Speaker #0Certains quittent tout pour s'en aller découvrir le monde, d'autres pour fuir la société. Certains le font par désespoir ou à l'image d'un certain Don Quichotte pour combattre les moulins à vent. Et quand Jésus appelle clairement quelqu'un à le suivre, peut-on imaginer quels en seront les effets ? Bienvenue sur Allô la Vie, le podcast qui te dit tout sur le Jésus de l'évangile, cet évangile qui bouleverse depuis 2000 ans des millions de vies, dont la mienne. Je m'appelle Mathieu M. Avec mes invités, je désire te communiquer l'espérance qu'on fait naître en nous, l'exemple extraordinaire de Jésus et sa passion sans limite pour les êtres humains. À toi qui rêves d'un port sûr où amarrer le bateau de ton existence, à toi qui rêves d'une nouvelle manière de vivre, ce podcast est pour toi. Réjouis-toi donc à l'écoute de Allô la Vie, tout sur Jésus. Dans ce tout nouvel épisode, je suis particulièrement heureux de te parler de l'appel à suivre Jésus. Non seulement parce que les événements dont parle Luc indiquent de manière limpide le choix qui en découle, mais en plus, les passages de l'Évangile dont il va être question sont ceux qui m'ont le plus interpellé quand j'étais un jeune adulte à la recherche d'un vrai sens à ma vie. En effet, à leur écoute, toute ma vie, tous mes projets, toute mon orientation spirituelle, tout a été bouleversé. Quand j'ai ressenti profondément cet appel à servir Dieu, je me suis retrouvé placé devant un choix crucial qui a concerné tout ce que j'ai vécu depuis. Sans plus attendre, passons maintenant au sujet du jour. Jésus est donc en chemin avec ses disciples. Il traverse la région en direction de Jérusalem. Ce jour-là, ils ne se trouvent pas très loin de la ville de Jéricho, arrêtés quelque part dans une bourgade comme il y en tant sur leur trajet. Un groupe de personnes entoure Jésus. Ils se sont assemblés là, tout heureux de le voir enfin en chair et en os et de pouvoir l'écouter annoncer la bonne nouvelle. Puis, au vu de son allure et à la manière dont les gens s'écartent pour le laisser passer, l'homme qui s'approche doit être un membre important des élites religieuses. Il s'adresse à Jésus. « Bon maître, dit-il, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » Jésus lui répond « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon si ce n'est Dieu seul. » Tu connais les commandements. Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne porteras pas de faux témoignages, honore ton père et ta mère. J'ai respecté tous ces commandements dès ma jeunesse, dit-il. Après avoir entendu cela, Jésus lui dit, il te manque encore une chose. Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens et suis-moi. Lorsqu'il entend ces paroles, l'homme devient tout triste car il est très riche. Voyant qu'il est devenu tout triste, Jésus dit qu'il est difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu. En effet, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. Ceux qui l'écoutent disent, qui peut être sauvé ? Jésus répond, ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Que penser de cette rencontre ? Dès ses premières paroles, quand il dit « bon maître » , Jésus lui fait remarquer que seul Dieu peut se targuer d'être bon. Et pour répondre à sa question sur la manière d'hériter de la vie éternelle, Jésus parle à cet homme de sa vie spirituelle, de sa moralité. « Tu connais les commandements » et il lui cite. Et cet homme tout fier assure qu'il a observé et fait tout ça depuis sa jeunesse. Jésus note sa réponse, c'est très bien, tu pratiques les commandements, tu as une position élevée, une notoriété, une autorité, tu fais partie de l'élite religieuse parmi les juifs. Le chef commence à se dire en lui-même, ça y est, c'est bon, j'ai tout juste. Jésus le prend par surprise en ajoutant, mais il te manque encore une chose. « Ah, il me manque quelque chose. » « Et quoi donc ? » se demande le chef. « Ben oui, en effet, lui dit Jésus, vends tout ce que tu possèdes, distribue-le en umône aux pauvres, ensuite viens, suis-moi. » Ça, c'est un appel en règle auquel le chef ne s'attendait pas. Il se dit, mais qu'est-ce que j'irais faire avec ces itinérants qui suivent Jésus d'un lieu à l'autre ? Il est très méfiant quand même. Je ne vais pas vendre tout ce que je... possède, donner tout sa dépôt à des va-nus-pieds pour ensuite suivre ce groupe, toujours en voyage, sans rien posséder, ni famille, ni endroit pour se poser ? Ah non, pas question. Tandis qu'il s'en va dans ses beaux vêtements, sur sa magnifique monture, une immense tristesse s'abat au fond de lui, parce qu'il a décidé de ne pas faire confiance à son appel, parce qu'il n'a pas compris le privilège que Jésus lui fait de l'appeler à le suivre. Un privilège qui renferme beaucoup d'autre chose, et pas uniquement la promesse d'avoir un trésor dans le ciel. Il retourne donc vers ses propres intérêts terrestres, qu'il n'a pas osé quitter pour s'occuper des intérêts du royaume de Dieu. Il ne connaîtra pas la joie de servir Dieu, il ne verra pas la puissance de Dieu agir au travers de lui, pour le salut des gens perdus. Son passage sur la terre ne changera finalement rien au monde. Certes, il gardera sa vie abondante d'un point de vue humain, mais il restera très pauvre d'un point de vue spirituel. Il vivra en mettant toute sa confiance dans sa richesse terrestre, sa religiosité, puis il mourra comme tous les autres êtres humains. Tout ce qu'il possédait ira à ses héritiers s'il en a, toutes ses terres, ses troupeaux, ses commerces, ses maisons, tout partira. L'évangile ne parle plus jamais de lui, car il a refusé son appel à tout quitter, à venir vers Jésus pour le suivre. Donc on aurait pu rester là. Jésus voit cet homme repartir tout triste. Les gens autour de lui ont suivi la conversation. Ils lui demandent : Mais lui, c'est un chef. Il est grand dans sa religion. Il été fidèle dans l'obéissance aux commandements de sa loi. Et même à lui, tu lui dis qu'il lui manque quelque chose pour hériter de la vie éternelle. Mais qui donc peut être sauvé ? Ce à quoi Jésus répond que c'est impossible à l'être humain qui peut tout essayer pour y parvenir, en vain. Mais il n'y a que Dieu qui peut le sauver, parce que rien ne lui est impossible. Si je fais un petit point sur ce qu'on a appris jusqu'à maintenant, on pourrait parler de la motivation de cet homme riche. La question qu'il... pose à Jésus montre que certains parmi les riches sont bien disposés vis-à-vis de Dieu. Ils ont aussi des questions existentielles car leur grande richesse ne donne pas forcément du sens à leur vie, à leur mort ou à l'après-vie. Cet homme qui est venu vers Jésus avait une vie d'obéissance aux commandements de Dieu et les observait dès sa jeunesse, mais sa religion ne lui suffisait pas pour obtenir la vie éternelle. Même s'il aurait bien voulu, mais sans avoir à renoncer à cette fortune dans laquelle il se confiait puisqu'elle lui apportait une vie aisée, certainement une bonne position sociale, aussi un certain pouvoir et même une illusion de liberté. Alors il est reparti tout triste parce qu'il a manqué quelque chose en ne suivant pas Jésus. Il a gardé sa religion, ses biens importants, sa position de chef. En revanche, il n'a pas expérimenté la joie de dépendre de Dieu seul, en lui laissant le contrôle total de sa vie. Concernant la réflexion de Jésus sur la difficulté pour les riches d'entrer dans le royaume de Dieu, on peut avoir de l'extérieur, en tant que pauvre matériellement, le sentiment que la personne comblée de richesses peut tout avoir, tout posséder, même le royaume de Dieu. Mais Jésus dit à cet homme que sans renoncer à tout cela, c'est impossible. Voilà, on a vu l'homme s'en aller tout triste, et ce départ va amener des questions très importantes dont Luc nous parle maintenant. Pierre dit alors, voici, nous avons tout quitté et nous t'avons suivi. Jésus leur dit, je vous le dis, en vérité personne n'aura quitté à cause du royaume de Dieu, sa maison ou sa femme, ses frères, ses parents ou ses enfants, sans recevoir beaucoup plus dans le temps présent. et dans le monde à venir, la vie éternelle. Jésus prend les ouze apôtres avec lui et leur dit nous montons à Jérusalem et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l'homme va s'accomplir. En effet, il sera livré aux non-juifs, on se moquera de lui, on l'insultera, on crachera sur lui, et après l'avoir fouetté, on le fera mourir. Le troisième jour, il ressuscitera. Mais les disciples ne comprennent rien à cela. C'est pour eux un langage obscur, des paroles dont ils ne saisissent pas le sens. Quelle leçon peut-on tirer maintenant de ce qui a été dit ? Les apôtres ont vu comme tout le monde ce qui s'est passé. Ils ont entendu la conversation entre Jésus et ce chef et comment elle s'est terminée. L'apôtre Pierre se tourne alors vers Jésus et dit, « Ce chef-là, tu viens comme pour nous de l'appeler à tout quitter. Mais voilà qu'il s'en va chez lui, comme si de rien n'était. Mais nous, quand il nous a dit de te suivre, à moi, mon frère, à Thomas, à Matthieu et aux autres. Nous l'avons fait et tous nous avons quitté tout pour répondre à ton appel. Que va-t-il se passer pour nous ?» Et Jésus répond alors qu'il n'y a personne qui a fait cela, qui ne va pas recevoir beaucoup plus dans cette vie présente. Et dans le futur, la vie éternelle, il aura un trésor. Il habitera dans le royaume des cieux, auprès du Père Céleste pour l'éternité. Alors pour conclure cet appel, « Quitte tout, viens et suis-moi » , c'est un appel que Jésus a lancé à ce chef, un homme riche, et aussi à ceux qui sont devenus ses apôtres. Comme on a pu l'entendre, leurs réponses ont été très différentes, opposées même avec des conséquences également très différentes. L'un est retourné à ses choix personnels, tout triste, et les autres, nt fait un grand pas de foi, en osant renoncer à tout pour servir le royaume de Dieu. Quand ces apôtres qui étaient déjà installés dans la vie ont osé faire ce pas, leur entourage a dû considérer que c'était un peu un suicide social ou un suicide économique, n'est-ce pas ? Mais au contraire, c'était de leur part un immense acte de foi. Jésus leur assure, vous qui avez démontré votre pleine confiance dans votre appel, vous ne manquerez de rien dans le temps présent. Dans l'éternité, vous habiterez dans la demeure que le Père Céleste vous a préparée, dans sa cité sainte magnifique. Et ce sont eux qui ont bouleversé le monde avec l'aide de l'évangile, la parole de Dieu. Même si sur le moment, ils sont restés très sceptiques quand Jésus leur rappelle sa future condamnation et sa mise à mort à Jérusalem, où leur voyage les conduit. Et cette prophétie d'une résurrection au troisième jour. Et pour répondre à la question qui m'est souvent posée, est-ce qu'après les apôtres directs de Jésus, d'autres ont aussi ressenti un appel et y ont répondu ? N'ayant pas de compétence en tant qu'historien, je ne peux que puiser dans différentes sources, essayer d'en tirer un premier témoignage. C'est celui d'un certain Pierre Valdès. Loin de nous, dans les années 1100, imagine un riche commerçant de Lyon qui vit ce qui arrive à tous, la mort d'un ami proche. Ce décès le touche profondément, le pousse à réfléchir à sa propre vie. Un jour, en lisant l'évangile, il se sent très concerné par ce passage dans lequel Jésus appelle un homme riche à tout laisser pour le suivre. Pour lui, il n'est pas question d'écouter sans agir. Il choisit donc de vivre, selon les enseignements de Jésus, à l'exemple de ses premiers apôtres. La stupéfaction de toutes ces relations, il distribue ses biens aux pauvres, commence à prêcher dans les rues. Vivant de mendicité, son credo c'est une vie simple, l'obéissance à l'évangile, la prédication itinérante et le refus de l'accumulation de richesses. Et Valdès s'aperçoit rapidement que tous les gens ont besoin d'entendre les écritures dans leur propre langue, non pas en latin, comme c'est la règle en ce temps-là dans la religion. Il fait donc... traduire des extraits de la Bible en franco-provençal, la langue du peuple. Naturellement, un tel zèle pour l'évangile ne reste pas sans effet. De nombreuses personnes, hommes et femmes, se trouvent inspirées à suivre son exemple. Ils s'appellent eux-mêmes les pauvres de Lyon. Durant cette période, que font les autorités ecclésiastiques de leur région ? Dans un premier temps, elles laissent faire, tout en gardant un oeil sur leurs activités. Mais peu à peu, Valdès et ses pauvres deviennent hautement suspects à cause de leur influence dans la population, leur prédication qu'ils pratiquent librement, sans autorisation, leur traduction de la Bible, leur rejet de certaines pratiques de l'Église, notamment les indulgences et le culte des saints, leur valent d'être fermement condamnés, puis finalement, ils sont excommuniés. S'en suit alors de nombreuses persécutions qui les obligent à s'enfuir. Se retrouvent souvent dans des zones montagneuses du Piémont, du Dauphiné, en Provence, où ils maintiennent sans faiblir dans leur foi et leur tradition. C'est ainsi qu'en partant de Lyon, leur exemple d'engagement total se répand un peu partout en Europe du Sud et inspirera les réformateurs dans les siècles suivants, également des ordres prônant la pauvreté, dont un certain François. Comme l'apôtre Pierre l'a demandé à Jésus, « Et nous, qui avons tout quitté, que nous arrivera-t-il ? » Et bien, ces chrétiens zélés animent encore aujourd'hui ce qui s'appelle l'Église vaudoise. Et pour plus d'informations, j'indique mes sources dans les références en dessous. Et ce qu'il faut dire aussi, c'est que la question à laquelle et l'homme riche et les apôtres ont dû répondre, est celle-ci, est-ce que l'appel à suivre Jésus est un privilège ou un renoncement ? L'homme riche le voit comme quelque chose de trop difficile, qui lui demande d'abandonner la confiance placée dans ce qu'il possède, dans ce qu'il fait, pour plutôt placer sa confiance dans les promesses que Jésus lui a faites, et tu auras la vie éternelle, un trésor dans le ciel. Ce qui fait qu'à cause de son refus est née en lui cette profonde tristesse avec laquelle il est reparti. Riche ici-bas, mais pauvre pour l'éternité. Dominant les autres de sa position de chef, mais esclave de ses biens. Attaché à sa religiosité, mais mort spirituellement. De leur côté, contrairement à lui, les apôtres considèrent que suivre Jésus, c'est un privilège, et non une privation, un soulagement, non un poids, une libération, et non une obligation, une joie, et non une peine, un trésor dans le ciel, et non une ruine en ce bas monde, une espérance céleste, et non une frustration terrestre, une élévation spirituelle, et non une déchéance humaine. Si tu demandes à Jésus ce qu'il attend de toi, Il ne va pas te rajouter un nouveau poids, il va au contraire te débarrasser, comme on décharge le chameau de ses marchandises qu'il porte sur son dos. Et lui qui a lancé cet appel, venez à moi, vous tous, qui êtes fatigués, chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, recevez mes instructions, car mon joug est doux et mon fardeau léger, car je suis doux et hmble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes. Voilà, c'est la fin de cet épisode. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Tu peux t'abonner à l'émission, ce qui t'assure d'être informé à chaque nouvel épisode. Si tu ne l'as pas encore fait, c'est très simple. Dans les références au bas de la description du présent épisode, le lien du site web de l'émission est indiqué. Clique sur ce lien, ensuite sur s'abonner, renseigne ton adresse e-mail et confirme-la quand cela te sera demandé. C'est tout. Je précise encore que c'est entièrement gratuit. Alors à bientôt sur Allô la Vie, tout sur Jésus.