Speaker #0Au-delà des tabous, un podcast créé comme un espace pour toutes les femmes touchées de près ou de loin par le deuil périnatal, les traumatismes obstétriques et tous les silences qui entourent la vie. Je suis Clémence Doula et accompagnante spécialisée en deuil et en trauma. Ici, je porte ma voix pour briser ces tabous afin que chaque femme puisse avancer plus sereinement. Seule ou accompagnée, j'explore avec toi des sujets autour de la féminité, du deuil, du traumatisme et du système neuf. Tu trouveras ici des partages, des ressources concrètes, des témoignages, mais surtout une présence pour t'accompagner et te rappeler que tu n'es pas seule. C'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'avais envie d'échanger avec toi autour d'une question que je me suis posée. Peut-on espérer un accouchement, une structure sans aucune violence ? La question que je me suis posée, elle vient de mon parcours personnel en fin de doula, où je fais face quand même à beaucoup de violences, que ce soit des très grosses violences invisibles ou des violences plus insidieuses. Quand je dis très grosses violences, ce n'est pas tant que la violence est plus grande ou plus petite. Je ne mets pas d'échelle à la violence, mais c'est plutôt dans sa manière visible. Est-ce qu'elles sont très visibles ? Ou est-ce qu'elles sont plus insidieuses, par exemple ? Exécuter un toucher vaginal alors que la personne nous dit clairement non, c'est une violence qui est plus visible que poser une petite question pour changer, par exemple. La question, c'est est-ce que toi, tu veux le meilleur pour ton bébé, pour pouvoir faire, par exemple, en sorte que la maman ou que la personne qui accouche soit d'accord avec nous, puis valide. nous donne son consentement alors que son consentement n'est pas libre si derrière il y a ce genre de petites questions. C'est vraiment dans cet ordre-là. Aujourd'hui, j'avais envie d'aborder le côté de la violence un peu sous deux aspects, sous deux angles. D'un côté, l'angle systémique, l'angle institutionnel, et aussi l'angle plus personnel, plus individuel de la violence liée à l'individu. Dans un premier temps, je voudrais qu'on regarde aujourd'hui qu'est-ce qui fait que, à mon sens, le système est violent. Il y a beaucoup de choses qui, à mon sens, font que le système est violent. Et la première chose, c'est un vrai standardisation des procédures. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des protocoles qui sont déroulés. en structure, que ce soit en milieu hospitalier ou avec des sages-femmes. Et sortir de ce déroulé prédéfini, de ce protocole et de ces procédures prédéfinies sont vraiment très difficiles. Typiquement, tu arrives par exemple à l'hôpital, tu veux aller en salle de triage, il va falloir que tu mettes une jaquette, il va falloir qu'il y ait un examen régional. Et puis ensuite, peut-être... tu pourras aller en chambre que tu seras à nous. Et c'est vraiment, voilà, c'est comme ça que ça se passe. Et il y a vraiment, peu importe la personne qu'on a en face de nous, peu importe le cas qu'on a en face de nous, c'est vraiment impossible ou très difficile, en tout cas, pour les personnes de déroger à ces procédures-là. Ce qui fait que derrière cette standardisation, on enlève toute individualité, puisque... Peu importe qui tu es, peu importe ton histoire, peu importe tes souhaits, peu importe tes valeurs, tu vas être traité exactement de la même manière que la personne d'à côté. Je n'ai pas besoin de rentrer dans le détail de pourquoi cela est une violence, puisque on nie l'individualité, on nie la subjectivité de l'individu, son histoire et ses besoins de ce fait-là. Également, ces procédures vont même réussir à mettre les personnes concernées dans des situations d'extrême vulnérabilité et de soumission. La jaquette en est un exemple. On va te donner un habit unique, standard, pour que tu ressembles à toutes les autres. De plus, c'est un habit qui va être très peu couvrant, on est d'accord. Pour toutes les personnes qui ont déjà vu une jaquette, la moitié de ton corps ne peut pas être sous des vêtements. Ce qui crée forcément un... sentiment de vulnérabilité puisqu'on ne peut plus être, on n'est plus vêtis en totalité. Et par cela, crée aussi un espace de soumission puisque la personne en face de toi, vêtue d'un uniforme bien couvrant, va venir discuter ou en tout cas proposer et dérouler ses procédures face à toi qui est dans une situation de vulnérabilité. Ensuite, pas vraiment aujourd'hui des enjeux autour de l'utilisation du pouvoir et de l'économie dans les structures qui vont faire qu'on va utiliser ces leviers-là pour avoir un consentement. J'en ai fait un épisode entier sur le consentement où je vais vraiment pouvoir détailler tout ça. Je vous inviterai à suivre le podcast pour l'avoir. Cet épisode sortira au mois de mars. On a une école complète aujourd'hui du consentement. peu importe la forme que cela prend, que ce soit de manière très claire, ici c'est ma loi, ici c'est moi qui décide, le protocole dit ceci, et donc on nie complètement le besoin de consentement, ou alors de manière beaucoup plus insidieuse, comme je le disais en début d'épisode, avec des petites phrases, des petites réflexions, des insistances, qui font qu'à la longue on finit par avoir un oui, qui n'est absolument pas consentement, mais un oui. Mais c'est ça, la notion de consentement est vraiment à remettre au centre de nos structures, que ce soit par la manière dont on pose nos questions, la manière dont on informe les personnes. Il y a vraiment le point que je voudrais aborder avec vous aussi suivant, il y a vraiment une infantilisation des femmes, en tout cas des personnes qui accouchent, et un paternalisme faramineux. La plupart des personnes qui... font ça, ça va être des femmes. C'est vraiment des... On le sait aujourd'hui dans le cadre soignant, les infirmières sont majoritairement des infirmières. Mais on a vraiment à croire que la personne, du moment qu'elle est enceinte, perd toute capacité à faire des choix, à savoir ce qui est bon pour elle. Et donc, on a une infantilisation des femmes pure et simple, ce qui crée, bien évidemment, encore de la violence. Et comme si ce n'était pas suffisant, on a dégoté une arme extrêmement puissante. C'est l'outil extrême qui va être utilisé lorsque la personne en face ne va pas réussir à avoir ce qu'elle veut ou en tout cas ne va pas réussir à avoir un oui face à ces procédures. J'ai nommé la peur. La peur est l'outil le plus puissant, l'outil qui est utilisé dans la majorité des cas. Pour finir... par avoir un oui, puisque la plupart des personnes confondent j'ai obtenu un oui et un vrai consentement. Mais donc pour avoir un oui qui pourrait un petit peu avoir, en tout cas, pour avoir un oui qui pourrait ressembler en tout cas à un consentement, on va utiliser la pelle. À quoi ça ressemble ? On va modifier les informations. Mais tu sais, le risque double à partir de ce moment-là. On va modifier les chiffres. on va ne dire que la chose ou alors on va utiliser la santé de bébé, que ce soit juste des pieds ou non, pour pouvoir faire ça. Mais tu sais, on ne peut pas te garantir que ton bébé va bien. On ne peut pas te garantir que ceci, que ceci. On ne peut pas te garantir que tu sais, si jamais on attend ou si jamais on fait que ceci, eh bien peut-être que donc la peur est un outil extrêmement puissant qui va permettre justement aux soignants et aux systèmes d'avoir un oui qui va vraiment... s'inscrivent dans ces gens. Une autre chose qui est aussi beaucoup faite, c'est le fait d'invalider les personnes. À croire que la personne, du moment qu'elle attend un enfant, n'est plus capable de choisir par elle-même. Donc on va invalider la personne, on va lui dire qu'elle se trompe, lui dire qu'elle ne sait pas, et c'est comme ça qu'on va pouvoir utiliser la manipulation pour avoir ce qu'on veut, et pouvoir en tout cas dérouler nos protocoles. Et une autre chose qui est aussi de plus en plus faite, c'est de renverser la charge de l'explication. C'est vraiment un phénomène qui est... En fait, en télésant en plus, c'est une fois que des choses vont être expliquées, on va demander à la personne de nous réexpliquer. Comme si c'était à elle de pouvoir expliquer, démontrer, pour que ce soit vraiment une sorte de test, d'épreuve. Si tu n'es pas capable de tout m'expliquer, c'est que finalement tu n'es pas capable de décider. En tout cas, c'est vraiment quelque chose qui est de plus en plus fait, de devoir laisser aux femmes le pouvoir. en tout cas le besoin de tout expliquer pour pouvoir prouver qu'elles sont en capacité. Finalement, ça n'a pas lieu d'être une fois que si le médecin, ou en tout cas la personne en face, le médecin, l'infirmière, la sage-femme, c'est à lui ou à elle de pouvoir expliquer les choses et d'après ces explications-là, laisser la personne décider. C'est encore un processus qui est toujours là en favorisation de la même chose, c'est-à-dire la standardisation des processus. souvent ça vient aussi avec l'utilisation de tout un jargon qui n'est pas compréhensible ou en tout cas qui n'est pas utilisable par la personne ce qui fait qu'on se retrouve avec une charge de l'explication complètement renversée tout ça c'est vraiment des choses qui sont de plus en plus présentes ou en tout cas auxquelles je suis de plus en plus sensible je pense que ça fait très longtemps que c'est présent là Et je pense qu'on a tout intérêt à sortir de la faute individuelle pour regarder le système. Et que ça va être vraiment important, puis c'est déjà en marche, il y a des super mouvements qui sont en marche pour ça, mais qui va être vraiment nécessaire de questionner les normes, les protocoles, de pouvoir mettre en jour, et en tout cas percer, mettre sur le devant les jeux de pouvoir. pour justement pouvoir questionner tout ça et le faire changer. Parce que la première chose qui est à faire si on veut faire changer quelque chose, c'est de le voir. De pouvoir voir ce qui se passe, de pouvoir nommer ce qui se passe. Et on est sur un sujet qui est forcément très tabou parce que Dieu concerne les femmes. Il concerne des violences faites aux femmes. Et même si de plus en plus, on finit par en parler et par le nommer, on reste quand même sur un sujet de structure profonde où personne n'a l'exemple d'intérêt à faire en sorte que ça change, si ce n'est les premières concernées, à savoir les femmes. Pour ça, pour moi, ça va vraiment être important qu'on commence par questionner la violence d'un point de vue institutionnel. La violence, elle commence... En fait, elle est systémique. Elle est vraiment de partout. Pour moi, questionner la violence, oui, on peut le faire d'un point de vue périnatal, d'un point de vue de l'accouchement, mais je pense que c'est vraiment quelque chose de beaucoup plus grand et large que ça. C'est-à-dire que, pour moi, questionner la violence, ça va être aussi de la questionner dans toutes les autres sphères. Questionner la violence dans la manière dont on élève nos enfants. Questionner la violence à l'école, questionner la violence intrafamiliale, questionner la violence dans les milieux de travail. Je pense que le système fait aujourd'hui qu'il est violent. C'est d'ailleurs pour ça que le prochain hors-série sera en partie là. Sur ces sujets-là, on va aller voir comment la société, de manière générale, avec plusieurs aspects, viennent influencer les enfants. Et c'est vraiment dans cette idée-là d'aller questionner la violence qu'il y a dans nos systèmes et dans nos sociétés. Ensuite, il va falloir réformer le système en profondeur. On le sait que le système de santé est à revoir. Malheureusement, à mon humble avis, aujourd'hui, on ne se pose pas vraiment les bonnes questions. Peut-être qu'il y a des questions plus profondes. et importantes à se poser avant celles qui sont déjà en train de se poser. On l'a vu notamment avec la loi 2 au Québec et cette injonction à faire toujours plus, toujours plus vite. Je pense qu'on ne parle vraiment pas d'un bon sens et que le système a besoin de plus d'humanité et beaucoup moins de chiffres. Et aussi, il va falloir lui redonner sa responsabilité. Aujourd'hui, on laisse porter aux individus l'entièreté de la responsabilité, là où finalement c'est le système qui est violent de par nature. Je vous en parlerai un petit peu plus tard dans l'épisode, mais même si aujourd'hui on peut questionner la violence de l'individu. Je pense qu'il n'est pas juste d'oublier que l'individu navigue dans un système et que c'est ce système à qui on peut redonner de la responsabilité. Ensuite, une chose qui en découle un petit peu, et je pense que c'est là-dessus qu'on va vraiment pouvoir faire bouillir les choses, ça va être de redonner de l'autonomie aux personnes, peu importe que ce soit le personnel soignant ou que ce soit les personnes qui ont besoin du système de santé. Et redonner aussi les moyens à ces personnes de choisir et de sortir du système. Quand je dis sortir du système, c'est sortir du système tel qu'il est actuellement. Ça ne veut pas dire, notamment quand on parle d'accouchement, de n'avoir par exemple aucun professionnel médical ou quoi que ce soit. Ce n'est pas ça que je veux dire. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, on n'a plus la possibilité de se questionner. La plupart des femmes, aujourd'hui, lorsqu'elles deviennent enceintes, la seule chose qui leur est ouverte, c'est l'hôpital. Et souvent c'est quelque chose que j'aborde avec mes clientes, leur choix de lieu de naissance. Je suis comme ok, est-ce que tu as pensé à tout ? Puis elles sont comme oui, la plupart du temps elles connaissent l'hôpital ou la maison de naissance. Je suis comme ok, est-ce que tu sais qu'il y a d'autres possibilités pour toi ? Et en fait même les autres possibilités sorties de l'hôpital et de la maison de naissance sont peu connues. L'accouchement en maison de naissance, mais il y a aussi l'accouchement à l'hôpital. avec des sages-femmes, l'accouchement à la maison avec des sages-femmes, l'accouchement à la maison sans sages-femmes ou sans personnel médical. Et il n'y en a aucun de tous que moi je juge meilleurs foncièrement que les autres, mais le fait de ne pas pouvoir laisser le choix aux personnes, en fait on leur enlève leur autonomie et on leur enlève leur possibilité de justement choisir et savoir qu'est-ce qu'elles veulent vraiment. Il y a plein d'autres sujets sur lesquels on n'a plus la capacité de... En tout cas, on nous laisse beaucoup moins la capacité de choisir et de faire autrement que les protocoles déjà définis. Et on aurait tout à y gagner à rendre les personnes beaucoup de même pour justement casser ce système de violence et donc pouvoir justement redonner la place aux... Voilà un petit peu d'un point de vue systémique. Je sais qu'il y aurait encore beaucoup de choses à dire, mais je veux quand même que ces épisodes restent courts. On pourrait faire tout un podcast sur les violences du système, mais je voulais aborder aussi avec vous le côté de la violence de l'individu. Alors, toutes ces réflexions que je vais avoir à partir de maintenant sur l'individu, c'est vraiment toujours à remettre en contexte. à aucun moment on enlève le fait que l'individu navigue à travers un système qui est lui-même violent mais justement je trouve que on repose beaucoup sur l'individu ça et aussi un petit peu occulté et qu'on a un côté un petit peu noir ou blanc donc je vais essayer de pouvoir remettre un petit peu de nuance la violence Merci. fait quand même partie intégrante des lois du vivant. Il y a plusieurs types de violences, bien évidemment, mais toute transformation, tout changement, nécessite à un certain niveau une violence. La destruction aussi. On le voit dans l'évolution, on le voit dans tous les changements que l'humanité a pu avoir en termes d'évolution. Et on le voit aussi dans le monde animal. Aujourd'hui, les animaux, depuis toujours, tentent de survivre les uns les autres et la chaîne alimentaire fait en sorte que la mort nourrit la vie et que c'est par la violence, on peut le prendre de la lionne sur la gazelle qui va faire qu'elle va pouvoir nourrir ses petits, mais ça nécessite une mort à un moment de la gazelle. Ce qui fait qu'on a vraiment la violence, en tout cas d'un point de vue que celui de la violence du système, mais la violence, le conflit, la transformation, la destruction fait partie intégrante de la vie, tout comme la mort. Et donc ça, je pense que c'est vraiment quelque chose qui n'est pas à négliger, parce que oui, l'homme aujourd'hui peut y échapper, notamment par le fait que lui est de... d'une certaine conscience qui fait qu'il a une capacité d'analyser, de réfléchir et donc de pouvoir utiliser ou non cette violence, d'en faire une arme ou non. Donc voilà, on est d'accord là-dessus sur le fait que sa capacité d'analyse de l'humain fait qu'on peut atténuer, transformer, déstructurer cette violence-là, mais ça fait quand même de toute manière partie de la vie, ne serait-ce que par la transformation, ne serait-ce que par la mort. qu'on va tous connaître un jour. Ensuite, je voulais aussi le regarder d'un point de vue du lien. La relation vient, et en tout cas prend racine, dans l'écart entre toi et moi, c'est-à-dire qu'elle prend naissance dans la différence. C'est-à-dire qu'inévitablement, entre toi et moi, il y a de la différence. nous ne serions que un, il vient forcément créer de la friction, créer des réactions qui peuvent engendrer la violence. Donc de par cette différence, on vient forcément créer de la friction, on vient forcément créer de l'écart, on vient forcément créer une séparation. Et donc des sentiments comme de la perte de contrôle, de la peur aussi, différents. La différence, la chose qui fait que on peut voir la relation différente, c'est qu'on peut avoir, par notre capacité d'analyse et de réflexion, conscience de la violence qui peut y inerrer de la relation. Et donc, ça va permettre justement de pouvoir, d'un point de vue individuel, pouvoir le réfléchir, pouvoir l'analyser, pouvoir le modifier. Prendre un exemple, si en face de moi, j'ai une personne qui fait un choix différent pour elle, je suis en capacité d'analyser que, par exemple, mes réactions vont plus parler de moi et de la différence, de l'écart entre la personne et moi. que de la personne en elle-même. Et donc, c'est cette conscience, cette capacité d'introspection, cette capacité de réflexion qui va faire qu'on va pouvoir nommer la violence, voir la violence, et aussi pouvoir faire notre travail avancé pour justement rendre la relation sécuritaire tout de même. Et c'est là où j'en viens, on va pouvoir quand même rester en lien malgré la violence. C'est-à-dire que, par exemple, Merci. je vois la personne faire un choix différent et je vois que ma réaction est disproportionnée. Je me mets en colère et je la blâme pour son choix. Avec cette capacité de conscience, d'introspection, de vérification, je vais pouvoir aussi aller réparer le lien en disant « je reconnais que ma colère ne t'a pas dirigée contre toi, mais contre ma peur que tu fasses un choix différent » . peu importe par rapport à ma colère face à moi-même, de ne pas avoir été en capacité de faire ce choix-là. Peu importe ce qui s'est joué dans la relation et que c'est par ces échanges, ces discussions que justement on va pouvoir rester en lien et garder le lien malgré la violence. Et donc je pense, pour en revenir à notre sujet, peut-on espérer un accouchement sans violence ? Je pense qu'il y a deux chemins. Il y a le chemin prioritaire, le très gros chemin de refondre le système, de changer le système, surtout qu'aujourd'hui, il y a vraiment beaucoup à changer. Et je pense qu'il y a aussi ce côté individuel où on va pouvoir développer notre empathie, développer notre capacité d'introspection pour justement... pouvoir aller nous-mêmes nous questionner sur nos pratiques, sur la manière dont on fait notre travail au sein d'un système. Ma volonté n'est absolument pas de remettre les choses au niveau de l'individu, puisque malgré toute notre empathie, malgré toute notre introspection possible, il me paraît aujourd'hui inenvisageable pour un individu aussi bien intentionné qu'il soit. de pouvoir être exempt de violence, étant donné qu'il navigue dans un système qui est lui aussi extrêmement violent. Je ne comprends pas et je ne vois pas comment ce serait envisageable pour une infirmière ou une sage-femme qui est aujourd'hui dans un système extrêmement violent, on l'a vu par ses protocoles, par ses jeux de pouvoirs, comment cette personne pourrait ne pas reproduire ou en tout cas comment elle pourrait filtrer l'ensemble de la violence dans le système. Et donc pour moi c'est que bien qu'il y ait une forme Merci. de violence qui soit indissociable de la relation entre humains, la violence actuelle est quand même tout autre. Et on est sur un niveau de violence qui est quand même incomparable à cette violence, en tout cas ce frictionnement entre... qui naît de la relation, qui est inenvisageable puisqu'on parle d'un écart, mais que la violence actuelle... elle mérite vraiment d'être questionnée d'un point de vue beaucoup plus systémique pour justement on puisse la modifier, qu'on puisse changer un petit peu ce système un pas après l'autre. Et je pense que tous les acteurs du système vont devoir à un moment ou à un autre prendre position parce que les individus à l'intérieur du système, les sages-femmes, les infirmières, les médecins, Il y a des perles, il y a des personnes qui vivent très mal, si on a autant de burn-out et de problèmes dans le système actuel, ce n'est pas pour rien. Et donc on va pouvoir justement, c'est sur ces personnes-là qu'il faut s'appuyer pour justement pouvoir modifier le système de l'intérêt. Voilà un petit peu pour mes réflexions autour de ce sujet, j'espère que ça aura apporté... peut-être une nouvelle ouverture de nouvelles pensées par rapport à ce que toi t'avais pu avoir en tête s'il y a des choses qui t'ont fait réagir ou s'il y a des choses que tu voudrais me partager, je serais très ravie que tu peux me laisser dans les commentaires ou venir m'écrire directement, je trouve ça toujours très intéressant de pouvoir aller se questionner aussi ensemble sur comment on peut faire en sorte de rendre le système Oui. un peu moins violents et l'expérience des personnes qui en font moins violents. Je vous souhaite une belle journée et je vous tiens bientôt pour un nouvel épisode. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu l'as aimé, n'hésite pas à t'abonner sur la plateforme d'écoute de ton choix, à laisser une note ou un commentaire. Ça m'aide vraiment à faire connaître ce podcast et à toucher d'autres femmes qui en ont besoin. Tu peux aussi me retrouver sur les réseaux sociaux, Instagram et Facebook ou via mon impôts net. pour continuer le commun ensemble à ton rythme. Tous les liens sont en description. Prends bien soin de toi et souviens-toi que tu n'y es pas seul. Avec tout mon amour, bien mon pire.