Matthieu MMais dis-moi, qui n'aime pas les cadeaux ? Oui, on aime toujours en donner ou en recevoir. Par exemple, avoir une prière exaucée, c'est déjà très bien, n'est-ce pas ? Et s'il suffisait d'un pas supplémentaire, très simple, pour recevoir un cadeau en plus, un cadeau d'une valeur inestimable ? Bienvenue sur Allô la vie, le podcast qui te dit tout sur le Jésus de l'évangile, cet évangile qui bouleverse depuis 2000 ans des millions de vies, dont la mienne. Je m'appelle Mathieu M. Avec mes invités, je désire te communiquer l'espérance qu'ont fait naître en nous l'exemple extraordinaire de Jésus et sa passion sans limite pour les êtres humains. A toi qui rêves d'un port sûr où amarrer le bateau de ton existence, à toi qui rêves d'une nouvelle manière de vivre, ce podcast est pour toi. Réjouis-toi donc à l'écoute de Allô la Vie, tout sur Jésus. Que ce soit dans ce 61e épisode comme dans le tout premier, ce podcast puisse sa source dans l'évangile de Luc qui l'a écrit après avoir fait des recherches sérieuses. J'ai moi-même découvert comment Jésus a agi, qu'est-ce qu'il a montré à ses disciples, ou comment, 2000 ans plus tard, il est devenu mon guide personnel et celui de millions de personnes dans ce monde. C'est vrai que je peux trouver dans les livres, sur le web, des informations, des concepts et beaucoup d'idées qui vont certes nourrir mon intellect. C'est très bien, il n'y a rien de mal à ça, mais toutes ces choses n'ont pas le pouvoir de changer mon cœur. En cherchant dans l'enseignement de Jésus les réponses à mes questions, je m'assure d'être préparé autant pour la vie éternelle que pour la sagesse du quotidien. Ça peut parfois heurter des gens qui n'y croient pas sur l'instant. Mais la semence de la foi est tenace et peut pousser là où on ne l'attendait pas. Ainsi le témoignage qui va suivre.
Matthieu MCe très beau témoignage illustre comment Dieu se manifeste encore aujourd'hui à ceux qui mettent leur confiance en Lui. Peut-être que tu as vécu quelque chose aussi, même si c'est très simple. N'hésite pas à me l'écrire, je l'incluerai de manière anonyme dans un prochain épisode. Pour cela, écris-moi simplement à l'adresse e-mail Matthieu.m@bluewin.ch Une adresse que tu retrouves dans les références en dessous. Merci d'avance. Dans cette belle fin de matinée, le groupe se trouve en vue d'un petit village. Jésus et les apôtres ont quitté leur dernière halte nocturne et marché d'un bon pas durant la matinée. Un des disciples qui les accompagne part en avant pour faire réparer ses sandales. À cette heure-là, la chaleur aidant, chacun se dit qu'une halte ne serait pas de trop, histoire de se restaurer et reprendre des forces avant de continuer le voyage. De l'autre côté, quand ils ont appris que Jésus s'approchait du village, un espoir est né dans le cœur des lépreux parqués à l'écart. "Jésus pourrait certainement faire quelque chose pour nous. Oui, il l'a déjà fait là-bas. Il se raconte qu'il a guéri un homme lépreux comme nous. Il fait partout des guérisons et pourquoi pas nous ? Est-ce que ça fera une différence vu qu'on est dix au lieu d'un tout seul ? Ça ne peut pas être pire que ce rabbin qui nous a jeté des pierres pour nous éloigner de la synagogue. Jésus, c'est un homme de bien et il a la puissance qu'il faut. Allons-y." Écoute comment Luc rapporte cette rencontre dans son évangile. Alors qu'il se rend à Jérusalem, Jésus passe entre la Samarie et la Galilée. Comme il entre dans un village, dix lépreux viennent à sa rencontre. Ils se tiennent à distance et se mettent à lui dire « Jésus, maître, aie pitié de nous » . Lorsqu'il les voit, Jésus leur dit « Allez vous montrer aux prêtres » . Pendant qu'ils y vont, ils sont guéris. L'un d'eux, se voyant guéri, revient sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix. Il tombe, le visage contre terre, aux pieds de Jésus et le remercie. C'est un Samaritain. Jésus prend la parole et dit, les dix n'ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? Ne s'est-il trouvé que c'est étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu. Puis il lui dit Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé. N'est-ce pas vraiment extraordinaire ce qui vient de se passer ? Peux-tu prendre un instant pour les imaginer, ces dix lépreux qui s'éloignent aen boitant, appuyés sur des bâtons, les corps recroquevillés, rongés, déformés ? Sur la parole de Jésus, les voilà qui quittent leur camp de misère et d'isolement. Ils avancent comme ils le peuvent sur le chemin. Et tout à coup, un premier lépreux s'aperçoit que ses membres se libèrent et que ses yeux revoient la lumière. Une lépreuse sent soudain que ses pieds se sont redressés et qu'elle n'a plus besoin du bâton sur lequel elle s'appuyait. Des larmes coulent tandis que la guérison les libère. L'un d'entre eux dit « Je suis guéri, j'ai des sensations dans mes mains. » Un autre dit « C'est fini, je ne sens plus ce qui me rongeait. » Un autre témoigne avec enthousiasme. « Regardez, mes plaies sont refermées. » Et tous les dix relèvent leurs capuches, sous lesquelles ils se dissimulaient. Ils crient. « Allons chez les prêtres. Cherchez notre attestation de guérison. » « Moi, je vais d'abord aller vers Jésus, lui dire merci. » annonce un Samaritain. « Fais comme tu veux. Nous aussi, on va faire ce qu'il nous chante. » Je me suis demandé parfois ce qu'avaient été ces lépreux et ces lépreuses avant d'être contaminés par la maladie. Qu'avaient été leurs vies avant ? C'est vrai que selon l'image qu'on a de leur condition, on les imagine fréquemment des gens crasseux, sales, rongés, horribles à voir. Mais ce n'était pas le cas avant qu'ils soient atteints par la lèpre. Ils étaient parmi les autres gens en bonne santé, une mère de famille, un jeune pêcheur, un robuste charpentier, une vendeuse de marché, etc. Leur déchéance a été causée par la contagion avec une autre personne contaminée. Ça ne vous rappelle rien ? Moi, ça me fait penser à l'épidémie du Covid. On a pu juger parfois que ces lois sur la lèpre étaient dures, inhumaines ou simplement le produit d'un fanatisme religieux. Mais en fait, c'était autre chose. Une chose que nous avons aussi connue. Il n'y a pas très longtemps, la planète entière luttait contre le Covid. Certains l'attrapaient, d'autres non, certains en mouraient, d'autres en réchappaient. A défaut d'un remède possible, nous devions par tous les moyens de notre époque, nous protéger les uns des autres, éviter de nous retrouver malades à cause de la contagion. Quant à la lèpre, si elle peut aujourd'hui être traitée de manière satisfaisante, c'était bien différent du temps de Jésus. C'était une double tragédie, non seulement la dégradation physique de leur corps, mais aussi la mort civile et le rejet complet par leur famille et leur société. Les lépreux de l'époque devenait des parias, des intouchables. Forcés de vivre à l'écart, ils étaient bannis de leur foyer et perdaient tout contact familial et même avec leur communauté religieuse. Pour avertir de leur présence et de leur impureté contagieuse, ils devaient porter des vêtements déchirés, se couvrir la tête et crier « impur, impur » lorsqu'ils s'approchaient de quelqu'un. Tout le monde avait peur de la contagion. Le rôle du prêtre n'était pas de les guérir, mais de déclarer impur la personne qui était atteinte et un cas de guérison, la pureté, la réintégration dans la société. Ce dernier cas était rare considéré comme un miracle venant de Dieu. Mais dès que Jésus arrive quelque part, il manifeste la compassion de Dieu pour les personnes qui souffrent. Il brise le carcan du malheur qui les a frappées. Et la guérison miraculeuse va dévoiler les cœurs de chacune de ces dix personnes qui se trouvent alors devant un choix crucial. Le choix du rite religieux, légal, des neuf lépreux qui vont retourner ensuite à tout ce dont la maladie les avait privés. Jésus demande où ils sont, s'ils ont été guéris ou non. et d'un autre côté le choix de la révélation spirituelle que cet unique samaritain, cet étranger, a vu en Jésus. Et il vient devant lui se prosterner en acte de reconnaissance, d'adoration. Jésus lui dit de se relever, de rentrer chez lui avec l'assurance de son salut. Chacun s'accorde à dire que nous vivons des temps difficiles à cause de ce qui domine nos sociétés, soit toutes ces lèpres, non pas physiques cette fois-ci, mais spirituelles, morales, qui rongent le cœur des êtres humains, qui se retrouvent amputés de leur compassion, de leur amour les uns pour les autres. Et quand tu croises la souffrance, est-ce que tu t'écartes pour ne pas être contaminé ou est-ce que tu trouves quelque chose à faire ou à dire pour soulager la personne ? Quoi ? Le but de Allô la Vie - tout sur Jésus, c'est de soulager toute personne avec la même puissance que Jésus a manifestée de son temps. Parce que la parole de Dieu dans l'évangile est efficace aujourd'hui, tout comme elle l'a été il y a 2000 ans. Rends-toi compte, un seul des miraculés est revenu sur ses pas pour rendre gloire à Dieu. 1 sur 10 celà fait 10%. Mais regarde la différence. D'ordinaire, ce lépreux samaritain prévenait à haute voix les gens de ne pas s'approcher de lui. Maintenant, il rend gloire à Dieu à haute voix. L'instant d'avant, il élevait la voix pour réclamer la pitié de Jésus. Maintenant, c'est pour remercier Dieu. Avant la guérison, c'était des paroles de détresse. Maintenant, ce sont des paroles de reconnaissance. Oui, dès que Jésus entre dans une vie, les gens peuvent expérimenter la compassion de Dieu, tout comme ce témoignage que nous avons entendu, tout comme ces dix lépreux. Ils ont supplié Jésus, ils ont été exaucés. Ils ont recouvré une chair saine, un corps sain, des membres normaux. Il est temps maintenant de parler de ce fameux cadeau en plus. Quel est-il ? Qu'auraient pu souhaiter de plus ces dix personnes tellement bénies par leur guérison physique ? J'y arrive. Ce seul étranger Samaritain revenu sur ses pas pour s'incliner devant Jésus qui lui dit « Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé. » Ce qui signifie que ce Samaritain a eu le salut en plus. Donc il va aussi retourner chez les siens comme les neuf autres, mais avec un cadeau éternel en plus. Ce qu'il expérimente est l'exemple parfait de la personne qui s'adresse à Dieu, lui demande son aide. Alors Dieu l'exauce, la lui accorde, et comme il est reconnaissant, il reçoit au-delà de ce qu'il a demandé. Dieu l'exauce au-delà. En revanche, les neuf ingrats qui ne sont pas revenus n'ont eu que leur guérison physique. Jésus demande de leurs nouvelles et par la suite Luc n'en parle plus. J'ai connu des gens comme cela, guéris, délivrés, qui repartaient vers leur vie d'avant, sans aucune reconnaissance envers Dieu pour ses bienfaits, ingrats totals. Tout heureux avec des plans pour rattraper le temps perdu, vite oublié, s'étendre souffrance et de peine. Et toi ? Où seras-tu quand tu auras été exaucé, quand Dieu aura répondu à ton besoin, t'aura aidé, guéri, délivré ? La prochaine fois que Dieu t'exaucera pour quoi que ce soit, petite ou grande chose, prends le temps pour revenir en arrière. Ne pas foncer pour vite profiter pour toi-même et tu recevras le cadeau que Dieu veut te donner en plus. Demande-toi si tu veux juste aller mieux dans ton corps, dans ton esprit, le temps que durera ta vie terrestre, ou si en plus tu veux recevoir le salut qui t'assure, la vie éternelle auprès de notre Père Céleste. Quand tu es reconnaissant, quand tu pries, ta reconnaissance à Dieu, il la reçoit. Comme à ce Samaritain guéri, agenouillé devant lui, Jésus te dit, vas-y, lève-toi. Ta foi t'a sauvé. Voilà, c'est la fin de cet épisode. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Alors à bientôt sur Allô la vie, tout sur Jésus.