- Speaker #0
Coucou maman !
- Speaker #1
Coucou !
- Speaker #0
Bienvenue à tous dans ce nouvel épisode du podcast Après l'orage, le podcast qui parle des humains, qui inspire d'autres humains. Et aujourd'hui, j'ai la grande chance d'avoir pour invité ma maman ! Qui est une des femmes les plus inspirantes de mon entourage et qui était évidemment une femme que j'avais envie d'interviewer ici. Alors, je vais essayer de me la jouer à la Lorraine Bastide pour celles qui ont la rêve en te présentant. Toi, t'as pas la reine, donc j'ai pas la reine du tout. Même si j'aurais jamais la carrière de la reine. Alors, tu t'appelles Anne. Tu as grandi dans l'Est de la France, que tu n'as jamais quitté. Où tu as rencontré l'amour de ta vie, qui est mon papa. Vous avez eu trois enfants incroyables. Je rigole, mais on en parlera quand même, car je sais que ton rôle de maman est un rôle que tu prends très à cœur. Et qui te prend aujourd'hui encore beaucoup de place.
- Speaker #1
Bien que tes enfants soient grands.
- Speaker #0
T'as commencé à travailler tôt. en tant qu'ASH à l'hôpital et t'as fini par reprendre tes études à l'aube de tes 50 ans pour vivre le métier de tes rêves, être soignante. Depuis lors, tu travailles en soins intensifs d'hématologie. Je me suis pas trompée ?
- Speaker #1
Non, non, c'est ça.
- Speaker #0
Et tu es une vie, donc on va parler ici dans ce podcast. Mais toi, comment tu te présenterais ? Comment tu te décrirais en quelques mots ?
- Speaker #1
Je crois que t'as tout dit, non ?
- Speaker #0
C'est parce que je pense que je te connais, hein ?
- Speaker #1
Bah, parmi nous, c'est un peu compliqué. C'est plus facile quand c'est les autres.
- Speaker #0
Bah oui, forcément.
- Speaker #1
Donc ça c'est un exercice que je ne sais pas faire
- Speaker #0
Ma première question ça va avec Après l'orage c'est quoi ta météo du jour ? Comment tu te sens ? Comment tu vas en ce moment ?
- Speaker #1
En ce moment ?
- Speaker #0
Oui
- Speaker #1
J'ai envie, je suis quelqu'un de très optimiste Mais en ce moment c'est un peu compliqué Oui
- Speaker #0
C'est un peu une épreuve quoi Oui
- Speaker #1
Mais c'est ok Oui c'est ok c'est sûr
- Speaker #0
Et là, tout de suite maintenant, tu te sens comment ?
- Speaker #1
Un peu stressée, donc parler à ce truc-là, c'est pas ce qu'on a l'habitude.
- Speaker #0
Je fais comme si tu ne lui parlais pas, comme s'il n'y avait que moi.
- Speaker #1
C'est tout, ok.
- Speaker #0
J'ai envie de commencer par une question un peu spéciale, mais je trouve que c'est en disant sur les gens. Quand tu étais enfant, tu rêvais de quoi ?
- Speaker #1
Moi, je rêvais d'être mariée, d'avoir des enfants, ce que j'ai là. Et je rêvais... Bah rien de plus en fait.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
Ouais, d'avoir une famille.
- Speaker #0
Ça a toujours été ton rêve ?
- Speaker #1
Ah, ça a toujours été mon rêve.
- Speaker #0
Ah, c'est chouette ça.
- Speaker #1
Et j'ai toujours voulu trois enfants parce que j'étais fille unique. Et ça m'a beaucoup, beaucoup, beaucoup manqué de ne pas avoir de frères et sœurs. Bon après, maman était à ce temps de maternelle, donc du coup j'ai toujours été élevée avec des autres enfants. Donc je ne suis pas le tempérament d'une fille unique.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et j'ai rencontré Nelly, ma petite sœur de cœur. Maman l'a gardée petite. Et encore maintenant, on ne s'est jamais quitté.
- Speaker #0
C'est beau ça. J'adore. Et puis, après, un petit peu plus tard, quelle jeune femme t'étais quand tu as rencontré papa ? Parce que tu l'as rencontré super tôt. Est-ce que tu étais une jeune femme qui avait confiance en elle ? Comment tu voyais la vie, toi, cette année-là ?
- Speaker #1
Je l'ai rencontrée, en fait. je voulais plus entendre parler de garçons parce que j'avais une énorme déception amoureuse et je m'étais dit mais plus jamais et le mois d'après je tombe sur mon petit Alsacien et ça a été le coup de foudre tout de suite je l'ai adoré avec sa petite moustache qui d'ailleurs Au revoir. Il n'a pas le droit de l'enlever parce que je ne l'aime plus.
- Speaker #0
Est-ce que tu étais une jeune femme qui avait confiance en elle ?
- Speaker #1
Pas du tout. Après, je suis quelqu'un qui n'a jamais eu confiance. Je n'ai jamais eu confiance en moi depuis toute jeune. Après, j'ai une personne qui, derrière moi, me boostait énormément. C'était ma marraine. Heureusement qu'elle était là, d'ailleurs. Parce qu'elle m'a fait faire plein de choses que je n'aurais jamais pensé faire. C'est vraiment là. Mais la confiance en moi, ouf. Bien sûr, maintenant, pas toujours.
- Speaker #0
Et à cette époque-là, directement, du coup, ça a été une évidence que tu avais envie de faire ta vie avec papa et que tu avais envie d'avoir des enfants avec papa et tout ça ?
- Speaker #1
Ah mais carrément, carrément. Je ne me suis même pas posé de question. Quand je l'ai vue, j'ai dit c'est lui, en fait.
- Speaker #0
Ah, wow. Ouais,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
C'est tous les hommes des rêves.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et quand tu as eu tes enfants, comment ta vie a changé puisque tu les as eus quand même assez jeunes ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment tu l'as vécu ?
- Speaker #1
Moi, j'ai super bien vécu. C'était le rêve de ma vie. Très présente pour eux, tout petit. Un petit peu à même délaissé, un petit coup à papa. Un petit peu papa ! Mais pour moi, c'était le plus important. J'ai tout donné. Je pense, en fait, je pense.
- Speaker #0
Bah oui.
- Speaker #1
Personne n'est parfait.
- Speaker #0
Ah bah non, c'est sûr. Et puis, t'avais quand même que...
- Speaker #1
J'avais 23.
- Speaker #0
23 ans, c'est jeune quand même, 23 ans. Oui. Comment on apprend à être maman à 23 ans ?
- Speaker #1
On n'apprend pas. On vit sur le temps. Après, ma première, toi, t'étais tellement facile, tellement adorable, que je me suis dit, allez, je recommence tout de suite. Sauf que j'ai eu le numéro 2, mais c'était pas le même. C'était différent, Nicolas. Je suis ménagère. Je me suis dit, pourquoi c'est pas comme Marion ? Bon, on a fait avec. Et puis, Marie est venue bien plus tard. Parce que papa travaillait sur Paris. J'étais toute seule avec vous deux. Et on s'était dit, on fera le troisième. Le jour où il reviendra, il sera buté. Puis, on a eu Marie. Et puis, vous étiez beaucoup là pour Marie. Quand elle faisait des conneries, vous la défendiez toujours. Je disais, arrêtez, laissez-la tranquille. On va en chier après, excusez-moi du terme. Ça n'a pas loupé.
- Speaker #0
Mais maintenant, Marie, c'est une jeune femme absolument génialiste.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Je te parle de quand tu nous as fait.
- Speaker #0
Oui, quand on était petit. Aujourd'hui, tes enfants sont grands. Comment on vit son rôle de maman de jeunes adultes qui entrent dans la vraie vie ? Et dans un monde comme le nôtre ?
- Speaker #1
Alors déjà, mon rôle de maman, il n'a pas changé. Je suis toujours aussi présente. Après, je pense que je ne suis pas une maman intrusive. Je vous laisse énormément de place. Je pense que si vous avez besoin de moi, vous venez. Mais ce n'est pas moi qui ne vais pas trop vous enquiquiner en fait. Je ne viens pas trop trop auprès de vous. Mais dès que vous m'appelez au secours, arrive.
- Speaker #0
Et ça te prouve beaucoup d'inquiétude ?
- Speaker #1
Énormément. La vie est compliquée, donc beaucoup d'inquiétude. Après, beaucoup d'inquiétude par rapport à vos vies, par rapport aux difficultés que vous avez. Marie, par rapport à ses petits soucis qu'elle a eus, avec Lou qu'elle a perdu.
- Speaker #0
Pour vous contextualiser, ma petite sœur a perdu son bébé à sa naissance l'année dernière.
- Speaker #1
Donc voilà, ça c'est de voir la tristesse de ma fille et de mon gendre, c'est très difficile. J'aimerais bien pouvoir leur prendre cette tristesse. En même temps, moi j'y suis énormément aussi. Donc voilà, ma fille Marion qui a ses côtés de santé mentale un peu compliqués, qui me cause énormément de soucis aussi, qui m'inquiète énormément. Après, j'essaie de rester positif, très très épaulé par papa.
- Speaker #0
Par papa, oui.
- Speaker #1
Et puis voilà, mon Nico qui est parti sur les routes avec son boulot, qui là pour l'instant je le trouve super équilibré. Après, je suis fière de mes trois enfants. Et je pense qu'en tant que maman, on s'inquiète quand ils sont petits, on s'inquiète quand ils sont grands et quand vous serez encore plus vieux. Moi, encore plus vieille ! Je serais peut-être faite mœur pour vous.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Mais ouais, ça a grandi petit souci, petit, petit souci, grand, grand souci. Mais je confirme.
- Speaker #0
Ouais, bah ouais. Je confirme. Et comment t'arrives à trouver ton rôle de femme au milieu de tout ça ?
- Speaker #1
En fait, pour moi, mon couple, il est super important. Moi, ça fait 32 ans que je suis avec papa. On a eu des hauts et des bas parce que les bas, c'était surtout parce que la routine nous bouffait.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et euh... Je ne voulais pas que ça nous pourrisse. Je pense que c'est super important de chouchouter son couple. C'est pour ça que même quand vous étiez petits, on vous couchait, on se faisait des petits repas en amour. On se pendait là en bas. Et encore maintenant, on essaye de... Alors maintenant, vous n'êtes plus là, à part toi, évidemment.
- Speaker #0
Je ne vous quitterai jamais.
- Speaker #1
petite tanguy. On essaye de se faire des moments à deux, des randos, des petits repas, des restos. On essaie vraiment de garder notre complicité parce que c'est quand même pas facile. Les soucis qu'on a avec vous peuvent vite nous miner.
- Speaker #0
Bien sûr. Et là, on va parler d'ici là dont j'ai trop envie de parler. Tu as travaillé pendant plus de 20 ans. au même endroit. Pourquoi t'as voulu changer ? Et pourquoi est-ce que t'as attendu autant de temps avant de te lancer ?
- Speaker #1
Travailler pendant 28 ans. agent hospitalier. Au début, quand je suis rentrée au CHU, à l'époque, il y a en 1994, les ASH, c'est les agents de service hospitaliers, travaillaient beaucoup en binôme avec les étoignantes et moi ça m'allait très très bien. Au milieu de ma carrière, j'avais tenté de passer le concours, puis j'avais été recalée et en fait ça m'a complètement déstabilisée, j'ai dit bon, j'y arriverai jamais. Et j'ai laissé tomber, un peu déçue. Et puis ce manque de confiance en moi m'a littéralement un peu coupé les pattes. J'ai continué à bosser en tant qu'ASH. Bon, ça me plaisait parce que j'avais le contact des patients. Et au fur et à mesure du temps, on a enlevé l'accès aux patients. On n'avait plus le droit, c'était les soignantes. Et nous, il fallait qu'on reste à notre place à faire les ménages. Et moi, ça me frustrait un peu parce que j'avais bon. envie d'apporter aux gens plus que ça, en fait. Puis, je me suis donné un petit coup de pied au cul. J'ai dit, allez hop, c'est le moment, maintenant. Je dis, tu ne vas pas subir ça le reste de ta vie. Il me reste encore au moins 12 ans à faire. Et du coup, je me suis lancée. J'ai tenté et j'ai été prise à l'école d'aide-soignante.
- Speaker #0
À quel âge, dis-le ?
- Speaker #1
Eh bien, j'avais 48. 48 ans. En 1949, ouais.
- Speaker #0
Ça demande du courage de recommencer quand on a déjà une vie stable. Ouais,
- Speaker #1
c'est ça. Et puis, je me suis mis une pression de malade. Je crois que pendant un an, mon mari m'a maudit, mes enfants m'ont maudit. Parce qu'en fait...
- Speaker #0
Il était fier de toi aussi.
- Speaker #1
Ouais, ouais, mais... Mais oui, il m'a fait plaisir. J'ai mis une pression de malade. En plus, je me demandais si j'allais réussir à retenir, si j'allais... Voilà, après, parce qu'au bout de tant d'années, tu te demandes si tu vas gérer. Ce qui était pratique, je n'avais pas peur, mais c'était vraiment...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
tout ce qui était cours, théorie, tout ça.
- Speaker #0
Et tu t'es donné les moyens ?
- Speaker #1
Ah oui, je me suis donné les moyens.
- Speaker #0
Tu as beaucoup, beaucoup travaillé quand même.
- Speaker #1
J'ai énormément travaillé. Je rentrais de l'école, je m'installais dans le bureau, je bossais, je me faisais des fiches. Je me levais avec mes fiches, je mangeais avec mes fiches, je m'endormais avec mes fiches.
- Speaker #0
Je t'imaginais le courage que ça prend de faire ça à cet âge-là et pourtant tu l'as fait. J'ai un peu l'impression que c'est la première fois de ta vie où tu t'es choisie, toi.
- Speaker #1
Complètement. Je me suis choisie, moi, et je ne l'ai pas regretté. C'était une très belle aventure. En plus, à l'école, mélangée avec des petites jeunes. J'étais un peu la maman de la promo. C'était sympa, c'était chouette. Une belle aventure humaine. C'était une année particulière en émotions. Très très particulière.
- Speaker #0
Je pense qu'on va y revenir après parce que je pense que ça va rentrer dans... Toi, ça a été ton orage, il a été là. Il a été beaucoup là. Justement, je vais sauter sur le sujet puisque tu en parles. Là, c'est dans la partie du podcast qui rentre vraiment dans l'orage et dans après l'orage. Ça a été quoi ton plus gros orage, toi ?
- Speaker #1
Passer la perte de ma marraine pendant mon école. Savoir que ma marraine, c'était ma deuxième maman en fait. Très très proche, très très liée. Elle est tombée malade début janvier. Elle est décédée le 19... Perdue le 17 février. Elle a passé deux mois en réa, c'était très très compliqué. Et en fait, quand je suis rentrée à l'école de soignante, elle m'a envoyé un magnifique message pour me dire qu'elle était fière de moi, qu'elle ne doutait pas que j'allais réussir et tout ça. Et quand elle est partie, je n'ai pas arrêté de relire ce message. Je l'ai tout le temps avec moi. Et je me suis dit, tu vas voir, je vais y arriver. Je me suis accrochée. Mais c'était une tornade. Dans ma vie.
- Speaker #0
Oui, ce n'était même pas un orage, c'était une tempête.
- Speaker #1
Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Et comment tu as réussi à le traverser ? Est-ce que tu as réussi à demander de l'aide ?
- Speaker #1
Je ne suis pas du genre à demander de l'aide.
- Speaker #0
Non, pas trop.
- Speaker #1
Je ne suis pas du genre à demander de l'aide, je ne suis pas trop du genre à parler. Ce qui m'a peut-être aidée, c'était peut-être parce que je n'avais pas le choix de continuer l'école, d'avoir la tête dans le guidon. Je pense que ça, ça a peut-être aidé à passer le cap. Même si on ne le passe jamais le cap, de toute façon, ça fait trois ans, il n'est pas passé.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Mais je n'avais pas le choix, en fait, il fallait que je continue mes cours. Je n'avais pas le droit de l'absence.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Le droit à soi. 70 heures dans l'année d'absence, j'en ai eu quelques jours pour elle, mais après, il fallait que je continue. Je ne pouvais pas louper.
- Speaker #0
Oui, c'est ça dont il faut se rendre compte, c'est que déjà, tu étais en train de faire une année qui était difficile, et en plus, tu perds ta ta, et toi, il faut que tu verres avec tout ça, en fait. C'est hyper difficile quand même.
- Speaker #1
Oui, surtout que je l'appelais tellement, tellement souvent. Dès que j'avais quelque chose, je l'appelais. Pour les bonnes nouvelles, pour les mauvaises nouvelles. Mais voilà. Et encore maintenant, quand j'ai des bonnes nouvelles, j'ai envie de l'appeler.
- Speaker #0
Ben oui, bien sûr. C'était ton repère, en fait.
- Speaker #1
Ah, toujours. Ah oui, oui, oui, c'était super.
- Speaker #0
C'est terrible de perdre son repère.
- Speaker #1
On était tellement fusionnels, elle et moi, qu'on s'en branquait après.
- Speaker #0
Et comment tu vas maintenant ?
- Speaker #1
Par rapport à ça ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est toujours difficile. J'accepte toujours pas qu'elle soit partie. Ça c'est sûr. Et le vide, il est toujours là.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
J'avance.
- Speaker #0
T'avances.
- Speaker #1
Sans gel.
- Speaker #0
Bah oui. Qu'est-ce que ça a changé ? Ça a changé des choses chez toi ? Euh... Qu'est-ce qui a changé chez moi ? Ouais ! Tu sais, t'as le droit d'avoir des émotions, hein. C'est normal, on parle de choses qui se passent chez Ciel.
- Speaker #1
Ce qui a changé, c'est que je pense que j'essaye un petit peu de faire comme elle. C'était le pilier de toute la famille et en fait, je ne sais pas, c'est comme si je devais être un peu ce pilier maintenant. Il faut que je tienne, comme elle a toujours tenu. Après, il faut que j'essaye de penser à moi.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ça c'est toujours difficile parce qu'elle n'a pas pensé à elle du tout.
- Speaker #0
Oui, elle t'a aussi appris ce qu'il ne fallait pas que tu fasses.
- Speaker #1
Elle m'a appris ce qu'il ne fallait pas faire. J'essaye. De temps en temps, de penser à moi, ce n'est pas évident. Mais voilà, c'est mon exemple.
- Speaker #0
Un bel exemple.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Un fort exemple. Ça, c'est sûr et certain. Et moi, je suis très fière de toi. Là, je le dis dans le podcast, mais je le dis dans la vraie vie. Enfin, je suis très fière de toi. Je sais que c'est difficile. Aujourd'hui, t'en as retiré quelque chose de cet orage-là ? C'est difficile à dire ça comme ça.
- Speaker #1
En fait, je la croyais éternelle. Je la voyais comme un roc. Je ne pensais pas qu'un jour, il lui arriverait quelque chose. Ça m'a mis une bonne claque dans la...
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
En me disant qu'en fait, personne n'est à l'abri. Qu'il faut profiter de tous les instants. Des gens qu'on aime. Essayer de vivre simplement sans faire de mal à personne, en fait. Moi, c'est ma devise, en fait. Et voilà, profiter un maximum.
- Speaker #0
Tu sais quoi, on va aller dans un truc un peu plus léger.
- Speaker #1
Oui, c'est là.
- Speaker #0
Qui va être le petit questionnaire de... de mon podcast, un truc un peu plus léger justement après ça. Moi j'aime bien dire que quand on passe des épreuves, il y a des trucs un peu doudous dans notre vie. On a des trucs doudous, des musiques doudous, des séries doudous. Et en fait, je vais te demander c'est quoi tes doudous justement ? C'est quoi ta musique doudou ?
- Speaker #1
Ma musique doudou ? Alors elle n'est pas très très joyeuse, mais ma musique doudou c'est Corbeau Blanc de Julia Doré. Alors elle est pas du tout Très très triste je trouve Mais voilà quand ça va pas Ou que j'ai besoin de réconfort J'écoute Corbeau Blanc Alors qu'il en a quand même d'autres plus fun
- Speaker #0
Bah oui Mais vous c'est quand même pas
- Speaker #1
Voilà et j'ai d'autres musiques de douce C'est les musiques de Gregory Le Marchal Que j'écoute énormément aussi En général c'est l'album qui passe régulièrement
- Speaker #0
Est-ce que t'as un film, Doudou ?
- Speaker #1
Un film, Doudou ? Alors, ces derniers temps, c'est les Bridgerton.
- Speaker #0
Ah ouais, série Doudou.
- Speaker #1
Ah, j'adore, ça fait tellement du bien, et c'est bien que là, je me suis dit que j'allais refaire les premières. Et vous, Lule ? Là, regardez la première saison avec ma tante dans le sud,
- Speaker #0
elle a pas accroché.
- Speaker #1
J'étais dégoûtée.
- Speaker #0
Ah merde !
- Speaker #1
On comprend pas qu'on puisse pas aimer, mais bon. Voilà, série doudou. Alors sinon, série doudou aussi. Je regarde des fois les mystères de l'amour. Mais pas ceux de maintenant, les anciens, quand j'étais jeune. Et j'adore regarder les mystères de l'amour.
- Speaker #0
C'est virant. en France en France non je ne sais pas non je n'ai pas de mouchoir la prochaine fois tu penseras oui de mouchoir merci ce sera une activité ou le petit truc du quotidien Doudou moi je sais ce que tu vas répondre je pense ah bon oui le petit truc du quotidien je pense savoir le petit truc du quotidien ma va-pote mais non Moi, je pense que t'as des poils, mais après...
- Speaker #1
Oh merde !
- Speaker #0
Tu veux aussi être la ma pote ?
- Speaker #1
Bah mes chiens ! Mais je voulais dire mes chiens au début, mais tu m'as parlé de musique et c'est parti dans l'oublette. Mais bien sûr, mes chiens, pas ma ma pote. C'est une blague.
- Speaker #0
Et la personne doudou ?
- Speaker #1
La personne doudou ?
- Speaker #0
Ouais, la personne qui te réconforte ou...
- Speaker #1
Ma meilleure amie, j'ai deux personnes qui me réconfortent beaucoup. J'ai Jess qui me réconforte énormément et Emily évidemment. Emily, si j'ai le malheur de dire que ça ne va pas, elle déboule ici. C'est ma petite sœur, Emily. C'est vraiment deux personnes qui sont chères à mon cœur. J'ai aussi... je suis bien entourée on va dire je vais pas après oublier des gens parce que j'ai aussi Cécilia qui est ma collègue et mon amie que j'ai rencontrée aussi elle est quand même d'aide soignante et on a la chance maintenant de travailler toutes les deux ensemble et qui a été d'une grande aide pour énormément de choses dans ma vie déjà je sais que ça va pas je l'appelle voilà c'est c'est important d'être bien entourée et puis j'ai deux autres de personnes au boulot aussi, qui sont mes personnes doudous, c'est Sandrine et Isabelle. C'est deux personnes magnifiques et qui comptent énormément pour moi. Voilà, c'est deux personnes doudous du boulot. Je n'en ai pas qu'à la maison des personnes doudoues. Et puis voilà, après, j'ai mes enfants, mais mes enfants, je ne vais pas tout leur raconter. Je ne vais pas leur donner de soucis non plus. Donc on ne parle pas des problèmes à ces enfants, en fait. On les protège un peu quand même. C'est pas notre rôle de les inquiéter. Donc voilà, j'espère que je suis bien.
- Speaker #0
Mais non, si tu oublies des gens, elles vous aiment. Enfin, pour finir, tu le sais très bien, moi le podcast, il est fait et je prends Ninon avec moi quand je le connais. Et toi tu connais l'histoire de Ninon. Elle disait toujours, le beau temps arrive toujours après l'orage. Et c'est ce qui m'a donné envie de donner la parole aux humains qui m'inspirent justement. Est-ce que pour toi le beau temps est un petit peu revenu ? Et quel message tu voudrais passer au monde vu que là tu en as l'occasion ?
- Speaker #1
Le beau temps il n'est encore pas totalement revenu. Parce que les choses dans ma famille ne sont pas réglées. J'ai envie de plein de belles choses pour mes enfants. J'ai envie que toi tu ailles mieux. J'ai envie que Marie et Mathéo réussissent leur projet de bébé. J'ai envie d'être mamie aussi. J'y suis déjà.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc pour moi, je pense que le beau temps sera revenu quand j'aurai des enfants qui seront en paix avec eux-mêmes déjà. Après, le message au monde, c'est... Le monde en ce moment, il est tellement horrible. Oui. Dans les guerres qui sont en ce moment affreuses. dans le jugement des gens sur les autres, sur leur sexualité, tout ça, ça m'insupporte de juger des gens par rapport à ça. Je suis juste... Moi, je voudrais bien que... Après, c'est le monde des baisers-mours,
- Speaker #0
peut-être.
- Speaker #1
Que chacun vive sa vie sans regarder les autres, sans juger les autres, puis de profiter des petites choses de la vie, en fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Seulement tous les gens arrêter de se courir. conneries. Mais bon, ça, comme je te dis, c'est dans le monde des bisounours.
- Speaker #0
Oui, mais bon, c'est le message que t'as envie de faire passer. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais, c'est ça en fait. Voilà,
- Speaker #0
voilà. Merci beaucoup maman.
- Speaker #1
Mais de rien. Je t'aime. Moi aussi.