- Speaker #0
Désir d'enfant, conception, grossesse, naissance et premier mois, nos invités nous racontent leurs petites et grandes histoires dans Aternité. Aternité, c'est le podcast autour de la naissance, de la paternité et de la maternité. Je suis Clémentine, et lui, c'est Marc.
- Speaker #1
On sait comment naissent les bébés, mais comment naissent les parents d'aujourd'hui ? Parce qu'il y a autant de réponses qu'il y a de parents, on vous propose de revenir sur ces chamboulements avec certains d'entre eux. Voici leur histoire.
- Speaker #2
Bonjour à tous et à toutes. Alors précédemment dans Aternité, nous avons raconté avec Constantin notre jolie rencontre sur un beau rooftop de Paris. Ensuite, on est passé rapidement à notre début de relation qui fut bref mais intense. Et puis à l'arrivée de Ferdinand et la décision qu'on a dû prendre puisqu'il s'agissait d'une grossesse surprise. Donc les jours qui ont précédé... La grande décision finale de le garder est de former une famille.
- Speaker #0
Et donc, vous l'avez gardé. Comment s'est passée la grossesse de manière générale ?
- Speaker #2
Alors écoute, la grossesse de manière générale est une expérience que moi j'ai aimée beaucoup. D'ailleurs, je regrette souvent cette grossesse quand j'y repense.
- Speaker #0
Mais en revanche,
- Speaker #2
je suis nostalgique plutôt. Mais ça s'est fait quand même dans un contexte un peu violent puisque Covid. C'était l'annonce du Covid quelques jours après. Je ne sais plus,
- Speaker #3
on a su le 3 février ou le 6 février, je ne sais plus. Je ne sais plus, on s'était confiné un mois après.
- Speaker #2
Et donc ça a été assez violent, puisque le premier trimestre de grossesse, c'est jamais simple. Moi, je n'ai pas eu trop de maux physiques, mais mis à part une grosse fatigue quand même, une énorme fatigue. Et je travaille dans l'événementiel à l'époque, donc dans l'agence, ah non c'était pas la même agence, j'avais quitté jour et nuit, j'étais chez Black Lemon. Et en fait mon travail s'est arrêté quoi, du jour au lendemain, donc grosse insécurité de ce côté là, monde qui s'écroule.
- Speaker #0
Ton travail s'est arrêté parce que t'étais enceinte ?
- Speaker #2
Non parce que c'était fini, j'étais dans l'événementiel, donc il n'y avait plus du tout d'événement, plus rien. et puis du confinement et en fait je pense que là on a vu aussi une des premières choses où Constantin et moi on fonctionnait pas du tout de la même façon c'est la première fois,
- Speaker #3
enfin on avait plein de sujets on fonctionnait pas pareil mais là au moins on a eu quelque chose de très très concret
- Speaker #2
C'est très très fort, c'est-à-dire que moi j'ai été élevée dans les champs. J'ai grandi à la campagne profonde de Normandie, dans des villages à chaque fois de 200 habitants, dans des fermes. Du coup, je suis très nature, j'ai passé ma vie dans la gadoue petite, j'ai pas du tout peur des maladies, je me lave pas les mains de manière compulsive, même parfois je crois que je me lave pas les mains, j'avoue. Enfin voilà, en gros ça c'est moi et Constantin a grandi.
- Speaker #1
C'est pas très propre
- Speaker #2
On dit dans la ville est un citadin confond les kangourous et les lièvres on en est là
- Speaker #3
La famille des marsupiaux pas du tout
- Speaker #2
Donc du coup on a eu effectivement une enfance très différente moi très campagne, lui très citadine du coup on a pas le même rapport à la nature mais aussi aux microbes etc et du coup on a pas du tout eu la même réaction face à ce Covid Moi, ça ne m'a pas plus inquiété que ça. Je ne mettais pas de gants. Je pense que je prenais aussi des choses beaucoup à la léchelle.
- Speaker #3
Je pense qu'effectivement, au-delà de on se lave les mains, on ne se lave pas les mains c'était surtout… Honnêtement, tu te disais c'est un petit virus. En tout cas, je ne sais pas si c'était une prise de conscience, mais j'avais quand même l'impression que la planète s'arrêtait, ce qui était le cas. Moi, je suis né en 84, donc j'ai grandi dans un monde, en tout cas en Europe, plutôt paisible. Et donc, quelque chose comme ça était inconcevable. Et moi, j'avais quand même une prise de conscience de mettre un enfant au monde, dans un monde qui peut-être va s'arrêter pour jamais. On ne sait pas, on va peut-être tous crever. En fait, on est au mois de mars 2020, il faut quand même comprendre qu'on nous dit que la Chine a fermé, qu'en fait, les banques ont fermé.
- Speaker #1
On est dans ce sentiment de...
- Speaker #3
Exactement, c'est un truc de dingue. Et donc, forcément, on a eu une approche à la fois psychologique et physique parce qu'effectivement, le lavage de mains, par exemple, les masques, etc. Moi, j'ai eu la chance de pouvoir me procurer un masque. J'étais trop heureux et on se mettait du sopalin dans les masques.
- Speaker #2
C'est pas obligé à mettre du sous-pollard dans les masques.
- Speaker #3
C'est la folie. On rigolait bien quand même. Enfin, on rigolait bien. Et puis forcément, avec les personnes âgées autour de nous, nos parents, etc., il y avait quand même une certaine appréhension. Et puis il y a quand même eu beaucoup de morts, il faut les respecter. Et puis moi, j'ai eu quelques parents d'amis qui sont décédés à ce moment-là, dû au Covid. Les concerts qui ont été mal gérés à ce moment-là, etc. Bref, et donc du coup, forcément, il y avait une angoisse. Et effectivement, ça a été un des premiers éléments séparateurs.
- Speaker #2
Oui, de vraiment ne pas du tout vivre la même chose Et puis il y a aussi quelque chose, c'est qu'à ce moment-là, c'est quand même un enfermement immense. Moi, j'ai quand même vécu une bonne partie de ma vie à l'étranger. J'ai voyagé pendant des années, mais en ayant une vie nomade. Ce n'était pas juste un voyage de temps en temps, je ne sais où. J'ai habité pendant un bout de temps en Asie, j'ai habité en République Dominicaine, au Portugal. Et donc j'avais... J'avais toujours ce réflexe de quand j'avais un problème de la fuite aussi. Et en fait là je subissais un double enfermement à la fois dans ma vie de tous les jours puisqu'on n'avait pas le droit de sortir de chez nous et dans mon corps parce que j'étais enceinte donc je devais aussi revoir toute ma vie etc. Et je pense que moi j'ai tapé un peu un gros bad où vraiment en fait c'était très compliqué pour moi. Et du coup ça a mis de la distance un petit peu sur ce premier trimestre entre nous parce que moi je pense que j'étais tellement all over the place et que... Je me sentais mal par rapport à ça, toi tu te sentais mal par rapport au Covid et plutôt à la planète etc. Mais ça a quand même shifté au deuxième trimestre parce que j'ai pété un plomb pour qu'on se casse de la Normandie et qu'on est parti dans le sud.
- Speaker #3
Puisqu'on était parti, c'est vrai, puisqu'on a eu la chance extraordinaire. J'avais une petite info, parce que je bosse aujourd'hui dans le cinéma depuis quelques années, et du coup j'avais une petite info grâce à des exploitants de cinéma qui m'avaient dit que le préfet de Paris allait fermer Paris. Et donc on avait su 48h ou 72h à l'avance que Paris allait fermer, que tout allait fermer. Et donc on avait eu le réflexe intelligent de partir en Normandie chez une copine d'Eve.
- Speaker #1
C'était un beau réflexe.
- Speaker #3
Et du coup d'avoir un peu d'air là-bas. Mais effectivement au bout d'un mois, on était tous les trois enfermés dans cette maison sympathique, un pavillon de honfleurs qui était très cool. voilà mais avec tous les trois enfermés et avec des réflexes très différents c'est à dire que la copine d'Eve qui est une fille charmante adore boire et se mettre des taux moi j'adore jouer aux jeux de société donc
- Speaker #2
chacun avait ses angoisses et tout ça on commençait à péter d'un plomb on a eu la chance de pouvoir partir dans le sud et là ça allait beaucoup mieux et moi j'ai commencé à pouvoir profiter de ma grossesse c'est vrai Le printemps arrivait aussi. J'ai vraiment eu, sur ce deuxième trimestre, un sentiment d'immense tranquillité. Vraiment, j'étais bien là-bas. Le seul truc que je me souviens, c'est que tu travaillais malgré tout beaucoup. Ce n'était pas de ta faute. Mais ça a toujours été un sujet dans notre couple, ça. Tout le temps, au téléphone, etc. Et du coup, c'est vrai que moi, je ne travaillais plus parce que ma boîte avait presque fermé. Et c'était un peu...
- Speaker #3
Que nous, on survive.
- Speaker #2
Oui, bien sûr, évidemment. Et toi, tu étais déjà entrepreneur à l'époque, moi non. Mais ça m'a permis, ça m'a laissé énormément de temps pour pouvoir réfléchir à l'accouchement. Et donc, moi qui m'étais inscrite de base, sans féliciter pour un accouchement traditionnel, on va dire, là, j'ai eu le temps et le loisir de pouvoir lire, acheter des petites formations. Là, tu te souviens, Bonaparte, machin, truc. Et en fait, la maison était super confortable, des amis sont venus après, et là c'était trop trop bien quoi, c'était trop trop bien, vraiment j'ai adoré, et à partir de ce moment-là, le ventre gonfle, les petits coups se font sentir, et tout devient concret. Du coup,
- Speaker #1
tu te prépares à l'accouchement en te renseignant, en t'informant avec des livres, sur internet aussi je suppose, des vidéos, tout ça. Constantin, toi, tu t'es préparé à l'accouchement ?
- Speaker #3
Bien évidemment. Non, non, moi je me suis... Effectivement, c'est un bébé surprise comme dit Ève. Donc effectivement, moi avant les enfants, c'était vraiment comme des animaux. C'est-à-dire que je les voyais pas dans la rue, je voyais des enfants. Aujourd'hui, je vois un enfant, je pleure. Enfin bon, voilà, c'est ça. ça mène énormément je sais pas si vous avez des enfants donc ça change forcément la perception change et moi je m'étais pas préparé si ce n'est que j'avais le sentiment qu'il fallait aller dans une clinique ou dans un hôpital réputé entre guillemets au cas où ça peut t'en sucette traditionnelle, qu'elle allait pousser sur ses deux pieds, sur le dos, comme une bonne femme classique. Dans les étriers. Voilà, dans les étriers, et que ça se passerait bien.
- Speaker #0
Une péridurale, et en deux coups, c'était bon.
- Speaker #3
Et que ça se passerait bien. Mais vu que c'est une fille curieuse et intelligente, elle a tout de suite compris que l'accouchement, ce n'était pas que ça, et que ce n'était pas la seule possibilité qui existait. Donc, effectivement, elle a eu la gentillesse et...
- Speaker #0
L'amabilité.
- Speaker #3
L'amabilité de partager. Tous les soirs, c'est des découvertes passionnantes. Comment ils accouchent au Brésil, comment ils accouchent en Australie, comment ils accouchent au fin fond de l'Afrique de Chine, comment ils accouchent en Asie, comment ils accouchent, etc. Donc je suis devenu un grand spécialiste des différentes possibilités d'accouchement.
- Speaker #2
Que nous quoi, dans la maison, je me souviens tout le temps de ces trucs.
- Speaker #3
Et moi je lui ai dit une chose simple, de toute façon c'est ton corps, c'est toi qui vois en fait, c'est toi qui choisis, il faut que tu te sentes bien, moi je suis là pour t'accompagner. Je ne suis qu'un accompagnant. Donc voilà, quelques mois plus tard, elle a décidé de me proposer de coucher à domicile, parce que je trouvais une idée farfelue.
- Speaker #0
Par rapport à tous ces renseignements, l'accouchement, est-ce que ça te faisait peur ?
- Speaker #2
Non.
- Speaker #0
Pourquoi tu te renseignais autant ?
- Speaker #2
Parce que je trouvais ça passionnant. Je suis comme Constantin le dit Je suis très curieuse et je suis très monomaniaque Et quand un sujet Me plaît Je vais aller très loin dans le sujet Genre monter une boîte Voilà Et en fait je me suis vraiment Une petite passion pour C'était pas une question de corps humain ou de truc C'était plutôt Déjà la grossesse me passionnait Parce que je trouvais ça incroyable ce qui se passait Mais surtout je me disais Quand j'ai commencé à comprendre qu'il y avait un vrai sujet, que l'accouchement, ce n'était pas que sur le dos, et qu'on pouvait être actrice, et qu'il y a de la péridurale, je pouvais aussi la remettre en question, etc. Ça m'a passionnée de reprendre ce pouvoir-là aussi, et de devenir actrice de mon accouchement. Et j'ai trouvé ça fabuleux. Quand j'ai entendu parler de l'accouchement à domicile, ça a été tout de suite dans ma tête, ça a fait tilt, c'était pour moi. Donc, et j'avais pas peur, non, de la douleur. J'avais pas de copine qui avait eu d'expérience traumatique non plus. Non, et puis moi, je pense que j'ai un trait, enfin, j'ai vraiment une personnalité d'aller à contre-courant aussi.
- Speaker #0
Ouais, un peu mec.
- Speaker #2
Ouais, un peu, ouais. Et du coup, ça m'a passionnée. Et puis, j'arrêtais pas de...
- Speaker #0
de lire et je suis devenue en plus folle avec ça comment vous vous êtes préparé est-ce que t'étais débriefée à chaque fois ou est-ce qu'il y a eu des choses que vous avez fait en commun avec les sages-femmes
- Speaker #3
Bah, excuse-moi, je coupe en même temps. Pour répondre à ta question, c'était le corps de Eve, mais c'était quand même notre enfant. Donc j'avais quand même mon mot à dire, s'il vous plaît. Et donc je lui ai dit, c'est hors de question, évidemment, d'accoucher à domicile. Ça ne sert pas pour nous.
- Speaker #2
Ça n'a pas été si défisant.
- Speaker #3
Je suis quelqu'un de trop gentil, j'ai du mal à dire non. Je lui ai dit, ok, vas-y, c'est quitte, c'est sage-femme. Et donc du coup elle m'a dit qu'au monde dans le 92 à côté de la région parisienne il y a des sages-femmes qui sont spécialisés là-dedans si tu veux on va faire une rencontre et puis soit on flippe et on se casse soit c'est cool et c'est cool Et effectivement c'était cool. On est tombé notamment sur une sage-femme qui s'appelle Neza, qui est une sage-femme extraordinaire, comme toutes ces femmes, et qui évidemment nous a rassurés tout de suite sur comment se passe un accouchement à domicile, sur le niveau de sécurité, parce qu'en fait, effectivement les hôpitaux, les cliniques sont classés par niveau de sécurité de 1 à 3, et Necker c'est 3, et les hôpitaux classiques on va dire c'est 1, et un accouchement à domicile c'est 1, donc en fait tu as exactement le même niveau de sécurité. La seule différence c'est que tu as une sage-femme qui... T'observes 24 sur 24 et qui est là uniquement pour toi et qui passe pas de salle en salle et qui a pas un shift et qui se dit pas tiens je vais rentrer chez moi dormir dans une heure.
- Speaker #1
Il n'y a pas de changement d'équipe.
- Speaker #3
Non. Donc en fait...
- Speaker #2
C'est global aussi de pouvoir avoir un sage-femme du début de la grossesse puis à l'accouchement puis au postpartum.
- Speaker #3
Donc assez vite on a été convaincus et après la préparation il y avait des cours de préparation à la naissance comme une... classique on va dire mais là spécialisé évidemment avec l'aspect d'accouchement à domicile avec tout ce que ça contient et voilà c'est pas pour tout le monde tout le monde peut le faire il y a évidemment beaucoup de choses à vérifier avant et pendant donc voilà ça s'est très bien passé trop bien quand est-ce que vous avez su que c'était pour bientôt ?
- Speaker #2
pour bientôt l'accouchement ? ouais
- Speaker #0
Quand est-ce que t'as eu des contractions de pré-travail ?
- Speaker #3
Il y a eu deux fois.
- Speaker #2
Une fois à sept mois où j'ai été prise de contractions très fortes à sept mois. J'ai eu peur parce que Constantin est né à sept mois. J'avais peur qu'il naisse prématuré. On était dans le var. Mais on a bien géré. Il m'a mis dans le bain. Il était au petit soin. C'était bon. Surtout mon neuvième mois, Beaucoup de contractions, beaucoup de contractions et j'en pouvais plus. Vraiment, il fallait qu'il sorte à un moment. Parce qu'il est né d'ailleurs à 42. Donc 42 semaines.
- Speaker #0
Mais c'est légal ça ?
- Speaker #2
Non. Mais on l'a pu faire parce que c'était un accouchement à domicile. En fait, il y a eu une date.
- Speaker #3
C'est le bon moment ?
- Speaker #2
Oui, c'est le bon moment. C'est juste qu'en France, ils ont des...
- Speaker #3
Ah, ils déclenchent avant.
- Speaker #1
Ils médicalisent beaucoup.
- Speaker #2
Oui, ils médicalisent avant. Mais non, non. Et c'est qu'en plus, comme moi, j'avais eu des règles très irrégulières. On n'arrivait pas vraiment à date. Enfin, ils se sont trompés sur la date. Donc voilà, il est né, il était tout éraillé. Il n'y avait plus de vernix. Il fallait vraiment qu'il sorte. Oui. mais non bah écoute sinon il n'y a pas eu tellement de après c'était le bon moment et ça s'est passé comment ? j'en garde un souvenir merveilleux franchement moi de cet accouchement alors vraiment est-ce que tu en gardes un souvenir ? oui je me souviens de tout c'est incroyable si je me souviens de tout je me souviens de la première contraction je revenais de la pistoche là parce que j'arrêtais pas je faisais des quittes aussi quand même une piscine merci
- Speaker #1
Tout le monde dit pistache ?
- Speaker #3
Surtout à la piscine toute l'après-midi pour essayer de faire sortir.
- Speaker #2
J'étais à la cuisine, il faut qu'il sorte, il faut qu'il sorte, je marchais des kilomètres. Et à 19h50, j'ai ressenti la première contraction et là je suis direct. Je lui ai dit, c'est ce soir. Et c'était vraiment pas la même intensité, c'était pas pareil que d'habitude. Et puis en fait, ça s'est mis en place assez vite. Tu te souviens, les contractions ont été régulières très très vite. Et vraiment, j'aimais beaucoup la sensation des contractions. Donc j'ai pas eu mal avant un bon moment. Donc c'était vraiment très agréable, j'étais contente. On a appelé ma cousine parce que je voulais qu'elle soit présente. C'était la bonne humeur, on mettait l'eau dans la piscine, on rigolait.
- Speaker #3
C'est une gonflable la couche. Ah,
- Speaker #2
yes. Ouais, ouais. Trop cool.
- Speaker #0
On avait plein de cytocine.
- Speaker #2
C'était trop bien. Salon. Tout le monde était trop de bonne humeur, toi t'étais trop content aussi, moi j'étais trop contente.
- Speaker #1
C'était la fête en fait.
- Speaker #2
Ouais, c'était la fête.
- Speaker #0
Franchement, c'était trop cool.
- Speaker #2
Et ensuite, je me suis mis dans l'eau et ça se passait vraiment très bien. Et je me souviens, maître lui dit, si c'est ça l'accouchement, c'est trop facile. genre vraiment la meuf n'importe quoi et en fait on a appelé la sage-femme qui nous a dit de la rappeler quand j'arriverai plus à parler d'ailleurs ce qui voulait dire quand même qu'il m'attendait d'autres choses de cause de la vie elle est arrivée à peu près à cette heure là et en fait moi je sentais déjà que j'étais très très dilatée je sentais que j'étais très loin dans l'accouchement Et déjà, là, il fallait vraiment que je me concentre. Et je me souviens, j'appuyais sur mes oreilles très fort, tellement fort que j'arrivais à écouter mon cœur pendant les contractions et ça faisait tout passer. J'avais beaucoup, beaucoup travaillé le sujet. J'avais fait des trucs d'auto-hypnose, etc. Et j'avais très confiance. J'avais très confiance dans mon corps, très confiance dans ce qui était en train de se passer. C'était intense, mais je savais que ça allait être comme ça, donc ça allait. et en fait je lui ai demandé de m'examiner parce que je voulais savoir à combien j'étais j'étais à 9 quand elle est arrivée vers 1h-2h donc déjà beau travail entre 20h et 1h d'être à 9 et je pense qu'en fait à ce moment là du coup je me suis déconcentrée quand elle m'a touchée etc c'est pas de sa faute et du coup en m'étant dit ok c'est cool je suis à 9 c'est presque fini je suis sortie de de ta bulle, de ma bulle et du coup là j'ai mis 2h de plus facile pour aller à 10 et ça a été très très difficile Là je commençais à avoir des nausées, c'était dur, vraiment dur. Et puis ensuite j'ai poussé quand même pendant deux heures. Il a fait tout du yo-yo, remonter, redescendre, remonter, redescendre. Et là j'ai eu la phase de désespérance où je me suis dit que j'allais crever.
- Speaker #1
tu étais renseignée sur la phase de désespérance et tu l'avais analysée tu savais que tu étais dedans est-ce que ça t'a aidé de le savoir ? c'est vrai ? c'est la question que j'avais posée à Sacha c'était dans l'épisode 9
- Speaker #0
Sacha elle avait pas nommé justement la phase de désespérance et du coup c'était c'est son mec qui lui a dit c'est ça,
- Speaker #1
tu sais que t'es dedans et en fait ça l'a aidé à souffler et à se reconcentrer
- Speaker #2
Non, pas moi. Ok. Non, non. Mon corps, vraiment...
- Speaker #3
Elle m'a broyé la main.
- Speaker #0
Du coup, toi, tu étais la main broyée. Est-ce que c'était autre chose que la main broyée ?
- Speaker #2
Non, non,
- Speaker #3
non. Je mettais la musique. Je faisais surtout... En fait, quand vous avez une piscine d'accouchement, il faut que l'eau rentre et que l'eau sorte, comme une vraie piscine. et au point pour la petite anecdote que le bébé est sorti à 6h du mat environ et moi j'ai complètement oublié évidemment avec le coup de l'émotion d'arrêter l'eau qui rentrait donc la piscine a débordé on était au deuxième étage donc le voisin du premier étage est venu sonner en mode qu'est-ce qu'il se passe je dis oh putain on vient de faire un accouchement bref ça c'était pour la petite anecdote mais moi jusqu'à en gros 5h du matin honnêtement jusqu'à De 3h du mat, tout était très cool, on rigolait avec sa cousine, on rigolait bien, tout le monde était content. Je crois même m'être endormi de 3h30 à 4h30, une heure sur le canap. Et après je me suis dit qu'est-ce qui se passe, pourquoi il n'est pas cet enfant-là ? Et donc là j'ai regardé à sa cheval, je lui ai demandé tout va bien, qu'est-ce qui se passe ? Et puis je sentais que F commençait à gueuler comme un putois en mode...
- Speaker #2
Je gueulais pas comme un putois.
- Speaker #3
Non mais t'as quand même pris le effort.
- Speaker #2
Non mais il fallait le sortir, excuse-moi.
- Speaker #3
Du coup... Du coup je commençais à m'inquiéter évidemment un peu, la sage-femme qui était plutôt rassurante, mais effectivement quand le petit faisait le yo-yo et qu'il voulait pas vraiment sortir, il y a eu un moment un peu de panique dans la tête en tout cas, jusqu'à ce qu'il sorte, où on m'avait pas prévenu qu'il serait tout violet avec un nez écrasé. Avec quoi ? Et donc je me suis dit que c'était pas tout à fait mon fils. deuxième panique c'est un très beau moment évidemment beaucoup d'émotions à ce moment là mais avec les tensions qui vont avec après recommencer demain je sais pas Je vais recommencer demain dans le sens où...
- Speaker #2
Non mais l'accouchement quoi, on va bien refaire l'accouchement.
- Speaker #3
Ouais mais avec les risques que ça comporte, nous on a eu beaucoup de chance aussi. Chaque coup je suis différent.
- Speaker #2
bref donc non c'est globalement très bien passé c'était pas si évident finalement j'avais un peu pris la confiance à minuit oui oui t'es vite redescendue c'est pas si facile quand
- Speaker #1
est-ce que vous vous êtes sentie parent pour la première fois ?
- Speaker #0
Moi quand il a fait son malaise Moi Avec les petits petits autres vaches Quand il a fait son malaise
- Speaker #1
15 jours
- Speaker #2
Alors du coup
- Speaker #1
Toi c'est Moi je me suis senti pas rien Une fois que j'ai compris Que c'était vraiment mon fils Ok
- Speaker #2
Après les tests ADS
- Speaker #1
je suis bon non non mais moi assez rapidement franchement il est sorti je me suis dit c'est mon fils c'est très instinctif d'ailleurs c'est moi qui l'ai pris dans les bras tout de suite juste après quoi je me rappelle très bien avoir dormi avec lui ce soir là à côté toi tu te reposais j'ai fait une grosse baisse de temps il m'a pris le petit doigt c'est très instinctif quand on est enfant c'est marrant parce que c'est vraiment E.T. qui te prend le petit doigt je crois que c'est
- Speaker #2
C'est un réflexe.
- Speaker #1
C'est un réflexe, ils attrapent des choses. Mais vu que nous, on est sensibles, on se dit, ils font ça pour nous.
- Speaker #2
C'est pas pas...
- Speaker #1
En fait, ça aurait pu être n'importe qui, le chien. Tout de suite, je me suis dit, c'est puissant comme truc. Et là je trouvais ça fou En vérité c'est dingue C'est vraiment fou C'est vraiment ce qu'il y a de plus fou dans une vie je pense Mais voilà Et du coup j'en perds
- Speaker #2
Je sais plus ce que je voulais dire Du coup on en revient à
- Speaker #1
La place des nourrissons Des centimères
- Speaker #2
Tu as répondu à partir du moment où il a fait un malaise. Tu veux nous raconter ça ?
- Speaker #0
Oui. En fait, si tu veux, je savais de manière tout à fait logique que j'étais sa mère. Il n'y a pas de problème. Mais c'est vrai que sur les premiers jours, en fait, le problème, c'est que moi, je partais avec une vision biaisée, si tu veux. Je pensais que j'allais avoir la vague d'amour, un instinct maternel immense. Et du coup, ce n'est pas forcément arrivé. Je le regardais. Je n'éprouvais pas. d'amour en fait, pas la vague d'amour que j'attendais. Tu ne le connaissais pas en fait ? Non, surtout en plus je me suis retrouvée très vite un peu, je ne savais pas comment faire, j'avais du mal à le tenir, l'allaitement s'est très mal passé pour moi, j'ai eu une redescente de l'accouchement qui a été très très violente.
- Speaker #1
Je pense aussi, je pense que si la grosse différence entre l'accouchement à domicile et l'accouchement à l'hôpital classique, après globalement t'as plus d'aide c'est à dire qu'en fait t'as pas de moment de repos donc t'enchaînes direct donc effectivement je pense que pour la femme même si elle est accompagnée d'ailleurs c'est tout ce qu'on lui souhaite il n'y a pas de moment de répit donc t'enchaînes, t'enchaînes,
- Speaker #0
t'enchaînes donc la fatigue se fait sentir tout de suite Ferdinand il a eu des problèmes de sommeil dès les premiers jours donc tout de suite ça a été très très difficile moi en fait je venais quand même d'accoucher donc j'ai pas eu de moment de... J'ai pas eu de moment où je me suis reposée. J'ai vraiment passé un grand nombre d'heures sans dormir, parce que j'ai dû m'endormir peut-être deux heures quand il est né, puis ensuite je me suis réveillée. Et en fait ça s'est enchaîné, moi j'étais sondée parce que j'arrivais plus à faire pipi, j'avais des creux chutes de tension. Mon corps, je pouvais pas bouger sans que ça me fasse mal de partout, comme si je venais de me faire écraser par un camion, vraiment. Et l'allaitement m'a fait extrêmement souffrir, bien plus que l'accouchement. J'ai des souvenirs où je hurle, où Ferdinand est au sein et je pleure et je hurle.
- Speaker #1
Parce que moi je t'ai dit 15 fois arrête tu te fais du mal pour rien.
- Speaker #0
Mais je voulais pas.
- Speaker #1
Toi tu voulais absolument insister. Au point même de te faire arracher le téton, au sens physique du terme.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
c'est ce qu'on parle. Donc je ne sais pas pourquoi il y a cette obsession.
- Speaker #0
C'est mon choix. J'avais envie. J'avais envie de persévérer. Tu as persévéré jusqu'au bout. Oui, je l'avais été six mois en mixte. Donc j'ai persévéré.
- Speaker #2
Et on sait à quoi c'était dû cette douleur ?
- Speaker #0
Oui, c'est qu'en fait il avait des problèmes de cervicales et de mâchoire. Et dans mon ventre, même après il a eu des problèmes aux pieds, Ferdinand. En fait il est vraiment sorti trop tard et il avait un peu une mauvaise position. Donc tout ça a un peu perturbé son système. D'accord. Je ne sais pas. Et du coup, en fait, il avait une situation qui était mauvaise Plus le reflux n'arrangeait rien, plus il était au sein tout le temps pour s'apaiser. Et oui, donc ça a été extrêmement difficile. Moi, j'ai vécu un enfer, vraiment, et consentant aussi. C'était la grosse douche froide, vraiment, sans soutien, sans aide. Moi, je n'avais pas ma famille. Et la famille de Constantin, la maman venait, mais ce n'était pas un réel soutien. On n'était pas préparés, on n'avait pas à bouffer.
- Speaker #1
C'était du soutien, mais c'était beaucoup plus violent que ce qu'on s'est imaginé. Et puis en fait, un enfant, il était malade sans être malade, c'est-à-dire que ce n'était pas une maladie chronique. Ce n'était pas une maladie d'aller à l'hôpital tout de suite, de se faire opérer. C'était plus un enfant qui ne dormait pas, avait du mal à manger, avait du... Au revoir. La prise de sein. Du coup, effectivement, c'était un peu...
- Speaker #0
Il ne dormait pas, tu te souviens ?
- Speaker #1
Déjà,
- Speaker #0
dès le début, on avait un souci au dos.
- Speaker #1
Le troisième jour.
- Speaker #0
Le troisième jour, vraiment. Moi, je le dis souvent, mais généralement, on ne me croit pas trop. Mais comme ça, il était moins. Enfin, il peut vous le dire.
- Speaker #1
Je confirme.
- Speaker #0
Il a pleuré de 19h. Ouais,
- Speaker #1
à 9h du matin.
- Speaker #0
9h du matin, sans s'arrêter. Sans s'arrêter. On a dû appeler la sage-femme qui a débarqué à 9h en voyant nos trucs. Moi, j'ai cru que j'allais... Moi j'ai cru que j'allais crever.
- Speaker #1
C'est pas celle-là où on pense.
- Speaker #0
Et puis là j'ai mes premières phobies d'impulsion. Ouais.
- Speaker #2
La phobie d'impulsion, c'est quoi ?
- Speaker #0
C'est quand tu te vois jeter l'enfant.
- Speaker #2
Ok, ouais, des idées noires à fond.
- Speaker #0
C'est pas de ma faute.
- Speaker #2
C'est violent comme...
- Speaker #0
C'est pas quand je me suis mis dans les bras et je me suis endormie d'un coup. Je me suis mis dans les bras de Constantin, vraiment un peu comme ça, et en fait je me suis posée comme ça et je me suis endormie alors qu'il hurlait à côté. Le truc est improbable. Pour revenir au malaise, ça dure comme ça pendant 15 jours. Déjà là, nous, on est dans un espace temps, je ne vous raconte même pas le délire. Déjà, 15 jours de ça, c'est enfer. Et puis à un moment, on donne un biberon de lait maternisé à Ferdinand, puisque le sens...
- Speaker #1
Enfin normal quoi, enfin du lait classique.
- Speaker #0
Le lait maternisé, c'est le nom. Préparation infantile pour nourrisson. Et en fait, on lui donne ça, et là, d'un coup, il a une énorme récurgitation. Il est dans mes bras. Il vomit. Et je le reprends. Il repache tout, je le prends, et en fait, là, il est inerte. Il ne bouge plus. Et moi... Moi je suis normalement assez chill, je m'inquiète pas trop, mais du coup j'étais là, bon qu'est-ce qu'il se passe, je comprends pas, réveille-toi Ferdinand et tout. Constantin a eu le bon réflexe, que moi j'ai pas eu, d'appeler tout de suite le SAMU. Et moi j'étais là, mais pourquoi t'appelles le SAMU, tout va bien, etc. Il me disait non, non, non, regarde il bouge pas, il est bleu, ça va pas du tout. Et en fait ça, ça a duré 20 minutes.
- Speaker #1
25 minutes. Alors qu'on habitait juste à côté de la caserne des pompiers, de Porte de Champiret.
- Speaker #3
Limite vous auriez mieux fait de descendre quoi.
- Speaker #1
Panique à bord Et moi je me rappelle très bien Est-ce qu'il est vraiment violet ? En fait il bouge plus J'ai rappelé 5 fois Les pompiers Ils s'amusaient en panique totale Finalement ils arrivent
- Speaker #0
Je l'avais dans les bras C'est poids mort Je sais plus J'ai essayé de l'écouter Sa respiration, je l'entendais pas Et je me souviens d'un moment J'avais envie de le secouer. Alors juste quand même, on le dit parce que c'est important, le malaise du nourrisson, c'est justement ça qui est très impressionnant, c'est bénin, il faut le dire. Mais c'est qu'en fait, on a vraiment l'impression que le gosse, il a fait une mort subite. Et du coup, en fait, un réflexe, c'est qu'on a envie de les secouer. Et justement, c'est ça qui est grave. Ça, ça peut faire les séquelles après, le bébé secouer. Il faut vraiment essayer de garder son calme et ne pas secouer le bébé dans ce cas-là. Et de limite, le poser, en fait, pour être sûre. Parce que vraiment, moi, heureusement, j'ai quand même été assez calme là-dedans. Mais en fait, ça a créé des traumatismes après très très fort chez moi. J'ai vraiment cru qu'il était...
- Speaker #1
On l'a mis en PLS, ils l'ont... ils l'ont tripoté au niveau des pieds, ils appuyaient sur des points sous les pieds.
- Speaker #2
Pour essayer de le stimuler ?
- Speaker #1
Voilà, pour le stimuler au maximum, une fois, deux fois, dix fois, ils lui ont mis pas un masque, mais un excess d'équivalent, je ne sais plus ce que c'était.
- Speaker #2
Ça doit être de la...
- Speaker #1
Franchement, c'est...
- Speaker #0
Je ne le souhaite même pas à personne.
- Speaker #1
Il s'est remis à revomir, comme un noyé en fait. Et petit à petit, à force, il s'est... Donc il a repris une réaction au lait ? Ouais, c'était parce qu'en fait il faisait du reflux, on savait pas. Et voilà, après il a fait toute une batterie de tests toute la nuit.
- Speaker #0
Toute seule, parce que Covid. Il avait pas dormi, il a se tombé, il avait pas le vent. Horrible, ils m'ont laissé deux heures, ils m'ont fait changer d'hôpital en plein milieu de la nuit. Et je me souviens qu'à un moment dans le deuxième hôpital... je devais le nourrir et j'ai demandé à une infirmière de venir m'aider pour le nourrir elle me dit mais qu'est-ce qu'il y a vous avez pas donné un biberon vous à votre bébé alors qu'en fait la dernière fois que j'avais donné un biberon on a vraiment pas besoin de ça non c'est un peu indélicat non ouais donc dire mais là pour revenir à la question c'est là où je me suis dit quand j'ai cru qu'il était mort je me suis dit bah non c'est mon fils je veux pas qu'il meurt là j'ai senti l'intensité de la mort
- Speaker #1
Enfin.
- Speaker #3
Enfin,
- Speaker #0
c'est la mort. Ok. Je peux te parler de spasmes du sanglot, de plein de choses.
- Speaker #2
C'est quand il pleure très fort et qu'il se lève.
- Speaker #1
Ça, ça fait plus peur aussi.
- Speaker #0
Convulsions.
- Speaker #1
Convulsions, ça fait très peur. Moi, je pense toujours.
- Speaker #0
Les convulsions, c'est un enfer.
- Speaker #2
On s'arrête là pour aujourd'hui. On vous dit à la semaine prochaine pour la suite. Bisous. Bisous.
- Speaker #3
Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu.
- Speaker #2
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- Speaker #3
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- Speaker #2
Bisous !