Speaker #0Ambition 42, le podcast qui cultive l'esprit entrepreneurial ligérien. Ici, on parle de stratégie business, de vision, de choix et d'apprentissage, mais aussi de parcours de dirigeants qui ont entrepris dans la Loire. Ambition 42, cultivons l'esprit entrepreneurial 100% made in Loire. Bonjour à tous et bienvenue dans Ambition 42. Encore un nouvel épisode où je serai en solo. Et oui, c'est l'été, donc je garde les épisodes avec nos chers dirigeants pour très bientôt, on reprend le rythme classique à la rentrée. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet que j'entends très souvent dans le cadre de mes échanges avec des prospects ou des clients, notamment les dirigeants TPE. Et c'est le sujet du bouche-à-oreille. Alors, très souvent, quand je pose la question d'où viennent vos clients, on répond, c'est de bouche à oreille, on est recommandé, etc. Donc, ils sont très fiers, les dirigeants, en question. Mais ce que je peux comprendre tout à fait, ce qu'ils ont raison de l'être, quand on est recommandé, c'est que ça peut être une vraie fierté. Ça veut dire que les clients sont satisfaits, qu'on a noué des relations de confiance avec des partenaires ou un réseau local. Donc, c'est top et ça veut dire qu'on a une bonne réputation, que ça fait longtemps qu'on est là, qu'on travaille bien. Mais cette force peut aussi cacher une forme de dépendance. Et c'est de ce sujet-là que j'aimerais qu'on parle aussi dans cet épisode, voir en quoi le bouche-à-oreille est vraiment puissant, quels risques il représente dans certains cas, histoire de vous donner des clés pour qu'il devienne un vrai moteur de croissance et pas un risque du point de vue commercial. Alors d'abord, pourquoi le bouche-à-oreille est si puissant ? C'est très puissant parce que ça repose sur la confiance. En fait, quand on est recommandé, S'il y a une délégation de confiance qui est transmise à votre entreprise, et donc ça c'est top, ça permet vraiment de rassurer un prospect avant même le premier contact en fait. Donc pour ce prospect-là, ça lui réduit vraiment son risque. Il a l'impression que si on lui a recommandé une entreprise ou une personne, du coup il prendra moins de risques. Par exemple, si un particulier a... a eu une recommandation de son voisin pour le choix d'une personne qui lui a mis en place sa clim, du coup, il aura beaucoup plus de chances d'aller vers cet opérateur-là, vers la personne ou cet artisan en question, parce qu'il aura vu la clim même chez son voisin et que son voisin lui aura dit qu'il était hyper content. Donc, pour lui, il prend moins de risques à faire ce choix-là qu'un autre. Ça accélère aussi la prise de décision. Parce que, par exemple, un commerçant qui veut changer le logiciel de caisse, il va demander à un de ses voisins commerçants. Le commerçant dit, moi, j'ai telle marque. Ça va lui faire gagner énormément de temps parce que normalement, qu'est-ce qu'il aurait fait ? Il aurait essayé de chercher un peu partout, à droite, à gauche, sur Internet, faire une liste, après sélectionner, faire des choix, comparer, aller regarder les avis. Alors que si finalement, à côté de moi, j'ai un commerçant, mon copain commerçant qui est hyper content de son logiciel de caisse et qu'en gros, il a les mêmes applications que celles dont j'ai besoin, finalement, ça va me faire gagner du temps et c'est très bien. Ça permet aussi souvent d'apporter des prospects qui sont mieux qualifiés. Mieux qualifiés, ça veut dire que très souvent, c'est pile poil le prospect dont vous avez besoin. Il y a un industriel, par exemple, qui recommande systématiquement à un prestataire dans la maintenance, toujours le même à un autre industriel. Du coup, c'est top parce que vous, vous êtes le prestataire en maintenance et vous travaillez uniquement avec l'industrie. C'est pile poil vos clients, donc c'est top. Vous êtes confrontés aux mêmes problèmes, vous savez comment les régler. Du coup, c'est quand même vachement confortable. Et bien sûr, ça valorise la qualité réelle de votre travail. Donc ça, c'est très agréable. Ça récompense vraiment. Votre fiabilité, la ponctualité dans certains cas, la qualité de votre service, la clarté de comment vous travaillez ou le type de relation client que vous nouez. Donc, c'est vraiment une partie de cette confiance qui est déléguée du client vers votre entreprise. Donc, c'est un vrai, vrai capital important pour l'entreprise de bouche à oreille. Par contre, il peut devenir aussi une forme de dépendance. Alors, le problème, ce n'est pas le fait d'être recommandé ou que le bouche à oreille fonctionne. On ne va pas s'en passer, évidemment. Mais si c'est la seule source d'acquisition pour des nouveaux clients, c'est extrêmement dangereux. Parce que là, on ne pilote pas le développement de son activité quand on est dépendant du bouche à oreille. Parce que le bouche à oreille, il va dépendre de la mémoire de vos clients ou des personnes qui vous recommandent, et ils peuvent vous oublier. De leur réseau à eux, est-ce qu'il est petit, moyen, grand, étendu, de qualité ? De leur capacité aussi à expliquer votre offre ou vos produits. Et ce n'est pas nos commerciaux, donc ils ne sont pas aussi bons qu'eux. Et puis même de l'envie de parler de votre entreprise. Ils ne pensent pas à vous, H24, ce n'est pas leur métier de vous vendre. Donc, tant que les demandes arrivent, qu'il y en a suffisamment et que le bouchoir à rail est grand, ça peut paraître assez solide comme système, en tout cas pour votre entreprise. Mais dès qu'il y a un changement, soit dans les personnes, soit dans le nombre de personnes qui recommandent ou dans les partenariats, ou qu'il y a quelque chose qui change, rapidement, ça peut fragiliser votre activité. Un exemple concret. Un plombé qui bosse avec, on va dire, quatre agences, qui sont des syndicats de copropriétés. C'est un truc qu'on voit assez régulièrement. Ça bosse super bien, c'est un bon artisan, il sait de quoi il parle, il dépanne, il n'y a pas de problème, il vient à toute heure, on peut compter sur lui, il est très bon. Donc, effectivement, les gestionnaires de ces quatre copropriétés vont très régulièrement le solliciter pour toutes les copropriétés qu'ils ont dans leur portefeuille. Et puis, un jour, qu'est-ce qui se passe ? Il y a un... un des syndics qui est racheté par un syndic national, Imo de France, pour ne pas les citer. Et ce syndic, il a déjà noué, enfin ce groupement, a déjà noué des partenariats avec des entreprises nationales qui bossent un petit peu partout en France, et du coup, qui s'occupent de la plombier notamment. Et du jour au lendemain, notre plombier se retrouve avec un quart de son chiffre d'affaires dans les chevaux. Donc c'est quand même un gros morceau. Quand on est artisan et qu'on a des équipes, il faut que ça travaille à plein. Donc, on peut se retrouver d'un coup avec une baisse de chiffre d'affaires conséquente qui va directement à la rentabilité d'entreprise. Pareil, une entreprise de maintenance qui dépend d'un directeur technique dans une usine. Très souvent, il intervient dans cette usine-là à chaque fois qu'il y a un problème parce que le responsable technique lui fait confiance. Ça fait longtemps qu'ils travaillent ensemble, ça fait dix ans et tout se passe bien. Et puis, du jour au lendemain, qu'est-ce qui se passe ? Le responsable technique s'en va, il va dans une autre entreprise, dans une autre région et c'est un autre responsable technique qui arrive. et ce responsable technique, ça ne passe pas. Le courant ne passe pas. Du jour au lendemain, il n'y a plus de travail avec cette société-là, cette entreprise-là. Donc, c'est prendre un risque énorme de tout miser là-dessus. Les cinq limites. Un, il est imprévisible. C'est-à-dire que d'un mois sur l'autre, vous pouvez avoir plus ou moins de recommandations. Le bouche-à-oreille va plus ou moins fonctionner. Sauf que vos charges, elles ne varient pas fixe, en tout cas, énormément d'un mois sur l'autre. Donc, il faut bien que votre activité soit étale. En tout cas, vous couvriez vos charges le plus possible, en tout cas. d'un mois sur l'autre. Donc, c'est compliqué quand on ne peut pas avoir la vision sur ce qui va se passer. Ça complique les recrutements, vos investissements, qu'est-ce que je vais faire le mois d'après, quelles décisions je vais prendre pour le bon développement. C'est trop vague. Autre chose, les clients, ils n'expliquent pas forcément très bien exactement ce que vous faites. Ils ont tendance à simplifier. Et c'est normal, comme je disais précédemment, ils ne sont pas vos commerciaux, ils ne sont pas formés à vous vendre. Donc, ils vont avoir tendance à simplifier. Vraiment vos compétences. Exemple, moi très souvent, on va dire, Marlène, elle va t'aider dans ta communication pour te rendre visible. C'est bien parce que c'est en partie ce que je fais. Mais dans les faits, moi ce que je fais, c'est que j'aide mes clients à attirer plus de clients pour eux en construisant vraiment un parcours client qu'ils vont pouvoir piloter. Et c'est un peu différent quand même. Je donne un autre exemple. Si on dit, va le voir lui, c'est un super informaticien. En effet, cet informaticien, ce n'est pas ce qu'il fait, il n'est pas un informaticien. En fait, il est spécialisé dans les cyberattaques. Donc, ce n'est pas pareil, vous comprenez. Ou alors encore une entreprise du bâtiment. Celle-ci, c'est une super bonne entreprise du bâtiment, tu peux y aller les yeux fermés, super appelé si tu veux faire ça. Ok, très bien, sauf qu'en fait, l'entreprise, la super entreprise du bâtiment, peut-être qu'elle est spécialisée dans la façade. Comme ça, on se dit, ce n'est pas grave, ce n'est pas très très grave, on explique quand on a le procès en face. Sauf que c'est du temps que vous allez perdre, c'est des prospects qui ne sont pas qualifiés pour le coup. voire même, ça limite la perception qu'on a de votre spécialisation. Parce que si vous êtes spécialiste dans un domaine que ce n'est pas expliqué quand on vous recommande, le prospect en question, il avait besoin spécifiquement de cette spécialisation. Ce n'est pas forcément très clair au moment où la personne qui vous recommande en parle. Il va peut-être aller voir ailleurs. Et ça, vous ne le saurez pas forcément. Donc quand même, vous risquez d'être sollicité soit par des mauvaises personnes, soit de ne pas être du tout sollicité parce que justement, la personne qui vous a recommandé l'a entre guillemets mal fait. C'est difficile de lui reprocher quand même parce que ça partait d'un bon sentiment. Ensuite, le bouche à oreille, ça vous enferme un petit peu dans un même cercle. C'est normal parce que les recommandations, elles viennent toujours du même type de personnes, de clients. Donc exemple, si moi, je suis restaurateur et que j'ai un copain restaurateur qui me demande de nettoyer le travail, je vais lui recommander cette société de nettoyage. La société de nettoyage va donc recevoir systématiquement des recommandations et c'est des restaurateurs qui vont venir demander à travailler avec eux. Très bien. Sauf que si j'ai décidé d'élargir un peu mes cibles et que je veux travailler maintenant, par exemple, avec des cabinets médicaux parce que j'ai identifié que j'utilisais des produits qui pouvaient tout à fait correspondre à leurs besoins et que c'est un besoin émergent, je ne vais jamais être recommandée sur cette cible-là. Parce que je n'ai pas de réseau, je n'ai pas construit de notoriété ou de visibilité auprès de cette cible-là. Donc, on est un peu enfermé, ça nous empêche d'élargir un peu ou d'attraper de nouveaux marchés en tout cas. Ça crée aussi une forme de zone de confort qui est un peu piégeuse. C'est sûr que c'est super agréable d'avoir régulièrement des recommandations qui tombent toutes seules, le téléphone qui sonne, le carnet qui se remplit, c'est top. Sauf qu'en fait, ça empêche aussi de se poser les bonnes questions. Si on ne se force pas à le faire ou s'il n'y a pas quelqu'un qui nous oblige à le faire ou si ce n'est pas un réflexe, notamment sur la partie stratégie commerciale. même si on reçoit des clients intéressants via les recommandations. Est-ce que c'est les bons clients ? Ou en tout cas, est-ce que c'est la cible idéale ? Parce qu'une cible sur laquelle vous avez eu beaucoup envie de travailler à un moment donné, peut-être que ce n'est plus exactement la même maintenant, ou celle que vous prévoyez pour les mois à venir. Est-ce que ce sont les missions ou les produits les plus rentables que vous vendez, grâce à ces recommandations-là ? Parce que vous passez peut-être à côté aussi de tout un segment de votre offre ou de produits qui pourraient être beaucoup plus rentables. que celles que vous avez pour l'instant, même s'ils rentrent entre guillemets un peu seuls ? Est-ce que c'est les prestations ou les produits que vous voulez développer, sur lesquels vous avez misé votre avenir ? Donc voilà, ça évite de se poser ces questions-là, parce que comme ça rentre, c'est facile et puis c'est gratuit, entre guillemets. Est-ce qu'on re-challenge notre stratégie commerciale vis-à-vis du marché, des évolutions de marché, de notre concurrence ? Pas forcément. Donc c'est un risque qui ne nous permet pas de sortir de notre zone de confort. Dernier point, on est extrêmement dépendant. de relations humaines. Un exemple, c'était un prospect avec lequel j'ai échangé qui me disait, bah oui, nous c'est les recommandations, c'est le bouche à oreille qui fonctionne très bien, ok, il me dit, je sais, madame, mais alors elle, c'est dingue, elle nous recommande au moins 5-6 fois par an, mais sans problème, etc. J'ai fait énormément de chiffres avec elle, c'est trop bien, etc. Top ! Sauf que si madame, machin, justement, elle déménage, ou elle part à la retraite, ou elle part dans le sud à la retraite, ou elle décède. C'est horrible ce que je dis. Mais du jour au lendemain, c'est du chiffre qui disparaît. Donc, ce n'est pas un système en fait. C'est chouette d'avoir des relations, construire des relations fortes qui sont basées sur la confiance qu'on vous porte, sur la qualité de votre travail, sur le fait qu'on peut vous faire confiance, etc. Mais c'est risqué. Une relation humaine, elle est soumise à du changement. Ça peut être aussi un conflit. On peut avoir finalement un partenaire avec lequel on travaillait très bien. notamment dans le BTP, souvent un plaquiste, il connaît un peintre, il connaît un plombier, etc. Et souvent, il y a des petits crews, des petits teams comme ça qui se créent, qui sont très utiles pour prendre des gros chantiers, souvent à plusieurs en plus. Sauf que s'il y a un problème dans la relation humaine et qu'il y en a deux qui vont au clash, par exemple, ça peut vraiment créer du mouvement et avoir des conséquences sur le développement de votre activité et votre chiffre d'affaires. Donc, c'est un des risques. Fini les recommandations, fini le chiffre. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'en fait, le bouche à l'oreille, ça ne va pas remplacer une vraie stratégie marketing et commerciale. Parce que ça ne permet pas de piloter sa croissance, en fait. Une stratégie marketing et commerciale, elle sert à ça. Elle permet d'attirer les clients qu'on a envie d'attirer, qui sont les plus rentables, ou d'aller chercher une nouvelle cible ou un nouveau marché. Ça permet de développer plus telle prestation ou tel type de produit, d'aller chercher un secteur d'activité qu'on a envie de cibler, parce que c'est là où on aura peut-être le plus d'opportunités ou les plus rentables pour notre activité, et d'avoir un positionnement. à défendre. Le bouche à oreille, ça entretient surtout ce que le marché connaît déjà de vous, en fait. Donc, il ne suffit pas souvent d'avoir ça pour notamment, si vous voulez lancer de nouvelles offres, de nouveaux produits, changer de cible et faire évoluer votre positionnement parce qu'il y a un nouvel entrant, un nouveau concurrent qui vient vous bouffer des parts de marché. Voilà. Donc, ce n'est pas une vraie stratégie. Par exemple, vous êtes un traiteur. Un traiteur, il est spécialisé dans les mariages, c'est top. Sauf qu'il y a de moins en moins de mariages, a priori. Bien. Je ne suis pas sûre, ce n'est pas forcément fiable. Admettons, si les gens se marient de moins en moins, par exemple, il faut quand même continuer à développer son activité ou en tout cas trouver d'autres relais pour faire du chiffre qu'on perdrait sur ce segment de marché. Et par exemple, il veut développer des événements d'entreprise. S'il n'avait que des gens qu'il recommandait sur la partie mariage, ça va être compliqué de développer cette activité-là avec le réseau actuel et en comptant uniquement sur le bouche à oreille. C'est une super base, en fait, parce que vraiment, le bouche à oreille, c'est votre réputation, en fait. Donc, c'est top. Une stratégie commerciale, elle permet vraiment d'orienter votre stratégie, en fait, au service, je le dis, de votre entreprise et pas de dépendre d'un actif qui est très utile, très agréable à avoir, mais qui n'est pas fiable et que vous ne pilotez pas, en fait. Vous ne pouvez pas piloter les gens qui vous le recommandent. Donc, on peut quand même transformer le bouche à oreille. comme une forme d'accélérateur. Il ne faut absolument pas le mettre de côté. Par exemple, pour bien l'utiliser, vous pouvez, dans un premier temps, demander pourquoi les clients vous recommandent. Très souvent, on note au mieux, on note le nombre de recommandations qu'on a, on demande, mais qui vous a dit de nous appeler ? C'est gentil, c'est qui ? Comme ça, on a un nom, un prénom, et c'est l'occasion de dire merci à lui. Donc ça, c'est top. Mais ce qui est bien, c'est d'essayer d'identifier vraiment les vraies raisons qui ont poussé ce prospect, même recommandé, à venir à vous. Parce que ça vous permet de savoir. Qu'est-ce que votre client a dit de vous ou votre partenaire ? Donc de vérifier, ben… Quels sont les mots qui sont utilisés ? Quel est le point particulier ou les deux, trois points qui ont fait la différence et qui ont donné vraiment envie au prospect de décrocher son téléphone pour aller jusqu'à vous contacter pour demander un devis, par exemple ? Et c'est des choses que vous allez pouvoir utiliser dans votre stratégie de communication, dans le discours commercial aussi, c'est-à-dire dans ce que pourront dire vos commerciaux, ce que vous allez mettre sur votre site Internet, et peut-être même qui vont vous permettre d'affiner votre positionnement pour vraiment mettre en avant des éléments de différenciation que vous n'aviez même pas perçus. Autre élément, vous pouvez aussi... aider votre réseau à bien vous recommander. Vous rendre plus facile à recommander en étant plus lisible. Donc c'est bien aussi de donner des billes à votre réseau pour vous recommander en disant clairement qui vous aidez, quels problèmes vous résolvez et pas juste ce que vous faites. Parce que quand un dirigeant d'entreprise va recommander à un expert comptable, c'est pas juste pour le tarif, ça peut, mais c'est pas ça. Ça va être parce que lui, il lui a confié des chiffres qui sont importants pour lui. une partie de son activité, un regard extérieur dont il avait besoin. Et c'est ça, en fait, le problème qu'on résout. C'est d'avoir confiance, avoir un tiers de confiance qui va nous aider peut-être à prendre du recul sur nos chiffres. Ou alors, c'est peut-être que pour lui, c'est le fait de se sentir sécurisé sur le fait qu'il va être respecté le cadre de la loi en faisant toutes ses déclarations dans les temps, sur la TVA, le compte de résultats, etc. Parce que ça stressait de ne pas être correctement accompagné dans ces étapes-là. qui sont obligatoires et légales. Voilà, donc c'est quel problème je résous, et dans quelle situation il faut penser à vous, spécifique. Parce que ça veut dire, on dit qu'il y en a d'autres dans lesquelles il ne faut mieux pas penser à vous parce que ce n'est pas là où vous êtes le plus bon ou où vous êtes le meilleur. Parce que très souvent, sinon ça revient à avoir une description qui est très large et vague, et du coup, c'est ce que je disais tout à l'heure, ça ne vous permet pas d'avoir des prospects qualifiés. Du coup, vous avez perdu du temps et de l'énergie à répondre à des demandes qui ne sont pas celles que vous aimeriez avoir. Troisième point, il faut rendre visibles les preuves. Parce que toute cette bonne réputation que vous avez mise dans, qui permet d'activer ce bouche à oreille, vous pouvez le transformer en plein de choses, en éléments vraiment concrets qui vont vous servir à développer votre activité. Ça peut être des témoignages clients, des avis clients, des études de cas, des photos de réalisation, des avant-après par exemple, des explications de votre méthode spécifiquement ou des retours d'expérience de vos clients en vidéo ou à l'écrit, dans un blog, etc. Donc ça permet vraiment de montrer actuellement ce qu'aime. vos clients chez vous. Du coup, ça participe aussi de valoriser ce fameux bouche à oreille. Autre conseil majeur à bien retenir, ne mettez pas tous vos yeux dans le même panier. Le bouche à oreille, c'est top, mais il faut développer d'autres leviers d'acquisition. Le but, ce n'est pas d'être partout parce que ça n'a aucun sens. Vos clients ne sont pas partout et il faut faire les choses dans l'ordre. Mais c'est vraiment de construire plusieurs portes d'entrée pour créer un vrai parcours client que vous maîtrisez par vous-même. Les recommandations en font partie, c'est un levier d'acquisition, mais il y en a d'autres. Le partenariat, le référencement sur Google, la stratégie de communication sur LinkedIn, un site internet, créer des événements ou participer à des salons, avoir une newsletter, travailler votre réseau professionnel, être membre de club business, il y en a plein. Si vous dépendez uniquement du bouche à oreille, c'est un vrai risque pour votre activité parce que dès qu'il va réduire, votre chiffre d'affaires va réduire aussi. Autre conseil, suivre l'origine réelle de ces recommandations. Parce que, comme je disais tout à l'heure, très souvent, on pose la question de savoir qui vous a parlé de nous, etc. Pour avoir cette information-là qui est cruciale aussi. Mais c'est très bien aussi de poser d'autres questions du type « Et après, est-ce que vous êtes quand même passés sur notre site ? Est-ce que vous êtes allés voir ce qu'on faisait quand même avant de nous appeler ou pas ? Est-ce que vous avez vu qu'on était présent là ? Est-ce que vous aviez compris qu'on vous avait fait l'offre aussi ? » C'est bien d'avoir tous ces éléments d'information dans la granularité parce que très souvent, le parcours d'un client, ce n'est pas « on vous recommande, il vous appelle, vous vendez » . Il est beaucoup plus mix, hybride, entre le digital, le non-digital, etc. Et c'est important de comprendre par où passent vos prospects. C'est sûr que le bouchoirail, ça va raccourcir ce parcours-là, c'est certain. Mais par contre, c'est bien de comprendre qu'ils peuvent aller à plusieurs endroits. Et là, il y a un enjeu de cohérence. évidemment. Donc n'hésitez pas à poser aussi ces questions-là pour mieux le comprendre. En fait, l'idée, c'est de ne pas opposer le bouche à oreille qui est très bien avec d'autres sources d'acquisition pour trouver des nouveaux clients, mais c'est plutôt de se servir du bouche à oreille pour renforcer les autres leviers d'acquisition, pour créer vraiment de la confiance. Parce que la grosse vertu quand même du bouche à oreille, c'est quand même qu'il est gratuit, presque. En tout cas, il coûte moins cher que d'autres leviers payants où il met par contre beaucoup de temps à s'activer. Ce n'est pas du jour au lendemain que vous créez une réputation qui vous permet d'avoir un bouche à oreille qui génère vraiment des opportunités. Mais en tout cas, financièrement, ce n'est pas payer une publicité pour la radio ou ce que je veux dire. Il y a des leviers payants qui sont... qui accélèrent aussi, mais qui demandent un investissement financier différent. En tout cas, le fait d'avoir ce bouche à oreille, de l'exploiter au maximum, de s'en servir aussi pour avoir des éléments de preuve, ça vous permet vraiment de transformer cette confiance en accélérateur et ça va faciliter la vente. Donc l'objectif, c'est vraiment de transformer ce bouche à oreille en actif commercial, pas juste en truc qui tombe tout seul, qui est une variable un peu aléatoire, trop aléatoire. Mais ça n'empêche pas, bien sûr, votre entreprise de faire l'effort d'avoir vraiment une stratégie marketing et commerciale et donc de clarifier son message pour qu'on comprenne bien ce qu'elle fait, etc. D'apporter des éléments de preuve, de rendre son expertise un maximum lisible et visible au-delà de tous ceux qui pourraient la prescrire, via des recommandations en activant le bouche à oreille, bien sûr, et aussi de diversifier vos sources d'acquisition client pour éviter d'être dans cette dépendance. Pour faire simple, le bouche à oreille... C'est top, c'est une vraie force. Si vous en avez, c'est une belle récompense de tout le travail que vous avez fourni. Généralement, c'est parce que ça fait longtemps que vous êtes là, que vous travaillez bien, que vous êtes reconnus pour la qualité de votre travail, etc. Mais il reste extrêmement imprévisible. Il est difficile à contrôler et vous dépendez de relations humaines qui sont elles-mêmes insensibles, on va dire. Et ça limite parfois votre croissance aussi. Donc, vous pouvez l'amplifier, trouver des leviers pour l'amplifier, on en a parlé. Mais il ne faut pas le subir. Il ne faut pas attendre que ça tombe sans savoir d'où ça vient, ni comprendre exactement pour reprendre vraiment la main sur le développement de votre activité. Ça doit devenir un vrai accélérateur et pas une dépendance, pas un boulet au pied. Pour vérifier un peu si vous êtes dépendant ou pas, justement, du bouche à oreille et des recommandations, posez-vous cette question. Elle est assez simple. Si pendant trois mois, il n'y avait plus une seule recommandation qui tombait, où en serait votre chiffre ? Au revoir. Et posez-vous peut-être derrière aussi, d'où viendraient vos autres clients ? Est-ce que vous le savez ? S'il y avait quand même des clients qui venaient. Le bouche à rail, c'est un capital précieux, donc prenez-en soin. Il faut vraiment s'en servir aussi pour l'activer et l'amplifier. Prenez soin de votre réseau, ça c'est sûr, mais une entreprise qui se veut solide ne laisse pas toute sa croissance entre les mains d'autres personnes en fait. Elle la construit, elle travaille son propre. parcours d'acquisition, le chemin par lequel vont passer ces nouveaux clients pour arriver jusqu'à la vente et même jusqu'à la fidélisation. D'ailleurs, si vous voulez tester votre parcours, je vais mettre dans les ressources de cet épisode un diagnostic offert. Vous avez juste à cliquer, ça vous renvoie vers une petite application. Vous répondez à quelques questions, ça vous donnera déjà un premier diagnostic rapidement comme ça. Ça vous donnera quand même une idée de là où vous en êtes. Souvent, c'est assez étonnant la réponse. N'hésitez pas à l'utiliser, c'est fait pour ça. En tout cas… J'espère que vous avez apprécié cet épisode. Merci de l'avoir écouté. C'est le dernier épisode de la série de l'été 2026 qui est un petit peu plus légère. C'est mon deuxième épisode en solo. J'espère qu'il vous a plu. Ce n'est pas facile cet exercice. C'est plus sympa d'ailleurs d'avoir des dirigeants en interview. Et c'est ce qu'on recommence à partir du prochain épisode dans 15 jours. A bientôt. Merci pour votre fidélité. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à le télécharger, à le partager ou à laisser un avis. C'est ce qui permet aux podcasts et aux entreprises de la Loire de continuer de rayonner. On se retrouve bientôt dans un prochain épisode pour cultiver ensemble l'esprit entrepreneurial. En attendant, rendez-vous dans les ressources de l'épisode pour prolonger la discussion. A très vite dans Ambition 42 !