Pauline ArtEcoVertBonjour à tous, après vous avoir parlé du défi autour des beaux-arts qui sera animé les 18 et 19 novembre prochains aux rencontres professionnelles de la filière tinctoriale, on voulait spécifiquement isoler les encres aux couleurs végétales et je vais vous expliquer aujourd'hui pourquoi. Donc pour ceux qui ont déjà pratiqué la fabrication d'encre à partir de végétaux, vous savez que déjà c'est hyper satisfaisant. On vient vraiment concentrer, faire un nectar vraiment de la plante, clairement, pour obtenir des couleurs intenses. Mais ces encres végétales, je suis hyper étonnée parce qu'elles sont encore hyper marginales dans l'impression et l'industrie graphique. Et donc, quand on parle de couleurs végétales, d'encre végétale dans tous ces états, moi, je voudrais parler des tableaux faits et réalisés à base. d'encre végétale, mais ça peut aussi être les encres plus épaisses en sérigraphie, ça peut être les encres dans l'imprimante, l'imprimerie, et ça peut être les encres pour notamment le packaging, l'emballage, etc. Donc c'est vraiment l'encre dans tous ses états, l'encre végétale dans tous ses états. Donc comprendre les différents freins, qu'est-ce qui bloque, pourquoi, pourquoi c'est pas beaucoup répandu, etc. comprendre l'histoire de conservation. Donc, faire une encre, c'est assez facile du moment qu'on a la ressource. Il faut moins de quantité que dans d'autres domaines d'application. Par contre, il faut la conserver. Aspirine, huile essentielle, bref, il faut qu'elle tienne dans le temps pour ne pas qu'elle moisisse. Il y a de l'eau et des plantes, donc il faut que ça tienne. Mais ensuite, c'est le sujet de la réologie, donc le... Comment j'ai expliqué ça ? La viscosité, enfin le... l'écoulement, la déformation de la matière, donc du fluide. Est-ce que c'est hyper liquide ? Est-ce que c'est un peu pâteux, en gel, etc. ? Et donc, la réologie pour les différents domaines d'application, parce qu'en fonction qu'une encre est épaissie, elle peut être pratiquée comme impression au mordant, pour la scénographie, etc. Et tout ça, ce sont des méthodes singulières et c'est pour ça qu'on a voulu isoler les encres dans tous leurs états des beaux-arts. On a eu énormément d'acteurs sur ce sujet dans le podcast à Récovert, notamment Grégoire Fournier qui travaillait les encres avec des diffusions, des mélanges magnifiques. On a eu aussi Romain Gauthier de Raw Studio qui a travaillé pour des marques de vêtements ou des marques de renom sur de la sérigraphie. Alors tout n'est pas 100% végétal, mais sur des supports dingues. Et on a eu surtout Clément Bautier qui, lui, sur les impressions textiles, Allez écouter son épisode, je crois que c'est le 80. Passionnant, hyper clair, c'est génial. On a eu aussi des artistes de calligraphie, on a eu aussi des gens qui font de l'impression sur Mandant. Bref, vous avez compris. Et donc l'idée là, de ces deux jours, c'est de comprendre par rapport à ces acteurs qui soit ont déjà fait des encres, soit ont déjà écrit des livres là-dessus, etc. Comment, eh bien, en fait, travailler ces encres. pour qu'elles soient de plus en plus utilisées, qu'elles soient compatibles avec, pourquoi pas, des machines d'impression industrielles ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire ? Pourquoi ça ne passe pas ce cap-là ? Est-ce que c'est toujours des notions de pH ? Est-ce que c'est parce que les machines d'impression, elles travaillent à un pH précis ? Est-ce que c'est des questions de lobby, que par rapport, nous, notre encre, elle serait, comment je veux dire, comment elle vivrait dans les cartouches, si on imagine le modèle actuel ? Est-ce que c'est des histoires de lobby que des grands industriels n'ont pas envie de voir arriver la couleur végétale, comme c'est souvent le cas dans différents domaines d'application ? Bref, comment on ferait pour avoir un pantone, entre guillemets, une teinte reproductible de cartouche en cartouche ? Bref, ma question, c'est de savoir, est-ce qu'il est envisageable d'avoir une utilisation des encres naturelles différentes de celles qu'elle est aujourd'hui ? Est-ce qu'on a des acteurs qui ont des propositions différentes ? et des industriels qui seraient intéressés par intégrer les couleurs végétales. La réponse, je la connais, j'ai hâte qu'on se rende compte les 18 et 19 novembre prochains, puisqu'il y a un marché de l'imprimerie qui va de plus en plus vers le biosourcé, notamment pour le packaging, les emballages alimentaires, la papeterie, le luxe, etc., ou des marques premium qui ont envie de proposer quelque chose de singulier. Donc là, l'idée, c'est encore une fois de mettre les gens... en conversation, de mettre les gens en réseau et de voir si une suite sur les encres, peu importe leur état, est possible et savoir aussi comment on peut se former à la pratique des encres végétales, de la sérigraphie, est-ce qu'on peut faire de la sérigraphie sur tout support, quels sont les plus recommandés et est-ce qu'on peut faire cette montée en échelle vers, pourquoi pas, une cartouche d'encre ou de l'impression avec des couleurs végétales. Bref, on... On espère vous présenter les acteurs de tout ça et pourquoi pas en perspective se dire que dans 5 ans, on verra peut-être naître les premières cartouches d'encre aux couleurs végétales. Et sachant qu'il y a aussi d'autres encres dont on parle en ouverture de cet épisode, c'est les encres de tatouage. Vous savez qu'on a reçu plusieurs acteurs sur le sujet. notamment le dermatologue le plus connu sur ce sujet-là, qui nous a expliqué que les encres de tatouage aujourd'hui, même avec la réglementation européenne riche, étaient encore compliquées, qu'il y avait des ingénieurs qui formulaient les encres de tatouage, et que ce serait peut-être intéressant d'échanger aussi avec eux pour voir si le végétal, qui est organique, pourrait tenir... sur la peau, avec, pareil, la peau qui a un péage particulier et des choix de couleurs qui sont attendus, qui ne sont pas les mêmes que dans les autres domaines d'application. Donc, bref, il y a encore plein de choses à faire et je pense que ces échanges vont être passionnants. Donc, on vous retrouve le 18 et 19 prochain à l'IUT de Béthune. C'est sur inscription. Le lien est sous l'épisode. C'est le premier lien que vous trouvez. L'idée, vraiment, de ces rencontres, c'est de réseauter, de vous faire rencontrer les acteurs. de faire des restitutions qui servent à tout le monde et de relever ces défis techniques par domaine pour que la filière, elle avance et qu'on fasse éclore ensemble le sujet de la couleur végétale. Donc, j'ai hâte de vous y rencontrer en vrai. Je sais que ça va être passionnant. Inscrivez-vous et on se retrouve la semaine. Belle journée ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant