Speaker #0Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de notre exploration des profondeurs de la conscience. Aujourd'hui, je vous emmène dans un lieu où les frontières entre le réel et l'imaginaire s'effacent. Je reviens d'une rencontre marquante avec Laurent Gounel. Pour beaucoup, il est l'auteur de best-sellers qui font du bien. Mais au-delà des mots, c'est un chercheur de vérité. Lors de sa conférence « Intuition, conscience et réalité » , il a ouvert des... portes que nous passons notre vie à ignorer. En préambule, nous tenons à remercier Laurent Gounel pour sa gentillesse et sa disponibilité lors de la séance de dédicaces. Préparez-vous, ce que nous allons aborder ensemble risque de bousculer votre manière de voir le monde, littéralement. Tout commence par une question fondamentale. Qu'est-ce que la réalité ? Nous avons tendance à croire que nous marchons dans un monde objectif, solide, identique pour tous. Mais Laurent Gounel nous a démontré le contraire. Nous vivons dans une réalité subjective. Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est, mais tel que nous sommes. Imaginez que vous portez des lunettes de soleil en permanence, sans même le savoir. Vous trouveriez le monde sombre, gris, peut-être même un peu triste, sans réaliser que c'est une version teintée de la réalité. Nos croyances, nos expériences passées, nos valeurs, sont ces lunettes invisibles. Posez 600 personnes dans une même salle et vous obtiendrez 600 descriptions différentes. Non pas à cause du vocabulaire, mais parce que chaque cerveau sélectionne inconsciemment des informations différentes. Un pessimiste remarquera le danger et cherchera les issues de secours là où l'optimiste verra l'opportunité. Ils regardent la même scène, mais ils ne vivent pas dans le même monde. Et la science, la science dure, vient appuyer ce constat. Laurent Gounel nous a rappelé les découvertes de la physique quantique. Regardez la table devant vous, elle semble solide, inerte. Pourtant, à l'échelle subatomique, cette solidité est une illusion de nos sens. Il n'y a pas d'objet séparé, mais un réseau de relations énergétiques, comme le décrit le physicien Carlo Rovelli. La réalité extérieure est fuyante, changeante. Alors, si tout ce qui nous entoure est une construction, où se trouve la vérité ? Laurent Gounel nous dit qu'elle se trouve à l'intérieur de nous. C'est ici qu'intervient une idée révolutionnaire, l'inversion de la causalité. Habituellement nous pensons « je pense ainsi parce que j'ai vécu cela » . Mais si c'était l'inverse ? Si vous viviez ce que vous vivez parce que vous pensez ainsi. C'est le principe de la prophétie autoréalisatrice. Si vous êtes convaincu que les gens sont malhonnêtes, votre attitude, votre méfiance, vos micro-gestes provoqueront des réactions de défense chez les autres. Ce qui confirmera votre croyance initiale. Notre système de croyance n'est pas un miroir du passé, c'est le projecteur de notre vécu. Si nous sommes les architectes de notre réalité via nos croyances, alors changer de regard peut littéralement changer notre vie. Mais alors, qui est cet architecte ? Qui sommes-nous vraiment ? Laurent a éliminé les masques habituels. Vous n'êtes pas votre métier, vous n'êtes pas votre nom, vous n'êtes même pas votre corps. Votre corps se renouvelle constamment, vos cellules meurent et renaissent sans cesse. Vous n'êtes pas vos gènes non plus. Ce qui demeure, c'est la conscience. Laurent Gounel soutient l'hypothèse d'une conscience non locale. Imaginez que votre cerveau soit un poste de radio, et votre conscience, l'émission de musique. La radio ne crée pas la musique, elle ne fait que la capter. Si la radio est cassée, si le cerveau est inactif, l'émission continue d'exister dans l'éther. Cette idée s'applique sur les témoignages fascinants des expériences de mort imminente. Des personnes en état de mort clinique décrivent leur environnement, et même des aveugles de naissance rapportent avoir vu pour la première fois. Cette conscience non locale possède une faculté naturelle, l'intuition. Ce n'est pas une idée générée par votre cerveau, c'est une information captée directement, sans passer par la logique ou les cinq sens. C'est comme recevoir une notification sur votre téléphone. L'information arrive de l'extérieur. Le cerveau l'affiche, mais il n'en est pas l'origine. C'est une compétence innée que nous partageons avec le vivant. Souvenez-vous du tsunami de 2004. Des heures avant la vague, les animaux et la tribu des Jarawa ont fui vers les hauteurs. Leur explication ? Nous avons écouté la nature. Nous, nous avons perdu cette écoute, parce que nous avons sursollicité un outil utile, mais tyrannique, le mental. Le mental analytique est souvent le pire ennemi de l'intuition. Pourquoi ? Parce qu'il a un besoin constant de logique. Dès qu'une information intuitive pure arrive, le mental tente immédiatement de l'interpréter, de la juger, de la déformer. Si l'intuition vous envoie un message brut comme vertical, gris, froid, le mental va hurler « c'est une tour ! » . En voulant donner un sens trop vite, il mélange l'information avec vos souvenirs et votre imagination. Il corrompt le message. Pourtant, cette faculté est si réelle qu'elle a intéressé les services secrets. Laurent nous a raconté l'histoire du projet Stargate, de la CIA. Pendant plus de 20 ans, l'armée américaine a financé des recherches sur le « remote viewing » , la vision à distance. Pas par ésotérisme, mais par pragmatisme militaire. Ils ont prouvé que l'intuition est une faculté fiable, et surtout, qu'elle peut être développée sur commande. La clé pour y accéder ? c'est de dissocier la perception de l'interprétation. C'est ce que Laurent appelle « devenir idiot » . C'est un état de non-compréhension volontaire où l'on collecte des données sensorielles brutes, couleurs, formes, textures, odeurs, sans jamais chercher à deviner ce que c'est. C'est seulement à la fin du processus que le puzzle prend forme. Tenter de le résoudre trop tôt, c'est inviter le mental à mentir. Alors que... comment appliquer cela dans votre vie de tous les jours ? Comment prendre de meilleures décisions ? Laurent Gounel nous conseille de déplacer notre centre de décision de la tête vers le corps. C'est ce qu'on appelle le ressenti corporel ou felt sense. Votre corps sait avant que votre esprit ne comprenne. L'intuition se manifeste souvent physiquement, dans le ventre ou la poitrine. Une sensation de légèreté et d'ouverture, c'est un oui. Une sensation de lourdeur, de contraction ou de boule au ventre, c'est un non. C'est une boussole interne incroyablement fiable. Mais attention, il y a un piège, la peur. Comment les différencier ? C'est une question de trajectoire. La peur est un processus top-down, du cerveau vers le corps. C'est un scénario catastrophe, imaginé par votre mental, qui provoque ensuite... des palpitations. L'intuition, elle, est bottom-up, du corps vers l'esprit. C'est une sensation physique qui apparaît sans raison apparente et qui vous pousse ensuite à vous interroger. Comme le dit si bien Laurent Gounel, la peur crie, l'intuition murmure. Nous arrivons au terme de ce voyage. Ce que nous devons retenir de cette rencontre avec Laurent Gounel, c'est que nous sommes bien plus que ce que nous croyons. Nous sommes les architectes de notre réalité. Nous possédons une intelligence corporelle que notre civilisation nous a simplement appris à ignorer. L'intuition n'est pas un don magique, c'est une connexion à une conscience plus vaste. Cette semaine, je vous lance un défi. Devant chaque choix, petit ou grand, faites silence. Écoutez votre ventre, écoutez votre poitrine. Ne cherchez pas à comprendre tout de suite, notez juste le ressenti. Devenez un peu plus idiot. pour devenir beaucoup plus conscient. Car au fond, le lieu le plus mystérieux que nous puissions explorer, c'est peut-être nous-mêmes. Si vous êtes curieux, vous pourrez retrouver sur notre site AstroSpirit un article sur cette conférence et d'autres auxquels nous avons assisté lors de ce congrès dédié à l'exploration de la conscience. Merci d'avoir partagé ce moment. Prenez soin de vous et de votre intuition. A très bientôt sur AstroSpirit.