Speaker #1Nous espérons que vous allez bien. Bienvenue sur le podcast d'Amanaska Bali. Voici un nouvel épisode qui, cette fois-ci, va vous raconter le kawaïdjien à Java. Beaucoup de voyageurs souhaitent inclure dans leurs programmes, quand ils ont des programmes qui sont un peu plus de 15 jours, 18, 20 jours, 21 jours, eh bien ils souhaitent inclure Java. Alors peut-être parfois ils partent par le Jogjakarta, et puis ils continuent avec le Mont Bromo et les kawaïdjien, pour continuer avec Bali. Ou alors ils font directement Bali, c'est-à-dire Munduk. Permutérane, Permutérane, ils vont sur Guillimanou, Guillimanou qui vont sur Java. Et là, ils découvrent le Kawa-Ijen, un magnifique volcan dont je vais vous parler aujourd'hui. Le Kawa-Ijen, ou Kawa-Ijen, pour les Français, fait partie des cônes volcaniques du volcan Ijen. Il appartient à la Ceinture de Feu. Il est situé dans l'est de Java, à proximité du flanc ouest du volcan Merapi. Vous avez déjà entendu parler de ce volcan. Le volcan explosif actif, son nom se traduit par « volcan vert enjavané » dû à son lac de couleur verte, réputé pour être le plus acide de la planète. Son cratère de 600 mètres de largeur abrite une soft-fater, je ne sais pas si je le dis bien, enfin un dépôt de soufre d'où est extrait le minerai. Sa première éruption, observée par les Néerlandais, vous le savez que les Néerlandais dans la route des épices sont allés sur Java, remonte à 1796 et en 1921 ces mêmes colons, qui appellent alors le pays des Indes orientales néerlandaises, construisent un barrage. Celui-ci qui existe depuis toujours permet de réguler le niveau du lac et prévenir ainsi les débordements lors de la saison des pluies, ce qui à l'origine pouvait être catastrophique pour les cultures de caféiers. Le minerai. de soufre provenant du cratère est exploité par les villageois de la Caldera sans pouvoir véritablement dater l'origine de cette pratique. C'est quelque part culturel, c'est ancestral, ça fait depuis bien longtemps. Il est certain que cela remonte à des décennies, des générations, générations. Ces hommes que beaucoup appellent des forçats, car leur travail est incroyablement difficile, extraient du minerai au fond du gouffre, à quelques mètres seulement du lac d'Acide. Des blocs de soufre qui sont jaunes et qui le font ensuite placer dans des paniers avant de les porter sur leur dos sur plusieurs kilomètres vers ensuite des camions situés dans la vallée. Le travail est difficile. Il faut le voir. Ce travail est impressionnant. Parce que le travail est difficile. Au fond du gouffre, peu nombreux sont ceux qui portent un masque. La plupart n'en portent pas. Ils se contentent souvent d'un bout de chiffon. Et c'est avec plus de 80 kg de pierres sur le dos qu'ils descendent des flancs de volcans. Et cela plusieurs fois par jour. Un kilo, ça vaut en moyenne 780 roupies. Ça n'est rien. C'est environ 5 centimes d'euros, 10 centimes d'euros. Un panier d'un poids de 80 kg équivaut donc à un total de 4 euros. Ce qui représente le double du salaire journalier d'un agriculteur. Mais ce métier est dangereux. Et ici, pas de peine de pénibilité, de prime de risque. Il n'y a pas de... Entre les gaz toxiques, les émanations du soufre, les trajets harassants, l'espérance de vie qui est faible, autour de 45-50 ans, dit-on, dans les villages. La question légitime qui nous vient tous à l'esprit, c'est celle-ci, en visitant ce volcan en particulier, en gravissant les sentiers, tout en croisant ces forçats du soufre, est-ce qu'on n'alimente pas quelque part un système ? Est-ce qu'on ne participe pas nous-mêmes à cette forme d'esclavage ? Est-ce que c'est... Les questions qui sont posées à Manaska, et nous sommes allés voir ces personnes pour leur poser la question. On a posé la question à plusieurs porteurs et voici leur réponse. Nous ne connaissons pas autre chose. Nous priver de ce travail, c'est nous empêcher de nouer nos enfants. Si vous empêchez les gens de monter, alors on gagnera moins d'argent, car les touristes nous donnent parfois un peu de sous en échange d'un selfie, pourquoi pas. Nous redescendons ceux qui sont trop fatigués sur nos chariots. Ils ont d'ailleurs créé des chariots exprès pour les touristes. Et ça nous fait encore gagner un peu plus d'argent, là aussi, c'est toujours ça le prix. Certains nous offrent des masques, des boissons, de la nourriture. Et puis ça nous amuse aussi beaucoup de voir les touristes monter. et être fatigué, alors que nous faisons ça depuis des années, depuis des générations, tous les jours. Parfois, on se moque d'eux, d'ailleurs, mais gentiment. Et à travers ces gestes simples, comme respecter l'environnement, la participation à des actions, ou en offrant des masques à gaz, c'est à ce moment-là que le tourisme devient responsable, en tout cas, c'est notre avis, et prend toute sa dimension. Il ne s'agit pas de... Parce que notre regard à nous désigne comme des forçats ou comme des personnes qui souffrent, qui sont dans la douleur. Eux ne voient pas ça comme ça et ils nous demandent de les considérer comme des hommes et des femmes aussi, parce que certaines femmes le font, comme des hommes et des femmes qui font un travail certes pénible, mais qui leur permet de vivre financièrement, tout simplement. Donc c'est à ce moment-là que le tourisme devient responsable et prend toute sa dimension. Le voyageur impliqué, parce que nous participons à l'économie locale sans jugement et avec bienveillance, comme peut le faire par exemple Heinz von Olsen, qui était établi à Bali depuis une vingtaine d'années et qui offre des trollets à roulettes, des sortes de charrettes, facilitant ainsi le travail des locaux. Il n'a pas dit on va tout interdire, mais il a plutôt pensé à les aider. Et nous essayons, nous aussi avec Amalaska, d'aider ces personnes-là et d'essayer de leur faciliter la vie. Alors parlons de l'ascension du kawaïdjien. Cette activité s'adresse plutôt à la fois aux sportifs, mais aussi aux familles et avec les enfants à partir de 8-9 ans. J'ai vu les enfants courir devant moi, me mettant la honte, gambadant sans problème, et puis des personnes un peu plus âgées ayant des difficultés à le faire. Le sentier est assez large en fait, mais il y a quelques passages plus... ardu sur la fin, mais l'ensemble est réalisable avec de bonnes chaussures, des baskets suffisent. D'ailleurs, certains Indonésiens qui viennent le week-end le font carrément en tongs. Et une bonne condition physique quand même, car le chemin peut paraître facile, mais il peut être traître, car particulièrement pentu. Notons... par expérience, que cela ne semble pas gêner les enfants qui pourraient éventuellement vous attendre, encore une fois, patiemment, pendant que vous essayerez de les rejoindre. Et si on ne retrouve votre souffle, et j'étais le premier à le faire, à me poser les deux mains sur les genoux, en faisant semblant de regarder le paysage, mais en soufflant, Et en vous demandant où est donc passé votre forme physique dans le temps. Sur le sommet, soyez très prudent. Les pentes autour de vous sont abruptes. Le chemin plus étroit, le sol glissant, le vent, les nuages à d'altitudes, nous sommes à altitude et le froid peut être perturbant, surtout la nuit. Une chose à noter, si vous avez des bâtons de marche, ou vous trouverez des bâtons sur place, ça vous facilitera l'ascension. Comme toutes les activités et sites que nous proposons, il faut prendre le temps de faire cette découverte. Prenez le temps. temps de faire des découvertes. Donc, vous n'avez pas un temps défini pour monter le Kawah Ijen. Vous pouvez le faire en une heure, en deux heures, en un quart d'heure, peut-être pas un quart d'heure quand même, vous pouvez le faire assez rapidement si vous le souhaitez ou beaucoup plus lentement. Nous passerons donc sur la possibilité de partir de Bali pour faire directement l'ascension qui se fera donc en matinée pour préférer arriver la veille, se préparer dans un hôtel et partir soit vers minuit, soit vers 4h du matin sur l'option que vous avez choisie parce que vous avez deux possibilités qui se feront à vous. Je dirais même trois possibilités parce que si vous ne souhaitez pas vous réveiller à 4h du matin Là, on peut aussi le faire en début de semaine. début de matinée, vers 8, 9h, mais dans ce cas-là, vous manquerez l'étape dont je vais vous parler maintenant, parce que le départ vers 5h du matin vous permet de vous rendre au pied du Kawaii Gen. Le départ se fait dans l'obscurité, peu à peu, le jour se lève et va éclairer le sentier pour vous faire découvrir la nature environnante. Arrivez au sommet, il fera jour et vous pourrez, suivant la météo, découvrir un panorama absolument exceptionnel. La deuxième option, c'est celle que vous ne ferez pas forcément si vous ne vous levez pas à minuit. Donc vous pouvez lever vers 4h du matin. plus tard, dans ce cas là, vous ne verrez pas cette deuxième option c'est le départ vers minuit donc de votre hôtel, et là vous rejoignez le site de départ pour une montée dans un noir complet vous aurez une lampe frontale bien sûr si vous pouvez la prendre vous même c'est très bien et puis sinon on vous la fournira, et puis après un arrêt au niveau de l'étape des pesées c'est déjà folklorique, il permet aux porteurs d'évaluer le poids de leur panier que vous pouvez également réalisé dans l'option 1, c'est-à-dire le lever à 5h du matin, et puis vous allez pouvoir prendre un petit thé bienvenu et bien chaud, il sera temps de rejoindre le sommet par un petit sentier, toujours dans le noir, toujours dans la nuit. Et une fois sur place, il est temps de mettre vos masques pour descendre dans le cratère et assister à un des spectacles les plus étranges et uniques au monde, les flammes bleues. Là où en plein jour le soufre jaune se distingue facilement de la roche volcanique, la nuit révèle des flammes bleues conséquence de la combustion. des gaz sulfuriques à plus de 220° au contact de l'air. Au sommet, vous vous rappelez la zone où se situent les dépôts de soufre et l'origine des fumaroles. La température peut monter jusqu'à 600° et les flammes peuvent dépasser les 3 côtes 4 mètres de hauteur. En général, elles sont beaucoup plus petites. Dans les deux options, il est possible de descendre près du cratère. Le chemin est accidenté, parfois dangereux, donc on y fait attention, parfois glissant, et même s'il est pratiqué par les porteurs tous les jours. Ça, ça ne signifie pas que vous êtes en sécurité. C'est important parce que nous ne sommes pas en France, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg ou ailleurs. Là, il n'y a pas de sentier bâti. sécurisé. Une fois en bas, l'atmosphère peut être oppressant quand vous allez voir les flammes. Donc nous ne proposons pas à toutes les personnes. Ce n'est pas proposé à toutes les personnes. Les personnes âgées par exemple ou même les enfants, on ne le propose pas parce que ça peut être oppressant une fois en bas. L'atmosphère peut être viciée avec les gaz toxiques, même avec un masque. La remontée vers le sommet, le retour peut être difficile et souvent par manque de souffle et les cailloux, les rochers, les pierres instables sont autant de pièges. Donc Donc la deuxième option, je le réveillais à minuit, ce n'est pas... pour tout le monde. Il faut y réfléchir avant. Donc oubliez les forums, les expériences d'autres voyageurs, les panneaux interdisant la descente, indiquant que vous le faites, à vos risques et périls. Ça doit déjà, ça, vous indiquer que vous devez réfléchir avant de décider de le faire. Prenez avec vous un sac à dos de 10 ou 15 litres, contenant pas le nombre de litres, 15 litres, mais la capacité du sac à dos doit être entre 10 et 15 litres, contenant de l'eau. Même si vous en trouverez aussi à l'étape de la pesée. petite pharmacie avec du pomme d'utile pour les articulations et muscles endoloris et des barres de céréales. Encore une fois, ce n'est pas une petite ascension. Il faut le faire à son rythme, mais ça demande un petit peu de conditions physiques. N'oubliez pas les batteries de rechange pour vos différents appareils, sinon ce serait un peu dommage d'arriver en haut et de ne pas pouvoir prendre ce magnifique panorama absolument exceptionnel. On se trouve dans une autre époque, dans une autre histoire. C'est absolument magnifique, mais ça demande quand même... de mettre des batteries dans les appareils. C'est arrivé déjà d'avoir des voyageurs qui disaient « mince, je n'ai plus de batterie » . Des vêtements de recharge pour l'arrivée, de rechange, pardon, pour l'arrivée, parce que vous risquez d'avoir un peu froid avec le vent qu'il y a en hauteur. Prenez deux langues frontales par personne, si vous pouvez les prendre, c'est encore mieux, dans le cas où la première ne fonctionnerait pas. Et pensez à prendre, encore une fois, des vêtements chauds, un coupe-vent, un bolet de laine, des gants, parce que ce n'est pas à peine de prendre des gros moufles, des petits gants suffisent, mais ceux-là peuvent s'avérer très utiles en cas de petite chute. Des chaufferettes, c'est bien, c'est sympa aussi si vous pouvez en prendre. Et si ça peut vous sembler superflu lors de la montée, vous serez très heureux de les avoir au sommet. Un bâton de marche, je vous l'ai dit tout à l'heure, ou des bâtons de randonnée, seront certainement utiles pour vous aider dans la montée et soulager vos genoux dans la descente. La descente est aussi, moi je trouve la descente presque plus compliquée que la montée, parce que les genoux sont mis à rude épreuve. On peut encore une fois le faire tranquillement et doucement et ça marche très bien. Voilà, dans tous les cas, pensez aussi à vos combinaisons de voyage qui seront peut-être heureux. de profiter du bâton de marche ou des bâtons de randonnée. Prenez un petit peu d'argent avec vous pour prendre une boisson chaude à la pesée, de pouvoir payer le porteur si vous allez descendre en chariot. Il n'y a pas de honte si vous ne le sentez pas. Vous avez des chariots spéciaux pour les personnes qui n'arrivent pas à descendre. Dans ce cas-là, on les met dans le chariot et hop là, on descend comme du karting jusqu'en bas. Je ne dirais pas en toute sécurité parce qu'il n'y a jamais toute sécurité. En tout cas, vous profiterez du paysage sans vous fatiguer. Et puis pensez qu'en bas, vous pourrez prendre une collation avec des nouilles sautées. ou du Nassi Goreng au retour de l'ascension. Alors, le Kawah Ijen, c'est quoi ? C'est une belle aventure. C'est un bon moment. N'oubliez pas tout de même que c'est un petit peu touristique. Quand je guéoute, il peut y avoir pas mal de monde. Les locaux, les Indonésiens apprécient autant que vous le Kawah Ijen, que vous mélangerez avec vous. Mais sachez donc qu'il risque d'y avoir du monde. Mais c'est quand même une magnifique découverte. Et c'est un endroit absolument hors du temps. Et c'est ce lieu que nous avions envie de partager avec vous aujourd'hui, ce volcan, ce Kawah Ijen, dont nous souhaitions vous parler. aujourd'hui. J'espère que cet épisode vous a plu, vous a sensibilisé peut-être à cette découverte du kawaïdjien à Java. N'oubliez pas de partager cet épisode avec d'autres personnes. Bien sûr que suivant les personnes qui ont vécu le kawaïdjien, les sentiments, les émotions, l'expérience sera différente. Donc à chacun son expérience. Nous partageons la nôtre. Ça fait longtemps que nous faisons cette ascension, que nous accompagnons des voyageurs pour découvrir non seulement le kawaïdjien mais aussi le mont Bromo, le mont Batur, plein d'endroits absolument magnifiques. Et puis aussi, vous le savez, nous proposons aussi Flores, la Sulawesi, nous proposons Sumatra aussi, Langbok, donc il y a plein d'endroits à visiter. Nous partageons avec vous, avec grand plaisir, notre expérience, nos coups de cœur aussi. Et là, aujourd'hui, c'était le Kawaïdjian. N'oubliez pas de laisser des étoiles, s'il vous plaît, sur Apple Podcast, sur Spotify. C'est important de savoir que vous appréciez ces épisodes de... d'Amanaska Bali. Et puis nous nous retrouverons très bientôt pour un nouvel épisode qui sera peut-être un peu plus pratique, mais qui vous permettra là aussi de mieux organiser votre voyage à Bali ou en Indonésie. A très vite. Merci.