Speaker #0Face aux nombreuses tempêtes de la vie, que faire pour ne pas être emporté ? Quelle solution faut-il adopter pour tenir bon et résister ? Et si l'enseignement de Jésus pouvait nous le révéler ? Bienvenue sur Allô la vie, le podcast qui te dit tout sur le Jésus de l'Évangile. Cet évangile qui bouleverse depuis 2000 ans des millions de vies, dont la mienne. Je m'appelle Mathieu M. Avec mes invités, je désire te communiquer l'espérance qu'ont fait naître en nous l'exemple extraordinaire de Jésus et sa passion sans limite pour les êtres humains. À toi qui rêves d'un port sûr où amarrer le bateau de ton existence, à toi qui rêves d'une nouvelle manière de vivre, ce podcast est pour toi. Réjouis-toi donc à l'écoute de Allô la Vie, tout sur Jésus. Alors à toi qui te bats depuis longtemps contre une maladie, une addiction, un profond désespoir, une malédiction, une très grande pauvreté, à toi qui es fatigué des excès, des mensonges, du vide de ton quotidien, je t'avertis qu'il y aura un avant et un après ce que tu vas entendre maintenant. Ce message va marquer un tournant important pour toi, alors accroche-toi. Comme tu as pu t'en apercevoir dans les épisodes précédents, Jésus ne cherchait pas la popularité ni l'admiration des gens. Bien sûr qu'il aurait pu les flatter, les caresser dans le sens du poil, comme on dit chez nous, mais au contraire, il leur a parlé de manière tout à fait claire des grands bouleversements auxquels doit s'attendre toute personne qui veut vivre de cette nouvelle manière. Alors une question qu'on m'a posée, mais qui sont les gens qui venaient écouter Jésus ? Selon la description de Luc, l'évangéliste, on trouve parmi cette immense foule des disciples de Jésus venus en grand nombre et des gens venus des environs et des régions plus éloignées également. Parmi eux, il y a des malades, des gens qui sont tourmentés par des esprits impurs et qui cherchent la délivrance et la guérison. Mais qui sont ces gens ? Imagine une très grande diversité de femmes, d'hommes, des jeunes, des moins jeunes, certains vivant de la pêche, d'autres de l'agriculture, des artisans, des commerçants, des soldats, des mères de famille. Il y a aussi des collecteurs d'impôts à la réputation exécrable, et nombre de représentants des différents courants de la religion juive, quelques personnes aussi de la haute société. Se trouvent rassemblés dans cette foule autant des hommes et des femmes libres que des esclaves, qui sont la propriété des familles aisées, des occupants romains, comme cela est fréquent à cette époque. Chaque personne vient donc d'un milieu social différent, chacun appartient à un clan, à une famille, à une communauté, à une profession, à une nationalité. Il y a des juifs, des romains, des samaritains, des galiléens, des grecs, du monde d'alors. Et tu peux imaginer aisément tout ce qui les rend différents les uns des autres quant à leur niveau social, leur culture, leur éducation, leurs intérêts, leurs opinions, leurs croyances, leurs sentiments. En fait, presque tout les sépare. Alors... Que va dire Jésus ? Qu'est-ce qu'il peut dire pour que son enseignement apporte un vrai changement de mentalité à ces personnes si différentes ? Mais elles sont toutes appelées à former une nouvelle famille spirituelle. Dans l'épisode précédent, en monde bouleversé, on a pu entendre que Jésus montrait un chemin à contre-courant de la pente naturelle suivie par les êtres humains et que cette nouvelle manière de vivre impliquait d'expérimenter d'abord envers soi-même la compassion sans limite de Dieu. avant de pouvoir en faire bénéficier les autres. Alors maintenant, il est temps d'entendre la suite des pratiques de cette compassion comme Jésus l'a enseignée à la foule rassemblée autour de lui. Écoutez ! Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez et vous serez pardonnés. Donnez et on vous donnera. On versera dans le pan de votre vêtement une bonne mesure, tassée, secouée et qui déborde, car on utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servi. Jésus enseigne ici un principe de réciprocité qui fait qu'on sera traité comme on aura traité l'autre. Laisser de côté les a priori sur l'autre, sa culture, sa langue, sa race, sa nationalité, etc. Abandonner les condamnations alors qu'on en sait si peu sur ce que vit l'autre, en se pensant bien meilleur que lui. Ne plus cultiver ces rancunes qui nous rongent, nous enlèvent notre joie de vivre. Et balayer toutes les excuses qu'on se trouve quand il s'agit de refuser à l'autre ce dont il a besoin. Bref, face au prochain ne s'ériger ni en juge, ni en accusateur, ni non plus en bourreau de mon prochain, mais de celui qui lui pardonne, qui le gracie, qui le libère et le soutient tant qu'il peut. Et Jésus leur dit ensuite cette parabole. "Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un fossé ? Le disciple n'est pas supérieur à son maître, mais tout disciple bien formé sera comme son maître. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton propre œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère, frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? « Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair, pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère. Un bon arbre ne porte pas de mauvais fruits, ni un mauvais arbre de bons fruits. En effet, chaque arbre se reconnaît à son fruit. » On ne cueille pas des figues sur des ronces et l'on ne vendange pas non plus des raisins sur des ronces. L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur. Et celui qui est mauvais tire de mauvaises choses du mauvais trésor de son cœur. En effet, sa bouche exprime ce dont son cœur est plein." Jésus enseigne ici à ne pas devenir un de ces spécialistes qui passent leur temps à chercher le moindre petit défaut chez l'autre au lieu de régler leurs gros problèmes personnels. Et Jésus de conclure avec cette question cruciale. "Mais pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ? Je vais vous montrer à qui ressemble tout homme qui vient à moi entend mes paroles et les met en pratique. Il ressemble à un homme qui, pour construire une maison, a creusé, creusé... profondément et a posé les fondations sur le rocher. Une inondation est venue, le torrent s'est jeté contre cette maison sans pouvoir l'ébranler parce qu'elle était fondée sur le rocher. Mais celui qui entend ne met pas en pratique est semblable à un homme qui a construit une maison sur la terre sans fondation. Le torrent s'est jeté contre elle et aussitôt elle s'est écroulée, la ruine de cette maison a été grande." Uniquement proclamer « Seigneur, oh Seigneur Jésus, tu es formidable, tu es fantastique » ,ça, ça ne suffira pas si on ne passe pas à la pratique. En entendant cet enseignement vraiment spirituel de Jésus, on peut penser, sans que cela soit rapporté dans l'Évangile, que quelques personnes agacées ont dû quitter la réunion. Peut-être que d'autres ont seulement haussé les épaules ou secoué la tête tellement cela leur semblait inaccessible. Et pire, peut-être que les apôtres ont dû calmer quelques personnes très énervées parce qu'elles ne supportaient pas de telles paroles. Alors ce temps se termine, c'est l'heure de redescendre vers la plaine. Après un tel serment, dans les têtes les réflexions de plusieurs vont bon train. Est-ce que Jésus parlait pour moi personnellement ? Ça me ressemblait tellement que j'aurais pu jurer que Jésus lisait dans mes pensées. Ce Jésus, zéro pommade, zéro blabla, rien que la vérité pure et dure. Bonheur aux pauvres, malheur aux riches, ouais, ouais, faut voir. Voilà, c'est réglé, la lutte armée n'aura pas lieu, pense Simon le zélote. Dans la descente, un jeune homme aide une femme âgée à franchir les passages difficiles. Il lui demande, vous ne trouvez pas que ce groupe d'étrangers avec sa ribambelle de gosses ? Il s'interrompt soudain, laisse sa phrase en suspens. « Oui, alors quoi avec ce groupe ? » lui demande la femme. « Non, non, rien, ce n'est rien. » « Mais si, dis, la fin de ta question. » « Non, je crois que c'est ce que Jésus appelle juger l'autre. » Et le chemin débouche sur une plaine qui descend en pente douce vers le lac. Une rivière y serpente entre les champs de blé et les arbres fruitiers, traverse les villages. Quelques ouvriers agricoles interrompent leur travail pour saluer la foule tout en se demandant qui sont tous ces gens qui marchent en chantant des hymnes à la gloire de Dieu. Un carrefour à la sortie d'un village, l'état d'une maison fait peine à voir. Sa toiture, à moitié arrachée, penche vers le sol. Des pans de mur se sont totalement écroulés, laissant des trous béants dans la bâtisse. Des morceaux de briques et des planches éparses jonchent le sol. Et montrant juste à côté, bâti au bord de la même rivière, une belle maison fièrement debout. Et parce qu'elle lui rappelle la parabole de Jésus, l'apôtre Matthieu demande alors : "C'est celle-ci qui a tenu bon contre l'inondation ? Parce qu'elle était bien bâtie sur une fondation solide. Tandis que l'autre maison est en ruine parce qu'elle était mal bâtie sans fondation, n'est-ce pas Seigneur ?" Jésus acquiesce en silence, entouré d'une troupe de gamins qui fêtent joyeusement avec tous ceux qui ont été guéris et délivrés de leurs maux. Et c'est l'instant où les chemins se séparent. On se fait des invitations. Seigneur Jésus, je t'en prie, viens aussi dans notre région, tu seras le bienvenu dans ma maison avec ton équipe. On remercie aussi, jamais de ma vie je n'oublierai tes paroles, Seigneur, ni les miracles que j'ai vus. Merci. Aujourd'hui encore, comme à cette époque, les gens avaient la démangeaison d'entendre des choses agréables aux oreilles, pas trop dérangeantes, du genre, vous êtes des gens magnifiques, réalisez l'impossible, vous êtes l'avenir de notre nation, etc. Mais Luc a rapporté pour nous dans son évangile un discours bien différent tenu par Jésus. Il trace un nouveau chemin à qui veut être une personne solide dans la traversée parfois mouvementée de la vie. Quelqu'un qui compte sur Dieu et sur qui d'autres pourront aussi compter. En fera-tu partie ? Voilà, ce nouvel épisode de Allô la vie est terminé. J'espère que tu en retireras quelque chose de puissant pour ta propre vie. N'oublie pas que ce podcast peut être partagé avec qui tu veux, gratuitement. Il y a douze plateformes sur lesquelles tu peux l'écouter, le faire écouter à d'autres. Je te dis donc à bientôt sur Allô la vie.