- Speaker #0
Salut à tous et bienvenue dans un nouveau voyage dans l'esprit des sportifs. Dans cet épisode, nous découvrirons les émotions traversées, les histoires et les enjeux d'un athlète sur la route de son propre succès.
- Speaker #1
Je suis Théo,
- Speaker #0
entraîneur de scalpin et coach mental, et je vous amène voir ce qu'il se cache au-delà des médailles.
- Speaker #1
C'est parti ! Le message s'adresse à l'athlète et entraîneur, futur entraîneur, c'est croyant en vous, continuez à vous former, vous allez rencontrer des... Je vais être un peu vulgaire mais... peut-être que tu comprends mon montage, mais vous allez se croiser des cons. Vous allez se croiser des cons. Mais croyez en vous. La plus belle chose, c'est de se connaître soi-même. La plus grande des sagesses, c'est de se connaître soi-même. Et ça, ça passe bien sûr par des expériences. Et d'être humain. Soyez humain. Apprenez de ces gens-là qui sont dégueulasses, qui ne sont pas beaux à voir, qui ne sont pas beaux à écouter, qui sont... Ouais, ils ont un égo surmançonné, mais inspirez-vous, parce que dites-vous que ces gens-là, ils sont bloqués sûrement à un niveau. Oui, ils sont peut-être dans des FED ou dans des clubs, et ça, c'est dégueulasse, mais d'ailleurs, on ne sait pas pourquoi ils sont là, mais sûrement le diplôme, et je vais du coup répondre à ta question après. Continuez, en fait, ne lâchez rien, parce que de toute façon, après, ça aussi, c'est la sélection un peu naturelle, c'est ceux qui ne lâcheront pas et qui se donneront à fond et qui ont un objectif, et vous allez y aller, en fait. La discipline, le travail, on les connaît, les classiques, discipline, travail, mais c'est la vérité, ça amène toujours aux bonnes choses. Et donc, au Québec, au Canada, ce que j'aime et qui est complètement différent, c'est qu'en fait, ça marche un peu à l'américaine, c'est-à-dire c'est à l'individu, c'est à l'humain. J'ai discuté avec beaucoup de jeunes dans le ski, mais j'ai aussi eu la chance parce que j'étais moniteur de ski au Club Med. Donc d'avoir beaucoup d'étrangers et même canadiens surtout, parce qu'on parle du Canada. Et en fait, leur manière de recruter, de prendre quelqu'un, de sélectionner quelqu'un, elle marche à l'individu. C'est-à-dire qu'il y a le bon vieux entretien de cinq minutes face à face, parce que par téléphone, on s'entend que tu peux avoir une idée de la voix et de l'intonation si le gars est sûr de lui ou pas, mais tu n'auras pas jamais le feeling, la première impression quand le gars ouvre la porte et rentre. Tu ne l'as pas au téléphone. Et donc, eux, ils marchent à ça. C'est-à-dire qu'un recruteur, il va bien sûr faire une demande d'emploi pour un poste. Il va recevoir un CV, une lettre de motivation. En France, on fait la même chose, mais personne ne les lit. Et eux, ça, ils prennent, ils ont un dossier, ils le tassent de côté. Ils posent tous les dossiers à côté. Ils ne regardent pas que Ludo a fait un bac plus 8 ou que Maxime a un bac plus 3. Après, ils prennent rendez-vous avec le gars, puis ils écoutent. Le gars, s'il a l'écrou, s'il a envie, sa perspective d'évolution au sein de l'entreprise, pour lui, qu'est-ce qu'il pourrait amener ? Et là, le gars, à partir de là, il dit « Ok, toi, je te veux » ou « Toi, ça va être compliqué » . Et ce qui se passe des fois, et c'est ce qui est en France un peu malheureux, c'est que des fois, le gars qui va prendre, qui est à fond, qui est… qui a quelque chose dans le crâne, qui, sur le terrain, il sait de quoi il parle, qui a envie. Mais c'est souvent un petit gars qui a fait un bac plus 3 ou qui n'a même pas fait du niveau... Enfin, je ne vais pas non plus aller trop loin, mais qui a eu son bac et qui a fait un peu des formations à gauche, à droite. Mais il a envie. Et à l'inverse, il va refuser un mec, peut-être, qui a fait un bac plus 8, un master, mais qui est plat. Ils disent là-bas, il y a un gars qui est plate, c'est un gars qui est... qui n'est pas très intéressant. Tu es plate, on dit, tu es plate. Donc, ça marche comme ça. Et si tu veux, là où j'en ai eu ras-le-bol et c'est pourquoi je suis parti, j'ai fait ma L3, donc je l'ai finie, j'ai eu ma licence. J'ai fait un an ici, chez moi, en tant que moniteur. Puis après, j'ai dit impossible que je continue. Ça ne me plaît pas, ça ne marche pas, je m'en vais. Et en fait, je suis arrivé là-bas et j'ai enfin retrouvé ce que j'attendais depuis longtemps, la flamme. la petite flamme intérieure qu'il y a de toi et qui te motive tous les matins à te lever, à être heureux, je l'ai retrouvé. Et il y a aussi, encore une fois, je fais le poétique, mais il y a une belle phrase qui dit « ne restez pas dans un endroit où vous vous emmerdez » . Et elle est tellement vraie. Et du coup, je suis parti là-bas et en fait, ça marche. C'est-à-dire que je suis arrivé là-bas avec, oui, j'avais le diplôme français qui est énormément reconnu dans le monde. Merci, ça c'est une fierté française. Mais quand ils ont vu l'individu, c'est-à-dire qu'il s'est... qui a eu le courage de partir et de laisser sa famille à 22 ans, à partir à 6000 kilomètres en ne connaissant personne, et qui vient là-dedans pour aider, pour donner de sa personne. À partir de là, tu as un tapis rouge qui t'est déroulé. Aujourd'hui, l'opportunité d'être à l'Université Laval, c'était un rêve et un objectif. À 23 ans, j'en suis conscient que c'est quand même quelque chose. Il y a des gens qui attendent 30 à 35 ans pour être dans un poste. Parce que le sport américain, on le connaît, l'université, ça n'a rien à voir avec les nôtres ici en France. Le sport universitaire est à un stade plus, plus,
- Speaker #0
plus.
- Speaker #1
Et donc, ça vient en fait de ça. Si tu veux, voilà, ça marche en fait au gars. Ce que tu as dans le coffre, ce que tu as dans le cœur, ce que tu as surtout dans le cœur. C'est un lien entre cœur et cerveau, mais c'est la personne. Et après, ils regardent ton CV, ton lettre de motivation. Mais après, et pas l'inverse. Et je pense qu'en France, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'entrepreneurs, de maîtres de stage de n'importe quelle université devraient vraiment le faire comme ça. Parce qu'ils gâchent un paquet de jeunes à cause de ça. Et menteur, celui qui dira que c'est impossible, parce que la preuve, en travers de l'Atlantique, ça se fait. Et plutôt bien. Ok.
- Speaker #0
Ok, cool. C'est sympa de voir ces différences-là. Et toi, c'est quelque chose que je ressens un peu dans la PrEP mentale. Du coup, je lance mon activité de PrEP mentale. Et du coup, je ressens que parfois, il faut avoir un diplôme quand même pour pouvoir travailler avec telle ou telle structure. Moi, j'en suis convaincu que je peux avancer sans certains diplômes. en me formant comme tu dis donc je paye des formations j'avance en formant etc donc j'ai quand même des certifications ou des diplômes pas certifiant bien sûr mais c'est pas le diplôme universitaire que tout le monde a et qui est super reconnu par exemple et je le ressens un peu en france et du coup c'est cool de savoir que ailleurs ça ça se fait autrement
- Speaker #1
Mais pour finir, c'est ça. Alors après, attention, je ne suis pas en train de dire que… On n'est pas en train de dire aussi que les diplômes ne servent à rien et qu'il ne faut pas faire d'études parce qu'on s'entend qu'il y a plein de choses aussi que le STAPS m'a apporté et qui m'ont donné aussi le fait d'être crédible. Quand je candidate dans un club de ski, les personnes voient que j'ai un double casquette. J'ai fait des études de sciences physiques et sportives et de l'autre, je suis entraîneur. Donc, bien sûr que ça colle entre les deux et ça m'a sauvé. bien maintes et maintes fois pour ça. Mais après, tu disais, c'est ça le gros problème aujourd'hui en France, c'est qu'on marche beaucoup trop au diplôme et pas assez à l'homme et à l'humain. Et en fait, en joignant les deux, on pourrait faire des choses tellement énormes. Puis on le voit tellement là aujourd'hui juste en ouvrant les... La télé cet été, en regardant les JO qu'on a vécues, qui étaient extraordinaires, on se rend compte que déjà des sportifs sont partis où pour s'entraîner ? Ils sont partis soit côté Amérique, soit côté Russie ou autre. Et des entraîneurs français qui coachent des nations étrangères. Parce qu'ils n'ont pas trouvé, ils n'ont pas eu au début la chance. Après, en France, ça marche. Il y a des gens français, des entraîneurs français qui sont… extraordinaires qui ont fait tout leur parcours en France. Et il y a des preuves qui montrent que ça marche aussi. Mais quand on commence, ça revient au dernier point que je parlais tout à l'heure de la difficulté de l'entraînement. C'est un peu aussi au goût de la société d'aujourd'hui. On a créé des choses. Des fois, il y a des gens qui sont mis à des postes hyper importants, mais qui ne connaissent rien au terrain, qui ne connaissent rien à l'entraînement. pas grand-chose, mais qui sont juste là parce qu'ils sont là où ils ont fait Sciences Po ou je ne sais quoi. Et en fait, ils essaient de gérer des gens qui sont sur le terrain, mais ils n'y sont jamais et ainsi de suite. Et après, tu te retrouves un peu comme toi et moi, parce que dans ta tête, tu es sûr de ce que tu veux faire, tu aimes ton métier. Et après aussi, c'est un monde de requins, il faut y aller, il ne faut pas avoir peur d'ouvrir des portes. Et des fois, on va vous la faire en pleine, tu vas la prendre plein de gueule, la porte. Mais il ne faut pas lâcher. Et après, tu trouveras, en fait, si tu as toujours envie, tu trouveras toujours, tu as toujours le choix. Pour moi, dans la vie, tu as toujours le choix, bien sûr, à ton niveau, en fonction d'où tu es dans ta position sociale, au moment de ta vie. Mais tu as toujours le choix de choisir soit d'aller à gauche, soit d'aller à droite et de partir, de changer de métier, de te former. Et ça, personne ne peut te l'enlever. Au contraire, c'est… Gros plus sur ton CV.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Tu fais bien de rappeler que les diplômes, c'est utile et c'est important d'en avoir. Bien sûr. Mais ça ne fait pas tout et je pense qu'avec autre chose, on peut aussi évoluer. On va revenir un peu au monde du ski et à la préparation mentale. Comme tu le sais, c'est le domaine dans lequel je me suis spécialisé, dans lequel j'adore coacher et tout. Du coup, j'aimerais avoir toi ton avis sur la préparation mentale. Si tu devais donner une définition de la préparation mentale, qu'est-ce que ce serait pour toi ?
- Speaker #1
Alors, la préparation mentale... C'est une préparation, comme son nom l'indique, pour aider l'individu à franchir, à développer ou à augmenter ses capacités physiques, l'individu qu'il est. Et ça part de notre pièce maîtresse, qui est notre cerveau. Parce que d'ailleurs aussi, on sait que le cerveau, quand on demande à quelqu'un où se situe le cerveau... On le sait, il se situe à la tête, mais ce que je voulais dire par là, c'est que j'ai vu il y a quelques temps quelque chose de très intéressant, c'est que le cerveau se retrouve pratiquement dans tout le corps. C'est-à-dire que l'impact du cerveau, il agit dans tout le corps et ça fonctionne. C'est énorme le potentiel et l'être humain est incroyable. Et donc la préparation mentale, c'est ça, c'est une aide pour aider le... l'athlète a évolué sur un côté qu'il n'a pas forcément vu venir. C'est-à-dire que pour lui, ce n'était pas important. Puis finalement, il s'en rend compte. Après, je vais te donner mon avis personnel et ça va rejoindre ce qu'on a discuté un peu au début. Préparateur mental, mental ou prépa physique, ça veut dire beaucoup de choses. C'est vaste. Dans le sens où il y a des gens qui se proclament préparateurs. préparateur physique ou préparateur mental, mais concrètement, qu'est-ce qu'ils font ? Comment ils agissent ? Quels procédés ils utilisent ? Quelles sont leurs sources d'inspiration ? Sont-ils spécialisés dans de l'hypnose ? C'est vaste. Et si tu veux, quand je pense préparation mentale, je pense psychologie. Et donc, ça rejoint à ce que je t'ai dit tout à l'heure, moi, en tant qu'entraîneur, J'ai des toutes petites bases, je ne me préoccupe surtout pas le terme de préparateur mental. J'ai juste des connaissances et surtout par expérience. Après aussi, quand on se connaît soi-même et quand tu es un individu, tu sais, il y a des choses que tu connais. Alors, c'est sur toi-même, mais l'individu que tu as en face de toi, il n'est pas pareil que toi. Mais je veux dire, tu comprends certains mécanismes et dépendant de ta personnalité, tu arrives à sentir ce qu'il y a besoin. Tu vois, là, ta première impression avec un individu. Et si tu veux, donc. Moi, je les aide sur ce début de préparation mentale. D'ailleurs, on pourra discuter après, je pense, c'est ta prochaine question, qu'est-ce que je mets en place, moi, en tant qu'entraîneur. Mais après ça, tu vois, si je devais faire intervenir quelqu'un, j'appellerais un psychologue, quelqu'un qui s'y connaît dans la psychologie ou un préparateur mental qui a été influencé par de la psychologie. fait des études directement qui puise un peu ces informations là-dedans parce qu'aujourd'hui, tu as dû bien le voir là sur les réseaux, ça a explosé mais c'est un truc de fou les préparateurs mentaux puis surtout les préparateurs mentaux qui se disent qu'ils ont la solution miracle et là, c'est là où c'est un peu dégueulasse et ça revient au monde de l'entraînement, c'est que c'est un mélange de... d'imposteurs et de gens qui s'approprient des succès d'athlètes alors que ils ont certainement ils ont aidé mais c'est l'athlète qui nage, c'est l'athlète qui court, c'est l'athlète qui saute et qui fait son job et donc tout ça pour dire que voilà le prépa mental la prépa mental c'est sur cet aspect psychologique, aider en fait à se connaître soi-même et en fait après tout est lié en fait une fois que tu te connais de toi même et si aussi tu peux te connaître toi même physiquement et ainsi de suite C'est des sujets qu'on pourrait d'ailleurs, si le podcast plaît, on pourra après en faire d'autres sur les termes.
- Speaker #0
Sinon,
- Speaker #1
je vais répondre.
- Speaker #0
Oui, pardon. Avant d'aller plus en détail et savoir ce que toi, tu mets en place, j'aimerais te poser la question. Mentalement, à quelle difficulté tu fais face, mentalement, quand tu es avec tes jeunes ?
- Speaker #1
Moi personnellement ou les jeunes que j'ai ? Oui,
- Speaker #0
je vais reformuler ma question. Selon toi, les jeunes font face à quelle difficulté mentale et qui est dure à gérer pour toi en tant qu'entraîneur ?
- Speaker #1
Il y en a deux qui me viennent en tête parce qu'encore une fois, ça varie tellement entre individus. Je vais te donner bien sûr celle qui revient le plus souvent et celle-là, on l'entend, mais la première, c'est le stress, l'anxiété, le stress parce qu'encore une fois, ce n'est pas pareil. Il y a beaucoup de choses qui représentent un état mental, mais c'est cette pression. qui est mise ou qui est appliquée sur eux dès leur plus jeune âge, alors qu'en fait, moi, je m'en suis rendu compte après. Je fais une petite parenthèse, mais qui est liée. C'est que j'ai fait du ski. En plus, j'étais quelqu'un à sujet au stress. Et je pense que j'ai gâché beaucoup d'années de ma carrière. Quand je dis carrière, c'est ma carrière de jeune, à cause de ça. Et plus tard, quand je suis sorti du circuit, on va dire, au niveau régional, national, et qu'en fait, j'ai aussi eu... un entraîneur extraordinaire qui m'a coaché en U18. Et en fait, je suis rentré dans ce truc de je skie, plaisir tranquille pour moi. Ça a été une flèche vers le haut direct. Et c'est là où j'ai repris du plaisir et j'ai fait les meilleurs résultats de ma vie de skieur. Et donc, pour revenir, c'est ce stress qu'on a. d'ailleurs on pourra aussi en discuter pourquoi ils ont ce stress là et comment ça se fait qu'à cet âge là alors qu'il n'y a pas de si il y en a mais comment on se met une pression énorme alors qu'on est juste junior et qu'on n'a pas de on vit pas, on n'atteint pas des revenus financiers à cause de ça ou tu vois et la deuxième chose je trouve qui est dure aussi c'est la période de la vie où tu es donc là je vais te parler c'est l'adolescence tu es dans un monde où tu es en pleine construction Et tu sais, il y en a qui sont dans des groupes, qui se retrouvent facilement dans des groupes, d'autres qui sont mis d'écart, d'autres qui ne sont pas acceptés, qui sont mal acceptés, qui sont refoulés. Et c'est dur parce que ça impacte après, tu sais, on le voit dans le ski ou n'importe quel autre sport collectif, des jeunes qui arrivent le matin et ils sont tout seuls. Ils passent leur journée tout seuls parce qu'il y a le groupe des filles qui est là, le groupe des garçons qui est là ou un groupe en général. Puis lui, il navigue un peu dedans. Alors, des fois, il y en a qui le vivent bien. Il y en a, c'est eux-mêmes qui s'écartent et qui préfèrent prendre des distances. Mais il y en a… Et donc, c'est dur parce que ça devrait être un plaisir d'aller au ski ou dans n'importe quel autre sport, de pratiquer. Et en plus de ça, il y a ces événements-là qui rendent les choses… Je pense d'ailleurs que… Moi, j'en connais… J'ai beaucoup de noms qui viennent en tête. Toi, je pense aussi. D'amis ou de connaissances qui ont fait du sport. Et dès que tu leur parles des souvenirs en ski ou quoi… Ils disent « je ne veux pas trop en parler » . Parce qu'ils ont eu des mots, hors du stress, hors des résultats, hors de toutes les autres choses, mais ils te disent « ah non, j'ai peut-être été harcelé » . Je trouve que c'est dur parce que c'est une période un peu…
- Speaker #0
Un peu chargée.
- Speaker #1
Un peu chargée et chiante en tant qu'ado.
- Speaker #0
Du coup, on y arrive à la question, qu'est-ce que tu mets en place, toi, mentalement, si tu mets en place des choses ?
- Speaker #1
Alors, la première des choses que j'ai mis en place dès que je suis arrivé au club, et c'est directement lié mental et physique, c'est que j'ai voulu rendre le collectif, parce que le ski en plus c'est un sport particulier, c'est à la fois collectif et individuel. Mais si tu veux, j'ai voulu être aussi... rassembleur. C'est à dire que d'entrée j'ai voulu créer une cohésion entre tous les membres du groupe. C'est à dire que tous les matins je leur demandais quand ils arrivaient de venir checker par un check qu'ils trouvaient collectivement entre eux ou en échangeant avec moi, de dire bonjour à tous les collègues du club qui s'aiment ou qui ne s'aiment pas. Ça je comprends, après je vais pas les forcer à aimer quelqu'un alors que peut-être l'autre personne est complètement opposée ou autre. Bref et bien sûr dire bonjour à son entraîneur. Et à la fin de séance, pareil, au revoir, merci, à plus, je check, je m'en vais. Déjà là, mentalement, tu crées un sentiment d'appartenance. C'est super important pour les jeunes dans un groupe. Mais tu libères aussi les jeunes qui sont un peu timides. Moi, quand j'étais jeune, tu l'as été aussi. Tu arrives dans les groupes des comités, tu as les mecs qui sont U16, les grands U16. Tu les regardes avec des yeux… Enfin, les U16 deuxième année et les U16 première année parce que… Là, je parle d'une catégorie. Tu sais, le mec, en plus, dans le groupe, tu sais très bien qu'il y a un leader, le mec numéro un, il performe à toutes les courses. Et toi, tu arrives dans U16 première année. Et juste, tu es un peu timide ou autre, juste le fait que ce gars-là, alors qu'il t'aime ou qu'il ne t'aime pas, mais juste le fait qu'il vienne, qu'il te dit « salut, comment ça va ? » et que tu checkes, ou juste « ça va ? » Dans ta tête, tu te dis « ah ouais, cool ! » Tu sais, ça peut avoir un gros effet. Et donc, j'ai mis un peu ça en place, l'échange. Mentalement aussi, j'ai voulu beaucoup agir sur la confidentialité, c'est-à-dire que j'ai créé un document doc. sur Google Docs, un questionnaire où je leur demande à chaque... Jusqu'à maintenant, c'était tous les deux jours, mais là, je vais voir, peut-être que je vais changer à tous... Par exemple, les week-ends, le dimanche soir quand ils finissaient leur week-end samedi-dimanche, ils allaient sur leur téléphone, c'était rapide comme tout. J'avais fait un questionnaire où ils remplissaient nom, prénom, date, la séance, comment s'était passée la séance. L'étape mentale avec bad mood, super, super. Je ne me rappelle plus le top. Mais au top du top, super mood, bad mood, anxieuse, stressée, triste. J'avais fait un listing à cocher. En dessous, j'avais mis expliquez-moi pourquoi. Pareil pour l'état physique. Comment vous vous situez, fatigué ? douleurs, il y en a un paquet. Expliquez-moi et qu'est-ce que vous allez mettre à la séance prochaine ? Qu'est-ce qui vous plaît ou pas dans la séance ? En fait, c'était de créer aussi, encore une fois, de la confidentialité. D'ailleurs, dans ces questionnaires, j'ai appris tellement de choses que l'athlète en face ne me disait pas. Vu que c'était que moi qui regardais, il n'y avait que moi qui ai accès après à leurs réponses. J'ai appris des choses, mais je suis content parce que ça a marché. Des jeunes qui se confiaient « Non, là, ça ne va pas. » Ça ne va pas parce que j'ai à l'école, j'ai eu une mauvaise note ou tu sais, où j'ai un dossier à rendre et je suis anxieux. Tu vois, alors que quand tu parles avec eux, non, mais ça va, t'inquiète, ça va. Je voyais bien que ça n'allait pas, mais jamais dit verbalement, il n'a jamais verbalisé et après. Donc, j'ai créé ça en plus pour amener, amener ça. Après, si tu veux parler un peu plus aspect. technique de prépa mentale j'ai fait j'ai beaucoup aidé les jeunes Au départ. D'ailleurs, tu vois, je rigole en disant ça. Les coachs au Québec, après, ils m'appelaient le spécialiste du départ parce que j'adorais aller au départ. Je trouvais que c'était le rôle le plus important d'un coach, c'est d'être au départ avec ses athlètes, d'être au bord de la piste, de filmer. Bref, la vidéo, il va la voir, mais il va la regarder une fois. Oui, il va peut-être s'en servir. Mais là, au départ, j'étais avec eux, avec mes gars ou mes filles. Et quand en plus, après, au plus je les connaissais. On a créé, tu sais, pour chacun, on avait créé quelque chose. Il y en a qui n'étaient pas tant stressés que ça, mais il fallait que ça percute au départ, il fallait que ça rentre et on avait un check. On faisait notre check. Il y en a d'autres qui avaient besoin d'être rassurés. Donc, retour radio, feedback, technique de respiration. J'aime beaucoup la technique, tu sais, des grands... Tu grand-inspires, tu bloques pendant quelques minutes, tu relâches et ainsi de suite. Je te vois là, musique. Il y en a, je leur disais, pas de souci, je vous montre. Je prenais dans mon sac. Headphone sur la tête, musique, je l'ai laissé libre de choisir, ça pouvait être de la musique classique. D'ailleurs, on sait que les fréquences de musique aident beaucoup le corps à relaxer ou à te mettre dans un mood précis. Et ça, c'est la magie de la musique et personne ne le sait, pas beaucoup de gens le savent, mais c'est démoniaque parce que la fréquence de la musique t'impacte beaucoup. Bref. Donc ça c'était au départ, j'étais tout le temps moi, quand on partait sur des déplacements nationaux, je suis parti par exemple aux Canadiens de l'Est qui sont un peu les championnats de France. On était 5-6 coachs, en plus des coachs bien plus expérimentés que moi. Moi je me battais, je me disais je veux que ce soit moi au départ, je veux y être. En plus j'avais deux jeunes de mon club qui étaient, et je le faisais pour tout le monde, je ne le faisais pas que pour mes deux jeunes parce que c'est ça aussi le fait d'être un bon entraîneur, c'est d'aider les autres jeunes parce qu'il y a beau avoir une veste et un blason, tu restes un humain et tu as besoin de l'aide. Donc, j'étais au départ. Je faisais des techniques de respiration, visualisation aussi, externe et interne, qui peut, en fonction de ton type, si tu es trop stressé ou tu n'es pas assez stressé, qu'il faut que ça te mette dedans, il y a des visualisations qui t'aident. Par exemple, je ne sais plus, je les ai notées, mais je vais te le dire pour ne pas dire que je connais tout le monde. Tu vois l'imagerie externe, pour ceux qui sont… Pour les athlètes stressés, le fait de se voir à l'extérieur, ça te permet des fois de redescendre un cran dans ton état de stress. Et à l'inverse, pour ceux qui sont cool, qui baillent un peu, l'image interne, d'après des études, permet de t'aider à reprendre un peu de boost pour le départ. Et la dernière que j'aimais bien utiliser, j'ai réussi à le mettre en place, c'est… On le voit beaucoup, la neuro, tu sais, les pouces avec les yeux, le fait de faire ça, de changer, tu vois, là, je n'arrive pas à le faire. En fait, si tu veux, moi, je les ai utilisés d'une autre manière. Alors ça, c'est des techniques. D'ailleurs aussi, je ne m'approprie pas parce que c'est des formations, il faut se former et il faut apprendre aussi sur la neuro. Mais en les essayant, j'ai trouvé ça que ça permettait de te canaliser sur l'instant présent. Au départ, tu te concentres, tu te mets là. avec tes doigts, tu commences à faire. J'ai une vidéo sur mon profil Instagram, s'il y en a qui veulent aller voir par curiosité. Je leur demandais de se mettre dedans, de se concentrer, d'enchaîner le plus de fois. Tu dois faire trois et deux d'un côté, et après de changer, et ainsi de suite. Il faut que ça soit fluide. En fait, l'athlète, il déconnecte complètement du moment stressant. Il se met là-dedans, dans sa bulle, et ça marche. Après, j'avais instauré les mains, le roulement des mains. Tu en fais un inversé et un à l'avant. pareil ça leur prend du temps ou après si tu veux faire ça collectivement ils se mettaient tous en rond avec un bâton chacun et je donnais un rythme et devait tourner lâcher le bâton prendre le bâton de l'autre et ainsi de suite tourner tourner et des fois je faisais tac je tapais changement de rythme ça partait dans l'autre sens donc là les jeunes rigolent ils se Ausha entre eux donc ça apportait une autre vision et la dernière que je faisais le soir plus sur les déplacements en course parce qu'après les jeunes les week-ends ils rentrent chez eux et je les ai pas je faisais la méthode de respiration de tu sais ice cold de Wim Hof et donc voilà et tu vois si tu veux je garde vraiment cet aspect là pour moi c'est ma ligne directive c'est je dépasserai pas d'autres je n'irai pas dans d'autres choses d'un niveau supérieur tu sais donc toi tu dois bien plus les connaître que moi dans les méthodes que tu utilises mais moi c'est ces méthodes on va dire que j'appelle de base qui sont là pour que ton entraîneur tu peux gérer que tu as à faire face à ton départ avec tes jeunes. Je trouve que c'est une bonne mise en pied dans la manière un peu de gérer son stress. Parler questionnaire, c'est aussi de se connaître, de savoir si tu es quelqu'un de stressé de base. Puis aussi, à l'inverse, pas à l'inverse, mais à l'entraînement, je crée des situations stressantes. OK, aujourd'hui, les gars, prono, boum, un jour, oui, ça ne s'attendait pas, combi intégral, on en voit. Et deux passages, comme une course de passage, après je détrace. Donc challenge, après… En fait, c'est créer des situations, parce qu'il n'y a pas mieux que les situations pour aider l'athlète à évoluer et à travailler en plus du travail que tu fais en interne avec lui.
- Speaker #0
Oui, ça marche. J'aime bien ce que tu nous partages, parce qu'à la fois, ça peut aider les athlètes à trouver des astuces qui peuvent les aider eux-mêmes s'il n'y a personne pour les accompagner. Et en même temps, ça peut aussi aider les coachs, s'il y a des coachs qui nous écoutent. à se rendre compte qu'eux aussi sont capables d'avoir un impact mental sur les jeunes et qu'il suffit juste de se renseigner, d'essayer, de faire, de discuter, il y a une solution.
- Speaker #1
Comme tu disais, ça revient à dire que tu n'as pas besoin d'être un magicien ou un bac plus 8 en technologie de la psychologie mentale, du cerveau, du lobe, je ne sais quoi, pour en fait connaître, quand tu connais ta personne en face, que tu sais que ta petite en face, elle a un problème de la pauvre, je ne sais pas, aller stresser, quand tu trouves la source de son stress et que tu travailles dessus, tu n'as pas besoin d'avoir fait des études de psychologie pour savoir qu'elle est stressée et qu'il faut que tu l'aides. Et après, par contre, c'est là où tu te dis, OK, je peux l'aider jusqu'à où ? Et après aussi te dire, je ne peux pas aller plus loin, il faut que tu ailles voir un professionnel ma grande si c'est trop compliqué. Et donc, je pense que j'ai répondu à ta question et que j'ai trouvé les plus gros points que j'utilise. Bien sûr, après, le point simple, c'est que j'essaie d'être la meilleure personne, la meilleure version de moi-même tous les matins à l'entraînement et de rendre leur journée productive, une belle journée. Quand ils rentrent le soir, ils sont fatigués. Alors après, attention, je ne suis pas en train de dire que c'est le monde des bisounours que je crée. C'est un monde où je veux que… Des fois, le soir, ils rentrent, ils ont pris une bonne brasse, mais la brasse, elle a été productive. Ce n'est pas le mec qui gueule pour gueuler. Des fois, ça peut être individuellement. D'autres, ça s'est super bien passé. Et donc, c'est en fait d'être le… Là-bas, je reviens encore dessus, le mot être un humain, être une belle personne, et ça, ça… C'est une des meilleures…
- Speaker #0
J'aime bien quand tu dis c'est pas le monde des bisounours parce que quand je suis arrivé au club de Villars et que j'ai commencé à faire de la prête mentale, les jeunes me l'ont avoué bien après mais ils pensaient vraiment que je vivais dans un monde des bisounours et ils m'ont dit ces termes là parce que j'apportais un peu de mon but c'était qu'il soit bien et pas c'est ça, et qu'il soit dans un bien-être total quoi Et du coup, forcément, ça faisait un peu bise une ours. Et me l'envoyer quelques temps après, ça m'a fait penser à ça. Qu'effectivement, parfois, on peut vivre dans ce monde-là aussi, ça peut faire du bien.
- Speaker #1
C'est ça, c'est très bien ce que tu dis. C'est que, en fait, on peut, dans les moments les plus sombres, on peut trouver sa lumière et son bonheur. Il suffit juste de le chercher et de le trouver. Alors attention, la vie est chiante et dure. Il y a des jours où ça va et ça ne va pas. Ça, c'est comme toute personne. Comme tu dis, je pense que le monde des bisounours, c'est quand même un peu forcé comme terme, mais d'être heureux et de trouver son bonheur, ça existe et c'est faisable, malgré les problèmes quotidiens qui sont d'ordre différent en fonction de ton âge.
- Speaker #0
On va aborder le dernier point. On va parler de la relation entraîneur-entraîné, si ça te va. Toi, de ton côté, comment est-ce que tu la vis ? Je sais qu'il y a beaucoup d'entraîneurs qui se mettent des barrières au niveau de la relation, surtout dans le monde actuel, dans la société, où à la fois, il faut faire attention et c'est normal. Et à la fois, on a besoin de... de relation, on a besoin d'être proche. Je sais qu'il y a beaucoup d'entraîneurs qui refusent d'être dans l'amitié ou qui ont des rapports amicals avec les athlètes. Moi, j'aimerais bien avoir ton avis là-dessus.
- Speaker #1
Bien sûr. Pour répondre à ta question, la relation entraîneur-entraîné, déjà, premièrement, c'est la base. Ça revient encore une fois à tout le podcast qu'on vient de faire, c'est la base. C'est-à-dire que l'entraîneur doit se soucier de la créer, qu'elle soit saine. et bonne dans le terme bonne, c'est-à-dire qu'elle soit productive et qu'elle soit évolutive pour l'athlète. Et ça, ça passe déjà premièrement par un travail personnel de l'entraîneur, c'est-à-dire apprendre à connaître ses jeunes par des questionnaires, par des rencontres, par les objectifs que l'athlète va se fixer lui-même, ou les objectifs qu'on t'a fixés au sein de ton administration, par l'administration. Donc déjà là… ça part du bon pied. C'est-à-dire que toi, tu sais où tu vas, l'athlète sait où il doit aller. Poum, à un moment, ça se rend compte. Et ils sont ensemble. Et il faut qu'ils travaillent main dans la main parce que l'athlète, il a son projet et il veut y aller, il va y aller. Et il a besoin, comme j'ai dit tout à l'heure, au tout début, d'une aide, d'un soutien. Encore une fois, ça dépend aussi, bien sûr, de l'athlète, comment il est. psychologiquement, qu'est-ce qu'ils recherchent. Et donc, la relation entraîneur-entraîné, moi, de mon côté, je la vois comme son indique, c'est-à-dire que c'est un entraîneur et un entraîné et un athlète.
- Speaker #0
Écoute, on va s'approcher de la fin parce que ça fait, mine de rien, presque deux heures qu'on parle. Quelques mots de la fin où je vais juste te demander des réponses courtes. Première question, il va y en avoir deux ou trois. Quel est le livre ou la référence que tu pourrais donner à un athlète pour qu'il devienne meilleur ?
- Speaker #1
Déjà, je ne vais même pas parler de livre parce que je vais te parler de Netflix. qui va peut-être plus parler aux jeunes. Et moi, d'ailleurs, je m'en inspire beaucoup, vu que je suis un peu chez moi et que j'ai le temps. Il y a tellement de beaux, beaux, beaux documentaires sur Netflix. Je peux te citer The Random Team, sur l'équipe de basketball américaine, au JO de 2008. Ça retrace un peu l'équipe avec le regretté Kobe Bryant. Après, avec la légende... la légende actuelle des Lakers les Brown James les Brown James je me suis lancé là alors que de non je les ai mais là je les ai plus il y a The Red King sur Netflix il y en a qui peuvent aller voir il y a The Brain Explained c'est le cerveau expliqué sur Netflix c'est des documentaires sur le sur le cerveau. Il y en a un d'ailleurs, un épisode que je dirais il n'y a pas longtemps sur le cerveau des adolescents. C'est super intéressant pour comprendre pourquoi en fait, nous en tant qu'adultes, même si on n'a que 23 ans, même des adultes, des parents, des fois, on ne comprend pas le comportement des ados, pourquoi ils se comportent comme ça, pourquoi ils répondent, pourquoi ils font des... Bref, ça, c'est super intéressant. J'ai adoré le documentaire. Je regarde beaucoup le foot américain. Déjà, je suis beaucoup actuellement les matchs et tout ça, mais sur le... Netflix, il y a beaucoup de Last Chance U. C'est sur les… Parce qu'aux États-Unis, il y a trois divisions du sport universitaire. Et là, ça explique, ça montre les jeunes qui sont dans la dernière, la division du bas et qui courent après la bourse pour monter à l'université et rentrer en division 1 et jouer en NCAA. Donc, c'est super intéressant parce qu'on voit le parcours. Et en plus, on s'entend qu'aux États-Unis, il y en a les pauvres, ils ont grandi dans des quartiers. En fait, ils s'en sortent grâce au foot américain. Regardez en lien aussi avec le football Quarterback et Receiver, c'est sur les stars actuelles de la NFL. Ils suivent 5 joueurs Quarterback et l'autre ils l'ont sorti il n'y a pas longtemps sur les Receivers, 5 Receivers de grosses équipes. Et en fait ils suivent leur quotidien, donc tu te rends compte en tant qu'athlète, si toi tu es un athlète à ce moment-là, tu te rends compte que c'est dur pour tout le monde, qu'ils ont eu des moments très durs et c'est motivant ça. Après, il n'y a encore pas de documentaire. Le dernier que j'ai regardé, c'est Johnny Manziel, la rockstar du foot américain universitaire. Pareil, en tant qu'entraîneur, il est intéressant aussi. C'est pour montrer que lui, c'était un athlète qui était fêta, qui se mettait des cantines tous les week-ends. Il sortait. Il n'était pas trop l'athlète parfait, mais ça ne l'a pas empêché d'être élu meilleur joueur universitaire, alors que c'est rare d'avoir ce titre-là quand on rentre en université. ça a été une rockstar, si les gens veulent regarder c'est super intéressant parce que ça te permet en tant qu'entraîneur de voir qu'il y a des cas uniques il y a des manières après bien sûr qu'il y a des choses à...
- Speaker #0
il y a plein d'autres choses donc sur Netflix c'est ça ouais ça marche je pense qu'ils ont déjà une belle liste de références à regarder sur Netflix, ouais c'est cool si tu avais l'occasion d'entendre n'importe qui sur ce podcast Qui est-ce que tu aimerais écouter ?
- Speaker #1
Est-ce que je peux dire deux personnes ? Tu peux en dire deux. J'ai envie de te dire, continue avec les jeunes, avec des gens, des jeunes qui sont… J'aimerais bien, je ne sais pas si tu l'as fait. Mais j'aimerais bien entendre des jeunes qui sont sortis de Coupe d'Europe ou de Coupe du Monde, qui ne sont plus dans le groupe, filles ou garçons, et qui viennent échanger avec toi sur ce qu'ils ont aimé, ce qu'ils n'ont pas aimé. Un peu comme on fait nous en tant qu'entraîneurs professionnels, mais donner des conseils aux jeunes ou expliquer leur vie, qu'est-ce qu'ils ont eu. Je trouve ça intéressant. Et la deuxième personne, finalement, je trouve que la première… l'athlète, une athlète un peu retraitée, mais qui est sortie pas si longtemps de ça, de la Coupe d'Europe ou Coupe du Monde.
- Speaker #0
T'as un nom particulièrement en tête ?
- Speaker #1
Non, j'ai pas un nom particulier en tête, mais tu vois, l'idée générale.
- Speaker #0
Ouais, ça marche.
- Speaker #1
C'est bien, tu vois, au final, non, j'avais plus besoin qu'une personne.
- Speaker #0
Ça marche, top. Est-ce qu'il y a d'autres sujets que t'aimerais évoquer ? Est-ce qu'il y a autre chose que t'aimerais dire pour conclure ce podcast ?
- Speaker #1
Je pense juste en concluant, parce qu'après, même si tu ferais des montages, tu pourras pour pas que ça soit trop long. J'espère qu'on a été clair. Je pense que ça va être un bon podcast. Là, je regarde toutes les personnes qui nous ont regardé, qui nous ont écouté, qui ont pris le temps aussi de nous écouter, parce que je sais que c'est lent et qu'ils ont dû sûrement faire plusieurs écoutes. C'est de ne pas hésiter à poser des questions ou à demander à... Théo, vu que c'est son podcast, de, si vous voulez, qu'on parle, qu'on aborde des sujets qu'on n'a pas abordés ou qu'on vous aimerait que ceux qu'on a abordés actuellement qu'on aille plus loin. Voilà, je pense pour conclure, c'est le bon mot. Moi, en tout cas, je me suis régalé, c'était agréable. D'ailleurs, je n'ai pas vu l'heure passer parce que c'était à moins qu'on était en pleine dent. J'espère qu'on aura la chance de nous en refaire un, peut-être sur d'autres thèmes suivant de ce que je viens de dire. Là, il y a quelques minutes. Et puis,
- Speaker #0
voilà. OK. J'espère aussi. J'ai kiffé. Juste, si des gens veulent te suivre sur les réseaux, c'est quoi le… Blas.
- Speaker #1
alors sur Instagram c'est mbprepacoach je ne sais pas toi si tu pourras l'afficher dans le je peux le mettre dans la description ok comme ça c'est un petit compte alors je ne poste pas non plus très régulièrement parce que aussi ça c'est gage de bon parce qu'il y a un entraîneur ou un préparateur physique qui poste tous les jours toutes les semaines c'est qu'il n'a pas autre chose à faire et c'est mauvais signe mais je Je partage de temps en temps mes expériences au Canada, puisqu'il y a aussi des personnes qui veulent me contacter pour me poser des questions sur le Canada, sur le Québec, sur mon fonctionnement. Il n'y a aucun problème. Et après, sur Facebook, c'est Maxence Blain aussi. C'est une page vraiment que professionnelle. Je n'ai rien de privé. C'est Facebook. Je l'utilise comme Facebook Messenger professionnel. C'est très professionnel. Voilà.
- Speaker #0
Et ça marche. Écoute, merci beaucoup. Je te laisse 10 secondes avant de couper l'enregistrement. Et tu as 10 secondes avec les auditeurs,
- Speaker #1
tu peux leur dire ce que tu veux. Croyez en vous, que ce soit athlète ou entraîneur. Life is good quand on sait regarder où aller et oser. Oser partir, oser rencontrer, créer de nouvelles expériences. N'ayez aucun regret parce que le regret, c'est la pire chose. Surtout à notre âge, on a beaucoup de choses à faire, à voir. Donc, let's go.
- Speaker #0
C'était un épisode d'Au-delà des médailles et je suis ravi que tu sois allé jusqu'au bout. Si toi aussi, comme Maxence, t'as envie de venir t'exprimer sur mon podcast, alors contacte-moi directement et je serai ravi de pouvoir échanger avec toi. J'espère que ces tips-tots t'ont plu et que tu reviendras écouter Au-delà des médailles. Je te dis à bientôt dans un nouvel épisode. C'est ciao !