Speaker #0Aimer, amour, chercher et trouver de l'amour, donner et recevoir de l'amour, l'amour sera fraternel, filial ou parental que sais-je encore. Et si toute notre vie était une histoire d'amour ? Bienvenue sur Allo la Vie, le podcast qui te dit tout sur le Jésus de l'Évangile, cet Évangile qui bouleverse depuis 2000 ans des millions de vies, dont la mienne. Je m'appelle Mathieu M. Avec mes invités, je désire te communiquer l'espérance qu'ont fait naître en nous, l'exemple extraordinaire de Jésus et sa passion sans limite pour les êtres humains. À toi qui rêves d'un port sûr où amarrer le bateau de ton existence, à toi qui rêves d'une nouvelle manière de vivre, ce podcast est pour toi. Réjouis-toi donc à l'écoute de Allô la Vie, tout sur Jésus. J'ai toujours une heureuse surprise, quand je découvre que cette émission de podcast atteint une nouvelle région, comme cela a été le cas dernièrement à Singapour et en Allemagne. Durant cet été, j'ai travaillé à faire progresser la diffusion par différents moyens, car je suis convaincu que le monde a chaque jour plus besoin de l'Évangile. J'en suis, par la seule grâce de Dieu, un des ambassadeurs, je suis très heureux d'avoir cette bonne nouvelle à te communiquer. Merci à toi qui fait écouter cette émission, qui la partage autour de toi. Merci des remarques et des encouragements que je reçois, qui me guident aussi dans la réalisation. L'épisode du jour aborde un sujet essentiel, c'est-à-dire celui de l'éternité. Chacun, peu importe qui il est, sait que la vie qu'il a reçue de ses parents n'est pas éternelle. Existe-t-il un moyen d'accéder à l'éternité, d'en hériter d'une quelconque manière ? De tout temps, les êtres humains ont cherché à répondre à cette question. Il n'y a qu'à voir les efforts d'une certaine science pour nous vendre une prétendue résurrection de nos corps, ceci dans un futur très éloigné. Bien sûr, il y a aussi les efforts que font les courants religieux et diverses croyances dites spirituelles, en vue d'exorciser la peur inhérente à notre nature humaine, la peur de notre mort qui nous tient prisonniers durant toute notre vie, tant que nous n'avons pas hérité de la vie éternelle. Je me suis inspiré de l'évangile de Luc pour faire revivre la manière dont Jésus a enseigné là-dessus. Tout commence par une question publique sur ce sujet brûlant de l'éternité. C'est un peu comme ces interviews à la radio, ces débats télévisés, peut-être tu as vu, entendu cela, durant lesquels il y a un journaliste qui cherche à tout prix à pousser son interlocuteur à la faute, en insistant par ses questions orientées. Imagine maintenant que tu te trouves parmi les gens rassemblés autour de Jésus pour écouter son enseignement. Tous ont entendu beaucoup parler de lui, de ses miracles, de ses paroles qui bouleversent la manière habituelle de penser. Et voici que dans l'assistance, un professeur de la loi juive se lève avec l'intention de coincer publiquement Jésus à qui il demande : Maître, que dois-je faire ? pour hériter la vie éternelle. Jésus lui répond par une question : Qu'est-il écrit dans la loi ? Qu'y lis-tu ? Le professeur lui répond : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. Jésus le félicite : tu as bien répondu, et il ajoute aussi : fais cela et tu vivras. Mais le professeur, voulant se justifier, dit à Jésus : et qui est mon prochain ? Comme à son habitude, Jésus commence à raconter une parabole que je vais essayer de faire vivre, un peu comme si les faits se déroulaient à cette époque. Écoute : "Un homme marchait à côté de son âne, passablement chargé de marchandises achetées à Jérusalem. Il était très content de ses achats et n'avait qu'une hâte, retourner chez lui à Jéricho où l'attendait sa famille. Il avait profité de son passage à Bethany pour saluer en chemin un de ses parents, qui lui avait expressément recommandé de ne pas s'engager en solitaire dans un tel voyage. La route était réputée dangereuse à cause de fréquentes agressions et de très nombreux vols. Même s'il connaissait bien ce chemin, il y avait de quoi être un peu tendu. La descente pour atteindre la vallée du Jourdain allait lui demander plusieurs heures de marche sur un terrain très accidenté et surtout désertique. Il regrettait de n'avoir pas pu se joindre, comme d'habitude, à d'autres voyageurs qui se déplaçaient ensemble. À l'écart du chemin, dans leur campement, dissimulés derrière les rochers escarpés, des brigands s'ennuyaient. Ils attendaient d'éventuels voyageurs imprudents qu'ils pourraient détrousser. Certains d'entre eux se prélassaient dans les herbes hautes, tandis que d'autres s'exerçaient au lancer du couteau. Dans la touffeur de l'après-midi, le signal retentit et tout le groupe fut soudain réveillé, prêt à en découdre. Chacun se précipita sur ses armes, s'apprêta à rejoindre le chemin. "Qu'est-ce qu'il a sifflé, le veilleur ? demanda le plus jeune d'entre eux. C'était le signal pour un voyageur solitaire ricana un costaud cheveux en bataille. Trop facile, sans escorte, téméraire de type, rigola un petit rabelé, moustache couleur corbeau." Et ils se tinrent tous tranquilles, tapis derrière les fourrés. Il arriva que le voyageur voulut faire un petit arrêt pour souffler et faire reposer son âne. Soudain, un cri déchira l'air en même temps qu'une demi-douzaine de gaillards hirsutes déboulaient dans un déluge de hurlements. Ils tombèrent sur le malheureux et le jetèrent dans la poussière. Il ne put rien tenter pour résister à part d'essayer de se protéger des coups qui pleuvaient sur lui. Pendant que l'un d'eux lui arrachait des mains les brides de son âne, un autre le roua de coups de poing, lui déroba le sac qui contenait son argent. Et non contents de le dépouiller, ils prirent plaisir à le démolir. Quand ils en eurent fini avec lui, ils s'en allèrent avec leur butin. Et l'homme resta seul, gisant sur le chemin, incapable de bouger, perdant son sang. Ses membres affreusement broyés, il voyait déjà sa mort approcher. Dans l'affreux brouillard qui lui bouchait la vue, il crut apercevoir enfin quelqu'un qui arrivait dans sa direction. Il l'appela à l'aide:"Je vous en supplie, aidez-moi. Je me suis fait attaquer." Pas de réponse, l'homme fit un détour semblant ne pas le voir. Or c'était un prêtre qui descendait par hasard dans la vallée du Jourdain. Et le blessé au sol ne vit plus personne durant un bon moment. Mais il reprit espoir quand il vit dans son brouillard arriver un lévite. Mais comme le prêtre, celui-ci passa outre, l'abandonnant à ses souffrances. Plus tard, un voyageur samaritain arriva près de lui. Dès qu'il le vit, il fut profondément ému, il s'approcha et demanda : "Mais qui a bien pu te mettre dans un état pareil ? Ne bouge pas, je vais t'aider." Le Samaritain prit un soin infini à bander ses plaies, le soigna avec de l'huile et du vin. Il lui fallut un bon moment pour le mettre sur sa propre monture, le conduire dans une auberge de la région, où il continua à prendre soin de lui. Le lendemain, comme il devait repartir, il dit à l'aubergiste : "Tiens, voilà déjà deux pièces d'argent. Je veux que tu prennes bien soin de cet homme. Et s'il y a des dépenses en plus, je te les rendrai à mon retour." Dans le public, personne ne bronche. Jésus leur laisse un moment de réflexion, puis se tournant vers son interlocuteur, lui demande : "Selon ton avis de professeur de la loi, lequel de ces trois, le prêtre, le lévite ou le samaritain, te semble avoir été le prochain du voyageur attaqué par les brigands ? Le professeur répond : C'est celui qui a agi avec bonté envers lui. Et Jésus conclut : va et agis de la même manière, toi aussi." Dans sa première réponse au sujet de la vie éternelle, Jésus profite de la question qu'il lui est posée pour établir un dialogue avec celui qui cherche à le mettre en difficulté. Il agit en enseignant, il fait réfléchir ce professeur de la loi. Que dit-elle cette loi ? Il se met sur son terrain et ne lui interdit pas la réflexion, au contraire, il la stimule, il le félicite et l'exhorte finalement à joindre la pratique à sa connaissance si parfaite. "Fais cela et tu vivras." Jésus est en train de lui dire, ainsi qu'à son auditoire, qu'on ne peut hériter de la vie éternelle que si l'on suit la loi royale de l'amour. Aimer Dieu, c'est aimer Dieu ET son prochain. L'un ne va pas sans l'autre. C'est une bonne réponse et il faut la pratiquer. En creux, il lui dit que sans aimer Dieu ET son prochain, on est mort spirituellement, on n'hérite pas de cette nouvelle vie éternelle. Dans un présent épisode, Luc nous a montré la joie de Jésus quand il dit à ses disciples "Cette révélation est cachée aux sages et aux intelligents, mais révélée aux enfants. Il dit aussi à ses disciples Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel." Alors, pour en revenir à cette histoire, les choses auraient pu en rester là, après la conversation que ce professeur de la loi a eue avec Jésus. "Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de toute ta pensée ET ton prochain comme toi-même. C'est l'assurance de la vie éternelle." Mais non, comme il se sent pris en faute, il ajoute une nouvelle question : Mais qui est mon prochain ? D'où la parabole que Jésus raconte patiemment devant son auditoire. Revenons aux principaux acteurs de cette histoire. Nous avons les brigands qui sont un exemple de méchanceté inspiré par les ténèbres qui influencent le monde. Nous avons aussi le prêtre et le lévite qui sont un exemple d'égoïsme et d'indifférence devant les malheurs de leur prochain. Il y a aussi la victime qui est un exemple de souffrance et finalement de relèvement grâce à la bonté du Samaritain. Et finalement ce Samaritain qui prend soin de la malheureuse victime. Et ce n'est pas un hasard si Jésus met en balance les deux religieux et ce Samaritain ? Car ceux-ci sont à leurs yeux une nation d'hérétiques. C'est pourtant cet homme qui montre un exemple de bonté, inspiré par sa compassion, son amour du prochain. Quand tu écoutes cette parabole, comment te vois-tu ? Qui penses-tu être parmi ces cinq personnages ? Déjà, à l'intention des bons samaritains parmi ceux qui m'écoutent, je dirais : " Toi, l'ami des autres, ne crains pas ceux qui ironisent sur ta bonté envers ton prochain. Tu es sur le chemin de la Vie." La leçon que Jésus donne à ce professeur de la loi au sujet du prochain ne laisse aucune ambiguïté. Aimer son prochain, c'est exercer la bonté envers lui. Jésus a ouvert ainsi les portes de la fraternité humaine et les premiers chrétiens ont illuminé leur époque. On disait d'eux avec admiration, Regardez comme ces gens prennent soin des pauvres et des indigents. Oui, l'évangile nous enseigne à prendre soin les uns des autres. Il y a donc deux critères pour savoir si on est vivant spirituellement ou non. Exister en aimant Dieu pleinement et aimer pleinement son prochain comme soi-même. Dans l'histoire, il y a toujours eu des personnes qui ont prétendu aimer leur dieu adoré au point de tuer pour lui. Elles ont démontré ainsi qu'elles ont un problème avec ce deuxième critère d'aimer son prochain. Qui est mon prochain ? Tout comme ce professeur de la lo, beaucoup posent la question, avant de commencer à aimer l'autre : est-il de ma famille, est-il de ma religion, est-il de mon milieu social, est-il de ma nation, etc? Qui n'a pas entendu le slogan : l'Amérique en premier, l'Afrique d'abord, l'Asie en premier, l'Europe d'abord, moi d'abord et les autres après, s'il en reste. Ceux qui parlent ainsi et pratiquent en conséquence de ce qu'ils disent, ils vont trouver normal de donner la priorité à ceux-ci plutôt qu'à ceux-là. Ceux de ma nation, ceux de ma race, ceux de ma communauté, etc. Mais ils s'égarent lourdement car ils sont hors de la Vie, privés de cette Vie avec une majuscule, car c'est Dieu en premier et mon prochain, comme si c'était moi-même. Je désire sincèrement que tu hérites de la Vie éternelle. Dans ces moments que tu mets à part pour y réfléchir, que l'Esprit de Dieu te guide et t'inspire personnellement, au sujet de ton amour pour Dieu et ton amour pour ton prochain. D'abord, quelle est la profondeur, la dimension de mon amour pour Dieu ? Est-ce que je l'aime de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force, de toute ma pensée ? Est-ce que je l'aime de cet amour absolu, sans restriction de mon être entier ? Ensuite, comment est-ce que j'aime mon prochain ? Est-ce que je prends soin de lui comme de moi-même ? Non pas comme une théorie, mais dans la réalité. Est-ce que je suis ému de compassion lorsque quelqu'un souffre près de moi et que je me sens poussé à l'aider, à le remettre sur pieds ? Comment suis-je, en amour ? Voilà, cet épisode est terminé. Merci de le faire circuler, de le faire écouter autour de toi. Il est disponible sur une douzaine de plateformes, dont les noms sont indiqués au bas de la description. A bientôt sur Allô la vie, tout sur Jésus.