Speaker #0Dans l'histoire d'une famille, qu'est-ce qu'il peut s'en passer des choses ? On s'y repose, on s'y repose, on y vit, on y meurt, on y rit, on y pleure. Mais comment faire ou quoi faire pour que tout finisse bien et retrouve son équilibre ? Bienvenue sur Allô la Vie, le podcast qui te dit tout sur le Jésus de l'Évangile. Cet évangile qui bouleverse depuis 2000 ans des millions de vies, dont la mienne. Je m'appelle Mathieu M. Avec mes invités, je désire te communiquer l'espérance qu'ont fait naître en nous l'exemple extraordinaire de Jésus et sa passion sans limite pour les êtres humains. À toi qui rêves d'un port sûr ou à marrer le bateau de ton existence, à toi qui rêves d'une nouvelle manière de vivre, ce podcast est pour toi. Réjouis-toi donc à l'écoute de Allô la vie, tout sur Jésus. Je suis très heureux de te présenter ce 57e épisode. Après la pause estivale, j'ai eu la grande joie de constater que l'écoute de l'émission Allô la vie Grandit actuellement ceci autant dans les pays francophones que non francophones. Imaginer que toi qui vis quelque part en Afrique ou en Asie ou en Amérique ou encore en Europe, tu as accès à ce podcast. traduit dans ta langue, ça me rend plein de courage pour la suite. Je suis très reconnaissant envers mon Père Céleste de pouvoir utiliser ma voix pour annoncer la bonne nouvelle de l'Évangile en suivant les traces indélébiles que Jésus a laissées dans notre monde lors de sa venue. Il y a quelques années, Après avoir beaucoup témoigné de ma foi en Jésus par différents moyens, présentiels, dans les rues des villes, dans les salles de spectacle, par des chants, par des pièces de théâtre, par des entretiens personnels aussi, je me suis demandé si ma voix pouvait encore se faire entendre dans la société, auprès de qui et comment. Je ressentais cet appel de m'adresser à celles et ceux qui ressentent le besoin de grandir intérieurement, sans savoir d'où vient vraiment ce besoin. Un peu comme ces scientifiques qui traquent dans l'immense cosmos les origines de la vie, et suspectent finalement que la réponse pourrait ne pas se trouver très loin d'eux. Vaste de débat, n'est-ce pas ? J'hésitais donc devant la multitude des voix qui s'élèvent partout et tout le temps sur des sujets divers et variés, jusqu'au jour où j'épris ce conseil en pleine face. Pourquoi resterais-tu hésitant ? Si tu penses simplement à une seule personne qui pourrait être aidée par ce que tu as vécu toi-même et qui va en être privée si tu ne le lui racontes pas, hésiterais-tu encore longtemps ? Ou alors si tu te tais, à qui cela ne pourra pas profiter en termes d'encouragement, d'espoir, de guérison ? Cette réflexion m'a amené à créer Allô la Vie, tout sur Jésus. Puisses-tu être comme moi ? inspiré par ce conseil, est prendre ta place dans la nouvelle séquence témoignage. L'idée est très simple, raconte ce que Jésus a guéri, changé dans ta propre vie. Ce que tu as vécu prouvera au monde que Dieu se manifeste encore aujourd'hui à ceux qui veulent croire en lui. J'en inclurai certains de manière anonyme dans mes prochains épisodes. Pour cela, écris-moi simplement à l'adresse email matthieu.m@bluewin.ch que tu retrouves dans les références en dessous. Luc l'évangéliste nous rapporte la parabole de l'enfant prodigue, une des paraboles de Jésus qui est des plus connues et des plus commentées. C'est une histoire de famille, comme il y en a tant, il va s'agir de partage, d'héritage. Et quand des événements pénibles surviennent et engendrent des bouleversements, des sentiments de trahison, quand chacun doit faire le deuil de ce qui a été construit ensemble et qui se trouve balayé par quelques paroles, quand une traversée du désert en solitaire appelle un retour à ce qui était le ciment infaillible de l'équilibre familial. Voici comment Jésus l'a raconté. Il dit encore, un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père, mon père, donne-moi la part de l'héritage qui doit me revenir. Le père leur partagea alors ses biens. Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche. Alors qu'il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. Il se mit à réfléchir et se dit combien d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi ici je meurs de faim. Je vais retourner vers mon père, je lui dirai père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Traite-moi comme l'un de tes ouvriers. » Il se leva et alla vers son père. Alors qu'il était encore loin, son père le vit, fut rempli de compassion, et courut se jeter à son cou et l'embrassa. Le fils lui dit, « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses serviteurs, apportez vite le plus beau vêtement, mettez-le lui, passez-lui un anneau aux doigts et mettez-lui des sandales aux pieds. Amenez le veau qu'on a engraissé, tuez-le, mangeons et réjouissons-nous, car mon fils que voici était mort, il est revenu à la vie, il était perdu, et il est retrouvé, et ils commencèrent à faire la fête. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait. Le serviteur lui dit, ton frère est de retour et ton père a tué le veau engraissé parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé. Le fils aîné se mit en colère et ne voulait pas entrer Son père sortit le supplier d'entrer Mais il répondit à son père Voilà tant d'années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis. Mais quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé tes biens avec des prostituées, pour lui, tu as tué le veau engraissé. Mon enfant lui dit, le père, tu es toujours avec moi, tout ce que j'ai est à toi, mais il fallait bien faire la fête, nous réjouir parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé. Imagine la surprise de ce père quand son jeune fils lui avoue le projet qu'il médite depuis un moment déjà. Papa, je veux ma part d'héritage. Tu veux que je te donne ta part d'héritage ? Je prends ma part et je m'en vais. Et où pars-tu ? Loin. J'ai besoin d'air, de liberté. Je n'en peux plus de cette vie, de cet endroit. Et quand partirais-tu ? Le plus vite possible. Mais si tu changes d'idée, reste avec nous. Non, non, c'est tout décidé. Je m'en vais. Bon, si c'est ce que tu veux, faisons comme ça. Imagine encore combien les adieux doivent être pénibles, le père est déchiré, le fils aîné amer, tandis que le plus jeune est tout heureux de faire enfin ce qu'il a envie, partir vers sa liberté. Croit-il ? Le père le regarde s'en aller avec tristesse, le fils aîné l'insulte, salaud, tu nous abandonnes. Le jeune fils se réjouit. Ah, enfin libre, à moi la belle vie, la fête et la liberté, enfin ! Les jours passent, de son côté, le père souffre, déchiré d'être séparé de ce fils qu'il aime. Il se demande ce qu'il devient, ce que lui-même a fait de faux. Pendant que l'aîné, lui, il ne veut plus en entendre parler. Là-bas, très loin, la fête bat son plein. Le jeune fils a plein de nouveaux amis. Il dépense à tout va, se vautre dans la débauche avec des prostituées qui lui font dépenser tout ce qu'il a. Et un jour, un réveil brutal. Il s'aperçoit qu'il n'a plus un sou. Il se retrouve seul et sans amis, bien sûr. Sa fortune envolée, la fête est finie. Coup dur, un malheur, n'arrivant jamais seul, la famine tombe sur le pays où s'est installé le jeune fils. Ruiné, esclave, amer, ainsi se termine son choix de vivre libre, sans contrainte, loin de sa famille. Et dans cette situation, que va faire ce malheureux ? Est-ce qu'il peut encore réfléchir sainement, prendre une bonne décision dans l'état où il est ? Alors il se dit, je n'aurais jamais cru me retrouver à garder des cochons, être moins bien nourri qu'eux, quel galère ! Et pendant que je meurs ici de faim, là-bas chez mon père, ses ouvriers ne manquent de rien. Et si je retournais dans ma famille, je pourrais demander pardon à mon père ? pour l'avoir abandonné et même de me traiter comme un de ses ouvriers, puis je ne suis plus digne d'être un fils pour lui, après ce que j'ai fait. Sa terrible situation, son terrible état ne l'ont pas empêché de réfléchir d'abord, de trouver une solution, à décider ce qu'il allait faire, et finalement sortir de sa crasse, d'agir en conséquence. En y pensant, heureusement que c'est son père qui l'a vu arriver de loin. tandis qu'il guettait son retour avec espoir. Parce que si tu imagines que ce soit son frère aîné qui l'ait vu en premier, l'accueil aurait été bien différent, avec la colère qu'il cultivait en lui, n'est-ce pas ? Heureusement, son père compatissant se réjouit de son retour. Il est ému de compassion en voyant son triste état. Il le réhabilite. Il remplace ses hardes par un habit luxueux. Il lui passe un anneau aux doigts en signe d'adoption et des sandales aux pieds pour qu'il marche dans un nouveau chemin, et la fête commence, non pas une fête de débauche comme le fils en a vécu beaucoup, mais une fête spéciale de réconciliation, pour le célébrer, lui qui était mort, mais revenu à la vie, perdu, mais retrouvé, enfin dans le véritable amour que son père lui porte. On peut souvent se demander pourquoi Jésus raconte autant de paraboles. Tout d'abord, je crois qu'il veut capter l'attention des gens sur son message, et non pas seulement sur des miracles extraordinaires qu'il accomplit. Il n'est pas en représentation dans un show pour recueillir des ovations, se faire une clientèle, c'est tout autre chose, car il connaît les moindres besoins des foules qui viennent à lui. D'ailleurs, dans cette parabole, il donne une merveilleuse leçon, c'est une leçon d'amour. Montrer comment aimer s'apprend, se pratique, se manifeste. C'est le message central que Jésus apporte au monde et il t'apporte à toi aujourd'hui avec cette magnifique parabole. Comment aimer ? sûr que dans cette foule qui l'écoute avec attention se trouvent des parents, des pères, des mères qui ont le cœur déchiré parce qu'ils sont en train de vivre cela, leur enfant qui s'éloigne, qui prend un mauvais chemin, qui les déçoit. Crois-moi, c'est tellement douloureux. Sûr qu'il y a des jeunes gens, des jeunes filles qui se sont éloignées pour vivre leur liberté. Ils n'ont peut-être pas encore tout dépensé, il leur reste peut-être encore un peu d'espoir, d'illusion, d'argent, mais ils savent au fond d'eux-mêmes que la fin est proche. Sûr aussi qu'il y a des fils aînés, des personnes très responsables, qui ont pris leur place dans la famille et vont le montrer par leur réaction quand le jeune frère revient à la maison après sa faillite. Bien fait pour lui. Mais comment cela va-t-il se terminer ? Que faut-il pour tout réparer ? Quel remède va pouvoir remettre cette famille en équilibre ? Une belle leçon d'amour. Car aimer s'apprend. C'est le message de Jésus qui dit que Dieu notre Père nous aime tous, grands pécheurs comme petits pécheurs. Je te fais un aveu personnel en lisant cette parabole, je me suis souvent retrouvé dans les différents rôles. J'ai retourné cette parabole dans tous les sens en prenant tous les points de vue, le père, le jeune fils, l'officienne et même celui du propriétaire des cochons. Mais cette histoire tourne définitivement autour de l'amour, savoir le donner et savoir aussi le recevoir avec humilité, comme le jeune fils qui le découvre au travers de son père ému, qui se jette à son cou, le réhabilite sans condition. Je me suis aussi demandé si ça pouvait être une belle leçon de morale. Mais non, cette parabole n'est pas une leçon de morale, c'est une véritable leçon sur l'art d'aimer tout simplement. Parce qu'on ne peut pas dire que c'est une histoire très morale, certainement pas, mais l'amour selon Jésus est très au-dessus de la morale. Écoute comment un apôtre de Jésus le définit. L'amour est patient, il est plein de bonté, l'amour n'est pas envieux, l'amour ne se vante pas. Il ne s'enfle pas d'orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. Il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L'amour ne meurt jamais. Le jeune fils n'a pas appris ce qu'était l'amour dans les bras des prostituées qu'il a fréquentées, mais dans les bras d'un père aimant qu'il l'a attendu, l'a accueilli à son retour, sans le juger ni le condamner, mais en se réjouissant de le revoir en vie, en lui témoignant un véritable amour non pas intéressé comme ses compagnons de débauche, mais totalement désintéressé. Et pour finir, comme souvent, j'ai une question. Est-ce que cette parabole parle de relations familiales entre être humain ? Ben oui, certainement. Mais Jésus veut aussi montrer le type de relation que notre Père du Ciel entend développer avec chacun personnellement, dont toi. J'ai retenu que le Père est en mode « aimer c'est la solution » . Le fils perdu est retrouvé, il était mort, il est revenu à la vie, je l'aime tant que je lui pardonne tout et lui fait une belle fête en plus. Le fils prodigue a été forcé de se mettre en mode solution, croire au pardon de son père. Je me lèverai, j'irai vers mon père, je lui parlerai. Quant au fils est aîné, il a choisi de rester en mode problème. Je juge, je condamne, moi j'ai tout fait bien, je n'ai pas eu droit à la plus petite fête, et le pourri qui revient avec son triste fiasco, lui il a le droit à la fête. Le regard plein d'amour de son père aurait dû l'éclairer, ce fils amer, mais il a choisi de rester à son mode sans amour, ne pas se réjouir avec les autres, et continuer à cultiver son amertume. Et toi ? Quand tout semble perdu, quand tout semble mort, qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu te replies sur tes griefs ? Pourquoi moi ? Pourquoi tu me fais ça Dieu ? Ou alors tu proclames, mon Dieu, si tu as aimé celui qui était perdu, à plus forte raison, suis-je aimé, comme tu as dit : Tu es toujours avec moi. Tout ce qui est à moi est à toi. C'est ainsi que je te prouve mon amour, qui n'est rien inférieur à celui que je porte à ton frère qui s'était égaré, mais il est retrouvé. Il était mort, il est revenu à la vie. Voilà de quoi nous réjouir tous ensemble. Il te reste donc à y réfléchir, à y décider quoi faire et à agir en conséquence. Voilà, c'est la fin de cet épisode. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Tu peux t'abonner à l'émission, ce qui t'assure d'être informé à chaque nouvel épisode. Si tu ne l'as pas encore fait, c'est très simple. Dans les références au bas de la description du présent épisode, le lien du site web de l'émission est indiqué. Clique sur ce lien, ensuite sur s'abonner, renseigne ton adresse e-mail et confirme-la quand cela te sera demandé. C'est tout. Je précise encore que c'est entièrement gratuit. Alors à bientôt sur Allo la Vie, tout sur Jésus.