qualif parce qu'il n'y avait pas assez d'inscrits. Aujourd'hui, le week-end passé, j'étais aux Pays-Bas, c'était un tableau qualif où il y avait 40 équipes. Il y a 3 ans, il y avait zéro équipe dans ce tableau qualif-là. Aujourd'hui, il y en a 40. Alors les 40 ne jouent pas tous super bien au paddle, mais ça n'empêche qu'il y a beaucoup plus de monde et donc forcément le niveau a augmenté.
- Speaker #0
Alors pour terminer cette interview, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter Clément en 2026 pour la fin de l'année ? Qu'est-ce que tu aimerais bien réaliser ?
- Speaker #1
Moi j'aimerais bien continuer à pouvoir forcément être en forme physiquement, être à 100%. Donc voilà, déjà pas de pépins de santé, pas de pépins physiques. Continuer de réussir à prendre du plaisir en jouant, c'est mon objectif principal. Et puis essayer de temps en temps de faire un gros résultat sur un tournoi première paddle. C'est le but de battre des bonnes équipes, c'est pour ça qu'on joue, d'essayer de jouer sur des beaux terrains et de battre des grosses équipes devant du monde. Donc voilà, c'est un petit peu ça.
- Speaker #0
Tu devrais encore jouer pendant combien de temps ?
- Speaker #1
Difficile à dire, je n'ai pas vraiment de date limite, on verra un petit peu. comment ça évolue en fonction de mon classement, de mon envie de jouer, de ma forme. Voilà, je ne me fixe pas vraiment de date. Pour l'instant, tout va bien cette année, l'année prochaine, d'office, c'est sûr. Après, on verra bien comment ça évolue.
- Speaker #0
Écoute, c'était un vrai plaisir Clément de discuter avec toi. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi. Plaisir partagé.
- Speaker #0
Et on se retrouve très prochainement sur les cours. On suivra tout ça de très près.
- Speaker #1
Ça marche. Merci.
- Speaker #0
Merci beaucoup à vous d'avoir été à l'écoute. Au rendez-vous et à la prochaine.