Speaker #0Je m'appelle Maureen et je vis ma première grossesse. Et chaque jour, quelque chose change. Mon corps, mes pensées, mes envies, mes émotions. C'est un mélange d'émerveillement, de doute, de force, de douceur. Alors, j'ai eu envie de garder une trace. Pas pour donner des conseils, juste pour partager, sincèrement. Parce qu'en ce moment, je vis à double rythme. J'ai un deuxième cœur en moi. Je respire à deux, je rêve à deux, parfois pas. Et ça me transforme. Bienvenue dans A double cœur, le journal d'un voyage intérieur. Cet épisode il est un petit peu particulier, je le fais avec un petit peu de retard, plus que prévu, et voilà, ça me tenait à coeur d'aller au bout de ce projet. Pour celles et ceux qui ont suivi mes épisodes depuis le début, je voulais clôturer. aller au bout des choses et donc ce sera l'épisode sur la fin de ma grossesse à partir du sixième mois pour vous raconter un petit peu comment sont passées les choses c'est aussi celui du souffle retrouvé donc de mon deuxième trimestre qui a été quand même globalement plus doux, plus stable. J'ai voyagé, j'ai pris du temps, j'ai appris à mieux connaître mon corps et surtout j'ai commencé vraiment à me projeter. Et puis la fin de la grossesse avec un bon déroulement et puis des surprises à vous raconter par la suite. Donc voilà, je vous remercie pour votre écoute et je vous raconte un petit peu comment tout ça s'est passé pour moi. Donc au sixième mois, c'est l'entrée dans le deuxième trimestre, celui qui en général est décrit comme étant la meilleure phase de la grossesse par tout le monde. Je ne sais pas si c'est le cas pour toutes. En tout cas pour moi, c'est vrai que ça a été... un chouette moment. Déjà, c'est bien tombé puisque mon deuxième trimestre est tombé pendant l'été. Donc, j'étais à la fois pas encore trop encombrée par mon ventre, suffisamment même de bouger. Et c'est là que j'ai eu mes vacances d'été. Donc, j'ai pu en profiter. Voilà, un sentiment un petit peu de renaissance avec une énergie qui revient, morale globalement plus stable, le plaisir de me reconnecter à moi, reprise un petit peu du sport, bouger plus, faire un petit peu plus de choses, tout en commençant quand même. à être dans une phase où je suis bien enceinte, ça se voit, ça se sait. Et donc les vacances sont arrivées au bon moment parce que je commençais quand même à en avoir besoin, à en avoir envie, envie un peu aussi de me recentrer sur moi. mois. Et donc, on a choisi la destination du Monténégro pour aller passer 10 jours avec mon mari pendant l'été. Pourquoi le Monténégro ? Parce que c'est un endroit pas trop loin, pas trop cher et à la fois, des paysans ont envie un petit peu de marquer le coup de ce voyage, tout en sachant que ce ne serait pas le dernier évidemment, mais à deux, de clôturer un petit peu ce chapitre. et pas forcément évident pour moi d'accepter ça aussi par moment voilà et donc sur place ça a été génial franchement un endroit magnifique d'ailleurs que je recommande avec avec une bienveillance aussi des gens et puis petit rituel qui s'installe sentir les coups de bébé à prendre un peu plus le temps et surtout beaucoup beaucoup me baigner parce que ça a été un vrai soulagement physique et mental franchement dans cette grossesse pouvoir me baigner, me mettre dans l'eau, de pouvoir me sentir allégée, de pouvoir gérer la chaleur aussi. Voilà, et donc ça s'est globalement super bien passé. C'est vrai que forcément on adapte certaines choses, un peu moins de voiture, des choses qui s'ajustent, mais franchement... pas encore limité à ce stade là puis le retour en france la canicule mais terrible franchement très très dur à vivre les grosses chaleurs ça m'a créé des des symptômes tels que des maux de tête, une fatigue extrême, une barre au niveau de la poitrine. Donc j'étais assez inquiète. Et donc du coup, j'ai même sur un coup de tête décidé de réserver une nuit à 15 minutes de chez nous pour avoir accès à une piscine, parce que j'allais à la piscine municipale quasiment tous les jours, tellement j'avais chaud. mais c'est vrai que c'était souvent assez bondé Et parfois, j'avais du mal même à pouvoir nager correctement parce que trop de monde, trop de risques de... pouvoir prendre un coup ou quoi donc voilà ça a été ça a été j'ai dû faire ça pour une nuit donc petit voyage à 15 minutes de la maison comme quoi c'est franchement c'est chouette donc c'était une bonne expérience aussi de voir que on trouve toujours des solutions et ça m'a fait du bien de pouvoir me baigner me reposer et tout j'avais vraiment besoin de mettre au frais pendant cette période et puis à savoir que ça a des effets sur le corps franchement pendant la grossesse c'est non négligeable donc donc voilà ensuite il ya eu quand même pas mal de moments marquants sur cette fin de grossesse forcément l'annonce à ma famille on a fait une baby shower assez simple puisque je suis pas dans le délire de faire forcément les choses trop en grand ou trop en instagram mais c'était plus histoire de voilà de fêter le coup parce que Moi je pense que les moments comme ça il faut les célébrer, il faut pas avoir de regrets, il faut faire les choses qu'on a envie de faire et moi je sais pas pourquoi j'avais vraiment envie de faire ça et donc du coup mon mari m'a suivi. C'était plus symbolique, c'était plus histoire de passer un bon moment en famille et de créer un petit peu la surprise et de leur révéler qu'on attendait une petite fille. On avait déjà choisi le prénom, qu'on a gardé secret. Mais voilà, vraiment commencer à se projeter, et en fait ça a été forcément un tournant, puisque ça aide aussi aux autres de se projeter, de se dire « ah ouais en fait ça arrive » et tout, parce que je trouve que quand même les joies quand elles sont partagées, c'est toujours quand même agréable pour moi, et voilà, l'importance de célébrer les petits moments de joie. Et puis on a commencé aussi du coup nos cours de préparation à l'accouchement. à la naissance avec ma sage-femme. Mon mari était toujours présent au rendez-vous avec la sage-femme, mais là aussi sur les cours qui ont commencé pendant l'été et qui devaient se terminer en septembre, ça a été franchement une expérience géniale. Je ne sais pas si c'est le cas pour tout le monde, je ne pense pas, parce que j'ai des copines qui m'ont dit que... Enfin, elles avaient trouvé ça un peu inutile ou autre, mais alors franchement, moi, je me suis rendue compte de plein de choses, notamment que je ne connaissais rien au corps d'une femme. Mon mari a eu aussi le même constat, de se dire, en fait, sur tout le processus de la grossesse, de l'accouchement et tout, en fait, on ne connaît pas bien comment ça se passe. Et en fait... Moi je suis rentrée dans ce process en me disant bon bah voilà je vais apprendre comment on pousse et comment ça se passe globalement. De toute façon moi j'ai un peu peur de ce moment là donc je veux pas trop, moins j'en sais, mieux je me porte. Au départ c'était un petit peu ça. Je ferais confiance aux équipes, on avait trouvé la maternité et tout ça. Mais très vite j'ai... J'ai été fascinée en fait par ce que j'apprenais et me rendre compte qu'en fait, effectivement, les femmes ont toujours su accoucher. Quand elles n'ont pas de problème, comme c'est le cas moi depuis le début de ma grossesse, globalement malgré des désagréments, j'ai eu aucun problème majeur. Dans ces cas-là, en fait, le corps sait ce qu'il doit faire. Et de comprendre un petit peu cette mécanique et tout ça, en fait, ça m'a fascinée. Et j'ai commencé à vraiment m'intéresser, on débriefait à chaque fois, c'était tous les lundis soirs, et on y allait franchement avec excitation, c'était vraiment chouette. Et puis j'ai découvert du coup que l'hôpital, la maternité où je m'étais finalement inscrite, si vous avez suivi les épisodes, vous savez que j'avais pas prévu de m'inscrire dans cette maternité, donc comme quoi il n'y a pas de hasard. Cette maternité a une filière spécifique qui s'appelle la filière filiaire, qui est une filière d'accouchement physiologique avec des sages-femmes qui sont formées et qui sont passionnées par le fait de se dire que la femme peut en tout cas essayer d'écouter son corps au maximum et de guider les choses dans ce qui concerne la grossesse et l'accouchement. Le corps sait ce qu'il doit faire et qu'on doit se rapprocher au maximum de notre physiologie quand on en a la possibilité. Et donc, j'avais rendez-vous de sage-femme à la maternité, en parallèle de ma sage-femme libérale. Et j'ai commencé à évoquer le questionnement que j'avais de me dire, j'aimerais creuser cette piste finalement. Mais on était déjà au septième mois. La filière commence normalement au quatrième mois dans la maternité parce qu'il y a une vraie préparation qui est faite. Et je me suis questionnée, et puis j'ai demandé finalement à rencontrer une sage-femme de la filière. Donc je suis allée toute seule échanger avec elle, et finalement je me suis décidée, parce que je l'ai trouvée tellement passionnée et passionnante, que je me suis dit, ben en fait, moi je veux pouvoir travailler, enfin avancer avec des gens comme ça. Et toutes les sages-femmes que j'ai rencontrées étaient toujours géniales, mais j'ai trouvé particulièrement... intéressant et passionnant l'idée de se dire pas voilà je vais être un peu plus je pense en contrôle moi qui suis pas mal dans le contrôle des choses et de pouvoir bien comprendre les choses et de me dire sans en faire un challenge de performance ça a été le vrai sujet dont on a discuté aussi avec mon mari c'était de se dire en fait il y aura pas de performance de paix à se dire j'ai fait un accouchement sans péridurale puisque c'était de ça dont il s'agissait Mais plus de se dire, en fait, je veux voir de quoi mon corps est capable. Je veux voir à quel point, en lui laissant sa place, et en m'écoutant, et en me reconnectant à cet instinct primaire, je suis capable d'avancer jusqu'où je peux aller, et jusqu'où ça peut m'aider de passer par cette filière-là. Mais j'avais besoin de me rassurer qu'à tout moment, je pouvais changer d'avis. Et pendant l'accouchement, de faire appel à un anesthésiste pour avoir la péridurale, parce qu'on était au septième mois déjà, je ne savais pas trop dans quoi je m'embarquais, et j'avais plus cette envie de découvrir. Et donc, le fait de rejoindre cette filière me donnait accès à quatre cours de préparation, en plus de ceux que j'avais fait en libéral, pour vraiment travailler cette connexion, cette compréhension déjà. des exercices et de cette connexion au corps. Et globalement, le message c'était de se dire qu'en fait, il faut bouger pendant un accouchement et parfois la péridurale empêche de bouger et donc peut empêcher les choses de se dérouler telles que le corps l'avait prévu et du coup nous couper d'un ressenti qui lui-même est pensé pour nous guider. Et donc ça me plaisait d'explorer tout ça. Mais en étant dans un milieu médicalisé, tel que l'hôpital qui était rassurant pour moi et de me dire en fait à tout moment je suis bien encadré, s'il y a quoi que ce soit, si les choses ne se passent pas comme prévu, je serai prise en main, il y aura tout ce qu'il faut et tout. Et donc ça me correspondait bien et j'ai avancé là-dedans et mon mari m'a suivi dans le projet, dans l'idée et on a fait en plus du coup les cours avec l'hôpital. voilà et donc franchement des super moments on rencontre d'autres couples qui sont dans ce projet là et on fait voilà les séances on peut poser nos questions on peut se rassurer franchement ça m'aura énormément aidé de pouvoir avoir ces échanges là puis il y a l'écho aussi de la fin de grossesse avec la possibilité que j'ai demandé d'avoir donc l'écho en 3d Donc la petite avait le cordon un peu positionné devant la tête, donc on n'a pas toujours bien bien vu, mais quand même, ça a été beaucoup d'émotions, très concrètes, voir à quel point elle était déjà formée, et puis surtout qu'elle ressemblait à son papa à mort sur cet écho-là, et donc de me dire, ah ouais, ok, c'est réel, c'est concret, ça arrive quoi. Fin aussi de grossesse avec les insomnies qui ont commencé, mais globalement je me sentais plutôt bien avec des moments un peu d'anxiété, j'ai commencé à me sentir un peu énorme, à pouvoir vraiment me mettre comme je voulais dans le lit, mais globalement en forme. Je travaillais toujours, travail que j'ai poursuivi avec plaisir jusqu'au bout, jusqu'à me demander deux semaines de plus avant de commencer mon congé maternité. Parce que la sage-femme, clairement, j'ai dû avoir son accord, m'a dit, « Non, mais de toute façon, je ne vois pas du tout accrocher tout de suite. » On a un peu ce mythe de se dire qu'au premier... Enfin, je ne sais pas si c'est un mythe, parce que c'est passé sur des statistiques, mais que sur un premier bébé, il n'arrive pas tout de suite, et que, voire même, on galère à le faire sortir parce qu'il est trop bien, et que les choses seront plus longues, en tout cas. Et donc, de se dire, moi, ça était prévu pour début novembre. Voilà, clairement, les choses prendraient plus de temps. Et donc, avoir six semaines, moi, à la maison, sans travailler, alors que je m'en sentais à la capacité et que j'avais la possibilité et la chance avec mon travail, surtout, de pouvoir aménager les choses avec des collègues extraordinaires, de pouvoir faire aussi du télétravail. voilà et donc c'est ce qui a été préconisé de dire je vous rajoute deux semaines comme ça ça vous restera un mois avant la date la date prévue et comme ça même si vous accouchez avant voilà quatre semaines ça vous fera moins de temps à la maison et tout est donc J'ai prolongé avec possibilité du coup de télétravailler autant que possible, même si j'ai quand même été pas mal au boulot. Et puis du coup, voilà. Une grossesse qui petit à petit s'achève et va vers le congé maternité. Et globalement une grossesse qui se sera passée tout au bien. Et franchement avec quand même beaucoup d'apprentissage sur moi-même. Avec malgré tout le fait de comprendre qu'il y a un vrai changement qui s'opère. Avec les trois premiers mois globalement très difficiles. mais avec Une connexion qui s'est faite dès que j'ai commencé à la sentir bouger, dès que mon ventre s'est vraiment arrondi. Prendre plaisir à aller faire des photos de grossesse pour marquer le coup et essayer de me trouver bien dans ce corps-là. Mettre en place pas mal de choses, faire mon carnet, continuer mon carnet en écrivant à ma fille toute cette histoire-là. et sentir à la fin que les choses s'approchent et puis en fait tout s'est pas du tout passé comme prévu et du coup c'est ce que je pourrais être amenée à vous raconter dans le prochain épisode mais pas mal de surprises pas mal d'imprévus puisque en réalité je n'ai pas eu de congé maternité et du coup j'ai hâte de vous raconter la suite de tout ça et comment les choses se sont passées mais globalement voilà une fin de grossesse assez assez mémorable assez mémorable et globalement une grossesse une première grossesse que j'ai été ravie de partager ici parce que je pense que c'est vraiment quand même un élément marquant et transformateur dans la vie d'une femme, dans la vie d'un couple aussi, de manière générale. Mais particulièrement pour une femme aussi, d'apprivoiser ce corps qui change, d'apprivoiser tous ces changements, de se préparer à la suite sans savoir du tout, malgré toutes les préparations, parce que moi j'en aurais fait vraiment un paquet, et puis j'aurais pris le temps aussi d'échanger ici et du coup de prendre de la hauteur, sans réellement pouvoir estimer ce qui nous attend. Donc voilà. J'ai hâte de vous raconter la suite dans le prochain épisode. Et puis, je tenais sincèrement à vous remercier pour celles et ceux qui ont suivi mes épisodes. Si ça vous a plu, n'hésitez pas une fois de plus à mettre les 5 étoiles, à partager à celles ou ceux qui pourraient trouver ça utile. Et puis, je vous dis à très vite. Sous-titrage ST'