- Speaker #0
Désir d'enfant, conception, grossesse, naissance et premier mois, nos invités nous racontent leurs petites et grandes histoires dans Aternité. Aternité, c'est le podcast autour de la naissance, de la paternité et de la maternité. Je suis Clémentine, et lui, c'est Marc.
- Speaker #1
On sait comment naissent les bébés, mais comment naissent les parents d'aujourd'hui ? Parce qu'il y a autant de réponses qu'il y a de parents, on vous propose de revenir sur ces chamboulements avec certains d'entre eux. Voici leur histoire.
- Speaker #2
Précédemment sur Aternité On a discuté de l'accouchement et de l'arrivée de Kélia dans ma vie, comment ça s'est passé sur les premiers mois, quelque part premières années. Et puis ensuite, Kélia a grandi. Kélia commence à rentrer à la crèche, puis en maternelle. Et il y a deux ans, je rencontre Kevin, qui est aujourd'hui mon compagnon.
- Speaker #1
Vous vous êtes rencontrés comment ?
- Speaker #2
On s'est rencontrés sur Tinder. Tinder. Ok. Parce que... Tinder, c'est fou. C'est vrai ? C'est incroyable. Ouais. C'est la marche du feu de Dieu,
- Speaker #1
c'est bien.
- Speaker #2
Eh bien, en tout cas, je n'avais pas énormément d'options en étant parent célibataire à Lyon. Je ne sortais pas tant que ça. J'avais quelques babysitting, mais bon, il fallait aussi préserver le budget. Donc, il n'y a pas tant d'occasions que ça de sortir et rencontrer du monde. Donc, Tinder, ça a duré 15 jours. J'ai essayé sur Tinder, j'ai rencontré Kevin. Et là, il y a... mais avant je prends le temps de discuter, d'expliquer aussi ma situation familiale, parce que du coup je ne suis pas libre tous les soirs à sortir quand je veux, ni à partir en week-end comme ça, et généralement il y a un petit bout qui suit derrière, elle avait déjà 5 ans, et le pauvre, on en rigole aujourd'hui, mais notre premier date c'était à la piscine du Rhône, avec Elia, ça s'est fait au cours d'une discussion, je disais bah écoute là je vais à la piscine, il me dit j'habite pas loin tu peux passer passe et en fait on a passé notre temps à discuter en surveillant ma fille et en jouant avec elle dans la piscine donc on est loin quand même d'un date vrai date je trouve ça hyper mignon mais ça a commencé comme ça au moins c'est efficace au moins c'est efficace je mets dans l'ambiance directe parce que c'était pas pour tout le monde j'ai envie de rendre un tout de suite faire d'autres rencontres et ça n'a effectivement pas abouti et c'est vrai que ouais ouais ouais c'est c'est ce n'était pas forcément tout le temps évident pour l'autre,
- Speaker #1
je pense,
- Speaker #2
d'accepter le niveau de contrainte que ça suppose. Parce que ça veut dire construire un couple alors qu'il y a face une famille, trouver sa place au milieu de tout ça, sachant que ma disponibilité et ma priorité, elle n'est forcément pas sur l'autre. C'est un peu la place de beaux-parents ? C'est la place de beaux-parents, mais en plus, pas au début. pas au début parce qu'au début t'as pas de place du tout t'as pas de place dans l'éducation de la personne, t'as pas de place par rapport à l'enfant donc pour expliquer à l'enfant que une fois qu'on a fait décide d'être ensemble, parce que c'est pas tout de suite que c'est mon amoureux et qu'on va se voir plus régulièrement et donc il y a aussi une place à préserver à l'enfant et une place à préserver à l'autre et je pense que pour tout le monde c'est compliqué de trouver sa place ça demande du temps, ça demande de la patience et je pense que que ce soit pour les enfants ou pour les adultes, il faut prendre le temps pour que chacun trouve sa place
- Speaker #1
Comment elle l'accueille qu'il y a ?
- Speaker #2
Très bien Ouais Kélia, elle est toujours partante pour que je ne sois pas seule et pour que j'ai de l'aide. C'est chouette. Oui, vraiment. Et je pense qu'elle a hâte d'avoir un deuxième papa. D'ailleurs, maintenant, elle dit qu'elle a deux papas à l'école, alors qu'on n'en est pas encore là tous les deux, même si concrètement, au quotidien, il a quand même la place d'un beau papa, je dirais. Mais on n'habite pas encore ensemble, on commence tout juste à emménager ensemble.
- Speaker #0
sur notre chez nous donc t'as Kevin qui débarque dans ta vie et donc tu as Noah qui a 8 mois, comment ça s'est enchaîné ?
- Speaker #2
le pauvre Kevin s'est pris un TGV en pleine tronche avec moi puisqu'il y avait déjà la première plus un gros chien et dès le départ il savait qu'il y avait le projet du deuxième enfant qui était fortement engagé ça tu lui avais dit dès le départ ? dès le départ ouais Ouais, je préfère être clair. Non, même avant, dans les discussions qu'on pouvait avoir, etc. Quand on parle de nos vies respectives, qu'est-ce que tu fais de ta vie, tes passions, ton boulot, etc. Forcément, ça vient dans l'eau. C'est un peu impactant. Parce que c'est des choses sur lesquelles ça drive aussi mon quotidien dans tous mes choix. et expliquer que pourquoi tel jour tu peux pas parce que t'as un rendez-vous avec les Etats-Unis pour discuter de telle ou telle chose pourquoi tu réponds à un email enfin voilà c'est des choses ouais ouais c'est déjà oui il ya le décalage horaire aussi forcément ça impacte de trois trucs donc non il ya tout ça et je pense que c'est important dès le départ parce que ça permet d'aligner un peu tout le monde et puis aussi de voir si ça convient à l'autre parce que ça convient pas à l'autre autant le savoir dans le savoir tout de suite pour lui comme pour l'enfant quand toi Donc, lui, très rapidement, très, très, très impatient de m'accompagner dans cette paternité à deuxième édition. et beaucoup de changements aussi pour nous au fur et à mesure des mois, puisque je l'ai rencontré il y a deux ans, bientôt l'un, il y a deux ans. Et Noah est né il y a huit mois, donc ça a été très très rapide. Et d'ailleurs, il est venu aux États-Unis aussi un peu quelques jours après la naissance de Noah, très rapidement. Donc on a pu prendre nos marques aussi à quatre rapidement.
- Speaker #0
Pour Noah, est-ce que tu as fait... t'as refait exactement le même attends t'avais une question ?
- Speaker #1
Non, non, non,
- Speaker #2
non. Exactement la même démarche avec Nora. Ce n'était pas la même mère porteuse. Parce que pour Catherine, la mère porteuse de Kelly, c'était depuis le départ très clair sur le fait que c'était la dernière fois que ça a sa dernière grossesse. D'accord. Donc, elle n'en aurait pas deux. Et c'est pour ça où j'ai entrepris de rechercher une deuxième mère porteuse, ce qui était le cas. On a pu rencontrer Brittany.
- Speaker #0
Avec la même agence ?
- Speaker #2
Pas la même agence. Ok. Du coup, on a pris une agence. J'ai pris une autre agence. parce que, avec l'expérience que j'avais, j'avais moins besoin d'assistance.
- Speaker #0
La première agence était all inclusive ?
- Speaker #2
La première agence, c'était incroyable, c'était all inclusive, accompagnée du début à la fin, pour tous les papiers jusqu'au passeport. Et puis c'est des gens avec qui j'ai gardé contact, j'ai aussi bien observé comment ils faisaient au départ. On continue à s'envoyer des nouvelles des enfants, on les voit aussi de temps en temps, quand ils sont de passe. en Europe ou alors sinon on est de passage aux Etats-Unis et qu'on n'est pas loin, on en profite pour aller les voir de toute façon. Mais on continue à s'envoyer des messages, des photos des enfants. Ça reste quand même des personnes qui ont été proches de nous et qui nous ont accompagnés sur une paternité. Une parentalité, c'est quand même précieux. Et puis même si j'avais des questions, elle m'aidait à y répondre aussi. Donc c'est hyper pro. Top.
- Speaker #0
Tu avais congelé les embryons.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
C'était...
- Speaker #2
En 2015.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
Qui ont été conservés. Que j'ai conservés pour la deuxième grossesse. Ouais. Pour le deuxième enfant.
- Speaker #0
Et donc ça, ça a marché ? aussi, tu nous as dit tout à l'heure, du premier coup.
- Speaker #2
Le transfert à marché du premier coup, ouais.
- Speaker #0
Sur les deux fois.
- Speaker #2
Ça a été une vraie chance, ça a bien marché.
- Speaker #0
Et comment s'est déroulée la deuxième... grossesse pour toi ?
- Speaker #2
C'était un petit peu différent. Pareil dans le sens où l'impression que l'enfant est là. Déjà en gestation psychologique depuis longtemps. Depuis 15 ans. La même chose où tous les 3 mois, j'avais des vomissements. Donc ça, c'est encore ma couvade.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #2
Je pense que c'est clairement psychosomatique. Mais par contre, un petit peu... peu différent puisque c'est le deuxième donc il y a aussi la place de la première, donc il y a aussi la côté préparation du rôle de grande soeur et mine de rien ça m'a aussi beaucoup aidé à retracer toute son histoire à elle, qu'elle connaît déjà par coeur puisqu'on a un album de naissance dès le début. au début, Kélia m'a demandé, je me rappelle, c'était de deux ans et demi à trois ans, elle voulait beaucoup moins l'histoire du soir, elle voulait qu'on revoie son album de naissance. Ce qui fait qu'à trois ans et demi, quatre ans, à la maternelle... elle expliquait que elle avait une maman qui la portait dans son ventre elle avait une maman qui a donné son petit oeuf à papa pour donner une petite graine et un petit embryon qui a donné Kélia, donc ça c'est comme ça qu'elle l'explique et du coup c'est comme ça que je l'explique aux adultes, parce que généralement quand je l'explique aux adultes, souvent Kélia est là, et donc je veux qu'elle entende l'histoire, je veux qu'elle entende le fait que je sois fier de cette histoire, qu'il y ait de l'amour autour de tout ça parce que finalement je les clique pas aux adultes j'explique à elle je sais qu'elle écoute Et puis c'est très clair pour tout le monde quand je dis ça. Oui,
- Speaker #0
clairement. La deuxième grossesse, tu t'es préparé avec elle. Qu'est-ce qui a été différent par rapport à la première ? Parce que ce n'était pas la même personne.
- Speaker #2
Ce n'était pas la même personne. Je me posais aussi beaucoup moins de questions sur est-ce que je dois aller aux Etats-Unis, pas aux Etats-Unis. Donc, lui poser la question directement, ça gagne beaucoup plus de temps. Je sais aussi quand est-ce que je vais avoir des nouvelles. C'est beaucoup plus simple. plus fluide. Mais par contre, il y avait aussi plus d'angoisse de rater des moments, beaucoup plus d'angoisse aussi de et si ça se passe mal ? Il y avait un peu plus cette anxiété.
- Speaker #0
Ça se passe mal au niveau de la grossesse ?
- Speaker #2
Oui, clairement. J'avais plus peur, alors que la première fois, j'y suis allé peut-être plus naïvement. alors que là,
- Speaker #1
moins parce que t'avais à quoi t'attendre ouais,
- Speaker #2
peut-être aussi parce que ça faisait 7 ans que je discutais avec des femmes et que j'avais eu des discussions de plein de parcours différents chose que j'avais moins avant j'avais le cercle proche des femmes que je connaissais et quelque part les femmes te disent pas la même chose quand j'avais pas eu ce parcours à partir du moment où j'ai eu ce parcours les femmes s'autorisaient avec moi...
- Speaker #0
et moi je m'autorisais peut-être aussi avec elles d'avoir des discussions plus intimes peut-être qu'elles ont elles entre femmes c'est l'impression que j'ai peut-être pas sur tout mais sur une bonne partie c'est vrai que quand tu commences à rentrer dans le cercle des darons daron c'est différent c'est pas la
- Speaker #2
même manière d'apporter les choses et moi je vois qu'il y a eu j'étais confronté à des situations de sexisme ou sexisme inversé C'est vrai ? Clairement, ouais. À la crèche, avec Kélia, j'avais une aura en tant que papa célibataire que ma pote d'à côté, qui était mère célibataire, on vivait la même chose, elle n'avait pas les mêmes... même comportement du personnel de la crèche qu'avec moi. Parce que j'avais... Il y avait le côté... Il y avait le côté homme célibataire qui a voulu un enfant, s'en occuper tout seul, etc. Alors que côté mère... de ma pote, c'était c'est normal, une femme seule qui a les 20 enfants il n'y a rien de surprenant c'est un peu ça et j'ai trouvé ça hyper sexiste et donc il y a ce sexisme qui existe chez les femmes comme chez les hommes plus chez les femmes, entre elles donc j'ai vu ça en personnel de crèche et là je le vois avec aussi un membre de la famille de Kevin qui est mère célibataire, et elle se prend des réflexions à la crèche que moi on ne m'a jamais faites et à l'inverse, j'ai eu aussi des moments de sexisme ou quand je rentre dans un territoire entre guillemets féminin, je me prends des remarques.
- Speaker #0
C'est-à-dire quel territoire tu as mis là ?
- Speaker #2
Ça va peut-être en surprendre quelques-unes, mais je peux prendre l'exemple d'un magasin de marques pour enfants, d'habits, etc. Je suis déjà rentré pour prendre des enfants pour ma fille. et la vendeuse m'a enchaîné de questions ou de remarques qui étaient clairement sexistes par exemple je peux vous donner un exemple je recherche tel vêtement c'est ici, je l'ai vu mais du coup ce que je préfère c'est celui-là oui mais c'est l'âge de dessus oui c'est pas grave c'est une écharpe que je recherche elle fera un tour de plus, ça lui durera plus longtemps c'est très bien et après de lui dire écoutez je vais aussi prendre cette paire de lunettes qui est bleue et elle a les yeux bleus donc je trouve ça très bien oui mais c'est rayon des garçons Oui, très bien. Et arrivé à la caisse, je vous épargne deux, trois réflexions. Et arrivé à la caisse, je vous fais la carte du magasin ? Je la mets au nom de madame ? Et je la regarde et je lui dis non, il n'y a pas de madame, madame. Et là, du coup, ça a clôt la conversation. Mais on a eu plusieurs trucs comme ça. Après, il y a les choses aussi qui partent de bonnes intentions. Si vous avez besoin d'aide, vous voulez qu'on vous aide, vous voulez qu'on change votre enfant ? Ça, ça nous est arrivé.
- Speaker #0
Que ne proposerait pas une mère célibataire ?
- Speaker #2
Parce que logiquement, une femme sait changer son enfant automatiquement.
- Speaker #0
Ah bah oui, c'est l'instant maternel.
- Speaker #2
C'est le fameux. Et du coup, je suis... Je suis confronté à ça où je me rends peut-être un peu plus compte de ce que vivent les femmes aussi, en termes d'équilibre des tâches, etc. Où là, franchement, il y a des efforts à faire. Mais aussi, c'est des choses tout bêtes. Un nombre de fois où j'étais dans des toilettes pour femmes parce qu'il n'y avait pas de quoi changer. Un enfant dans la table à langer. De moins en moins. Il y a de plus en plus déjà un espace uniquement famille ou bébé. De temps en temps, je l'ai vu chez les hommes. Mais plusieurs fois, j'ai été chez les femmes. Et le fait d'y aller avec une petite fille te permet d'aller chez les femmes, parce que les femmes comprennent tout de suite.
- Speaker #1
Avec un petit garçon, moins ?
- Speaker #2
Alors, je ne sais pas encore, je ne peux pas te dire. Mais elle ne se pose pas de questions. Il n'y a pas de problème. De ce côté-là, tu as des regards, parfois, mais c'est... Si t'es concentré sur ta tâche, on a vite compris. Mais oui, tu vois le déséquilibre. Dans ma situation, t'as vu le déséquilibre homme-femme et le sexisme qui peut exister encore. Oui,
- Speaker #0
mais même les panneaux. Je sais pas, tu vas sur une aire d'autoroute, sur l'aire d'autoroute, c'est une femme qui change un bébé à chaque fois.
- Speaker #2
Ouais, clairement.
- Speaker #0
Tu fais ?
- Speaker #2
Non mais tout le temps, c'est tout le temps ça. C'est tout le temps, tout le temps ça. Et encore, la plupart du temps, quand j'étais seul, les gens pensaient que la main n'était pas loin. Tout le temps. Parce qu'un nombre de fois en magasin, ça aussi, quand on pose la question Où est le parent à un enfant ? on ne dit pas Où est ton parent ? on dit Où est ta maman ? on ne dit pas Où est ton papa ? La première question, la plupart du temps, d'un enfant en bas âge, c'est Où est ta maman ? Kelly Hall l'a eu plusieurs fois. Et quand à 3 ans et demi, elle connaissait son histoire par cœur, elle commençait à dire en plein magasin, j'ai pas de maman, j'ai juste mon papa, il est là.
- Speaker #1
Je l'adore.
- Speaker #2
Et il suffit que ce soit une personne un peu âgée, parce que c'est arrivé à plusieurs reprises, et qu'elle explique. j'ai pas de maman, j'ai une mère porteuse elle est aux Etats-Unis, je suis né aux Etats-Unis et là j'ai mon papa bon, là généralement j'essaie de pas être trop loin de reprendre l'enfant et de se dire c'est déjà une discussion d'adulte et moi d'enfant faut pas aller faire du shopping à Versailles faut pas aller faire du shopping à Versailles nous
- Speaker #0
on a un tout petit peu dégraissé, pardon non mais c'était très bien, c'est intéressant en plus comme sujet... Tu n'as pas préparé la naissance tout à fait de la même manière. Comment tu as fait cette fois-ci ?
- Speaker #2
C'était un petit peu différent. Alors il y avait, un, la préparation du rôle de grande sœur. Deux, le fait aussi que j'ai vendu ma résidence principale pour avoir un autre logement, mais qui allait avoir des travaux. chambre en plus pour accueillir noah je me retrouve un dans la même situation c'est à dire que la chambre de bébé n'est pas prête et et deux c'était encore plus peut-être un peu plus trash dans le sens où on a vendu le logement principal Et on est parti avec deux valises avec Kélia. En sachant très bien qu'on avait déjà le logement temporaire qui était déjà en place. Et le nouveau logement qui allait nous attendre après travaux. Donc on est parti avec deux valises et Kélia dit au revoir à sa chambre. Ça devait être dur ça. C'était dur pour elle, ouais. Il y avait à la fois l'excitation du nouveau petit frère mais aussi une vraie transformation.
- Speaker #0
Un changement de repère.
- Speaker #2
Après j'avais prévu plein de petits cadeaux tous les jours jusqu'à l'arrivée. avec une petite BD, un petit t-shirt de grande soeur des choses comme ça Et je l'ai vécu un petit peu différemment parce que je pense que je me rendais plus compte de ce que ça allait engendrer. Des conséquences d'être parent une deuxième fois, des limites que je devais me poser pour bien gérer l'arrivée de Noah et bien continuer à accompagner Kelly dans ce rôle-là. Parce qu'elle m'a accompagné à la maternité. Elle n'était pas là à l'accouchement, bien sûr, mais elle est arrivée juste après pour voir. voir son petit frère. Et puis elle m'a accompagné tout le reste à la maternité, c'est-à-dire qu'elle dormait avec moi à la maternité avec le petit.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #2
dans la même chambre.
- Speaker #0
Et ça, aux US, c'est quelque chose qui se fait ?
- Speaker #2
Pas trop, non. Aux US, en plus, là c'était au Texas, c'était plus dans le Nevada. Donc au Texas, c'était aussi sur un état avec une population très religieuse où l'homme naît encore très peu à la maternité. Donc quand t'arrives seul un peu conservatrice quoi conservatrice donc c'est sûr que si tu arrives et puis l'hôpital était un hôpital catholique protestant plutôt mais chrétien avec le pape jean paul ii en poster grandeur nature dès l'ouverture dès l'accueil à Donc c'est sûr que tu arrives en tant que père célibataire avec déjà une petite fille.
- Speaker #0
Comment ils t'ont reçu ?
- Speaker #2
Super bien reçu. Non mais franchement, le corps médical, que ce soit en France, que ce soit aux Etats-Unis, parfait. Ouais, franchement, des infirmières et des médecins qui font tourner tout ça.
- Speaker #0
Comment s'est passé cet accouchement ? Est-ce que tu étais avec Brittany aussi cette fois ?
- Speaker #2
De la même manière. de la même manière ça a été un accouchement déclenché, on est arrivé plus tôt aux Etats-Unis quelques jours avant de manière à bien poser les choses aussi pour Kélia et qu'elle ait sa petite routine et que ce soit très clair pour elle on a eu aussi la chance, j'en parlais avec Catherine la mère porteuse de Kélia, elle nous a rejoint deux jours après l'accouchement de Noah, elle nous a rejoint pour nous voir à la maternité avec deux de ses enfants et Et donc, on a pu faire une photo tous ensemble avec Brittany, avec Catherine. Une petite photo de ma famille qui va aller dans l'album de naissance de Noah que je n'ai pas encore fait.
- Speaker #0
Il a 8 mois. Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Et tout ça, c'est ça qui a été différent. Et puis Kevin nous a rejoint aussi très rapidement. Donc c'était beaucoup de choses à mettre en place. Donc ça s'est bien enchaîné. Et puis il y a aussi le côté découverte que c'est un garçon. Je ne me suis vraiment pas préparé sur ça. Je me suis dit, j'ai eu un enfant, le deuxième ça va filer. Et puis c'est vrai que la première nuit, une fois qu'on a la première douche... de pipi. On s'aperçoit qu'on ne change pas une flûte comme un garçon. Et je ne m'étais pas du tout préparé à ça. C'était très tout bête. Mais c'était la seule surprise en dehors de ça. c'est du bonheur incroyable et moi j'aurais jamais cru que j'y serais arrivé d'avoir deux enfants il y a 15 ans donc c'est une concrétisation par contre ce qui a vraiment changé c'est que je pense que je me suis pris une dépression postpartum si je peux l'appeler comme ça et je pense que c'est très lié au fait que j'ai concrétisé mon rêve que ce rêve n'est pas terminée parce que les enfants sont là, mais que ce chemin qui a pris 15 ans, c'est terminé. Et ça, je ne l'ai pas anticipé. Et ça m'est arrivé en pleine poire, en pleine face. Et ça s'est concrisé par une perte d'énergie, des symptômes qu'il faut être proche de la dépression. Mais j'avais l'impression de ne plus avoir d'énergie du tout. de temps et ça c'était difficile à dire parce que tu es crevé par le rythme du nouveau-né slash le rythme de la première donc tu as pas un temps pas vraiment un temps à soi à toi Et ça, ça s'est concrétisé, je pense, plus sur le retour en France. Parce que les Etats-Unis, il y a ce côté peut-être un peu bulle de la naissance. Et donc, au retour en France, c'est arrivé en pleine face de j'ai plus d'énergie, qu'est-ce qui se passe ? J'ai l'impression d'être moins heureux. Alors que tu es très heureux d'avoir le deuxième. Donc, il y avait ce côté-là qui a duré. Moi, il m'a duré peut-être... 3, 4, 5 mois. Ah ouais, quand même. J'en ai peu parlé. J'en ai parlé à mon compagnon. Il s'en est rendu compte. Il s'en est rendu compte. Donc il me l'a dit. Il m'a dit, je pense que tu as raison. Honnêtement, avec le recul, je me serais fait accompagner.
- Speaker #1
Là, tu ne l'as pas fait ?
- Speaker #2
Non, parce que nouveau logement, travaux, etc. Et puis il y a plein de choses. Il y a plein de choses. Et puis c'est vrai que j'ai un peu tendance taiseux sur ce genre de choses. Donc j'essaie de ne pas le montrer et puis d'enchaîner. Et puis il y a cette impression de... Ça reste mon compagnon, mais tu ne veux pas non plus trop charger tout le monde. Et puis tu as ton quotidien à gérer, donc il faut le gérer. Donc tu te tailles et tu avances. Donc tu vois, c'est aussi un peu lié à mon éducation. familiales, etc. Mais avec leur cul, je me serais fait accompagner. Ça aurait été beaucoup plus intelligent.
- Speaker #0
Et comment ça s'est passé, la rencontre entre Kelly et Noah ?
- Speaker #2
C'est très drôle. drôle. Alors, j'ai des vidéos là-dessus. Kélia voulait dans son imaginaire, elle aurait préféré une petite sœur. Et elle avait déjà des prénoms, que ce soit garçon ou fille. Et je tiens... Donc Kélia sort de la coucheuse après le soin infirmier, post-partum, juste après l'accouchement. Et... Je tiens Noah, j'appelle Kellya qui rentre dans la chambre, qui était au courant de tout ce qui se passait au cours de la journée, qui n'était pas loin parce que du coup je la gérais aussi en même temps. Et puis je m'inquiétais de où est-ce qu'elle était, est-ce qu'elle restait bien en place ? mais bon la maternité c'est bien sécurisé donc il n'y a pas de soucis elle rentre elle me dit ça y est c'est un garçon et une fille un garçon ok elle montre pas trop sa déception mais ok elle était contente de le voir quand même et comment il s'appelle Noah oh c'était pas ce que j'aurais choisi et après elle l'a vu il y a eu un contact entre deux et là elle était tombée amoureuse de son petit frère c'était parti c'était parti C'était parti, la relation a été installée, elle s'en est super bien occupée, elle continue à très bien s'en occuper, à prendre son rôle de grande sœur au fur et à mesure. Donc non, c'est chouette.
- Speaker #1
Par rapport aux prénoms, comment tu les as choisis ?
- Speaker #2
J'avais plusieurs... Je me suis fait une petite liste, garçon-fille. Et puis après, j'ai du mal à comprendre ce qui a déclenché vraiment le choix. Mais il y a eu un préféré. Et généralement, pour moi, ça s'est décidé plutôt à la fin. Kélia, c'était dans l'avion. Dans l'avion pour aller à l'accouchement. Ok, c'est celui-là. Et les deuxièmes prénoms, troisième prénom, j'en ai donné, donc c'était ça. Et Noah, un peu pareil, mais un peu avant, du coup. C'était deux, trois semaines avant et j'ai gardé mon petit secret. Ouais,
- Speaker #1
tu ne lui as pas...
- Speaker #2
Je ne l'ai pas dit à Kelly, mais même aux autres, je n'en parlais pas trop.
- Speaker #1
Je comprends.
- Speaker #0
Culturellement, c'est vrai que ça ne se fait pas beaucoup de dire les prénoms.
- Speaker #2
C'est vrai. Et puis en plus, s'il se passe quelque chose, c'est un rôle personique.
- Speaker #1
On s'arrête là pour aujourd'hui. On vous dit à la semaine prochaine pour la suite. Bisous !
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu.
- Speaker #1
C'est grâce à vos retours et à votre soutien qu'on continue à produire des épisodes. Pour nous aider, abonnez-vous, mettez un maximum d'étoiles et des commentaires dans les plateformes d'écoute qui le permettent. Vous pouvez aussi en parler à votre entourage et nous suivre sur les réseaux sociaux. Les liens sont disponibles en bas de la description.
- Speaker #0
Si l'aventure vous tente et que vous avez envie de raconter votre histoire, contactez-nous via le site aternité.com. Sans accent, évidemment.
- Speaker #2
Bisous !