Speaker #1Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle capsule Docker du couple. Nous sommes ravis de vous retrouver pour cette rentrée. Ça y est, septembre est là, et avec lui, le cartable, le planning, la reprise du travail, les activités à inscrire. Mais avant de foncer tête baissée dans les listes, une question mérite d'être posée. Mais qu'est-ce que vous avez envie de garder de votre été ? De ce temps que vous avez retrouvé à deux, de cette légèreté, de cette énergie que vous avez peut-être retrouvée et que vous aviez perdu de vue ? Rien ne vous oblige à ranger tout ça dans vos valises et à vous dire, on verra ça pour l'été prochain. Allez, c'est fini ! Beaucoup de couples, dès la deuxième semaine de septembre, entendent revenir cette même phrase. On ne se voit plus, on ne fait plus rien ensemble. Et nous, on voudrait vous proposer aujourd'hui une autre option. Et cette rentrée ne ressemblait pas à la précédente. Ce que je vois beaucoup en consultation à cette période, c'est bien souvent un problème de saturation. Et la bonne nouvelle, c'est qu'un problème de saturation, ça, ça peut se travailler aussi simplement. Le couple, en fait, c'est souvent que c'est le dernier endroit où on va se plaindre, où on va prendre le... temps de s'en soucier. Et c'est ça en fait ce qui fait davantage de dégâts. Donc c'est si on prenait en considération votre couple plus tôt. Avant cela, ce que je vous propose, c'est d'analyser différents points et déjà de vous questionner sur le pourquoi cette rentrée peut-elle mettre votre couple sous tension ? En tout cas, pourquoi peut-elle faire émerger des difficultés ? Le premier point à avoir en tête, c'est que ce n'est pas forcément le couple. qui pose problème. C'est tout l'écosystème en fait. Je vous le répète, souvent le couple il n'est pas isolé. Il va appartenir à plusieurs systèmes qui évoluent en permanence. Vous vous en doutez, il y a la famille, le travail, mais aussi l'école, les contraintes financières potentielles, la santé, les loisirs, mais aussi votre famille d'origine. Et la rentrée, qu'on le veuille ou non, elle vient modifier plusieurs éléments à la fois. Que ce soit les nouveaux horaires, la reprise du travail, l'école où ça a changé de rythme, les activités des enfants qui ont changé. Ça me fait rire parce que l'année dernière, j'ai loupé d'emmener ma fille à la danse pendant peut-être trois semaines, avant de me rappeler que les horaires avaient changé. Peut-être moins de temps disponible. Des nouveaux besoins aussi de vos enfants, des ados, et qui vont avoir des besoins différents, des demandes différentes. Et parfois des changements professionnels avec des promotions, ou tout simplement un changement de poste. Et donc le système, tout le système familial qui induit le système du couple, doit retrouver un nouvel équilibre. et parfois certains coups peuvent interpréter Ah, on ne va pas bien, on a vite des tensions. Alors qu'en fait, c'est une lecture aussi qu'on peut avoir de plus ajustée, que votre ancien mode de fonctionnement ne va plus forcément correspondre à votre réalité actuelle. Vous voyez, c'est vraiment cette image où on essaye de faire rentrer un rond dans un carré, en fait. On essaye de fonctionner comme l'année dernière, de faire comme l'année dernière, mais sauf qu'en fait, ce n'est plus du tout le même monde. Et donc, c'est ça qu'il faut prendre le temps d'analyser. C'est votre environnement qui vient changer, et c'est d'essayer de fonctionner autrement. Et non plus comme avant, pour essayer d'éviter ce... décalage. Et ça, ça demande un petit temps aussi qu'on peut faire avec les enfants, mais juste une petite analyse en soi. De pouvoir prendre le temps d'analyser quelles sont peut-être vos ressources, mais peut-être dans un premier lieu déjà analyser qu'est-ce qui a changé, ce que j'ai pu dire, ce que je vous ai proposé comme exemple. Donc prendre le temps d'analyser ça. Et qu'est-ce qui fonctionnait, mais ne fonctionne plus. qui serait compliqué, mais aussi qu'est-ce qui fonctionne et que vous aimeriez reconduire. Moi, je pense à ça, on avait pris une nounou deux fois par semaine et on s'est dit que plutôt de faire le sport chacun notre tour, on le faisait en même temps. Comme ça, ça nous permettait de nous voir plus souvent dans les soirs en couple, plutôt que de faire un peu se passer le relais avec les enfants. Donc ça, c'est quelque chose qu'on aimerait reconduire. Qu'est-ce que vous devez réinventer, en fait, changer, voire modifier ? Et je disais aussi vos ressources. Vos ressources, en fait, je vois ça de façon très large. c'est à la fois un peu Même par exemple, parce que l'un est plutôt matinal, donc il va prendre plaisir à faire du sport le matin ou à pouvoir aussi s'avancer pour faire les lessives le matin, alors que l'autre, il va être plutôt du soir. Et donc ça aussi, c'est des ressources qui sont propres à votre système, plutôt je dirais parental, mais c'est aussi quels sont les amis qui peuvent être là pour vous aider en cas de pépin, ou s'il y a un déplacement de l'un, ou dans votre famille, qui est-ce qui peut vous aider ? Nous aussi, dans nos ressources, on aime beaucoup manger. Ça va être, on va mettre toute la liste des restos à emporter, qu'on aime bien et qui peuvent nous aider quand on est complètement blasé ou fatigué. pour nous, en tout cas ça fait partie de nos ressources, mais de pouvoir un peu lister tout ça pour pouvoir adapter votre système à son nouvel environnement et retrouver un équilibre qui vous convient. Donc ça, c'est vraiment le premier élément. Et aussi parfois, ce que j'observe avec la rentrée, avec tout ce que ça met en branle, c'est qu'en thérapie, on parle de frontières entre les différentes zones, les différents systèmes, que ce soit l'école ou par exemple les grands-parents. Et parfois, en fait, les frontières entre les zones sont un peu poreuses. Elles ne deviennent plus très claires. Avec, par exemple, des grands-parents qui se surinvestissent ou l'école qui est trop présente. Et c'est un peu comment rétablir les frontières pour remettre un espace bien, je ne sais pas si on peut dire privé, mais bien personnel pour le couple, que ce soit bien clair et qu'il y ait un espace pour le couple. Et c'est comment essayer de maintenir cet espace pour le couple dans cet envahissement. On va dire, je ne sais pas si on peut parler forcément d'envahissement, mais... Dans ce moment de l'année où on est quand même beaucoup tourné vers nos enfants parce qu'on est inquiet pour eux aussi, où on veut que ça se passe bien, et puis il y a toute la machine à remettre en route, mais c'est comment garder aussi les frontières claires pour l'espace du couple. Et je vous disais en introduction, c'est qu'est-ce que vous voulez garder de cet été ? Peut-être ça peut être des moments plus en tête-à-tête, mais c'est aussi ça. Qu'est-ce qui est important pour vous ? Qu'est-ce qui a changé peut-être que cette année ? Vous vous dites, ben non, on a besoin de plus de temps pour nous. Comment vous le voyez ? Comment vous le visualisez, ça ? Donc ça, c'est le premier point qui est important. Le deuxième point, c'est que la rentrée peut faire ressurgir aussi des attentes implicites dans le couple. Parce qu'elle va remettre à jour, en fait, cette rentrée, d'une multitude d'attentes invisibles. En fait, c'est un peu comme si ça mettait en exergue, ça amplifie certaines choses qui peuvent être problématiques dans le couple, parce que c'est intense, on va dire. Donc, il va y avoir des attentes implicites, comme par exemple, qui doit penser aux inscriptions, ou anticiper le rendez-vous pour... le médecin pour ceci, qui va être disponible, qui va organiser les prochaines vacances, qui va penser à programmer du temps pour le couple ou préserver aussi du temps individuel. En fait, il y a tout ça et on va attendre quelque chose de l'autre, mais sans forcément l'énoncer très clairement. Et ça, on en parle quand même beaucoup sur le podcast. Donc, on fait souvent des suppositions. On suppose que c'est évident et que ça va être partagé par l'autre, alors que ce n'est pas forcément énoncé. Donc, chaque partenaire peut fonctionner avec un espèce de scénario. interne, avec cette idée en tête « Normalement, si c'est un bon conjoint ou une bonne conjointe, il devrait presque deviner que lui aussi peut anticiper ça, ou il a ça à faire, ou ce sera lui de faire ça. » Et quand l'autre ne va pas répondre à ce scénario, à ce qu'on s'imagine en tout cas, le couple ne pense pas toujours « C'est juste qu'on a des attentes différentes, ou qu'on imagine cette organisation de la rentrée différemment. » En fait, bien généralement, l'autre va conclure « Il ne fait pas d'effort, elle ne fait pas d'effort, je ne compte pas vraiment pour elle, je compte pas vraiment pour lui il a rien programmé dans ce mois septembre pour qu'on soit tous les deux, c'est vraiment pas normal il pense pas à moi, ou il ne me soutient pas il a fait aucune démarche pour le sport pour m'aider et vous voyez c'est ça cette espèce d'attente implicite qui sont pas claires et dans la première partie je vous disais de remettre les choses à plat ça va aussi pour les attentes plutôt que de partir déjà aller on repart, on repart dans nos travers avec la rentrée, ou on attend quelque chose de l'autre sans l'avoir partagé donc moi je vous invite plutôt à regarder C'est une espèce de boucle de comportement, on appelle ça des patterns relationnels dans notre jargon, pour essayer d'examiner un peu ce qui peut se jouer. Parce que c'est un petit peu souvent les mêmes jeux relationnels qu'on peut voir dans les couples. C'est un, souvent, enfin je vous donne un exemple, mais il va penser, tu ne t'impliques pas. Donc plus l'autre se dit ça, il ne s'implique pas. Plus on va avoir tendance à contrôler et à anticiper, à prendre des initiatives, vu qu'on se dit que l'autre ne s'implique pas. Mais plus on va se dire, bah voilà. j'ai la preuve. L'autre ne s'implique vraiment pas. Et de son côté, l'autre, il va se dire, elle ne fait que de contrôler. Là, je vous dis ça dans ce sens-là, mais je me sens vraiment nulle. Tout ce que je fais, ce n'est pas bien. Elle contrôle vraiment beaucoup. Je ne sais pas quoi faire parce que tout ce que je vais faire, je vais mal le faire. Donc, plus l'autre va se mettre en retraire et plus la première personne va continuer de contrôler. Vous voyez, c'est une espèce de boucle qui s'instaure. Donc, c'est comment casser cette boucle que je vous invite à réaliser. C'est aussi voir ça comme vraiment un système et pas se dire c'est de sa faute à lui, c'est de sa faute à elle, mais c'est comment chacun se nourrit involontairement de cette dynamique et de ce qui se met en place. Donc ce que je vous invite à faire, si vous ne l'avez pas encore bien compris, mais c'est exprimer vos attentes clairement. Et on va essayer de décortiquer un peu plus cette idée en rendant vos attentes davantage explicites. Vous pouvez par exemple comme petit exercice compléter chacun la phrase cette année. Pour que je me sente soutenue dans notre couple, j'aurais besoin ou j'aimerais que... Et là, vous énoncez trois attentes. Chacun à votre tour. Donc, je vous le redis. Cette année, pour que je me sente soutenue dans notre couple, j'aurais besoin ou j'aimerais que... Et vous formulez trois attentes. Et vous formulez bien un besoin ou une demande, mais pas un reproche. Par exemple, j'aurais besoin que tu passes moins de temps sur ton téléphone. Ça donne un peu plus le reproche qu'un besoin. Par exemple... On pourrait plutôt dire j'aurais besoin que tu t'endormes plus souvent en même temps que moi ou qu'on aille se coucher ensemble. Parce que j'estime, enfin après vous pouvez en parler, mais parce que je trouve que ça nous permet de nous rapprocher davantage et d'avoir peut-être plus de temps de tendresse. Ou j'aurais besoin que tu t'occupes davantage des repas. Ou j'aurais besoin qu'on prenne davantage de temps à deux. Ou j'aurais besoin d'avoir un temps rien que pour moi, plus régulièrement. Enfin, à vous de voir. Mais prenez le temps déjà. en annonçant cette phrase, d'exprimer clairement vos besoins et donc davantage facilement vos attentes. Le troisième point que je voulais aborder avec vous, c'est la question de la charge mentale et de la répartition de celle-ci. Vous allez me dire encore on parle de charge mentale, mais moi je me dis alors on parle encore de ça. J'aimerais bien qu'on ne puisse plus en parler, mais malheureusement c'est quand même un problème toujours très présent. Dans les couples que je reçois, c'est un des premiers symptômes qui est souvent évoqué ou en tout cas de source de tension. Et en particulier dans les couples qui ont des enfants en bas âge de moins de 6 ans, et souvent quand il y a deux enfants dans la fratrie, enfin à partir de deux enfants dans la fratrie, et après plus. Mais la répartition, vous le savez, elle n'est pas neutre. Dans les couples hétérosexuels en tout cas, les femmes en assument globalement davantage. Donc j'aimerais juste qu'on prenne un temps pour resserner qu'est-ce que c'est cette fameuse charge mentale. C'est Alison Daminger qui a bien divisé ça en quatre opérations. C'est à la fois d'anticiper le besoin. d'identifier les différentes options, de décider, puis de vérifier que c'est fait. Et souvent, la femme, elle incarne, en tout cas, elle gère les parties les moins visibles, à savoir l'anticipation, la vérification, et souvent la partie la plus visible, qui est la décision, ça, elle est souvent réalisée en couple à deux, et partagée. Je vous donne un exemple, par exemple, anticiper le besoin, ça va te dire « Ah, nos enfants, pour avoir un bon équilibre psychologique, co-affectif, je ne sais pas, enfin bref, il faut qu'il fasse une activité extrascolaire. Donc ça va être après d'identifier les options. Je vais regarder qu'est-ce qu'il y a, à quelle heure, qu'est-ce qui est compatible, est-ce qu'on l'inscrit plutôt au conservatoire ou au foot ou au rugby ou je ne sais quoi. Donc identifier les options, ça peut prendre quand même beaucoup de temps. Après, on va décider, une fois qu'on a vu toutes les options, qu'on a mis de côté tout ce qui était pas possible. On présente peut-être à notre conjoint deux, trois éléments et là on décide ensemble, ok. On a juste décidé ensemble quelque chose qui a déjà pris plusieurs heures de travail en amont. Et après, on va traiter la demande et vérifier le sujet. Donc vous voyez, derrière une tâche, il y a beaucoup, beaucoup de choses. Ça, je décortique juste là avec le sport, mais ça peut être pour tout. Gérer la logistique de la réserve de couches, gérer l'organisation du quotidien. Vous voyez très bien de quoi je parle. Et donc la rentrée, elle fait souvent exploser cette charge qui est bien souvent mal répartie. et parfois par agacement la solution peut paraître évidente c'est un peu cette idée de on coupe tout en deux allez on fait du 50-50 et ça peut être un peu une tendance que les couples vont avoir à adopter en septembre je vois beaucoup souvent les personnes sont très agacées elles disent bah allez on fait ça et ça peut être fait avec les meilleures intentions, meilleure volonté du monde mais c'est ce qui va pouvoir peut-être potentiellement nous épuiser en fait cette vision du 50-50 et je vais vous expliquer pourquoi en fait cette idée-là. Parce que l'égalité, en fait, cette idée de 50-50, c'est un principe politiquement correct, c'est plutôt juste. Mais ce n'est pas nécessairement un principe, je dirais, conjugal, opérant. En fait, ce qui va protéger les couples, c'est pas tant l'égalité, je dirais, purement arithmétique, mais c'est plutôt un sentiment d'équité. Et là, les deux ne vont pas se confondre, en fait. C'est vraiment différent. L'équité, elle va être beaucoup plus subjective. Elle se mesure classiquement, je dirais, par une perception. Cette question-là, pour l'imaginer, c'est cette idée de contenu de ce que j'investis dans mon foyer ou dans mon couple aussi, dans la famille. On peut le tourner à la fois, cette question dans le couple, mais aussi dans la question de la rentrée, du système familial de l'organisation. Par rapport à ce que j'investis et qu'est-ce que je retire, est-ce que c'est OK pour moi ? Et par rapport à ce que mon partenaire lui investit et ce qu'il en retire, Est-ce que ça me paraît à peu près ? équitable en tout cas, et où en est notre relation par rapport à ce gain et cette perte, par rapport à cet investissement et ce qu'on gagne en fait. C'est cette idée qu'il faut se sentir tous les deux win-win en fait. Et si ce n'est pas le cas, c'est là où ça commence à amener des tensions et où ce n'est pas ok dans le couple. Et vous voyez, c'est en ça que ce n'est pas un tableau Excel en fait, c'est vraiment une histoire de ressenti. Et c'est ce ressenti qui va permettre de prédire la satisfaction. Et je ne vous dis pas que ça veut dire qu'il faut qu'on en fasse quand même beaucoup plus, nous les femmes, que notre conjoint à la maison. L'égalité, forcément, ça compte. Mais l'équité aussi, ça se ressent. Et c'est ce ressenti aussi qui va être important pour la suite. Et tout simplement, si je vous dis ça, si je vous parle plutôt d'équité qu'une pure égalité arithmétique, c'est qu'en fait, ce n'est pas viable dans des relations humaines. Et que ça comporte de nombreux pièges, que je vais vous énoncer, histoire que vous puissiez un peu mieux comprendre mon idée. Avec cette idée du 50-50, en fait, ce que j'observe dans certains couples qui ont cette... dynamique là, c'est qu'il y a une espèce de piège comptable. En fait, on installe une forme de comptabilité avec un espèce de litige permanent et où chacun va un petit peu compter les points. Donc on va dire j'ai fait ça, lui il a fait ça... Et en plus, c'est très compliqué. d'évaluer parce qu'il y a quelque chose qui va beaucoup nous fatiguer un jour alors que ça va être beaucoup plus fluide à un autre moment. Donc j'en sais rien, peut-être que de faire la cuisine un soir, ça n'aura valu que deux points alors qu'un autre soir, alors qu'on était crevés après une journée horrible, ça n'aura valu cinq points d'effort. Et c'est une espèce de comptabilité mais qui est impossible en fait. Et on entre dans ce que dit Wazlawik dans une espèce d'escalade symétrique où en fait chacun répond en surenchérissant. Mais moi j'ai fait ça et moi j'ai fait ça. Et vous voyez, en fait la relation devient davantage un match avec des scores, ça vient remplacer le lien, en fait, le lien affectif. Alors que si on est dans quelque chose de plus équitable, vous voyez, il y a justement le « Ah, c'est moi qui prépare le dîner habituellement le soir, mais là vraiment, je suis épuisée, j'ai eu une réunion avec mon boss, ou avec ma boss, et c'était horrible, j'ai vraiment pas l'énergie là, est-ce que ça t'embête de gérer ça ? » Vous voyez, c'est pas du tout la même chose que dire « Ben non, c'est à toi de le faire, c'est ton tour. » Et après, c'est ce que je dis aussi dans l'exécution avec le 50-50, le risque, c'est de partager que les tâches qui sont visibles. C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure avec la question de la charge mentale. Il y a tout cet aspect invisible. Et en fait, c'est souvent l'aspect invisible de la tâche qui est le plus coûteux en termes d'énergie. Donc moi, ce que je vous propose, en fait, c'est aussi de vous faire des vraies délégations. Parce que ce que j'observe souvent dans les couples, bon, désolé pour les hommes, mais c'est souvent l'homme qui va dire « Bah oui, mais tu ne m'as pas demandé, tu ne m'as pas dit de le faire. » Ça signifie souvent en fait que la personne, elle veut bien exécuter. mais elle ne veut pas être dans l'anticipation. En gros, elle fait, mais elle n'anticipe pas, elle ne gère pas réellement l'ensemble, vous voyez. Elle est juste dans le faire, ce qui est le cas quand même de beaucoup de personnes. Donc, en fait, quand quelqu'un vous dit mais tu ne m'as pas demandé, ben ok, je te demande en fait, mais là, vous faites une vraie délégation. Je te demande de gérer entièrement les activités sportives des garçons, moi je gère celle des filles, ou inversement, toi tu gères les activités extrascolaires, moi je gère la cantine, la garderie pour l'inscription. Mais vous voyez, et en fait... Là où c'est reposant, c'est que vous n'entendez pas du tout parler. Vous ne gérez rien de A à Z. C'est de faire des vraies délégations. Et le piège aussi avec le 50-50, c'est de traiter un peu votre couple, vous, mais là dans votre sens, votre couple conjugal, comme deux unités interchangeables en fait. Toi tu fais ça, moi tu fais ça, et on peut échanger alors que ce que je vous disais, on n'était pas forcément à les mêmes horaires, à la même énergie ou les mêmes compétences. Et en plus, ça peut évoluer. Il y a des moments aussi où on va être à 70-30 et d'autres moments, ça va être inversé à 70-40. Et en fait, une espèce de partage rigide, ça devient au final très injuste. Et ça brise plutôt le lien plutôt que de venir le consolider. Donc, viser ça en permanence, c'est interdire, je dirais, un peu d'avoir des saisons. Je ne le sais pas vous, mais moi, l'hiver, je suis un peu plus molle quand même. Et mon mari, lui, il a plus d'énergie. Et donc, je pense que je vais moins cuisiner l'hiver, alors que peut-être l'été, je vais en faire davantage à ce niveau-là. Ou aussi, tout simplement, par rapport à les grossesses, peut-être vous serez plus fatigué, et j'espère que votre conjoint prendra davantage de relais, ou vous pouvez avoir aussi des pics au niveau professionnel, donc l'autre, à ce moment-là, prendra davantage de relais. Mais c'est comment on en parle et comment on se répartit, et qu'on fait des analyses progressives. Donc, c'est vraiment ça que je vous propose. Donc, la question, c'est pas donc... est-ce qu'on va faire moitié-moitié ou comment on fait moitié-moitié ? Mais c'est, est-ce que chacun se sent reconnu dans ce qu'il porte ? Et est-ce que la répartition aussi a été choisie ? ou subie. À partir du moment où elle est subie, on n'est plus, comme je vous l'ai dit, dans le win-win, où tous les deux, vous êtes gagnant. Et est-ce qu'elle est révisable, notre répartition ? Enfin, si elle n'est jamais révisable et qu'on ne peut jamais en parler, ça c'est problématique. En fait, vous devez pouvoir toujours reparler de votre répartition. Enfin, on en parle beaucoup dans le podcast, mais cette idée de pouvoir revenir régulièrement, de faire des petits bilans, est-ce que c'est ok pour toi ? Est-ce que tu te sens épuisé ou non ? Comment tu te sens par rapport à ce qu'on vit en ce moment ? Est-ce qu'il y a des choses à revoir ? Et avec cette idée, vraiment, en fait, je vous le redis, ce que je disais tout à l'heure, mais par rapport à tout ce que j'apporte dans la famille, est-ce que je reçois ? Est-ce que c'est OK pour moi ? Est-ce que je me sens bien ? Est-ce que je me sens gagnante ? Ou est-ce que j'ai l'impression... Enfin, désolé, un petit temps, mais est-ce que je me sens baisée dans notre quotidien et que j'ai l'impression toujours de me faire avoir ? C'est un peu comme ça que les parations me présentent. Et si vous avez cette sensation, ben, c'est pas normal, en fait. Enfin, c'est que ça bug et qu'il faut revoir les choses. Donc, voilà pour les éléments. Le dernier point que je voulais voir avec vous, donc le quatrième point, C'est quand votre équipe parentale, donc là on en a beaucoup parlé par rapport à l'organisation de la rentrée, mais parce que si on vous demande beaucoup d'efforts, en tout cas au niveau de fonction parentale, c'est qu'elle peut avoir tendance à prendre toute la place. Parce qu'à la rentrée, le couple rentre vite dans une cellule de coordination. Je ne sais pas vous, mais là on est à bloc nous ici. Donc c'est qui va récupérer qui, qui paye quoi, comment on fait, comment on s'organise pour les repas, qui va répondre à l'école, qui passe à la pharmacie pour aller chercher le vaccin du dernier. le paradoxe souvent c'est qu'à ce moment là on peut se dire en fait on communique énormément parce qu'on parle tout le temps mais en fait on parle logistique et organisation et on se rencontre plus vraiment en tant que couple et vous vous rappelez mon intro c'est qu'est-ce qu'on garde à notre été, est-ce que c'est aussi cette légèreté ce plaisir à se retrouver donc c'est vraiment de distinguer tous ces sous-systèmes que ce soit le sous-système parental, conjugal, l'espace individuel mais c'est de pas oublier votre couple dans tout ça Parce que sinon, le sous-système parental et organisationnel, il risque d'envahir totalement votre espace conjugal. Donc c'est de pouvoir continuer à préserver un espace sur ça et pouvoir se dire, oh oh, je crois qu'on a un peu laissé notre coupe de côté encore là. Donc c'est quelle parenthèse on peut lui accorder. Et c'est toujours les mêmes conseils qu'on vous redit, mais parce que tout simplement, il fonctionne. Mais de ne pas oublier tous les soirs, ou au moins tous les deux jours, tout dépend de votre rythme, mais d'avoir ces 20 minutes pour pouvoir parler ensemble. Et pouvoir échanger. Parlez pas d'organisation, pas de l'agenda, mais vraiment, c'est question simple. Comment tu vas vraiment en ce moment, ton travail, comment ça s'est passé ? Qu'est-ce qui t'a plu cette semaine, aujourd'hui ? Qu'est-ce que t'as bien aimé ? Est-ce que t'aurais besoin de moi sur quelque chose ? Qu'est-ce qui a pu te faire vibrer ? Ou qu'est-ce qui était pénible pour toi aujourd'hui ? Vous voyez, vous reconnectez aussi un peu de cœur à cœur, de pouvoir être toujours dans ce partage. Moi, c'est vrai que j'adore ça l'été parce qu'on en vit beaucoup plus. Avec mon mari, on a beaucoup plus de temps parce qu'on a moins d'enfants à la maison, de se parler de ce qu'on vit, de partager un peu plus notre quotidien professionnel. Et ça, c'est vraiment quelque chose que j'aimerais, pour cette rentrée, pouvoir continuer à conserver, à avoir des petits détails. Vous voyez, ces petits détails un peu croustillants qu'on se dit un peu qu'ils ne servent à rien dans la machine de l'organisation familiale, mais en fait, qu'ils font tout parce que ça nous permet de savoir qui est notre femme, qui est notre homme, avec qui on partage la vie, comment il réagit, et de pouvoir continuer tout simplement à être connecté. Et donc c'est vraiment ça, c'est de ne pas confondre cette fonction qui peut avoir le couple dans sa fonction parentale de coordination, de faire tourner la maison, et votre relation, de comment vous allez rester en lien ensemble. Donc gardez bien en tête toujours ces 20 minutes par jour où vous restez connectés, et de pouvoir continuer à vous retrouver avec cette idée de soutien émotionnel. et de ne pas être juste dans une pure organisation. Et bien évidemment, comme Soazic a pu vous le partager sur les réseaux aussi, c'est si vous pouvez déjà vous projeter, enfin, si vous n'avez pas la possibilité de fixer une date, mais vous projetez sur quel moment à deux on va pouvoir vivre dans les prochaines semaines du mois de septembre. Ça peut même être juste un dîner. Nous, on a trouvé notre petite publiciteur pour l'année, pour le soir, donc on est trop heureux. Mais de pouvoir se dire, est-ce qu'il y a un film qu'on a envie d'aller voir, un petit resto qu'on a envie de faire, une dernière plage ? Une petite rando, un petit truc, ou une nuit à l'hôtel. Vraiment, moi, ce que je vous dis, c'est qu'on peut faire des trucs pour toujours pas trop cher. Je sais qu'une idée qu'on voulait conserver, c'est de se garder toujours quelques jours de congé qu'on peut passer sans les enfants et où on peut prendre une journée tous les deux mois pour aller faire, par exemple, une randonnée. En fait, ça permet que les enfants soient à l'école et à la crèche. Il y a une journée tous les deux mois qu'on garde pour se faire une randonnée et un pique-nique. J'ai tous les deux trois mois, en fait. Ça ne coûte pas cher de... de marché. Donc vous l'aurez compris, pour une rentrée réussie, pour vous, votre couple, votre famille, ça consiste vraiment à renégocier les rôles, les places de chacun, les attentes de chacun, pouvoir partager vos attentes, aussi quelle place pour le temps individuel, le temps pour le couple, et le temps forcément pour toutes et tous. organisation. Vraiment, il y a en tête un couple qui fonctionne bien, c'est pas celui qui va avoir trouvé une organisation parfaite. Aucune famille est parfaite. Ne vous fiez pas à ce que vous voyez sur les réseaux sociaux. Mais vraiment, ça va être le couple qui sait régulièrement remettre son fonctionnement sur la table, c'est ça qui va être le plus important. Sans transformer chaque ajustement en procès où on va critiquer l'autre. Donc c'est vraiment ça la clé de votre succès. C'est de pouvoir en rediscuter régulièrement. Bah allez, viens, qu'est-ce qu'on fait là pour septembre ? Ok, on fait comme ça. Et début octobre, vous prenez juste 15 minutes pour dire « Alors, t'en as pensé quoi du mois de septembre ? C'est ok pour toi ? C'est bon ? Ah non, ça n'a pas fonctionné ? Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on change ? » Et n'hésitez pas, en tout cas aussi, à faire un temps avec vos enfants, si vous en avez des plus grands, pour voir aussi comment ils peuvent vous aider, vous impliquer, enfin en tout cas comment ils peuvent s'impliquer dans l'organisation de la maison. Donc voilà, j'espère que vous avez pu piocher des petites idées au fur et à mesure de cet épisode pour avoir une idée. belle rentrée. Je vous dis à très vite et je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle saison d'Au cœur du couple. A bientôt ! Si vous aussi vous rencontrez des difficultés dans votre vie de couple, venez nous en parler. Laissez-nous un message sur aucoeurducouplepodcast at gmail.com ou via Instagram sur la page Au cœur du couple.