- Speaker #0
Imaginez, vous enchaînez les rencontres, espérant enfin vivre la relation idéale. Mais à chaque fois, c'est le même scénario qui se répète. Vous finissez par vous oublier, par douter, et par vous demander pourquoi vous attirez toujours les mêmes impasses. On cherche souvent l'amour à l'extérieur, en espérant que l'autre vienne combler nos failles. Mais on oublie l'essentiel. Pour construire une histoire à deux, qui tienne la route, il faut d'abord apprendre à s'aimer soi-même. Aujourd'hui dans Attitude Discute, on pose les bases. Je reçois Claudia, Coach en relation amoureuse et créatrice du Self Love Project. Avec elle, on va comprendre en quoi l'estime de soi est la fondation absolue de toute relation saine. Alors, comment casser ces schémas répétitifs dont on n'arrive pas à se défaire ? Comment réussir à imposer ses limites sans avoir peur de faire fuir l'autre ? Et surtout, comment arrêter de se laisser choisir pour devenir enfin l'acteur principal de ses propres rencontres ? C'est le moment de changer la donne, bienvenue dans cet épisode d'Attitude Discute où on parle d'estime de soi et de relation amoureuse. Bonjour Claudia, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va très bien Florian, bonjour, pardon, ça va très bien et toi ?
- Speaker #0
Aucun problème, ça va très bien également, je te remercie. Je l'ai déjà fait en off, mais je te remercie une nouvelle fois d'avoir accepté mon invitation ici sur mon podcast Attitude, ça me fait vraiment plaisir. On a vraiment pas mal de sujets très très intéressants à voir aujourd'hui. Je me suis fait une petite liste, on verra si on a le temps de tout aborder. Mais vraiment je suis très content et j'ai hâte de lancer cette conversation très intéressante à venir. Avant ça, avant de commencer, les gens ici, les auditeurs, ont l'habitude de ce petit jeu. Donc je te propose, si tu veux bien, de te présenter à eux en trois mots que tu auras choisis.
- Speaker #1
alors j'espère que ça va pas être trop prétentieux alors on va essayer l'exercice personne ne juge ici non mais j'irais bienveillance impatience aussi mais qui va avec détermination je les mets ensemble et
- Speaker #0
j'irais émerveillement parce que je trouve que c'est quelque chose d'important à garder dans sa vie merci d'avoir joué le jeu et honnêtement pour m'en dire là dessus moi je vois pas du tout de prétention au contraire je trouve que c'est plutôt des choses très positives et qui donnent envie Merci. en tout cas d'en savoir un peu plus. Et à ce sujet, justement, aujourd'hui, si je t'ai invité, c'est parce que je te suis sur les réseaux et je suis un petit peu ton travail depuis un petit moment maintenant. Et parce que tu es notamment coach en estime de soi et en relation amoureuse. Et donc, que tu as créé également le Self Love Project. Donc voilà, est-ce que tu pourrais m'expliquer un petit peu, déjà... que c'est, ce que ça représente et puis surtout comment tu en es arrivé à pratiquer ce beau métier.
- Speaker #1
Alors, Self Love Project, donc effectivement je suis coach en assimilation et relation amoureuse. Le terme est un petit peu long et peut paraître un petit peu pompeux, mais a été choisi exprès pour ne pas dire Love Coach. Et on y reviendra peut-être tout à l'heure quand je vais parler un peu de la chronologie, de pourquoi j'en suis arrivée là. Aujourd'hui, j'accompagne principalement des femmes, des femmes célibataires. pour les aider à avancer vers des relations qui soient plus saines, qui soient plus sécures, qui soient plus joyeuses, parce que souvent, elles répètent les mêmes schémas relationnels avec des hommes indisponibles, des relations toxiques. Elles ont un grand manque d'estime d'elles-mêmes. Elles ne savent pas poser leurs limites. Voilà un peu les problématiques principales. Donc ça, c'est, on va dire, 80% des gens que j'accompagne. Mais j'accompagne aussi de temps en temps des hommes qui sont dans le même schéma. Ça m'arrive. Et j'accompagne aussi des personnes qui sont déjà en relation. pour les aider à avoir des relations qui soient plus douces et qui soient plus apaisées. Parce qu'au final, moi, ce qui est au centre de mon travail, et la question qui est au centre de mon travail, c'est comment est-ce qu'on fait le lien de manière qualitative ? Parce qu'être en couple, pour moi, ça ne veut rien dire si on n'est pas dans le lien et dans le lien qualitatif et qu'on n'est pas en conscience de soi et de l'autre. Donc, j'essaye d'amener les gens vers plus de conscience de même, vers plus de conscience de l'autre et vers un lien de qualité, si je vais résumer.
- Speaker #0
Ok, très bien. non non écoute je pense que c'est très clair t'as mentionné déjà pas mal de points et de sujets qu'on va potentiellement aborder un petit peu après mais j'essaye de rester un petit peu focalisé sur cette partie introductive parce que je me connais j'ai envie d'aller dans tous les sens tu as dit que donc tu as utilisé le terme relation et comme quoi ça ne voulait pas forcément dire grand chose si derrière on ne porte pas attention à la qualité du lien et ça en fait moi je m'étais noté de mon côté que tu faisais déjà un lien entre les deux dimensions de ton rôle de ton métier savoir estime de soi et relation amoureuse
- Speaker #1
ça va être une question très vague et peut-être qu'il y a mille trucs à dire là-dessus mais si je repense au terme de lien comment tu lis les deux aujourd'hui l'estime de soi et les relations amoureuses ça va me permettre de répondre à ta question tout à l'heure où je n'ai pas répondu qui était d'où vient Self Love Project et ça va faire le lien avec cette question là à la base Self Love Project je l'ai créé, on a eu l'idée en 2018 on a commencé en 2019 et j'ai été diplômée coach en début 2020 et à l'époque avec mon ancienne associée Mélanie Au début, on voulait faire du coaching en rupture. Donc, on s'était dit, les gens ne sont pas heureux dans leurs relations, alors qu'à l'époque, on venait à peine d'avoir 30 ans. Ils sont jeunes, ils n'ont même pas 30 ans, ils restent alors qu'ils sont malheureux. On veut les accompagner à sortir de là. Et du coup, on s'est posé la question, pourquoi est-ce que les gens restent dans des relations insatisfaisantes ? Et donc, on s'est dit, souvent, ils ont peur de partir, ils manquent d'estime d'eux-mêmes. Enfin, voilà, on a un peu décortiqué tout ça. Et puis, je ne sais plus trop exactement comment, mais en tirant un peu les fils... On s'est rendu compte que ce qu'on voulait mettre au centre, c'était cette question du rapport à soi, et donc de l'estime de soi. Et parce qu'on s'est rendu compte que c'était ça souvent la base, et en fait, on est la base de notre propre existence, et si le lien à nous-mêmes n'est pas apaisé, c'est difficile de faire lien avec l'autre. C'est difficile d'être en relation avec les autres de manière saine et joyeuse, quand la relation à soi est compliquée. Et donc en fait, on est parti de ça, et puis après on a créé Self Love Project, c'est pour ça que ça s'appelle Self Love Project. project parce que l'idée c'est de revenir à soi pour pouvoir se tourner vers l'autre et donc c'est ce lien là que je fais et moi je le vois tous les jours quand on a une estime de soi qui est trop fragile alors soit on est célibataire et on va répéter les mêmes schémas, on va accepter des relations qui sont insatisfaisantes ou alors on va être persuadé qu'on ne mérite pas d'être aimé donc on va se tourner que vers des gens qui ne nous aiment pas ou alors il y a des gens qui sont prêts à nous aimer mais on va se dire ils sont bizarres ceux-là, c'est chelou, pourquoi est-ce qu'ils ont envie de m'aimer alors que moi je ne suis pas aimable c'est ça
- Speaker #0
Ok. Non, mais écoute, c'est très clair. Et justement, en fait, tu m'as devancé parce que j'avais te demandé, du coup, qu'est-ce qui vous avait mis sur la piste de travailler sur justement les ruptures, le fait de constater qu'il y avait pas mal de gens qui, en final, n'étaient pas confortables dans leurs relations, mais qui restaient quand même. Donc, est-ce que ça, aujourd'hui, tu dirais que c'est quelque chose qui est de plus en plus présent dans les couples ? Toi, maintenant, qui... travail de près avec les relations et surtout avec les personnes au sein des relations. Est-ce que tu dirais que c'est quelque chose qui a évolué depuis ces quelques années où tu t'es lancée ? Est-ce qu'il y a eu une évolution ?
- Speaker #1
Moi, je sais que mon regard sur ce sujet-là, il a beaucoup évolué. Là où à l'époque, parce que je commençais, je n'étais pas encore coach, je n'avais pas fait tout le travail que j'ai fait aujourd'hui, je me disais, si ça ne va pas, il faut partir. Aujourd'hui, mon regard est différent parce que je pense que souvent, on peut au moins essayer de réparer, mais que le problème... c'est qu'on n'a pas souvent les outils pour ça et qu'on ne fait pas toujours la démarche d'avoir ces outils-là, soit parce qu'on ne sait pas, soit parce qu'on pense que c'est impossible. Bref, on est pris dans plein de croyances. Aujourd'hui, j'aurais tendance à penser que les problématiques de fond entre maintenant et 2020 sont globalement les mêmes dans les relations, mais je me rends compte qu'il y a beaucoup plus d'espoir peut-être que ce qu'on pourrait imaginer si on est prêt à faire le travail. Alors souvent, on n'est pas prêt et on se dit, je vais recommencer ailleurs. et ce sera plus facile alors que ce n'est pas forcément le cas ça peut, évidemment c'est du cas par cas et évidemment je précise bien que là je ne parle pas des relations qui sont abusives ou violentes où la seule solution est de partir là je parle d'une solution où il n'y aurait pas d'abus, il n'y aurait pas de violence et où parfois c'est juste un problème de communication, de connaissance de soi et de l'autre et ça, ça peut se travailler
- Speaker #0
Ok, oui, j'imagine bien et donc en fait tu disais Euh... que parfois, il y a des personnes qui ont l'impression que ça ne va pas et qui, peut-être par refus de travailler dessus ou parce qu'ils n'en ont pas conscience, ils préfèrent quitter et recommencer des nouvelles relations. Et du coup, tu penses que si on n'a jamais cette approche de connaissance personnelle, de développement de sa propre estime de soi, du coup, est-ce que probablement, on va répéter toujours les mêmes choses, on va tomber sur les mêmes personnes ? Est-ce que c'est ce genre de schéma que tu mentionnais ?
- Speaker #1
Je pense que souvent, c'est le cas. Après, je suis biaisée parce que forcément, les gens qui viennent me voir sont bloqués un peu dans cette ornière-là. Je vais te dire que c'est comme ça. Il y a des gens qui font des bonnes rencontres et qui arrivent à saisir l'opportunité. C'est juste que quand tu ne t'aimes pas ou quand tu es pris dans ces croyances-là, c'est plus difficile de saisir la bonne opportunité. La bonne opportunité étant un espace relationnel sain et sécurisant. L'idée, ce n'est pas de se dire qu'il faut travailler de son côté. pour être bien avec soi et pour s'aimer suffisamment. Et puis après, on a rempli la jauge et c'est bon, on va rencontrer quelqu'un de bien. Parce que l'estime de soi, elle se construit aussi dans le lien et dans le lien avec l'autre. Mais en tout cas, c'est de se dire que si son estime de soi, elle est trop abîmée, elle est trop écrasée et qu'elle nous amène à répéter toujours les mêmes schémas. ça vaut le coup de prendre le temps, de faire une pause, de regarder comment on peut préparer ce terrain-là pour qu'il soit un peu plus fertile, et pour pouvoir se diriger vers des espaces relationnels qui nous font du bien, et pas que des espaces qui ne nous font pas du bien. C'est un peu ça le topo.
- Speaker #0
Ok, ok, ça marche. Merci pour ces précisions. Honnêtement, c'est hyper intéressant. Et en fait, ça m'a fait penser à un truc, ce que tu étais en train d'expliquer. Tu as dit à un moment... c'est pas forcément parce que je vais travailler sur moi-même aussi que ça va déclencher la rencontre avec quelqu'un de bien. En fait, je mentionne ça parce qu'on parlait de développement personnel juste avant, je t'expliquais que je m'étais intéressé au sujet, et puis en fait j'ai aussi pris des distances avec certains sujets qui concernent le développement personnel, parce que tu sais, on entend souvent maintenant, ou on tombe vite dans des phrases un petit peu vides de sens à mon goût, du style Si tu es bien avec toi-même, tu trouveras forcément quelqu'un qui te correspond. Du coup, je trouve que la phrase est un petit peu générique et peut-être qu'elle est vraie dans le fond, mais ça manque un petit peu de détails, de contexte par rapport à ce que tu viens d'expliquer, je trouve. Oui. Vas-y, je t'en prie.
- Speaker #1
Non, mais je suis d'accord, c'est souvent le problème. L'hypersimplification, ça manque de granularité, du coup, ça manque de nuances. C'est un peu le problème du monde duquel on est aujourd'hui où il n'y a plus beaucoup de nuances à beaucoup d'endroits.
- Speaker #0
Malheureusement. C'est clair. Très bien. Je te parlais d'évolution aussi tout à l'heure. Je voulais éventuellement savoir si dans les gens que tu consultes, que tu coaches, les gens avec qui tu travailles, est-ce que tu rencontres des gens un petit peu de tout âge ? Est-ce que tu as pu observer des différences générationnelles ou des choses, des critères qui peuvent influencer le comportement des gens avec qui tu travailles ?
- Speaker #1
Alors moi, aujourd'hui, les femmes que j'accompagne, elles ont une moyenne entre 25, ça va de 25 à 50 ans, on va dire, c'est assez large. J'accompagne principalement en format collectif pour les personnes célibataires. Et c'est sûr que l'abord des relations est différent quand tu as 25 ans ou quand tu as 50 ans, parce que tu n'as pas vécu les mêmes choses. Est-ce que tu as des enfants ou pas d'enfants ? Compte à 25 ans. Alors, il y en a qui ont vécu des choses terribles, même déjà à cet âge-là, mais souvent, il y a quand même eu moins d'accumulation de difficultés et de relations insatisfaisantes, voire toxiques. Donc, elles sont un petit peu moins abîmées, peut-être que quand elles ont 30 ans, 35 ans, 40 ans. Attention, quand je dis abîmées, ça ne veut pas dire que c'est foutu pour toujours. Heureusement, on peut réparer, mais c'est juste que forcément, plus on vit des choses difficiles, plus ça vient créer des mécanismes de défense et de la rigidité. C'est normal, c'est naturel, c'est très sain. Et donc, forcément, quand on est un peu plus jeune, il y a un peu moins ça. Et donc, potentiellement, ça vient se débloquer un petit peu plus vite derrière. L'autre point peut-être un petit peu différent que je vois, c'est sur l'aspect quand même sociologique, socioculturel. C'est certain que peut-être que pour trouver un homme qui est plus en mesure de... Parce que là, j'accompagne principalement des femmes hétéros. Il n'y a pas que ça, mais principalement. Donc, je vais rester sur cette idée-là. Mais pour trouver un homme hétérosexuel qui a 50 ans aujourd'hui, qui s'est pas mal déconstruit sur les questions de comment est-ce qu'on est un homme, de la question de la virilité, de partager ses émotions, de communiquer, C'est peut-être... un peu plus complexe dans ces tranches d'âge-là et dans ces générations-là que chez les personnes qui ont 25 ans. Mais plus complexe ne veut pas dire impossible. Heureusement, tout le monde est en transition et en évolution et je pense que voilà, c'est pas complètement figé. Mais je pense qu'il y a peut-être un tout petit peu ça qui vient jouer. Et moi, j'essaye aussi, pour pas tomber trop non plus dans les dérives du développement personnel, de prendre aussi en compte tout l'aspect sociologique et socioculturel dans lequel on a grandi et comment ça nous amène à faire relation. Parce qu'on peut pas le laisser de côté. Souvent, il y a une opposition entre le très perso et le psychologique de l'individu avec l'hyper-responsabilisation de l'individu, ou alors le côté hyper-sociologique et c'est que la société et c'est que ça. Moi, du coup, j'aime bien avoir un discours nuancé en disant que c'est un petit peu les deux, parce que déjà, la société, elle est composée d'individus et qu'évidemment, pour faire changer la société, il faut qu'aussi, au niveau individuel, les gens aillent bouger. Mais je suis d'accord que c'est aussi à la société d'accompagner le mouvement. C'est un ping-pong et c'est tout ça qui vient se répercuter. sachant que la société elle n'avance pas au même rythme que les individus et que du coup quand on a un individu dans une société même en évolution, il faut aussi pouvoir gérer soi-même son propre quotidien et ses propres difficultés et donc il y a une part de responsabilité individuelle donc voilà c'est un peu le ping-pong entre les deux
- Speaker #0
Ok, bah écoute merci parce que c'est vraiment hyper intéressant cette question là et c'est vrai que tu touches du doigt quelque chose qu'on entend aussi régulièrement effectivement le rôle de la société, le rôle à jouer Et puis moi, je te parlais de génération parce que je pensais également au fait que, si on prend l'exemple d'une femme de 25 ans, par une femme de 50 ans, j'imagine, et là peut-être que je me trompe, donc c'est pour ça que je vais te poser la question, j'imagine que le rapport à l'amour. ou en tout cas ce que représente l'amour, en fait, est probablement différent. Est-ce que ça, tu le constates ? Et en fait, je voulais avec ça amorcer un petit peu le sujet vraiment global de l'amour et de la place que ça prend dans notre vie. Et justement, j'y ai pensé parce que tu as mentionné la société, le fait qu'il y a parfois des attentes qui sont encore très présentes sur le parcours d'une vie idéale. Enfin, idéale, je mets des guillemets, évidemment. Mais voilà, est-ce que par rapport à ça, tu as des choses à... à apporter ?
- Speaker #1
C'est sûr qu'on n'attend pas la même chose d'une relation quand on a 50 ans, qu'on a potentiellement déjà eu des enfants. Moi, je vois, j'ai beaucoup de femmes que j'accompagne qui se mettent beaucoup de pression parce qu'elles voudraient fonder une famille, qu'elles ont 35 ans, même si je rappelle qu'il y a quand même encore du temps et que c'est pas obligatoire non plus d'avoir des enfants. C'est pas un objectif en soi. Mais du coup, il y a cette pression qui peut être présente à 50 ans, qu'on en ait ou qu'on en ait pas, le sujet est levé. Et donc, aussi, des fois, paradoxalement, ça recrée de l'espace. Parce que des fois, quand on est dans cette anxiété de rencontrer pour faire famille, en tout cas faire famille avec des enfants, ça ne nous met pas toujours dans la bonne posture par rapport aux personnes qu'on rencontre, etc. Donc, d'un côté, je dirais qu'il y a un peu moins de pression. Souvent, elles veulent moins, mais bon, encore une fois, je ne dis pas que j'ai un échantillon représentatif, mais souvent, elles veulent moins vivre ensemble sous le même toit. Parce qu'elles ont vécu ça souvent pendant 15, 20, 30 ans avec leur ex-mari ou leur ex-partenaire. Et donc du coup, maintenant, elles ont un abord avec peut-être un petit peu plus de distance, mais je dirais que ça dépend quand même vachement des individus et que chacune vient se poser là un peu en fonction de ses propres envies.
- Speaker #0
Ok, c'est clair. Et du coup, ça veut dire que si tu as quelqu'un qui se présente à toi, tu disais quelqu'un de 30, 35 ans, peu importe, mais qui vient avec cet objectif a priori pour elle d'avoir des enfants, dans ce cas-là, c'est quoi la démarche ? Est-ce que, du coup, tu as une démarche en mode, j'essaie de la faire prendre un petit peu de recul et relativiser sur cet objectif qui, a priori, est principal pour elle ? Enfin, comment ça se passe ? Je suis désolé, j'ai mon chat. Désolé, j'ai mon chat qui... Tu vois, genre, c'est moi au final. Il m'a déjà arrêté tout de suite.
- Speaker #1
T'inquiète, t'inquiète.
- Speaker #2
Allez, ça va. Hop. Allez. Désolé,
- Speaker #1
si je te le montre,
- Speaker #2
il est sorti, il ne nous dérangera plus.
- Speaker #1
Je pense que ça va dépendre de chacune. Moi, je ne vais pas forcément faire un focus, en tout cas pas au début, sur la question des enfants, parce qu'en tout cas, dans le programme d'accompagnement collectif que je propose, le programme Rencontre, il y a vraiment un cheminement qui a été pensé. Le premier axe, c'est de se reconnecter à soi et de réparer la relation à soi. Donc ça, ça va les faire de toute façon cogiter sur ces sujets-là. Après, je dirais que quand elles ont 30 ans, pour moi, il y a encore quand même beaucoup de marre. Donc, le sujet, c'est vraiment de décentrer, pas d'enlever ce désir-là, mais juste de ne pas le mettre complètement au centre et de, en tout cas, faire en sorte que ça n'ait pas un impact négatif sur la façon de choisir leur partenaire. C'est-à-dire se mettre de la pression, mettre de la pression à l'autre, accepter n'importe quoi parce qu'elles se disent que c'est la dernière opportunité. Enfin, voilà, on essaie de relâcher là-dessus. Quand elles vont peut-être arriver aux alentours de la quarantaine ou factuellement, du coup, il y a forcément un peu moins de temps. que quand on a 30 ans, même s'il y a encore des choses possibles qui sont présentes. Mais peut-être qu'on va aborder les choses un petit peu différemment et je vais leur demander un petit peu plus de se dire, qu'est-ce qui est prioritaire pour toi ? Est-ce que c'est d'avoir un enfant ? Est-ce que c'est de trouver un partenaire de vie avec qui ça va fonctionner ? Qu'est-ce qui est prioritaire ? Ça ne veut pas dire que les deux ne peuvent pas arriver en même temps, mais si potentiellement c'est le désir d'enfant qui est absolument prioritaire et que peut-être qu'elles ont fait des tests et que d'un point de vue fertilité, ça commence à être un petit peu compliqué pour elles. Peut-être qu'il faut rediriger d'abord là-dessus. Et c'est arrivé que j'ai des femmes qui fassent des PMAs Ausha, ce genre de choses, et qui après aillent rencontrer quelqu'un. Donc voilà, ça dépend effectivement du moment. Et on ne peut pas tout à fait traiter le sujet exactement de la même manière à 30 ans qu'à 42, c'est sûr.
- Speaker #0
Oui, ok. C'est hyper intéressant parce que je te disais un petit peu en off juste avant de lancer l'enregistrement que... moi-même ayant basculé dans la trentaine, ayant des amis du coup du même âge, c'est un peu des sujets qui viennent de manière fréquente, même s'ils sont plus ou moins concernés par le sujet. Mais c'est vrai que c'est des choses qu'on constate en tout cas à notre âge. Et puis, je dirais qu'on fait encore partie d'une génération qui est peut-être en transition, qui a créé du changement, mais qui a aussi connu, ne serait-ce que par nos parents, des schémas quand même encore relativement classiques. Moi, c'est le cas en tout cas pour mes parents. Donc voilà, c'est vraiment super de pouvoir aborder ce sujet-là. Alors, ce ne sera pas forcément la meilleure transition, mais je voulais aborder également avec toi, c'est aussi pour ça que je venais chercher un peu d'infos sur les générations. Je vais parler maintenant de comment rencontrer, on reviendra peut-être sur l'estime de soi, parce que c'est quand même un fil rouge et c'est important, mais justement, comment le travailler quand on utilise... nouvel outil fantastique du XXIe siècle, les applis de rencontre. Et j'ai fait moi-même un sujet, un épisode, un solo là-dessus parce que j'ai utilisé, j'ai été confronté à pas mal de situations. J'ai envie de parler de plein de choses à ce sujet parce que je pense que ça concerne de plus en plus de monde. Toi déjà, avant d'entrer dans les détails, quel est ton avis sur les applis de rencontre aujourd'hui, en 2025 ?
- Speaker #1
Bye ! Moi, je pense que c'est un outil, comme un autre, entre guillemets, pour rencontrer des gens. Un outil avec plein de côtés négatifs, mais aussi avec plein de côtés positifs. C'est un peu une réponse de Normand, je ne sais pas, c'est un truc un peu... C'est dans le sens où il y a plein de trucs, tu vois, c'est le physique qui est mis en premier, il y a plein de gens qui se comportent mal, mais comme ils se comportent mal sur les réseaux sociaux, des fois les gens disparaissent, enfin voilà, il y a plein de trucs, voilà. Moi, mon... Mon parti pris, c'est de se dire quels sont les problèmes qui sont inhérents à ce système et peut-on trouver des solutions en face de chacun de ces problèmes pour essayer de les contourner ? Voilà, c'est comme ça que je fais mon approche. Donc, comment est-ce que je sélectionne bien les profils ? Comment est-ce que je ne prends pas trop les choses pour moi ? Et pour faire le lien avec l'estime, je pense qu'effectivement, aller sur les applications de rencontre pour renforcer son estime de soi, c'est souvent un move pas très productif et qu'il vaut mieux y aller quand on n'est plutôt pas trop mal dans ses baskets et que, du coup, les à-coups que ça va venir donner sur notre estime de nous-mêmes seront absorbés plus facilement par notre système personnel. Parce que c'est challengeant à ce niveau-là. Et donc, il faut quand même avoir un petit peu d'assise parce que si on est déjà en train de douter de soi, de sa capacité à être aimé, ben oui, la personne qui disparaît, le ghosting, etc., qui, je rappelle, ne viennent rien dire sur vous, mais parlent de l'autre, mais on va avoir tendance à le traduire sur notre valeur, notre capacité à être aimé. Et c'est là où ça devient délétère.
- Speaker #0
Ouais, ouais, OK. Bon, je pense que tu as déjà résumé pas mal de choses. Et puis, ça converge pas mal aussi avec les constats que j'ai faits à titre personnel. Mais pour autant, en fait, avec justement toutes les dynamiques actuelles, le fait qu'on soit hyper connecté et hyper distant dans la vraie vie, celle du quotidien ou en tout cas d'un point de vue physique, avec les gens qui nous entourent, fait que ça reste un levier, ou en tout cas un outil, j'oserais dire principal, pour rencontrer les gens aujourd'hui. Est-ce que tu partages ce constat ? Est-ce que toi, tu dis que ça reste un outil et qu'il y a quand même beaucoup d'autres opportunités ou au contraire, ça reste aujourd'hui une réalité, c'est plus compliqué de rencontrer des gens ?
- Speaker #1
Je pense qu'effectivement, il y a quand même une réalité depuis le Covid, depuis cinq ans, où le lien social au global, c'est un peu plus dédité, chacun un peu plus chez soi. Bref, je ne vais pas rajouter tous les aspects politiques qui viennent se rajouter à ça, mais on sent bien qu'il y a quand même un... une ambiance au global qui n'est pas dingue à ce niveau-là. C'est pour ça que je pense que les apps, ça reste un moyen quand même de rentrer en contact. En fait, il faut juste le prendre comme un outil de mise en contact avec d'autres gens. Et je pense que souvent, le mauvais usage ou la déception qui découle de l'usage des applications de rencontre, c'est parce qu'en fait, on ne met pas l'outil au bon endroit, on attend des choses qu'il ne faut pas, on ne l'utilise pas de la bonne manière ou on tombe dans les pièges de l'outil lui-même. plus c'est construit aussi, on est d'accord tout n'est pas de responsabilité individuelle c'est construit pour nous faire rester pour nous rendre un peu addicts, il y a tout ça et donc du coup ça fait qu'il y a de la frustration et que c'est compliqué et après il y a aussi une réalité qui est que j'imagine que l'usage entre une femme hétéro ou un homme hétéro n'est pas forcément le même d'ailleurs je serais curieuse d'avoir toi ton retour parce que c'est vrai que moi je suis plus côté femme que côté homme Et en plus, moi, j'en suis servie personnellement il y a quelques années. Donc, je vois bien. Et souvent, les femmes que j'accompagne, elles tombent sur des hommes qui ne sont pas intéressés, qui ne veulent pas forcément s'investir, etc. Mais les peu de fois où je parle avec des hommes de ça, eux, ils ont la même expérience en face avec les femmes qu'ils rencontrent. Et du coup, je trouve que c'est important de le dire parce que c'est moins souvent exprimé, peut-être.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Écoute, moi, de mon côté, je partage, comme je te disais tout à l'heure, pas mal de... de similitude avec ton discours. Je peux aussi confirmer le fait que, oui, en fait, même en tant qu'homme, bien évidemment qu'on va être amené à rencontrer ce, moi j'appelle ça, ce nouvel art, celui du ghosting. Celui du manque d'engagement, effectivement. Maintenant, c'est peut-être plutôt en proportion, si on prend du recul. Je n'ai pas une étude précise à souligner, mais je pense quand même que... Déjà, c'est sûr, il y a plus d'hommes qui l'utilisent et aussi plus d'hommes qui ont des comportements délicats, pas agréables, que l'inverse. Et ça, tu le mentionnais tout à l'heure, quand tu disais que tu... tu aides à accompagner, à trouver des personnes qui sont prêtes justement à s'engager, à partager vraiment des valeurs, ce genre de choses. C'est vrai que ça, honnêtement, peu importe le camp, je pense que l'utilisation des applis vient porter l'attention là-dessus et vient rendre plus difficile justement le fait de palper, de sentir si la personne est prête à s'engager ou pas. Je pense que les applis ont toujours... même si ça évolue beaucoup. Je pense qu'elles ont toujours cette image de pas sérieux, surtout pour les hommes. Même si ça a beaucoup évolué, maintenant, il y a une offre bien plus large, il y a des applis qui sont, a priori, destinées pour des relations sérieuses exclusivement. Moi-même, aujourd'hui, je suis en couple avec quelqu'un, on s'est rencontrés sur Inge, pour ne pas citer. Mais c'est vrai, en fait, que quelque part, le fait d'avoir le choix, ça rassure et surtout... d'avoir des propositions, des alternatives à Tinder qui reste le grand classique auquel on pense souvent en premier. Donc, ça, c'est un... Voilà, que moi, je leur dirais là comme ça. Mais du coup, je vais te renvoyer la balle parce que tu disais que du coup, tu vas aider, tu vas accompagner pour essayer de trouver les bons profils. et moi ça ça m'intéresse parce que je me demande à titre personnel, quelle est selon toi la démarche pour optimiser les chances de tomber sur des profils de gens sains qui sont prêts justement à s'engager ce genre de choses alors déjà deux choses le
- Speaker #1
truc c'est que moi quand j'accompagne sur le coaching collectif, le coeur du coaching c'est vraiment pas les applications de rencontre et comment bien choisir sur les applis, on est vraiment sur un travail intérieur d'introspection. Le côté applications de rencontre, ça vient après. C'est-à-dire que j'ai un petit programme en plus que je vends à côté, mais que j'offre à celles qui font le coaching, où on va rajouter ça si elles veulent aller sur les applications de rencontre. Parce que je reste persuadée, et ça peut-être que je me trompe, mais que si le terrain n'est pas fertile, la graine ne va pas prendre, quel que soit le moyen. Et ça, c'est une blague que je fais souvent parce que j'ai beaucoup de femmes que j'accompagne, qui sont attirées plutôt par des hommes pas disponibles, pour plein de raisons, soit en couple, soit pas disponibles émotionnellement. Et souvent, avant qu'elles viennent dans le coaching, je leur fais toujours la blague qui est, si on n'a pas fait le travail, je peux te mettre dans une pièce avec 10 hommes dispo et un pas dispo, tu vas aller me chercher le pas dispo. Ça se les garantit à tous les... Donc déjà, il y a ce travail sur soi en amont de se rendre disponible à soi-même et de se rendre disponible à l'autre qui est indispensable. Une fois que ça, c'est fait. Alors effectivement, il y a le bon usage des applis. Et ça, le bon usage des applis, c'est déjà... contourner le côté physique. Moi, par exemple, je leur dis de coller un post-it sur leur écran de téléphone pour ne pas regarder la photo en premier et pour soit descendre et scroller et voir ce que la personne a écrit. Pour ne pas être dans cette approche tout de suite du physique. Il y en a qui n'ont pas de problème avec ça parce que le physique, ce n'est pas important, mais elles arrivent à le mettre un peu de côté. Mais il y a des gens pour qui c'est hyper prégnant. Du coup, colle un post-it et contourne ça. Ça va être tout, évidemment, de remplir parce que moi, j'ai plein de femmes. Parce que, justement... parce qu'elles ont la flemme, parce que c'est pas facile et parce qu'elles se disent, bon, de toute façon, moi, je suis une femme et donc, en fait, j'ai du choix. Elles me font des profils où il y a deux photos et elles ont un écrit. Non, c'est pas possible. Si tu veux un truc sérieux, il faut un peu d'engagement, déjà, dans ta façon de te présenter. Et vice-versa, évidemment, messieurs. Je vous renvoie le... Mais voilà, donc, tu vois, ça va être ces choses-là aussi, de se positionner là-dessus, de pas forcément... aller parler aux gens qui n'ont pas rempli leur profil, mais ça, c'est à appliquer en fonction de où tu vis et où tu habites, parce que ton usage aussi, si tu es en Ile-de-France ou, je ne sais pas, à Marseille, à Lyon, à Bordeaux, dans des grandes villes, ou si tu vis dans la Drôme, dans la Creuse, ou je ne sais pas, un endroit où tu es plus en campagne et où il y a moins de monde, il faut un peu l'adapter parce que tu n'as pas la même quantité de gens, ce ne sont pas les mêmes applis, ce ne sont pas les mêmes usages, donc voilà, c'est aussi à retravailler en fonction.
- Speaker #0
Ok, donc il y a quand même une petite stratégie, on va dire, à mettre en place. Je voulais rebondir sur deux points. Le premier, c'est le physique. Parce que c'est vrai que le physique, j'ai l'impression... qu'on ne choisit pas forcément dans un premier temps. Je parle vraiment des premières impressions. Et que c'est beaucoup plus présent chez nous, les hommes. L'importance, on va dire, qu'on accorde à ça. Ce qui amplifie un petit peu le comportement et du coup les mauvais retours de l'usage des hommes sur ces applis-là. Maintenant, je ne dis pas que ce n'est pas le cas chez les femmes. C'est plus que j'ai l'impression d'un point de vue probabilité. Qu'est-ce que je voulais te dire sinon ? Oui. Je voulais revenir sur ce que tu expliquais au départ. Quelles sont les raisons principales ou les plus fréquentes pour lesquelles une femme, peut-être pour un homme aussi, va être plutôt attirée par des personnes non disponibles ? Est-ce qu'il y a une raison plus fréquente que les autres ? Je suis curieux.
- Speaker #1
Il y en a plusieurs et ça va dépendre de chacune, mais ça peut être parce qu'elle doute de sa propre valeur et donc choisir quelqu'un... qui n'est pas disponible et qu'il va falloir transformer en disponible, du coup, ça vient la valoriser elle, sachant que c'est souvent aussi le narratif qu'on retrouve dans la pop culture, dans beaucoup de chansons, de films, de livres. Le bad boy qui n'est pas dispo, qui n'est pas prêt pour l'amour. Et puis du coup, grâce à nous, c'est la belle et la bête. Enfin bref, tu vois, c'est tous ces narratifs-là. Ça peut aussi être, quand l'absence de disponibilité, c'est le fait d'être déjà en couple, ça peut être de se dire, s'il est déjà en couple, c'est qu'il est bien. Et donc, du coup, il a toutes les qualités que je recherche chez un homme. Et donc, c'est ça que je vais aller chercher. Ça peut être aussi tout simplement que ça leur fait rejouer leur schéma d'attachement insécure. Il peut y avoir de ça. C'est qu'elles ne savent pas poser leurs limites aussi. Donc, elles acceptent les miettes. Elles n'acceptent rien du tout parce que ça vient les confirmer dans l'idée qu'elles ne valent rien. Voilà, il y a plein de mécanismes derrière. Et c'est important d'aller mettre à jour ces mécanismes-là individuellement pour pouvoir en sortir. Parce que sinon, on tourne en boucle dans le carousel, tu vois.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Et tu as mentionné l'attachement. Je sais que c'est un sujet qui intéresse énormément de gens. J'ai fait également aussi un épisode là-dessus parce que moi-même, j'ai constaté que j'étais concerné par ça. Et en fait, je crois que... Alors, s'il y avait une recette miracle, on le saurait et ce serait trop facile, mais je crois effectivement que ça... Si ce n'est pas le point de départ, en tout cas, ça en fait partie parce que je me rends compte en fait... de l'impact, des conséquences très rapidement dans les nouvelles relations si ce truc-là, en fait, garde vraiment le rôle principal. Tu as parlé d'insécure. Est-ce que c'est la même chose qu'anxieux ? Je crois qu'il y en a deux différents.
- Speaker #1
En fait, tu as deux grandes catégories. Soit tu es sécure, et du coup, globalement, ça va, c'est bien, il n'y a pas trop de sujets. Soit tu vas être dans les catégories insécure, et dans l'insécure, il y a trois sous-catégories. Soit tu vas être... C'est ça. Soit tu vas être anxieux, préoccupé. Donc là, c'est les gens qui vont plutôt rechercher, je fais très rapide, j'hypersimplifie, qui vont plutôt rechercher la fusion, tu vois, et qui ont besoin d'être très proche de l'autre parce que sinon, voilà, c'est compliqué.
- Speaker #0
Je vais laver la main parce que je fais partie de cette catégorie.
- Speaker #1
Après, on va avoir les anxieux évitants. Je précise parce que souvent, on dit anxieux ou évitants, mais l'évitant est aussi un anxieux. De toute façon, tous les gens qui sont dans l'attachement insécure ont de l'anxiété, c'est ça le fond. C'est juste que la façon de se manifester à l'extérieur, c'est différent. Donc, on va avoir les anxieux évitants qui, eux, vont plutôt se tenir loin du lien, de la relation, de leurs émotions. Et puis, on va avoir les gens qui ont un style plutôt désorganisé et qui vont osciller entre le préoccupé et l'évitant en fonction des moments dans la relation. Mais ce qui est important, et je précise là-dessus, parce qu'on en parle de plus en plus, en tout cas en France, parce que je crois que dans le monde anglo-saxon, c'est quelque chose qui est beaucoup plus courant. Mais en France, on en parlait moins jusqu'à présent. C'est hyper intéressant, c'est une grille de lecture hyper intéressante parce qu'évidemment... que la façon dont on a appris à aimer et la façon dont on a créé nos premiers liens d'attachement, ça vient déterminer notre façon de faire lien avec les autres, que ce soit en amitié ou en amour. Et en amour, c'est amplifié. Ça, il n'y a pas du tout de sujet. Donc, c'est important de se pencher là-dessus. C'est important de regarder et tout. Mais ce qui est surtout important, c'est de ne pas s'étiqueter. Et puis voilà. Tu vois, c'est comme les gens qui vont dire, « Non, mais de toute façon, moi, j'ai peur de l'engagement. » Ou « Ah non, mais moi, j'ai une dépendance affective. » L'étiquette, elle est là pour te dire… où est-ce qu'il y a des problèmes et où est-ce qu'il y a des choses à faire transformer, pour transformer et pour aller vers autre chose. Et vraiment, c'est important de rappeler que même adulte avec un attachement plutôt insécure, même adulte avec un attachement plutôt insécure, c'est un prisme, en fait, et le but, c'est d'avancer vers un attachement sécure acquis. Et ça, ça se travaille au fur et à mesure.
- Speaker #0
Ok, et donc ça, c'est des choses que tu lis pleinement au fait de travailler dans sa propre estime, en soi.
- Speaker #1
Oui, pour moi, l'estime fait partie d'un travail de resécurisation intérieure, avec le fait de travailler sur sa régulation émotionnelle, avec le fait d'apprendre à poser ses limites, etc. Après, il y a une partie aussi qui est dans l'axe thérapeutique. Il y a des blessures à guérir, des fois des traumatismes aussi qui sont à prendre en charge. Et tout ça, ça fait partie d'un travail de resécurisation intérieure qui est pour moi vraiment très important, même quand on est déjà parfois en relation et dans une relation fonctionnelle. Parce que pour moi, si on ne se connaît pas bien, c'est quand même compliqué de gérer les conflits, la communication, tout ça. Ça crée des complexités.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Mais en fait, je me rends compte que j'aurais peut-être dû commencer par te demander de définir ce qu'est l'estime de soi. Parce qu'en soi, c'est vrai que c'est un concept, je pense, que tout le monde capte plus ou moins, en tout cas de manière abstraite. Mais c'est vrai qu'au final, il y a pas mal de choses à mettre derrière quand même. Donc c'est bien parce que du coup, tu éclaircies un petit peu. nos lanternes, donc c'est super. Je voulais te dire aussi, par rapport à ce que tu viens de raconter, j'ai entendu un contenu plus ou moins récemment qui allait un petit peu à contre-courant des idées reçues. Je voulais ton avis là-dessus. Justement, en fait, par rapport à cette notion d'être bien dans sa peau avant d'être bien avec quelqu'un, ça, je dirais, c'est ce qu'on entend la plupart du temps. Mais cette personne que j'écoutais, disait en fait non pas forcément au contraire c'est en construisant une relation aussi avec quelqu'un d'autre qu'on va se construire soi-même j'explique les choses peut-être pas très bien mais est-ce que tu as un avis par rapport à ça toi de ton côté ?
- Speaker #1
En fait c'est la relance que je te disais tout à l'heure c'est-à-dire que je suis d'accord avec lui c'est-à-dire que je ne vais pas m'en faire rien dans ma petite grotte je vais travailler sur mon estime, je vais sortir et ça va fonctionner Par contre, il y a quand même un sujet qui est que si là, ça ne fonctionne pas parce que j'ai une estime de moi qui est trop faible, que je me dévalorise, que je m'extrais des situations, que je refuse l'amour de l'autre, on a factuellement un problème. Et du coup, là, je ne peux pas rentrer dans le lien qui va me permettre de progresser et d'avoir une meilleure estime. De la même manière, sur le côté sécurité affective, c'est-à-dire que je dois avoir un certain niveau d'estime et de sécurité intérieure qui me permettent d'aller faire lien. dans des espaces qui me permettent de continuer à développer ça. Donc, je ne sais pas, peut-être que ça va être 10 ou 20 % dans le travail que je vais faire avec moi en coaching, en thérapie, etc. Et ces 10 ou 20 % que je vais gagner vont me permettre d'aller chercher les 80-90 % restants. Et d'ailleurs, je précise que sur la sécurité intérieure et sur les sims, oui, c'est la question du lien, mais ce n'est pas que le lien amoureux. Dans vos relations professionnelles, dans vos relations amicales, dans vos relations familiales, là déjà, vous pouvez gagner en estime de vous et vous pouvez gagner en sécurité. C'est pour ça que c'est un travail qui peut se faire tout du long, de toute façon.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Tu fais bien de le mentionner parce que c'est vrai que les relations amicales, c'est un sujet qui reste aussi très important parce que je pense que c'est très enrichissant. Ça fait du bien à tout le monde presque, en tout cas, d'avoir ces relations au quotidien de manière régulière. Pour autant, c'est vrai que moi-même, j'ai constaté, j'ai déjà dit ici qu'avec le temps, en fait, on se rend compte qu'elles ont plus ou moins de qualité, ces relations, et aussi qu'elles ont été fondées parfois depuis un moment sur des valeurs ou des contextes qui ne sont plus valables aujourd'hui, qui sont au soleil. Et c'est bien de s'en apercevoir, parce que parfois on laisse durer les choses parce qu'on se dit qu'on se connaît plus longtemps, ou pour telle ou telle raison. Mais c'est vrai que même dans ce domaine-là, ça vaut le coup de se pencher quand même sur le sujet. Il y a de l'énergie et de l'estime à gagner, en tout cas à soigner. C'est clair, c'est clair, c'est clair. Je te propose, parce qu'on s'en approche je trouve, d'aller maintenant sur la vie de couple en elle-même, le déroulement d'une relation, parce que c'est aussi une partie, je pense, importante à laquelle tu es confronté. c'est quoi pour toi aujourd'hui les piliers, si tu as des piliers ou s'il y a des choses vraiment indispensables au bon déroulement d'une relation amoureuse ?
- Speaker #1
Je dirais que je reviens sur la conscience de soi, la responsabilité, la responsabilisation, c'est-à-dire je ne vais pas toujours rejeter la faute sur l'autre, mais je ne vais pas non plus prendre la responsabilité de l'autre qui me ferait tomber dans une espèce de mauvaise culpabilité, donc la bonne responsabilisation. La communication, évidemment, mais la bonne communication qui découle des deux premiers points. C'est-à-dire que si je suis en conscience de moi et que je me responsabilise, alors je peux communiquer de façon effective. Parce que parler, faire des reproches, ce n'est pas bien communiquer. Et dedans, j'y mettrais une bonne gestion du conflit aussi, de l'admiration mutuelle, des rêves communs aussi, des projets communs, des rêves communs. Et j'avais autre chose, mais ça m'a échappé, c'est déjà pas mal.
- Speaker #0
C'est déjà pas mal, effectivement. Et puis si ça te revient, n'hésite pas. Mais je suis déjà satisfait. Je prends tout ce que tu m'as partagé. Je rebondis immédiatement sur la gestion du conflit. Parce que moi-même, je peux être concerné. Parce que j'ai pu assister aussi dans mon cadre amical à des conflits. On l'a tous plus ou moins vu, je pense, ou vécu. Comment gère bien un conflit ?
- Speaker #1
c'est une bonne question c'est sûr que c'est pas simple moi personnellement j'étais très mauvaise j'apprends dans ma relation ça fait bientôt 4 ans qu'on est ensemble un an qu'on est mariés l'espace est suffisamment sécure pour apprendre à faire différemment mais pour moi un bon conflit c'est 3 grandes étapes c'est le avant, le pendant et le après le avant c'est comment est-ce qu'on parle à froid de la façon dont on vit le conflit, de la façon dont on gère d'habitude et de ce qu'on aimerait faire différemment et quelles sont les règles qu'on se pose dans le conflit ensemble. Le pendant, c'est comment est-ce qu'on respecte les règles, comment est-ce qu'on se régule émotionnellement pour ne pas que ça parte dans tous les sens. Et le après, qui est presque... Je dirais que c'est 25%, 25%, et le après, c'est 50%. C'est comment est-ce qu'on répare.
- Speaker #0
OK. C'est avec des actions.
- Speaker #1
Ouais. Et la réparation du lien, en fait. Parce que le conflit... alors si les deux premières parties sont bien faites normalement ça abîme moins le lien mais malgré tout ça peut quand même abîmer le lien comment est-ce qu'on répare ? parce que l'idée c'est pas d'être parfait tout le temps de savoir toujours tout bien dire des fois on blesse l'autre il faut réparer,
- Speaker #0
c'est juste ça et j'ai déjà même entendu dire que le conflit peut être positif également je crois même que toi c'est un contenu que j'ai croisé vous. Je ne sais plus comment tu avais articulé les choses, mais en tout cas, il y a quand même des choses positives à en tirer. Pas forcément toujours, si c'est vraiment très violent, très agressif, mais je crois que parfois, on peut quand même en tirer du positif, il me semble.
- Speaker #1
De toute façon, le conflit bien mené est fertile, et de toute façon, le désaccord arrivera forcément dans la relation. S'il n'y a pas de désaccord dans la relation, ça veut dire que soit l'un, soit les deux individus sont en train de s'écraser. Et de faire en sorte d'être toujours aligné avec l'autre. C'est impossible. C'est impossible. Et en plus, plus il y a de proximité, plus il y a de risque de friction et de désaccord parce qu'il y a plus d'intimité, il y a plus de sujets, il y a plus de choses comme ça. Donc, une relation où il n'y aurait jamais de désaccord et jamais de conflit, ce n'est pas un très bon signe en général. Au contraire. Par contre, il faut effectivement mener le conflit d'une manière qui fasse grandir. Et donc, c'est toi plus moi contre le problème et pas toi contre moi. C'est ça.
- Speaker #0
Une équipe face au problème. Mais oui, en fait... Peut-être qu'on retrouve souvent cette phase-là que tu décrivais en début de relation, quand on est dans cet état amoureux où les émotions sont au plus haut et qu'on accepte plus facilement de faire des concessions et qu'avec le temps, ça se rééquilibre. Mais je pense que c'est bien d'entendre, ça rassure aussi, sur le fait que ça a quand même un sens. En tout cas, c'est normal que ça arrive. Effectivement, parce qu'on est deux individualités. avant d'être un ensemble, si j'ai bien appris ma leçon. Mais justement, et ça, c'est quelque chose que j'ai personnellement beaucoup de mal à garder, à mettre en place, parce que tu l'évoquais tout à l'heure, peut-être parce que style d'attachement, mais peut-être aussi d'autres raisons, peu importe. Il y a vraiment cette recherche de fusion, et surtout, moi je constate que... Au bout d'un moment, j'ai un schéma où je me mets à réfléchir pour deux. En tout cas, j'ai tendance parfois à m'oublier parce que je veux d'abord le bien de l'autre ou de la relation avant de penser au mien. Je pense que là, on s'inscrit un petit peu dans le sujet de notre conversation. Je ne vais pas te poser la question comment on fait pour garder un équilibre parce que ça me paraît très vague et c'est tout le but aussi de ta démarche, de ton travail. Je ne sais pas trop comment te poser la question par rapport à ce sujet, s'il y a quelque chose qui te vient à tête, mais cet équilibre, comment le mettre en avant, comment on se respecte soi-même par rapport à ça.
- Speaker #1
De garder son individualité, tu veux dire ?
- Speaker #0
Oui. De toute façon,
- Speaker #1
déjà, je pense que c'est là où c'est important de se connaître, parce que si je me connais, je peux anticiper. Donc après, il y a plusieurs choses. déjà comment travailler sur cette mécanique-là, pourquoi elle s'est mise en place chez moi, d'où elle vient, très probablement de mon enfance. Il y a plein de choses qui viennent se mettre là-dedans. quelle est la partie que j'ai envie de garder ? Parce que d'un côté, penser aux autres, prendre en compte les besoins de l'autre, c'est aussi une qualité. Le problème, c'est quand ça se fait au détriment de toi et de ton intégrité émotionnelle, physique, financière, toutes ces choses-là. Le sujet, c'est de réfléchir en toi-même où est-ce que moi, pour moi déjà, je pose des limites. Je vais prendre en compte tel besoin de mon ou de ma partenaire, mais jusqu'à quel point ? Peut-être essayer de voir... si tu es beaucoup dans l'anticipation de ses besoins, quand tu pars là-dedans, te dire non, je me rappelle que c'est à lui ou ça à elle de l'exprimer d'abord. Enfin voilà, tu vois, de notifier et de voir et d'avoir conscience des moments où tu retombes dans cette dynamique pour pouvoir te demander, est-ce que là, c'est juste pour moi d'y aller ? Et pourquoi pas ? Parce que j'ai de l'énergie, parce que je suis bien et tout. Donc, yolo, il n'y a pas de problème. Et ça me fait kiffer. Ou est-ce que là, en fait, moi, ma jauge d'énergie perso, elle est déjà super basse. Du coup, si je vais dans cette direction, elle va être encore plus basse. Et en fait, ce n'est pas très juste pour moi. Et ça va créer du ressentiment au fond, tu vois.
- Speaker #0
Oui, OK. C'est sympa d'avoir éclairé ma lanterne et peut-être celle de certains aussi qui écouteront ça parce que je pense que ça parle à pas mal de monde. Mais OK, merci en tout cas pour ces éléments. Je vais aussi te parler maintenant de... C'est un terme que tu as évoqué. au tout début de la conversation, quand tu expliquais en quoi consistait ton travail, parce que c'est aussi un mot un petit peu à la mode, je trouve, où en tout cas, on utilise cet adjectif, je fais monter le suspense, on utilise cet adjectif à tort et à travers, maintenant, que ce soit humoristique ou non, je vais te parler de relations toxiques. Parce que, je te dis, j'utilise... très consciemment le terme mode, parce que c'est quelque chose qu'on ne connaissait pas avant et qu'on utilise un petit peu à toutes les sauces maintenant. C'est quoi vraiment une relation toxique ? Ou c'est quoi les signes d'une relation toxique ? Les premiers, en fait.
- Speaker #1
Alors, je dirais qu'une relation, elle est toxique si tu ne peux pas être toi-même ou que quand tu es toi-même, tu te fais un peu marcher dessus par ton partenaire, s'il y a de la manipulation, évidemment, alors qu'elle soit consciente ou inconsciente, mais qu'il y ait de la manipulation. qu'il y a de la... Je ne trouve pas mes mots, mais ton partenaire se dénigre. Il va te dire que tu es nulle, que chaque fois que tu fais quelque chose, ce n'est pas assez, c'est trop ceci, c'est trop cela. Vraiment, ce n'est plus de la critique. On est dans le mépris presque et du dénigrement régulier. Évidemment, s'il y a de la violence, qu'elle soit... Ça, c'est une forme de violence psychique, de toute façon, mais s'il y a de la violence physique, il n'y a pas de sujet sur la toxicité de la relation. Du gaslighting, du mensonge, du chaud et du froid. genre je t'adore c'est génial non t'es nul tu vois vraiment ce truc là de l'irrégularité aussi et du manque d'acide on a un peu l'impression qu'on est comme sur un gros chamallow un peu mou tu vois et la relation c'est
- Speaker #0
pas ferme sous nous et il y a quelque chose qui va pas ouais je comprends moi j'ai tendance à à imaginer ça un petit peu comme faire face à la météo. En fait, c'est changeant et je ne sais jamais ce qui va me tomber dessus. Mais quoi qu'il arrive, il y a toujours une résultante qui est une insécurité derrière. Le fait de ne jamais savoir à quelle sauce on va être mangé. Mais OK, je te demande ça. Et je voulais savoir du coup, si c'est quelque chose que tu as pu constater à travers tes accompagnements. Est-ce que c'est quelque chose que tu trouves de plus en plus fréquent ou c'est juste quelque chose qu'on n'abordait pas avant, mais qui a toujours été un petit peu là ?
- Speaker #1
Je pense que ça a toujours été là. Après, je pense qu'il y a deux choses. Il y a des personnes qui sont toxiques et mauvaises, et on va mettre là les manipulateurs, les pervers narcissiques, les gens qui sont dans ce truc-là. C'est une catégorie qui existe, qui a toujours existé. Après, je sais qu'il y a des études. Il y a un sociologue, je n'ai plus le nom du livre, mais qui a écrit un livre sur le sujet, comme quoi ce serait un trait qui serait aujourd'hui plus masculin dans les relations hétérosexuelles, parce qu'il y a un rapport de domination. C'est là où on retrouve tout l'aspect sociologique. qui peut être intéressant à creuser, sans dire que c'est une vérité absolue, mais voilà. Et après, il y a le deuxième aspect qui est, parfois, on n'est pas une méchante personne, mais on peut avoir des comportements qui sont toxiques pour le lien et pour la relation. Et c'est deux choses un petit peu différentes. Qu'il y ait des gens qui aient des comportements qui sont parfois toxiques, je fais la gueule, je critique, je suis sur la défensive, ça c'est des comportements qui sont toxiques pour le lien, dans le sens où on imagine que la relation c'est un poisson dans un aquarium, chacun de ces comportements-là, c'est comme plein de petites algues qui vont venir se mettre dans l'aquarium et qui vont... Merci. sorbet l'oxygène. Si on met trop d'algues, à un moment donné, le poisson meurt. C'est très simple. Donc c'est ça. Mais par contre, des fois, effectivement, il y a des gens qui mettent exprès les algues et donc là, on a un problème. Et donc du coup, je pense que les gens ont plus conscience de ça et que du coup, on en parle plus souvent mais que, honnêtement, les relations et les mariages dans les années 30 ou 40, d'autant plus du point de vue des femmes hétérosexuelles, je pense que ce n'était pas très fun pour beaucoup, malheureusement.
- Speaker #0
Je pense aussi. Non, ok, ça marche. C'est vrai que je n'avais pas pensé à ça, mais oui, je suis d'accord. Et du coup, je parlais du couple, et parfois, malheureusement, il vaut mieux arrêter l'aventure. Je dis malheureusement, parce que c'est parfois la meilleure chose à faire, souvent même, si on doit arrêter. Est-ce que, du coup, tu peux aussi, toi, être amené à coacher des personnes qui, justement, sont... dans une phase de rupture ? Est-ce que tu les aides à rebondir ? Est-ce que tu abordes ce point-là ? Parce que je sais que c'était votre idée de base avec ton associé.
- Speaker #1
Alors, ça m'arrive d'accompagner les gens en post-rupture. Donc, la rupture est déjà consommée, on va dire. Soit je fais une petite séance de coaching comme ça, one shot, et j'ai un petit programme aussi sur le sujet. Et puis voilà. Soit ça fait deux, trois mois. Et comme elles répètent les mêmes schémas, elles viennent dans le grand coaching collectif. Après, je me suis en train de réfléchir et peut-être que ça arrivera en 2026, il faut que je vois en fonction des besoins. Mais j'aimerais bien, pour le coup, faire un programme ou proposer quelque chose sur est-ce qu'il faut rester, est-ce qu'il faut partir ? Et si on décide de rester, comment est-ce qu'on répare ? Comment est-ce qu'on reconstruit la relation ? Et si on décide de partir, après, qu'est-ce qui se passe derrière ? Mais voilà, pour l'instant, ce n'est pas le sujet principal, mais potentiellement, c'est quelque chose que j'aimerais développer. pareil sur le fait de faire vivre la relation dans de bonnes conditions, faire vivre le lien, ça c'est des sujets qui sont hyper intéressants.
- Speaker #0
Oui, ok, ça marche. Parfois c'est dans la continuité quand ça ne se passe pas très bien, mais derrière on peut dire un petit peu que le meilleur reste à venir, en tout cas théoriquement, puisqu'on va être amené à rencontrer d'autres personnes. Et du coup je rebondis, je retourne sur un sujet plus positif, plus optique. positif, optimiste, je ne sais pas, parce que tout ça fait partie d'un processus. Du coup, on a parlé des applis, mais est-ce que tu... Disons que tu es avec quelqu'un qui... Enfin, tu accompagnes quelqu'un qui sait enfin un petit peu s'affirmer, qui a une bonne connaissance d'elle-même et qui est prête à aller faire cette fameuse rencontre, ou ces rencontres dans un premier temps. Est-ce que tu... Je conseille certaines façons de faire, certaines approches, outre les applis, parce qu'il n'y a pas que ça quand même, même si ça prend de la place.
- Speaker #1
De toute façon, le secret, c'est que pour rencontrer quelqu'un, il faut rencontrer des nouveaux gens. Donc, le sujet, c'est comment on élargit son cercle social. Et c'est sûr que quand on a plus de 30 ans, c'est plus compliqué que quand on a 20 ans et qu'on est étudiant. C'est une réalité. Alors, sauf certaines personnes qui sont hyper sociales et tout. Mais du coup, le sujet de base, c'est comment j'élargis mon cercle. Et c'est important parce que ce n'est pas pareil. Comment j'élargis mon cercle de comment est-ce que je rencontre un homme ou une femme ? Donc moi, je dirais d'aller rencontrer des nouveaux gens. Parce qu'on ne sait pas, peut-être que ce sera le cousin, l'ex ou le frère de cette nouvelle copine ou de ce nouveau pote que vous vous êtes fait, qui va vous apporter la personne qu'il faut partager dans votre vie dans les prochains mois, les prochaines années. Mais voilà, il faut s'ouvrir à la rencontre au sens large et pas que à la rencontre amoureuse, je pense. recréer des liens et donc après ça va être évidemment les clubs, ce qui marcherait bien apparemment, les clubs de running, l'escalade aussi apparemment c'est très bon vecteur de sociabilisation pour ceux qui aiment ça.
- Speaker #0
C'est un peu à la mode aussi, j'avoue. Moi-même je me suis mis à courir mais bon ça n'a jamais trop été mon truc mais oui j'ai déjà entendu ça notamment Strava qui en soit est un peu une appli à cheval maintenant entre le sport et la rencontre de ce que j'ai entendu.
- Speaker #1
Je pense que c'est des sports qui restent relativement mixtes. Et donc, du coup, ça facilite. Parce que c'est sûr que tu peux aller faire du yoga, c'est très bien. Mais si tu es une femme hétéro, ça ne va pas souvent déboucher sur quelque chose. Par contre, si tu es un homme hétéro, il ne faut pas hésiter. Parce qu'il y aura potentiellement des possibilités de faire des rencontres. Donc, ça se fait. Donc, voilà, le sport, les associations. Clairement, je dirais que les assos ou le sport, l'intérêt, c'est que tu revois les mêmes gens régulièrement. Donc, ça peut faciliter aussi le fait de créer du lien. après c'est des choses très classiques je sais que dans les grandes villes il y a Timelift depuis un an et demi qui a beaucoup fonctionné c'est pas mal aussi pour élargir son cercle j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus que ce soit Mythic, Bumble et tout qui essayent de proposer des choses dans la vraie vie pour se rencontrer mais je pense qu'il manque encore quelque chose à cet endroit je vous dis aussi toujours d'en parler à votre entourage pour laisser travailler les autres à votre place n'hésitez pas à me présenter quelqu'un si vous avez quelqu'un sous le coude comme ça tu fais pas le boulot
- Speaker #0
Mais c'est vrai que ça restait quand même... Je pense qu'avant, ça avait plus de place. Et puis aussi, quand on est plus jeune, je repense à la cour de récré, c'est vrai qu'en fait, c'était la principale méthode avec les entremetteurs, les médiateurs, je ne sais pas comment dire. C'est vrai qu'au final, oui, organiser un repas et tout, il n'y a rien de plus simple. Parce que ça me fait penser à un autre sujet qui vient de popper dans ma tête. c'est vrai qu'aussi, aller à la rencontre d'inconnus, quand ce n'est pas dans un contexte défini comme ceux que tu viens de définir, de sport, d'association, peu importe, mais juste comme ça, à l'improviste, en fait, moi je dis maintenant que c'est devenu un sport extrême. C'est quelque chose que moi je n'ai jamais fait personnellement, mais qui aujourd'hui est d'autant plus à la place d'un homme, pour le coup. Je trouve que c'est quelque chose qui est particulièrement difficile à faire parce qu'il y a plus de freins qu'avant. Est-ce qu'il faut quand même continuer ? Il faut quand même défendre ça ?
- Speaker #1
Bien sûr, je pense que de toute façon, si on a envie de rentrer en lien avec les autres, il ne faut pas se priver tant qu'on le fait avec respect, qu'on respecte le consentement de tout le monde et tout. En vrai, j'ai même envie de te dire, si tous les gens qui ont envie de le faire de façon respectueuse le font, ça va enlever l'idée qu'il n'y a que les gros relous qui font le pas en avant. Et du coup, ça rééquilibre les choses. Non, mais c'est toujours un peu le sujet. Je ne dirais pas que c'est la minorité, parce qu'il y a malheureusement beaucoup d'hommes qui ont des comportements qui ne sont pas toujours adéquats, on va dire, à minima. Mais bon, il y en a quand même aussi plein qui ne sont pas là-dedans. Donc, faites-vous, montrez-vous, sortez du sous-bois et montrez que... On peut être un homme hétéro en étant respectueux des femmes, du consentement, de toutes ces choses-là, et du coup, montrer l'exemple. Comme ça, c'est bien.
- Speaker #0
C'est très juste, c'est très juste, effectivement. Écoute, je suis content de tout ce qu'on a pu se dire jusqu'ici. On a parcouru pas mal de sujets, pas mal de points, et je pense que ça parle aussi à beaucoup de gens. On va être sur la fin de notre petite discussion. Je regarde un petit peu ma liste à côté et je réfléchis aussi en même temps parce que je voudrais être sûr de ne rien rater. C'est vraiment des sujets passionnants auxquels j'accorde beaucoup d'attention. Est-ce que de ton côté, il y avait des choses que tu avais en tête que tu aimerais aborder ou pas ?
- Speaker #1
Non, j'ai l'impression qu'on a fait le tour quand même de pas mal de choses qui étaient importantes. Je n'ai rien laissé de côté là.
- Speaker #0
Ok, super, ça veut dire qu'on a abordé pas mal de choses. Dernière chose, parce que j'ai l'impression, avec les générations un petit peu plus jeunes, que c'est un constat qui revient de manière un peu plus fréquente. Je voulais discuter de l'engagement, parce qu'il semblerait, j'avais lu des études là-dessus, il semblerait que les nouvelles générations... ont de plus en plus de mal avec l'engagement. L'engagement, en fait, qu'est-ce que ça... Tout le monde voit de quoi on parle, mais pourquoi, en fait... Est-ce que tu sais, est-ce que tu travailles là-dessus, toi, sur le pourquoi, en fait, aujourd'hui, les gens ont peur de s'engager de manière générale ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas travaillé spécifiquement là-dessus, mais ce sera un bon sujet à travailler, tu vois, en 2026. C'est vrai que... Là aussi, moi, je suis biaisée parce que la majorité des gens avec qui je travaille ont envie d'engagement. Donc, du coup, il y a ça. Mais j'imagine que sur les jeunes générations, c'est une question d'exemple peut-être qu'ils ont eu ou de sentiment de représentation du couple et de la relation. Après, il y a quand même un sujet qui est au global et sociétal qui est qu'on est poussé, en tout cas au moins en Occident, vers un... comment dire, un individualisme, se développer en tant qu'individu, il y a beaucoup d'individualisme, ce qui est bien sur plein de points, mais du coup, qui forcément éloigne d'un certain engagement envers l'autre, mais pas qu'amoureux d'ailleurs, parce que dans l'engagement, il y a aussi une part de concession, il y a aussi une part d'adaptation, et du coup, je pense que les gens, ils sont un peu, ah bah non, moi je veux m'adapter à personne, je fais ma vie et je suis comme ça. Et pourquoi pas ? Après tout, chacun fait ce qu'il veut. Mais du coup, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. C'est-à-dire que le... Moi, je n'aime pas dire la liberté parce que pour moi, la liberté, ce n'est pas faire tout ce qu'on veut. La liberté, c'est choisir les contraintes qu'on aura dans sa vie. C'est ça, être libre. Il y aura toujours des contraintes. Donc, soit je suis libre de choisir le non-engagement, soit je suis libre de choisir l'engagement et les deux amènent leur lot de contraintes et d'avantages. Qu'est-ce que je veux choisir dans ma vie ? Tu vois, c'est ça. Mais s'engager à ne pas s'engager, n'est-ce pas un engagement ?
- Speaker #0
Vous avez trois heures. Oui, c'est ça. C'est ça, j'ai un peu envisagé. Un langue un peu plus philosophique, si tu souhaites. Je ne suis pas forcément qualifié, mais on peut y aller. Ça me rappelle juste que j'ai eu 7 sur 20 au bac. Moi, c'était 8 ans. Bravo, tu m'as battu. Non, mais écoute, dans ce cas-là, il me reste qu'à te remercier une nouvelle fois pour tout ça, pour ton temps disponible et pour cette conversation qui, je pense, intéressera beaucoup de gens. moi j'ai pris beaucoup de plaisir en tout cas à discuter de tous ces sujets avec toi et je voulais te donner un petit peu le mot de la fin si tu le souhaites, est-ce que tu as un commentaire, un conseil n'importe quelle chose sujet,
- Speaker #1
concept qui te passe par l'esprit pour clôturer cette conversation je vais donner la devise de self love project comme ça sera peut-être le plus simple qui résumera tout ça d'apprendre à s'aimer pour aimer mieux et se laisser aimer
- Speaker #0
Super. Écoute, je ne dirai rien de plus. On reste sur cette note très poétique et très jolie. Je te remercie et je vais mettre, évidemment, pour ceux qui nous ont écoutés jusqu'ici, les liens en description de ton travail, de ton Instagram, de ton site web, pour qu'ils aillent un petit peu découvrir ton univers et ce que tu fais, même si on en a déjà un petit peu discuté. Merci à tout le monde pour nous avoir écoutés. Merci Claudia et je te souhaite une très bonne soirée.
- Speaker #1
Merci beaucoup Florian.
- Speaker #0
Et à bientôt sur Attitude.