Speaker #0Les prothèses devant ou derrière le muscle ? Pendant longtemps les prothèses étaient derrière le muscle parce qu'on n'avait pas trop d'alternative. Il fallait couvrir le pôle supérieur de la prothèse pour avoir un effet naturel car les prothèses étaient avec un gel extrêmement cohésif et des enveloppes rigides. Si on voulait avoir un effet naturel, effectivement il fallait les mettre derrière le muscle, que ce soit en chirurgie esthétique ou en reconstruction mammaire. Il y avait aussi des prothèses en sérum physiologique qui elles aussi avaient une enveloppe assez costaud, il fallait les mettre en rétro pectorale. On a fait un petit raffinement de cette technique là en l'appelant Dual Play. C'était quelque chose qui a été fait pendant très très longtemps. Il faut savoir que les prothèses étaient rondes dans les années 60. Avec du silicone, ensuite il y a eu une période d'interdiction des prothèses en silicone et on est passé aux prothèses en sérum physiologique. Puis il y a eu des nouveaux en silicone, cette fois-ci plutôt en forme de poire, on les appelait anatomiques, pour justement éviter ce fameux décolleté bizarre. Puis on est passé définitivement aux prothèses rondes et lisses depuis 2018 parce qu'il y a eu une entité nouvelle qui s'appelle le lymphomanaplasie 4 grandes cellules, je vous en parlerai dans d'autres vidéos. et on est passé de nouveau aux prothèses rondes en silicone. Aux Etats-Unis, ils sont restés pendant très longtemps avec des prothèses en cérime physiologique donc forcément la technique rétro-musculaire était quasi obligatoire chez eux. Le passage aux prothèses rondes nous a permis de démystifier cela, mais surtout l'avancée technologique des prothèses et l'arrivée de prothèses très souples, avec des enveloppes très souples, nous a permis, que ce soit en reconstruction et en chirurgie esthétique, de préserver le muscle, de passer juste derrière la glande et de laisser tranquille le muscle et d'obtenir des résultats naturels. Lorsque les patientes me posent la question Elles entendent beaucoup de choses sur le net. Est-ce que c'est plus naturel derrière le muscle ? Oui, lorsqu'on utilisait des prothèses qui n'étaient pas adaptées à la technique pré-pectorale. Mais maintenant qu'on a des prothèses adaptées à la technique pré-pectorale, c'est le pectoral qui devient, pour le coup, plus naturel. Parce qu'on préserve le muscle, les suites post-opératoires sont simples. On arrive à la positionner vraiment bien dans le décolleté. L'apthose se fait naturellement avec le temps. On n'a pas les effets qu'on n'aimait pas dans le rétro-musculaire. L'animation, la prothèse qui bougeait à chaque fois qu'on bougeait, qu'on faisait du sport, la prothèse était chassée. Les prothèses écartées, justement parce que c'était derrière le muscle. Les suites post-opératoires difficiles, les prothèses derrière le muscle ça fait très mal. Phénomène de mode qu'on entend actuellement sur le net et promu par un laboratoire qui parle de préservation du muscle pectoral. Tout ce que je viens de vous dire, c'est-à-dire mettre la prothèse derrière le muscle, ce n'était pas préserver le muscle pectoral, parce qu'on était obligé en plus de décrocher un peu les fibres internes, un ferro-interne du muscle, pour avoir justement cette projection. On ne préservait pas le muscle pectoral, parce qu'un muscle n'est pas censé avoir une prothèse derrière, donc c'était très gênant pour les gens qui faisaient du sport, et même dans la vie de tous les jours. Maintenant qu'on peut éviter de faire ça, on l'appelle préserver MB. Merci. pas nouveau. En reconstruction, par exemple, il y a quelques années, on est passé au pré-pectoral. Même si vous imaginez, quand on enlève un sein, il y a plus cette épaisseur glandulaire qui nous permet de couvrir le pôle supérieur. Même en reconstruction, on est passé en pré-pectoral puisqu'on a constaté justement que les suites étaient plus simples, que les patients toléraient mieux la prothèse. On avait des résultats équivalents, etc. On mettait autre chose en parallèle et on se disait, au pire, on rajoutera un peu de graisse. Mais avec le temps, il n'y a pas En particulier avec la chirurgie esthétique, on constate qu'on a même quasiment pas besoin de rajouter de la graisse. Alors il y a parfois où on le fait, on rajoute un peu de graisse dans le décolleté justement pour adoucir le résultat, pour améliorer l'effet. Mais on est passé de manière très progressive et très logique à la préservation. Et on les met maintenant donc derrière la glande. Alors le phénomène de mode dont je vous parle, c'est le phénomène qui parle justement de cette préservation. Pourquoi ? Parce que les américains sont mieux que nous pour la communication et mettent des mots à chaque fois qu'il y a quelque chose de... Ils arrivent à marketer, à faire un beau marketing sur ce qu'ils font. Et ils ont donné un nom à cette technique qu'on faisait nous sans trop d'appellation, en l'appelant juste. rétro pré-pectorale, ils ont donné un nom qui justement va dans ce sens là, dans le sens préserver le muscle, préserver l'anatomie de la glande, ne pas ouvrir le sillon sous ma mère, ne pas le massacrer pour justement avoir un résultat qui dure longtemps. C'est ce qu'on faisait naturellement et ce qu'on fait toujours naturellement, c'est à dire positionner la prothèse de manière à préserver la glande, préserver le muscle. Ne pas détruire le sillon sous ma mère, surtout pas, parce que sinon la prothèse aurait tendance à tomber. Dans certains cas d'ailleurs, moi personnellement, c'est pas dans tous les cas, pas dans tous les cas, mais dans certains cas, je sécurise le sillon sous ma mère avec deux ou trois points, pour justement ne pas avoir cet effet de la prothèse qui tombe un peu. Vous savez, il y a des prothèses qui ont tendance, avec le temps, à être un tout petit peu trop basses. Ça c'est en plus du fait de préserver le sien sous ma mère. Voilà, en résumé, rétro-glandulaire, pré-pectoral ou rétro-pectoral, quelle est la technique la plus naturelle ? Les deux. Si on est dans le temps, dans les années 90, la rétro-pectoral était la plus naturelle. Actuellement, la pré-pectoral est la plus naturelle. C'est une espèce d'adaptation en fonction des outils qu'on a, en fonction des prothèses que nous avons. Par exemple, la taille des incisions s'est réduite de manière vraiment drastique. grâce justement à des outils qu'on a, une espèce d'entonnoir qui nous permet de glisser la prothèse avec des toutes petites incisions. Pareil, les incisions se sont largement raccourcies. Petite question également qui m'est posée, pour moi cette fois-ci, est-ce que ça donne plus ou moins de coques périprothétiques ? Vous savez que les coques périprothétiques sont un phénomène qu'on ne maîtrise pas très bien. C'est une espèce de poche qui se forme autour de la prothèse et qui rend... un peu le sein dur. On appelle ça une coque périprothétique. Ça peut apparaître très tôt, très tard, ça peut ne jamais apparaître. C'est plus fréquent chez les patientes qui ont eu de la radiothérapie, par exemple en reconstruction mammaire. En chirurgie esthétique, les taux sont quand même assez bas. Ce n'est pas des taux très élevés. Et est-ce que la technique rétropectorale ou la technique prépectorale donne plus de coques ? Donc ça, je vais vous répondre. Il y a 1,7% de coques périprothétiques dans la technique rétropectorale. Et il y a 9,6%. de taux de coque périprothétique dans la technique prépectorale. Alors effectivement, quand vous voyez les chiffres comme ça, oui, la différence est importante. Ceci dit, il y a deux réserves majeures. La majorité des études sont très anciennes. Ce sont des études qui ont été faites avec notamment plusieurs types de prothèses, y compris les prothèses en sérum physiologique. d'air qui sont envoyeuses de coque. C'était aussi avec des prothèses anciennes qui avaient une texture complètement différente des nanotextures actuelles. Les études sont à prendre avec beaucoup de recul et par contre, ce sera intéressant de voir ce qu'il en est dans 5 ans, justement, une fois qu'on a commencé à poser de manière assez importante avec les nouveaux types de prothèses en pré-pectoral et voir justement quels sont les taux actuels de coq périprothétique. Réfléchissant deux secondes, les dogmes ne sont jamais très bons. Il faut toujours avoir un œil critique. Pourquoi certaines personnes vous disent que le rétro pectoral donne des résultats plus naturels ? Pourquoi ? Parce que Ils ont utilisé, et c'est leur droit, des prothèses qui étaient d'un matériau qui nécessitait justement de les mettre derrière le muscle. Pourquoi d'autres personnes vont vous dire la technique préservée ? C'est justement parce qu'ils utilisent des prothèses qui nous permettent justement de préserver. Alors on peut faire le compromis entre... Alors c'est possible aussi de... de ne pas utiliser ces fameuses prothèses. Il y a d'autres prothèses d'autres fabricants qui sont pareilles, extrêmement souples, avec des gels extrêmement souples qui nous permettent aussi d'être très très confortable en prépectoral. Pour conclure et pour résumer la discussion d'aujourd'hui, la technique évolue, la technique d'augmentation de la mère par prothèse a toujours évolué, a toujours eu des cycles. Heureusement d'ailleurs, on essaie de trouver... les meilleures techniques, les meilleures prothèses et les meilleures façons de les poser pour avoir les meilleurs résultats. Heureusement. Et tous les 10 ans, il y a des petits changements. Il y a eu un gros changement quand même en 2018. C'est le dernier changement de date. C'est le passage aux prothèses rondes. On ne pose plus de prothèses anatomiques. C'est ça qui a fait qu'on s'est adapté à une autre façon de faire. Pourquoi on ne pose plus des prothèses anatomiques ? Parce que sur l'infomanaplasie, je vous avais dit que j'allais vous en parler, sur l'infomanaplasie, est due à une texture particulière de la prothèse qui crée une inflammation chronique. Et cette inflammation chronique, il s'est avéré qu'elle a créé des lymphomes. C'est un lymphome qui est induit par les prothèses. Les cas sont très différents. très rares. Alors maintenant, on sait le diagnostiquer, on sait le détecter, c'est pas trop compliqué. C'était les premiers cas qui étaient un peu une surprise et donc on ne savait pas les diagnostiquer, on ne savait pas les détecter. Et cette entité-là nous oblige à... à ne plus poser des prothèses avec une texture très rugueuse qui finalement s'accroche parce que c'est ça qui donne cette inflammation chronique mais cette texture rugueuse qui s'accrochait était indispensable lorsqu'on posait des prothèses anatomiques pourquoi parce qu'elles avaient une forme de poire et la poire avait un axe bien précis si la poire changeait de sens évidemment le côté bombé c'est en haut et le côté plat est en bas pour que justement moins elle ne change pas de sens et elle ne tourne pas on était obligé d'avoir des des prothèses qui s'accrochaient. Pour qu'elles s'accrochent, elles avaient une enveloppe qu'on appelle texturée. Maintenant, on n'a plus ces enveloppes texturées à cause de cette nouvelle entité. On est passé aux prothèses rondes et donc avec des prothèses micro-texturées ou lisses. Et ces prothèses micro-texturées et lisses, elles ont beau tourner, ce n'est pas grave, elles sont rondes. Et on s'est adapté à nouveau à cette... à cet impératif en mettant des gels plus souples. Pourquoi ? Parce qu'il faut qu'à tous les endroits elle soit souple et il faut qu'elle tombe. C'est pour ça qu'on s'adapte à chaque fois aux technologies, pas aux modes. C'est les technologies qui font qu'on change nos techniques. On ne peut pas rester dans un dogme pendant toute sa carrière. Si on reste sur un dogme pendant toute sa carrière, derrière c'est quand même... Un peu bizarre, on peut avoir des dogmes dans la vie, quoique, mais bon on peut changer de technique au cours de sa carrière en fonction pas des modes mais de l'évolution des résultats, des grandes études et en fonction des outils que nous avons à notre disposition. Je vais commencer par poser des prothèses en rétro musculaire. pendant des années et j'ai évolué j'ai utilisé les nouvelles techniques et je suis arrivé au stade où je pose maintenant quasiment que en pré pectorale en rétro glandulaire