- Speaker #0
Bonjour Audrey ! Bonjour Audrey ! Bonjour à tous !
- Speaker #1
Bonjour à toutes !
- Speaker #0
Et bienvenue au micro des Audrey ! Alors on est ravis de vous retrouver pour ce nouvel épisode et en plus en très bonne compagnie puisqu'on dit tous bonjour à Anne-Eva ! Bonjour Anne-Eva !
- Speaker #2
Et bonjour les Audrey !
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
- Speaker #2
Merci à vous, je suis ravie.
- Speaker #1
Merci d'avoir pris le temps aussi dans ton agenda très complet. Aujourd'hui, moi j'avais hâte que tu nous parles de ton parcours parce que du coup, je trouve que tu as un très très beau parcours. Tu as fait plein de choses différentes et il y a des métiers qu'on va découvrir avec toi dont on n'a pas encore parlé dans le podcast. Donc voilà, on va te poser des petites questions tranquillement sur tout ce que tu as fait jusqu'à aujourd'hui et si tu auras des conseils à nous donner pour la suite.
- Speaker #2
Bien sûr, je suis ravie d'être là, je suis ravie de partager mon expérience et voilà, je suis tout à vous.
- Speaker #0
Eh bien très bien, nous déjà on vous souhaite à tous une bonne écoute et c'est parti pour les questions. Donc déjà, présente-toi, qui es-tu, que fais-tu,
- Speaker #2
dis-nous tout. Donc, moi je suis un Eva, je suis facialiste aujourd'hui, mais effectivement je suis passée par plein de métiers différents. Voilà, j'ai 39 ans, je ne sais pas si c'est très utile.
- Speaker #1
C'est jeune !
- Speaker #2
Oui, c'est très très jeune. Je vais avoir 40 dans trois semaines, si vous voulez tout savoir, mais je le vis très bien.
- Speaker #1
Super, en tout cas tu es rayonnante et tu nous accueilles aujourd'hui dans ton espace. Exactement. On est ravis, on y reviendra. On va repartir du début.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
L'esthétique, cosmétique, qu'est-ce qui t'a donné envie ? Quels sont tes débuts ? On veut tout savoir.
- Speaker #2
Eh bien écoutez, c'est parti. Donc l'esthétique, je n'ai pas mis les pieds dedans tout de suite, tout de suite. Après, c'est surtout la partie soins que je n'ai pas connue tout de suite, mais l'esthétique avec un grand E, qui comprend effectivement le maquillage. Donc c'est ça que j'ai commencé à toucher il y a à peu près une vingtaine d'années. En fait, ce qui s'est passé, c'est que... Au lycée, j'avais envie d'être make-up artiste, mais dans le cinéma. Donc, j'avais envie de faire des effets spéciaux. J'avais envie de côtoyer ce monde qui fait un petit peu rêver. J'avais vraiment envie de travailler dans le make-up, mais la partie vraiment créa. Donc, vraiment les effets spéciaux, pas juste mettre du fond de teint, du mascara. C'était vraiment l'idée d'aller vers la partie SFX. Donc, j'avais déjà cette idée en passant mon bac. Et ce qui s'est passé, je ne sais plus qui j'avais rencontré à l'époque, mais il y a une personne qui m'avait dit, écoute, c'est hyper intéressant, mais le monde du SFX en France, ce n'est pas tellement ça. Si tu as envie de faire carrière, il faudra que tu ailles aux États-Unis et il faut absolument parler anglais. Donc moi, j'étais restée avec cette obsession de, il faut que je parle anglais, il faut que je parle anglais. Donc ce qui s'est passé, c'est une fois mon bac en poche, j'ai décidé de partir à l'étranger. Et c'est vrai qu'il y a 20 ans, on m'avait proposé de partir soit en Angleterre, soit aux Etats-Unis, soit en Australie. Et aucun de ces pays m'attirait vraiment. Ouais, vraiment avec la réflexion d'une gamine de 18 ans, je me suis dit, bon, dans quel pays je pourrais aller vivre pour apprendre l'anglais ? Et à l'époque, en fait, l'Angleterre, je trouvais ça trop près. Je me suis dit, non, je vais... Pas très exotique. Ouais pas assez exotique Et puis je me disais Peut-être bêtement mais au premier coup de mou J'avais envie de rentrer Les Etats-Unis ça m'attirait pas des masses Même si in fine je me disais que peut-être je devrais y aller pour ma carrière Et l'Australie j'avais peur Des grosses bêtes
- Speaker #0
Je comprends
- Speaker #2
Donc Ça a pas été tellement plus loin Ma réflexion et je me suis dit Tiens si j'allais en Nouvelle-Zélande Et c'est vrai qu'à l'époque, ce n'était pas du tout connu. J'étais un peu un alien. Il y a 20 ans, aujourd'hui, c'est très commun. Mais il y a 20 ans, je me disais, tiens, je vais aller là, ce pays pas très connu, à l'autre bout de la Terre. Et on m'avait dit en plus que l'accent était facile à comprendre et à maîtriser. Donc voilà, je suis partie vivre comme ça en Nouvelle-Zélande, quelques temps. Donc ce pays a une importance parce que c'est le pays qui m'a mis le pied dans le maquillage, complètement de manière impromptue, mais on va se dire que c'était le destin. À la base, je suis partie là-bas comme jeune fille au père, et pour plein de raisons, j'ai arrêté au bout de quelques mois, et j'ai fait la connaissance d'une femme qui a été très importante dans ma vie, parce que j'avais 18 ans, je parlais à peine anglais, ça faisait trois mois que j'étais là-bas, et cette femme s'appelait Céline. Petit coucou si un jour elle passe par là, ça m'étonnerait. Elle s'appelait Céline et elle gérait toute l'Occitanie pour la maison Guerlin. Et à cette époque-là, c'est vrai que Guerlin, il cherchait un petit peu à se renouveler. C'était une maison un petit peu vieillissante et ce n'était pas du tout connu en Océanie. Et donc, je rencontre cette femme qui était française mais qui vivait en Australie et qui me propose de reprendre le stand Guerlin. voilà l'aéroport d'auckland et c'était la première fois qu'ils engagent à quelqu'un et donc moi je débarque là dedans j'avais jamais bossé de ma vie je parlais pas un mot d'un voilà je parais à guinette l'anglais et en fait cette femme ça a été ma chance quoi elle a accepté de me donner ma chance et ça a été une révélation c'est la première fois que j'ai mis les pieds déjà dans de la dans des responsabilités dans la gestion d'un stand.
- Speaker #1
Parce que tu étais toute seule du coup dans ce stand ? Oui,
- Speaker #2
j'étais toute seule. J'étais toute seule et c'était la première fois que je découvrais déjà le commerce. Je n'ai quasiment pas eu de formation.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais te demander au niveau formation, comment ça s'était passé ?
- Speaker #2
Alors, j'ai très peu de souvenirs, mais en tout cas, je n'ai pas du tout le souvenir d'avoir eu une vraie formation structurée. Enfin, c'était vraiment un peu à la one again quoi. Ok.
- Speaker #0
Tu t'es auto-formée finalement pour le poste. Oui,
- Speaker #2
je me suis auto-formée et ça a été une révélation. Dans le sens où j'ai adoré toucher le produit. J'ai adoré, en plus c'était multi, il y avait du soin, il y avait du make-up, il y avait du parfum. Et il se trouve que j'ai cartonné. C'est-à-dire qu'à l'époque aussi, on m'a donné ce poste parce qu'on voyait que ça ne décollait pas. Et on s'est dit, tiens, on va essayer de dynamiser un petit peu la marque en postant une conseillère. Et donc, et là, j'ai, ouais. J'ai trouvé que j'étais plutôt bonne en commerce. J'avais la tchatche. Donc, ouais, c'est ça. J'étais plutôt bonne là-dedans, du coup. Oui, j'ai découvert du coup... Alors, j'ai eu accès au make-up, j'ai eu accès aux soins. À la base, ce n'était pas du tout là-dedans que je voulais aller, mais c'est vrai que j'ai pu toucher aussi quand même à cet univers-là. Mais ça m'a mis un pied dans le luxe.
- Speaker #0
Très bien, parce que, juste pour préciser, le bac dont tu sortais, c'est un bac général.
- Speaker #2
Oui. Un bac ES, rien à voir. Très bien, très classique. Le bac qu'on fait quand on ne sait pas trop ce qu'on veut faire.
- Speaker #0
Exactement, c'est tout à fait ça.
- Speaker #2
Mais ça va avoir de l'importance aussi pour un vrai...
- Speaker #0
Très bien, du coup, on a hâte d'en savoir plus sur après. Tu es restée combien de temps en Nouvelle-Zélande ?
- Speaker #2
Alors, je suis restée entre... Je ne sais plus exactement, mais un peu plus d'un an. Et in fine, j'ai décidé de revenir parce que j'avais gardé quand même cette idée de faire mes études supérieures. Donc j'ai quitté ce poste alors que concrètement on m'avait proposé des évolutions etc. Mais je me sentais jeune, pas légitime, même si je pense qu'ils avaient vu qu'il y avait du potentiel. Mais moi je voulais revenir quand même à mon idée de base, pourquoi j'étais venue en Nouvelle-Zélande. Donc c'était pour apprendre l'anglais et faire mon école de make-up. Donc je suis revenue à Paris, j'ai fait mon école de maquillage. Qui était ? Qui était ITM, donc l'Institut Technique du Maquillage dans le 5ème à Paris. Et j'ai commencé du coup le cursus de maquilleur professionnel, où j'ai pu faire beaucoup de stages. C'est une école qui est incroyable parce qu'ils ont beaucoup, beaucoup de réseaux, notamment dans le milieu du cinéma, dans la mode, etc. Donc pour moi, c'était l'école qu'il fallait faire quand on voulait faire du cinéma en France, en tout cas dans le maquillage.
- Speaker #1
Et juste pour préciser, maquilleur, ce n'est pas un diplôme reconnu ?
- Speaker #2
Alors à l'époque, ça ne l'était pas. C'était un cursus en deux ans. Donc un tronc commun en un an et une année de spécialisation dans le domaine dans lequel on souhaitait évoluer. Et c'était un diplôme qui n'était pas reconnu par l'État. Par contre, j'ai été contactée par l'école il y a quelques années de ça, et ils m'ont dit que justement ils cherchaient à faire reconnaître le diplôme par l'État, donc là ça a peut-être complètement changé. Donc là je ne suis pas au fait, mais en tout cas ça a peut-être évolué là-dessus.
- Speaker #1
Trop bien, parce que pour la petite anecdote, moi, mon rêve d'enfance, c'était aussi d'être maquilleuse pour les stars. Et donc, j'ai été renseignée sur cette école quand j'étais plus jeune. Et effectivement, le diplôme n'était pas reconnu, donc ce n'était pas sécurisant à l'époque de faire ça. Mais pardon, petite parenthèse. Non,
- Speaker #2
je suis ravie d'apprendre ça. Ça nous fait quand même pas mal de points communs. Donc oui, pour en revenir en tout cas aux études de make-up artiste. C'est des études qu'on fait vraiment par passion, parce que c'est vrai qu'ils ne nous vendent pas du rêve, pas de rêve dans le sens où il n'y a pas de sécurité de l'emploi, on ne donne pas un diplôme qui est reconnu. Par contre, cette école précisément a beaucoup de réseaux, et de toute façon dans ce métier c'est quand même le réseau qui prime.
- Speaker #0
Ah mais bien sûr.
- Speaker #2
Voilà, plus que les expériences, même si c'est à travers ces expériences, les stages, les nombreux stages, et en fait qu'on se... qu'on se crée son réseau. Et donc, voilà.
- Speaker #1
Tu avais quoi comme matière, par exemple ? Est-ce que tu avais du dessin ?
- Speaker #2
Oui, il y a une énorme part artistique. J'ai fait de l'histoire de l'art, de l'art plastique, j'ai passé des jours, des heures dans les musées. C'est vraiment extraordinaire. Et moi, c'était cette partie-là que j'aimais énormément. C'était vraiment toute la partie artistique. On avait des cours théoriques, des cours de pratique, énormément, évidemment. Mais ça passe du face body painting à du maquillage de star, justement, pour magnifier les peaux et les visages. Mais aussi, on faisait pas mal après d'effets spéciaux, on poussait. Mais ça, c'est plus dans la deuxième année. La première année, on fait vraiment toute la base du make-up. Et la deuxième année, c'est là où on se spécialise. Et donc, c'est là où il y a ce petit twist. En tout cas, en ce qui me concerne. Donc, j'étais partie pour faire des effets spéciaux. Sauf qu'au cours de ma première année, j'ai mis les pieds dans le monde du cinéma. Et c'est un monde qui ne m'a pas trop plu. Donc voilà, après pour mes expériences professionnelles, ça ne m'a pas forcément fait rêver. Je me suis rendu compte en tout cas qu'en France, quand on est make-up artiste pour le cinéma, on met plus souvent du fond de teint, de la poudre et du mascara que des gros effets spéciaux et il y a très peu de films finalement qui utilisent des effets spéciaux et en plus des effets spéciaux plastiques à l'heure du numérique il y en a quand même moins et la France n'est pas forcément le coeur du métier pour le SFX donc je me suis retrouvée il faut avoir conscience que les films, les tournages Les maquilleurs, on se lève très tôt, on est là très tôt, on est les premiers sur le plateau, avec d'autres métiers également. Voilà, on fait son travail et puis après, on est un peu là toute la journée pour faire les retouches, etc. Il y a des gens qui adorent. Moi, ce n'est pas ce qui m'a fait rêver. Et en plus, le côté intermittence, ça m'a un petit peu bloquée. Donc, c'est après aussi, grâce au terrain, qu'on se rend compte des affinités aussi avec le métier. Et c'est ça aussi qui crée notre... notre expérience et qui fait qu'on affine au fur et à mesure ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas, et ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc ça, c'était des stages que tu as faits ?
- Speaker #2
Oui, c'était des stages lors de ma première année. Et j'ai eu aussi l'occasion de travailler un petit peu en mode. Et ça, ça m'a vachement plus plu. Parce que bon, en France, la mode, c'est un petit peu plus présent. Et un petit peu plus Paris. Et on s'amuse un peu plus.
- Speaker #0
C'est un peu plus artistique au niveau des déchets. Voilà, exactement. Plus de liberté.
- Speaker #2
Alors, liberté, oui, mais on suit quand même une trame. Il y a une chef maquilleuse qui crée des looks avec le créateur, le designer. Et nous, après, moi, je n'étais pas chef maquilleuse lors des snaps. D'accord. Je faisais les petits plans, mais en fait, ce n'est pas vraiment de la création, mais par contre, de la création au niveau psychologique. On ne crée pas le look nous. Par contre, c'est de la création. On reproduit les looks. Et ça, c'est quand même génial. Moi, j'ai beaucoup plus aimé le maquillage studio, j'ai plus aimé le dynamisme des défilés de mode. Donc, au lieu de prendre l'option effet spéciaux en deuxième année, j'ai pris l'option mode.
- Speaker #0
Ok, d'accord, très bien.
- Speaker #2
Et là, j'ai pu vraiment expérimenter, j'ai fait des rencontres incroyables, j'ai rencontré des maquilleurs qui aujourd'hui même ont leur propre marque chez Sephora, mais à l'époque, ils n'étaient pas connus et c'est vrai que cette expérience est extraordinaire.
- Speaker #1
Et là, tu étais rattachée à une marque ou pas du tout du coup ?
- Speaker #2
Alors, pendant mes études, pas du tout. Et après, j'ai travaillé un petit peu dans le domaine. J'essaye de remettre un petit peu mon CV en main parce que ce n'est pas évident.
- Speaker #1
J'imagine quand on a un CV comme ça.
- Speaker #2
Donc, c'est vrai que pendant mes études, j'ai fait pas mal de stages avec la marque Mac et j'ai rencontré des maquilleurs. c'est ça un petit peu, je remets le cheminement et je me souviens plus de leur prénom, ils m'excuseront s'ils se reconnaissent mais une maquilleuse incroyable, donc qui était make-up artist chez MAC et donc elle, elle me disait que le maquillage studio en mode c'est génial mais c'est bien d'être attachée justement à une marque parce que le reste du temps on travaille quand même en boutique, on peut faire des formations on peut travailler comme make-up artist en boutique et quand il y a des événements comme ça, on travaille sur les défilés. Parce que sinon, ça reste le même métier d'intermittent comme le cinéma. Donc, pas trop de sécurité de l'emploi. Voilà, l'intermittence, on sait ce que c'est. C'est pas forcément simple. Il y a des gens qui s'y retrouvent très bien. Moi, ça me faisait un peu flipper.
- Speaker #1
Et donc, quand t'es rattachée, pardon, à une marque, dans ces cas-là, t'es plus en freelance, en intermittence. Tu peux directement être salariée de la marque en tant que make-up artiste.
- Speaker #2
Donc, je crois qu'à l'époque, Mac embauchait des personnes en tant que freelance, mais ils avaient aussi... plein de make-up artistes. C'était une des marques un peu pionnières comme ça, qui avait plein de make-up artistes qui bossaient sur les défilés quand il y avait des événements et qui bossaient en boutique.
- Speaker #0
Ça, c'est bien parce que ça apporte de la stabilité aussi, ce qui est important.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Et j'avais une question aussi, peut-être c'est une question bête, mais ce n'est pas grave.
- Speaker #2
Il n'y en a pas.
- Speaker #1
En plus, je me dis de travailler avec une marque spécifique en maquillage, peut-être que ça te permet aussi de connaître parfaitement tout ce qu'ils proposent en maquillage. Et peut-être si tu travailles avec plein de marques de maquillage différentes, il faut que tu te rappelles que ce fond de teint-là, il est moins couvrant ou autre. Après, peut-être que je me trompe et qu'au fur et à mesure, tu connais toutes les marques et tout ce qui existe. Mais peut-être que c'est plus facile ou tu es plus à l'aise aussi quand tu as une marque à toi et tu sais que c'est compatible entre les produits.
- Speaker #2
C'est sûr que quand on travaille pour une marque, après, les produits, on les connaît par cœur. Après, ça peut apporter aussi une finée de la lassitude. Je pense qu'on a envie de toucher un petit peu à tout, mais c'est vrai que S'approprier une marque, c'est aussi après maîtriser parfaitement son produit, c'est aussi plein d'avantages. Les deux sont bien, mais chacun s'y retrouve. En tout cas, c'est ce qui m'a permis, quand j'ai rencontré ces personnes-là, moi je n'ai jamais travaillé pour Mac, mais du coup j'ai travaillé avec Mac lors des défilés, et ça m'a permis de rencontrer ces personnes-là. Donc j'ai compris aussi que je voulais bien faire du make-up, je voulais bien faire des défilés, etc. mais il fallait que j'ai un job enfin voilà un job sérieux suivi Sérieux, ce n'est pas vraiment le mot, mais en tout cas, quelque chose qui m'apporte de la stabilité. Sécurité. Donc, je suis rentrée chez Lancôme, après mon diplôme.
- Speaker #1
C'était facile de rentrer chez Lancôme ? Alors,
- Speaker #2
non, j'ai été pistonnée. Mais on aime l'honnêteté.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Toute la vérité, rien que la vérité. Oui, je ne vais pas… On est là pour être honnête. Exactement. Moi,
- Speaker #0
je veux juste revenir quand même sur le piston rapidement, parce qu'on en fait toute une affaire, mais en soi, on peut être pistonnée et être aussi… Pas à la hauteur du poste et ne pas rester. Ah,
- Speaker #2
totalement.
- Speaker #0
Donc, c'est ce que tu as prouvé, ta valeur. Oui,
- Speaker #2
bien sûr. Ah ben, tout piston, si in fine vous ne correspondez pas ou si vous n'êtes pas bon, vous ne perdurez pas.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #2
ça vous met un pied dedans. Moi, j'ai saisi ma chance. C'est vrai qu'à l'époque, j'ai été pistonnée par ma sœur qui connaissait la responsable.
- Speaker #1
La famille en plus.
- Speaker #2
qui connaissait la responsable du centre à l'époque qui était rue Saint-Honoré. Et je suis rentrée en tant que maquilleuse chez Lancôme. Donc, chez Lancôme, rue Saint-Honoré, il y avait des cabines de soins. Moi, je ne touchais pas du tout cette partie-là. Je ne faisais que du make-up et j'avais une collègue avec moi.
- Speaker #0
D'accord, trop joli.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, j'étais bien chez Lancôme, c'était chouette. C'est vrai que là, je vais essayer de la faire courte aussi et de savoir où je veux aller. Mais c'est là où j'ai découvert aussi un petit peu la formation. Lancôme, ça a été un petit peu le pied dans la formation, parce que ma collègue qui faisait du maquillage, mais qui aussi formait, qui formait les groupes, qui formait au sein de chez Lancôme, qui formait aussi des clients, parce qu'il y avait des sessions aussi de formation comme ça. Je trouvais ça génial. En fait, je me suis rendu compte que même moi, en travaillant sur le tas et en l'observant, je trouvais que c'était super la formation. J'aimais bien ce côté teaching, apprendre, transmettre. Et c'est là que j'ai vraiment découvert le métier de formatrice. Et donc, je lui avais demandé à l'époque, écoute, comment je peux être formatrice ? au sein d'une maison de luxe ou pas, mais en tout cas, comment je peux être formatrice beauté ? Et c'est elle qui m'avait dit à l'époque, écoute, si tu veux faire formatrice et être reconnue, être payée, tout ce qui va avec le métier de formateur, aujourd'hui, on recrute au diplôme et il faut que tu passes le BTS esthétique.
- Speaker #2
Oui, parce qu'il n'y a pas de formation formateur pure comme ça. C'est d'abord le BTS esthétique, parce que tu n'avais pas... toujours pas fait des tests. Et non,
- Speaker #1
moi je sortais du bac et j'avais juste deux ans d'école de make-up.
- Speaker #0
Et pour avoir le BTS, en plus, il te faut ton CAP.
- Speaker #1
Alors, pas forcément. Je ne savais pas. C'est pour ça que je fais le lien avec mon bac ES.
- Speaker #2
Allez, on y va.
- Speaker #1
Le petit lien avec le bac ES. Donc moi, j'arrive comme une fleur. Enfin, j'arrive comme une fleur. Je me renseigne quand même un petit peu sur les écoles. Je me présente aux différentes écoles publiques. À l'époque, il n'y en avait pas beaucoup. Il y en avait peut-être une petite dizaine en France. J'ai été refusée partout parce qu'en fait, je n'avais pas le niveau estimé. Puis quand, en plus, vous avez l'embarras du choix des personnes qui se présentent, on m'a clairement fait comprendre qu'il fallait avoir le bac S parce qu'à l'époque, le BTS, quand je l'ai passé, c'était un diplôme qui était très scientifique. C'était un diplôme qui permettait même, à la fin, de créer des produits, de travailler en laboratoire. on avait une énorme partie axée scientifique, création de produits, cosmétologie, etc. Mais qui a un intérêt aussi pour moi aujourd'hui. Aujourd'hui, le BTS, il est beaucoup plus axé formation, gestion. La partie scientifique, de ce que j'ai compris, de ce que j'en ai vu à l'époque où je côtoyais des apprentis, c'est qu'il est très différent de ce que moi j'ai vécu.
- Speaker #2
Parce que le BTS, effectivement, a changé. Moi, c'était une année avant que je le passe. Et effectivement, on m'avait également conseillé de faire un bac S. pour faire des études d'esthétique, ce qui avait étonné mes professeurs à l'époque. Mais oui. Passons. On sait pourquoi. Et effectivement, j'avais une partie physique-chimie, mais effectivement, c'était exactement ce que tu racontais. Elle était beaucoup moindre et on avait du management en plus. On avait vraiment ce côté plus entreprise, gestion. Ah oui, oui. Et c'est à notre podcast que nous avons tourné juste avant sur les diplômes d'esthétique.
- Speaker #0
Tout à fait. Parce qu'il y a une option maintenant supplémentaire qui est beaucoup plus... plus scientifique. Ah ok, ça je le connaissais pas. Et qui a accès sur la cosmétologie.
- Speaker #1
Mais ça c'est génial. Enfin moi je trouve que pour des gens qui n'ont pas fait d'études scientifiques comme moi, de débarquer là-dedans, surtout en plus quand vous avez entre guillemets trouvé votre voie et que vous adorez ce que vous faites, mettre les pieds dans cette partie de son métier, c'est pas donné à tout le monde. Et moi je trouve que ça ouvre beaucoup de voies. Et même pour les connaissances.
- Speaker #2
Mais par contre ça m'étonne que tu aies été refusée avec un bac ES, ça je ne savais pas.
- Speaker #1
Eh ouais. Et pourtant, j'avais une mention.
- Speaker #2
En plus !
- Speaker #1
J'avais une mention, je pensais que ça passerait. Mais non, non, ils étaient très exigeants dans les écoles publiques. Et donc, je me suis dit, vu que je suis refusée en public, je vais tenter les écoles privées. Donc, à l'époque, l'école la plus réputée, où on sortait, je ne sais plus, mais ils avaient des très bons taux de réussite aux examens, c'était l'école Françoise Maurice. Et donc, Françoise Maurice, ils acceptaient de prendre... d'autres diplômes que le bac S, mais il fallait passer son CAP, ce qu'ils appelaient l'année de prépa. En fait, c'était une année de prépa pour tous les gens qui avaient le bac. Donc, si tu avais le bac, ils estimaient que tu avais quand même un niveau supérieur au CAP. Donc, ils te proposaient l'année de prépa et à la fin, tu pouvais être passé ou pas. Mais je pense que tout le monde le passait, voilà. Parce qu'en plus, ils nous expliquaient qu'il y avait quand même un potentiel risque d'échec du BTS. Donc au moins... tu pouvais quand même repartir de l'école que tu avais payée avec un diplôme. C'était l'autre consolation.
- Speaker #2
Donc du coup, tu fais trois années ou ça compte dans la première année ?
- Speaker #1
Non, non. J'ai fait trois ans. J'ai fait trois ans. J'ai fait l'année de prépa où j'ai passé juste trois matières pour le CAP, j'ai juste passé les matières pratiques, la vente, voilà. Toutes les... j'étais dispensée des matières principales et après je suis rentrée en BTS esthétique.
- Speaker #0
Et du coup pendant ce temps là d'études, tu continuais de travailler pour l'Encomme ou pas ?
- Speaker #1
Non, pendant mon temps de... donc là j'ai quitté l'Encomme entre temps, je suis rentrée étudiante. Donc l'Encomme a eu beaucoup d'importance sur mes choix de carrière mais j'y suis pas restée si longtemps que ça. Après quand je suis rentrée étudiante, comme je l'ai fait en initiale. parce que j'avais peur un petit peu de le faire en alternance. Je me suis dit, peut-être bêtement, mais j'avais quand même l'humilité de me dire, je rentre dans des études scientifiques, je ne venais pas d'un monde très scientifique, est-ce que je vais y arriver ? Donc, je me suis dit, je vais le faire en initial, tant pis, je vais le payer. Mais in fine, j'ai travaillé quand même. J'ai travaillé chez Talgo. Donc, j'ai fait comme une alternance, mais sans que ce soit une vraie alternance. Donc, je travaillais chez Talgo quand je n'étais pas à l'école. pour gagner un petit peu de sous. Et puis, parce que je voulais aussi un endroit où je découvrais le monde du spa, qui était totalement inconnu pour moi, puisque je venais du monde du make-up. Donc, je voulais découvrir aussi le monde du spa. Donc là, j'ai découvert le monde du soin, spa, hydrothérapie, finalement.
- Speaker #0
Parce que du coup, chez Talgo, tu étais praticienne ou à la réception ? Non, juste praticienne. D'accord.
- Speaker #2
Mais tu travaillais en plus de ton BTS. C'était pendant ton BTS. Oui,
- Speaker #1
ce n'était pas inclus dans mon BTS. Je n'étais pas en alternance. Je travaillais... Merci. j'étais un peu renfort, je ne saurais pas trop comment dire.
- Speaker #0
Comme un contrat étudiant.
- Speaker #1
Voilà, à part. Donc, j'y allais les week-ends, les choses comme ça. Voilà.
- Speaker #2
Wow.
- Speaker #1
Donc… Ah oui, non, 1000 vies. Oui, oui, n'est-ce pas. Mais même, rien qu'en reparler comme ça, je me dis, mais ce n'est pas possible. Merci. En fait, j'ai 70 ans.
- Speaker #0
Non, il faut bien dire ça. Que 40.
- Speaker #1
Non, ça va. Donc, voilà, j'ai passé mon BTS. Et c'est pendant mon BTS où là, je me suis dit, mais en fait, j'adore le soin. Et puis, je passais ce BTS pour faire de la formation. Donc, je me suis dit... c'est génial, je vais faire de la formation pour être maquilleuse, mais finalement, j'aime bien aussi le soin, parce que pendant mes études, j'ai trouvé ça génial. Et c'est toute cette partie aussi qui va m'amener in fine au facialisme, parce qu'on retrouve quand même le côté esthétique et créatif.
- Speaker #2
J'adore ton parcours, parce que ça prouve aussi qu'on a le droit de changer d'avis, et que tous les chemins sont bons à prendre, et que tout ce que tu as appris te sert encore aujourd'hui. Et vraiment, à retenir. on a le droit de changer d'avis.
- Speaker #0
Mais bien sûr. Et il faut s'écouter, surtout. Il faut s'écouter. Il ne faut pas rester bloqué. Et même si je peux pousser au-delà de changer d'avis,
- Speaker #1
je trouve que c'est les rencontres et c'est les expériences qui te créent ton chemin. Je n'estime même pas avoir changé d'avis. C'est en fait telles et telles expériences m'ont amenée à rencontrer telle et telle personne qui ont fait aussi que j'ai touché à telle et telle chose. qui font qu'aujourd'hui, je me retrouve là. C'est ça,
- Speaker #2
tu as découvert des choses qui t'ont fait vibrer. Et c'est bien sûr. Je vais aller vers là.
- Speaker #1
Et on part toujours avec une idée un petit peu prédéfinie. Et puis, même dans la création d'entreprise, on pourra en reparler aussi ultérieurement. Bien sûr. Parce qu'il y a tout ça aussi derrière.
- Speaker #2
Allez donc, on est toujours chez Tadam, on a fini Talbot après le BTS.
- Speaker #1
Je suis diplômée, fraîchement diplômée, je suis trop contente quand même. Elle a bossé la dame.
- Speaker #2
Le CAP et le BTS. Oui,
- Speaker #1
le B, voilà. Donc tout bien, nickel. Tu n'auras pas payé pour rien. Voilà, je ne l'ai pas payé pour rien.
- Speaker #2
C'est important. Mon petit prêt étudiant. On n'en parle pas souvent, on n'en a même pas parlé dernièrement, mais c'est très cher les écoles d'esthétique, pas en alternance, et les privées notamment.
- Speaker #1
ben on Du coup, oui, effectivement, il faut compter à peu près 5 000 euros par an. Oui,
- Speaker #0
c'était ça.
- Speaker #1
C'était 5 000 euros par année.
- Speaker #2
Un petit budget quand même.
- Speaker #1
Un petit budget. Voilà, j'ai fait un pré-étudiant. Très bien.
- Speaker #0
Si vous avez des questions sur les pré-étudiants, n'hésitez pas à demander à Anne-Hébert. Et après, tu as le goût.
- Speaker #1
Après mon BTS, du coup, et cette expérience-là... j'ai eu une opportunité de rentrer chez Sisley. J'étais vraiment tout juste diplômée. Et effectivement, j'ai été contactée par un petit monsieur qui travaillait avec Sisley et qui avait un spa magnifique dans le sud de la France, à Gordes. Et de là, il propose à la petite Normande immigrée à Paris. « Écoutez, si vous êtes open, vous venez dans le sud et puis on commence. Moi, j'ai besoin de praticienne. » Et non, c'est comme ça que j'ai débarqué dans le sud. J'ai pu travailler avec Sisley. Et Sisley, ce qui me plaisait dans la marque, c'est pour ça que j'avais accepté cette opportunité, c'est que ça touchait les trois pôles, à savoir la parfumerie, le soin et le make-up. Parce qu'à l'époque, C'est pas que je savais pas trop, mais j'aimais un petit peu tout. Et c'est vrai que de pouvoir travailler cette continuité avec une marque familiale, parce que Sisley c'est une marque familiale, qui a une grande proximité avec ses employés, vraiment j'aimais bien le mood de cette marque, qui touchait aussi au luxe que je connaissais, et qui me permettait de travailler sur du make-up, de travailler sur du soin, et avec le petit pot le parfum. que je connaissais moins, mais c'est toujours un petit plus, je trouvais ça super. Donc me voilà débarquée dans le sud.
- Speaker #2
Donc là, c'était un spa guerlin, 100% guerlin ?
- Speaker #1
C'est pas Sisley. Sisley, pardon.
- Speaker #2
Non, non, c'est moi, Sisley. Mais je veux dire, c'était un indépendant ou c'était vraiment... Ça appartenait à la marque ? C'était dans un hôtel ? C'était...
- Speaker #1
Je ne sais plus. C'est pas grave. Alors pour moi, c'était indépendant. C'était le petit monsieur qui t'a embauché ? À la base, c'était le petit monsieur qui m'a embauchée, mais il y avait une partie rémunérée par Sisley. C'était un peu mixte. Je ne saurais pas trop revenir là-dessus. J'avoue que c'est un petit peu flou, mais il y avait un petit peu du tout. Mais on était rattachés à Sisley et en même temps rattachés au bar.
- Speaker #2
Trop bien. Et alors, qu'est-ce que tu as tiré de cette expérience ?
- Speaker #1
Cette expérience-là, c'était génial. C'est ce qui m'a permis de... Déjà, j'ai rencontré des gens super sur place. J'ai rencontré des gens super chez Sisley. C'est aussi cette expérience-là qui m'a permis de rencontrer des filles qui faisaient de la formation sur des grands espaces, de la formation France, de la formation internationale, qui m'ont formée aussi, moi, de manière à avoir le discours pour faire de la formation. Donc en fait, c'est toutes ces expériences-là qui m'ont amenée vraiment… Alors, je savais que je voulais former. Je ne savais plus trop si je voulais être dans le soin, être dans le make-up, etc. Et donc, en fait, ces expériences-là, elles m'ont permis vraiment de toucher un petit peu à tout ça. Et de faire un petit peu mon trou pendant, alors je ne veux pas dire de bêtises, mais je dirais 3-4 ans. Je suis restée dans le Sud. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que moi, à un moment, je voulais vraiment un poste central chez Sisley. Où j'ai dit, écoutez, moi, je voudrais un poste formateur France. Donc ça, je leur ai dit, voilà, je veux un poste qui me permette de faire la France un peu plus... et de voyager, ça ne me dérangeait pas. Et c'est vrai qu'à ce moment-là, eux, ils avaient une toute petite équipe et ils m'ont dit qu'il n'y avait pas de poste dans l'immédiat, mais que potentiellement, dans quelques mois ou quoi, ce serait possible. Sauf qu'entre-temps... Tadam ! Suspense !
- Speaker #0
Entre-temps,
- Speaker #1
j'ai été contactée par Biologique Recherche.
- Speaker #0
Wow ! Incroyable ! Donc, pour l'anecdote, on a rencontré Anne-Eva à travers Biologique Recherche.
- Speaker #1
et biologique recherche que je ne connaissais pas du tout donc à l'époque j'ai été contactée par Delphine si tu passes par là qui était responsable du centre des champs et à l'époque biologique recherche c'était quand même très différent de ce qu'elle est aujourd'hui c'était une toute petite entreprise où on était tous un peu polyvalents c'était en quelle année à peu près ?
- Speaker #2
c'était 2015 Ok, 2015. Je suis rentrée en 2015. Et tu étais dans le sud et donc contactée pour revenir à Paris ? Oui,
- Speaker #1
pour revenir à Paris.
- Speaker #2
Ok, et c'était dans tes projets de vie ou ?
- Speaker #1
Alors, pas du tout. Et mon conjoint qui est toujours là m'avait dit mais jamais je vais à Paris. Parce qu'on était trop bien quand même dans le sud. Ah bah oui. Mon petit Luberon que j'ai beaucoup aimé. Mais en fait, ils m'ont fait une proposition qui était dure de refuser. qui était donc à l'époque, il recrutait un poste qui s'appelait esthéticienne formatrice internationale. Donc moi qui visais un poste de France pour Sisley, on me proposait un poste de formateur international pour une marque que je ne connaissais pas du tout. Mais je me suis dit en plus, bon, on m'enlevait le make-up à ce moment-là.
- Speaker #0
Ah bah oui.
- Speaker #1
Donc c'est vrai que je me suis posé pas mal de questions, mais je me suis dit que c'était une opportunité quand même assez exceptionnelle. que de rentrer directement dans un poste comme ça, qui était très polyvalent, parce que du coup, c'était une entreprise où on était tous un peu polyvalents à l'époque. Il n'y avait pas de RH, surtout.
- Speaker #0
Finalement, un esprit très start-up. Oui,
- Speaker #1
un esprit très start-up. C'est vrai que mon entretien d'embauche, c'était directement avec les propriétaires de la marque. Il y avait une proximité que je retrouvais un petit peu aussi de Sisley. On m'a présenté ça comme une marque familiale. Et c'est vrai qu'ils ont été très convaincants à mon entretien, parce que c'est eux qui m'ont démarché, mais c'est vrai que quand je les ai rencontrés, j'ai dit écoutez moi, ce que j'aime chez Sisley, c'est ce que je fais, alors normalement on ne devait pas forcément faire ça, les formules ne le permettaient pas, mais je dis moi ce qui me plaît dans le son, même dans le make-up et ce que j'aimais, ce côté artistique, ce qui me plaisait à la base dans le maquillage, Je dis, moi, le côté artistique, je l'ai retrouvé dans le soin, en mélangeant mes produits, en faisant mes propres mixtures, en faisant mes tambouilles. Et à l'époque, c'est ce qu'ils m'ont survendu chez Biogic Recherche. Ils m'ont dit, mais vous allez adorer notre marque, parce qu'en fait, nous, on ne fait que ça. On fait des petits mélanges, des trucs, mais ce n'était pas du tout connu. Et c'était vrai. Donc voilà, mon pied chez BR.
- Speaker #2
Et est-ce que tu avais testé un soin ? Ils t'ont fait découvrir un soin ? Non. Ok. Tu l'as produit éventuellement ? Pas du tout.
- Speaker #1
Mais pas du tout. J'ai quitté le Sud et mon job pour partir un peu à l'aventure. Moi, après, je connaissais Paris. J'ai fait toutes mes études à Paris. Mais je revenais sur Paris en ramenant mon chéri qui traînait les pieds pour une marque que je ne connaissais même pas. Et voilà. Oui. Ils m'ont vendu du rêve. Et honnêtement, j'ai adoré la discussion qu'on a eue à l'époque avec mes patrons. Et c'est vrai que ça m'a parlé tout de suite. Je ne saurais pas comment expliquer, mais un coup de cœur alors que je n'avais pas du tout touché les produits.
- Speaker #2
Trop chouette. Et donc, je crois que tu as passé quelques années dans cette maison. Est-ce que tu veux nous parler brièvement de cette belle expérience ?
- Speaker #1
Bien sûr. Donc, j'ai débarqué en tant qu'esthéticienne formatrice internationale. Donc, vraiment dans le but. d'être formatrice à l'international, de voyager dans le monde entier, mais comme on était un peu multitâche à l'époque, aussi les moments où on n'était pas formateur, on pouvait être en cabine, en clientèle. Donc c'était un peu du multitâche. Je laisserai mes collègues un jour formatrices vous expliquer si elles veulent leur parcours de formateur-formateur, parce qu'in fine, je ne l'ai pas beaucoup touché, mais quand même. À l'époque, Biologique Recherche, on rentrait en cabine, on avait une très longue session de formation parce que la marque était et est complexe. Donc, on estimait qu'il fallait quand même beaucoup, beaucoup de temps de formation avant de rentrer en cabine, avant de maîtriser les protocoles, les produits. Et ensuite...
- Speaker #2
C'était combien de temps à peu près ? Pour qu'on se donne une idée.
- Speaker #1
Oh là là ! Moi,
- Speaker #0
de mémoire, je crois que c'était plusieurs mois.
- Speaker #1
Ouais, Franchement...
- Speaker #2
Il y a trois semaines.
- Speaker #1
Non, ça, c'est quand même très récent.
- Speaker #2
Parce qu'il y a visage, corps aussi. Oui,
- Speaker #1
et puis... On faisait beaucoup de soins, d'abord sur les collègues, sur les formateurs, sur des clients, sur des modèles. On passait énormément de temps sur modèle jusqu'à ce qu'ils estiment qu'on était prête. Et donc, ça prenait beaucoup de temps. Moi, j'ai adoré BR parce que quand on arrive chez Biogic Recherche, c'est très déstabilisant. Surtout quand on avait quand même de l'expérience en soins, on a un peu la sensation qu'on connaît. On ne débarque pas de l'école et c'est vrai que ça a été très déstabilisant. parce que j'ai débarqué dans une marque où j'ai dû tout reset. Et donc, pour moi, ça a été hyper violent parce que ça nécessite aussi de mettre son égo de côté. Ça nécessite aussi de se remettre presque tout au début, d'oublier tout ce qu'on a appris parce qu'en fait, on veut nous réapprendre d'une autre manière. Mais ça a été très dur, mais en même temps très formateur. Moi, je ne regrette pas du tout cette partie. Je m'estime extrêmement chanceuse d'avoir vécu ces moments-là parce que c'est ce qui a formé aussi la personne, en tout cas en termes de... professionnelle que je suis aujourd'hui. Et c'est vrai qu'on estimait que c'était très difficile à l'époque. On disait, si tu arrives à passer la période de formation BR, parce qu'il y avait plein de gens qui partaient avant, c'est que tu es faite pour cette marque.
- Speaker #2
C'est un concours, quoi. Presque. Non, mais c'est vrai que c'est... Vu comme ça, ça fait sectaire. Mais pour l'avoir vécu aussi un peu, c'est vrai que j'ai fait des études d'esthétique comme Audrey aussi. Et en fait, par exemple, tu as le gommage, le massage. Chez BR, ça n'existe pas. C'est vraiment tout un protocole différent et très intéressant. Mais c'est vrai que du coup, tout ce que tu as appris à l'école, limite, tu ne le mets pas à la poubelle, mais tu le mets de côté et tu réapprends d'une nouvelle manière comme tu l'as bien expliqué.
- Speaker #1
C'est très déstabilisant, mais en même temps, ce que j'ai adoré, une fois que tu passes la partie « Oh mon Dieu, c'est trop dur, je n'y arriverai jamais » , tu te rends compte qu'Infini y met la praticienne extrêmement en avant. C'est-à-dire que la plupart des marques, ils te donnent un protocole. Tu répètes, t'es méchant, alors plus t'as une bonne main, mieux c'est, plus tu comprends ce que tu fais, mieux c'est. Chez BRCT, on a des bases de protocoles, on a des super bons produits, on a des techniques qu'on doit retrouver, mais par contre, toi, tu dois faire marcher ton cerveau,
- Speaker #2
ton analyse,
- Speaker #1
et c'est qu'est-ce que tu veux donner à ton soin, qu'est-ce que toi, tu veux apporter. Et en fait, à l'époque, tu pouvais faire un soin avec moi ou avec... avec une Vinida, avec une Marlène, enfin voilà, je donne des noms, elles se reconnaissent. Avec Sarah, Malissa, je cite toutes mes copines. Tu n'avais jamais le même soin. Mais c'était ce qui faisait aussi la richesse de la marque. Et moi, c'est ce que j'ai trouvé extraordinaire. Et une fois qu'on a compris ça, on est galvanisé par ça. Et vraiment, c'est... Une marque dans laquelle je me suis extrêmement amusée, dans laquelle j'ai beaucoup appris, et ça c'est pour la partie pratique, en tout cas en cabine. Donc après ça c'est la partie qui m'a créée en tant que praticienne, mais j'ai eu plusieurs parcours chez BR parce qu'il y a ma vie personnelle qui y a joué, parce que j'étais destinée du coup à voyager énormément. et bon, j'ai eu un bébé. Et c'est vrai que bon, avoir un bébé avec un poste de formateur international, ce n'est pas forcément ultra compatible. Moi, on m'a laissé le choix à l'époque. On m'a dit écoute, soit tu pars en formation, soit tu fais de la cabine, mais ce n'était pas tellement conciliable, en tout cas à mon époque. Et donc, j'ai dit non, je ne vais pas partir. Donc, j'ai fait toute la partie préparation de la formation. deux manières à devenir formatrice internationale. Je suis passée par l'entraînement, après les conventions, etc. Il y avait plein d'étapes un petit peu droguées comme ça. Après, on formait en interne, puis on formait, voilà. Et donc, moi, j'ai arrêté la formation avant même de l'avoir commencé. Donc, je ne suis jamais partie à l'international avec biologique recherche.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais voilà. j'avais quand même un petit goût pour la formation et à un moment s'est trouvé l'opportunité de faire de la formation donc il y a eu plein de restructurations etc et à un moment on m'a proposé de reprendre un poste qui n'existait pas donc c'était pas vraiment un poste mais comme moi j'avais un contrat un petit peu de formatrice internationale je pouvais un petit peu toucher à tout donc là on m'a dit voilà si t'as envie tu peux t'occuper de la formation interne et donc Donc... Moi, c'était génial parce que je revenais à mes premiers amours, je revenais à la formation, c'est pourquoi à la base j'avais été recrutée. Et en plus, je n'avais pas besoin de bouger.
- Speaker #0
Donc, c'est le combo parfait finalement. Donc, c'était le combo parfait,
- Speaker #1
voilà. Et donc, voilà, j'ai fait de la formation en interne chez Biologique Recherche pendant, je ne veux pas dire de bêtises, mais peut-être un an et demi. Et après, pour différentes raisons, j'ai arrêté la formation en interne et je suis revenue en cabine où je m'ai fait... que de la cabine jusqu'à mon départ il y a un an.
- Speaker #0
D'accord, très bien et bien très belle transition du coup Qu'est-ce que tu fais depuis que tu es partie de chez Biologique Recherche ? Je ne suis pas tellement partie-partie Mais on peut le voir nous-mêmes, juste à tourner la tête On peut le voir,
- Speaker #1
il y en a un petit peu partout Donc il y a un an, un petit peu plus d'un an maintenant J'ai quitté d'un commun accord mon statut de salariée esthéticienne formatrice internationale que je n'ai pas fait pour biologique recherche pour m'installer à mon compte après dix ans donc au sein de cette très belle maison voilà à dix minutes de mon ancien travail.
- Speaker #2
Je dis toute la vérité. Félicitations en tout cas pour cette étape. Merci beaucoup. C'est quelque chose de se lancer à son compte.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #2
Et c'est là aussi qu'on n'en a pas encore parlé aussi, mais quand tu as travaillé du coup chez Biologique Recherche, on parlait déjà un peu de facialisme.
- Speaker #1
Oui. C'est ça,
- Speaker #2
aujourd'hui tu te dis aussi facialiste. Oui, oui, complètement.
- Speaker #1
C'est vrai que ça, du coup j'ai beaucoup parlé de moi, mais pas de...
- Speaker #2
C'est très bien.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que Biologique Recherche, c'est une marque aussi qui est très, très axée visage. forcément, on travaille beaucoup le visage, on développe énormément le visage, on développe sa main pour le visage. Et voilà, c'est vrai que c'est une marque qui donne envie de travailler le visage. Donc ça, forcément, ça crée des carrières dans le facialisme. Donc le facialisme, c'est une branche de l'esthétisme où on se spécialise sur le visage. Voilà. Donc c'était pour moi une suite logique. Même si je faisais du soin corps, j'en fais toujours aujourd'hui. Clairement, je me suis...
- Speaker #0
complètement dirigée sur le son visage parce que aujourd'hui c'est ce que je préfère et c'est là où j'ai découvert un épanouissement et un talent oui on peut le dire ayant toutes les deux testé les mains d'Anneva voilà on peut le dire un gros talent quand
- Speaker #2
on se rend compte qu'on a un petit peu des deux mais très naturellement en fait je me suis dirigée là-dedans donc pour moi c'était évident aujourd'hui comme on l'a dit on est dans ta très très très belle cabine de soins Tu travailles du coup avec une clientèle parisienne, donc ça n'a pas beaucoup changé par rapport à ton ancien poste, mais est-ce que ça peut être difficile parce qu'on se dit souvent que la clientèle parisienne, elle est très exigeante, exactement, merci. Je pense que tu as aussi une... clientèle assez haut de gamme. Comment tu arrives à gérer ça ? Dis-nous tout.
- Speaker #1
Ça fait dix ans que j'ai cette clientèle-là, donc moi, ce n'est pas tellement nouveau. C'est juste une... En tout cas, par rapport au changement de mon poste de salarié à mon poste aujourd'hui indépendante, moi, ça ne m'a pas tellement changé. J'ai l'habitude de cette clientèle-là, donc c'est vrai que je connais leurs attentes, je sais ce qu'elles veulent je sais ce que... Je sais ce qu'elles ne veulent pas non plus. Donc, moi, je le vois très cool dans le sens où, pour moi, j'ai une grande capacité d'adaptation. Et aujourd'hui, je trouve que la clientèle haut de gamme, c'est mon avis, elle ne recherche pas forcément quelque chose de très guindé avec tous les codes du luxe. Pour moi, là, je reviens beaucoup là-dessus, qui est peut-être un petit peu à contre-courant avec ce qu'on entend dans le rapport au luxe. Mais pour moi, justement, c'est le retour à l'authenticité et effectivement de l'ultra-personnalisation. On ne cherche pas forcément à retrouver une marque ou une technique ou quelque chose comme ça. On veut ce qui va à nous, ce qui va s'adapter, que la personne s'adapte à nos attentes du jour, si on ne va pas forcément attendre la même chose d'un soin sur l'autre, et de l'ultra-authenticité. Quand je dis ça, c'est on veut que vous soyez vous-même. Ce n'est pas du tout un robot qui va répondre à certaines exigences. Moi, aujourd'hui, le luxe, je le perçois comme ça. Je suis très naturelle avec mes clients. Et honnêtement, ça matche très bien comme ça.
- Speaker #0
Voilà, je pense que tu as tout dit. Et moi, j'ai une question aussi sur le fait d'être passée de salariée pendant 10 ans à ton compte, dans une cabine. Quels ont été les plus gros changements positifs et négatifs ? Est-ce que tu peux nous en dire plus sur cette passation ?
- Speaker #1
Très, très bonne question. Parce que là, pour le coup, ils sont nombreux. Je ne veux pas être trop pompeuse sur les effets positifs. Vas-y. Non, non, des gros, gros changements. Pour le côté positif, la liberté. Mais ça, je pense que n'importe quel indépendant pourrait le dire. On a un métier qui... C'est un métier de passion. Donc forcément, quand on rentre dans ce métier-là... Peut-être qu'on ne s'en rend pas forcément compte au début parce que c'est un métier qui vend du rêve, c'est un métier qui est génial, la beauté, c'est le bien-être. Moi, souvent, j'ai mes clients qui me disent « mais Aléva, tu as tellement de chance de faire ce métier parce que c'est un univers où on est entouré de gens qui veulent du bien, où on est entouré de positifs » . Et c'est vrai que ça, c'est hyper agréable. Mais c'est vrai que quand on rentre dans ce métier, on se rend compte aussi qu'il y a plein d'à-côtés qui peuvent être négatifs, les horaires. en général on bosse quand les gens ne bossent pas donc voilà, il y a des contraintes qui sont non négligeables dans le métier de l'esthétisme de manière générale mais dans le métier du soin particulièrement c'est des métiers qui sont très chronophages c'est des métiers qui demandent énormément d'investissement, énormément d'énergie il faut réussir, alors ça c'est pas forcément inné, moi je trouve qu'on le développe aussi mais de réussir à énormément donner aux gens de savoir être réceptif sans que ça nous impacte Parce que ça, c'est très, très important. Il ne faut pas devenir un robot. Donc, les gens qui se bloquent totalement, les gens le sentent aussi puisqu'il n'y a pas l'intention. En revanche, il faut aussi savoir se préserver parce qu'on pompe énormément. Je ne dirais pas qu'on est des psys, mais on a une partie quand même où c'est un petit confessionnel ici. C'est une petite bulle dans laquelle les gens se sentent bien. Et en général, on est chouchouté, on est en confiance. Et c'est vrai que c'est très important de pouvoir donner, recevoir tout en se préservant. Donc ça, on apprend à le faire aussi, mais ça peut... C'est un désavantage, mais ça peut faire partie des inconvénients, parce que ça prend énormément d'énergie. Après, il y a toute la partie gestion, qu'il n'y avait pas du tout quand on est salarié. C'est un stress énorme, on ne va pas se mentir. Là, je vous dis toute la vérité. Non, mais c'est le bon à savoir. C'est hyper important, parce que ça fait rêver de se lancer à son compte, évidemment, de ne pas avoir de patron, de ne pas avoir de collègues.
- Speaker #2
Ça m'a élevée de ne pas avoir de collègues !
- Speaker #1
Non, moi j'ai gardé plein de contacts et des amis qui me sont très chers aujourd'hui, donc il n'y a pas que du négatif, mais quand on travaille en communauté, on est obligé d'avoir une certaine conduite, on ne peut pas non plus faire tout ce qu'on veut, dire tout ce qu'on veut, on a des obligations. C'est vrai que la liberté qu'on a en étant indépendant, c'est un des plus gros points positifs. de pouvoir gérer ses horaires.
- Speaker #2
Un peu comme quand on a une vie de famille à côté, importante. Complètement.
- Speaker #1
Moi, pour les gens qui ont des enfants, parce que j'en ai deux aujourd'hui.
- Speaker #2
Félicitations.
- Speaker #1
Merci. Deux petits, donc c'est vrai que cette liberté-là, c'est aussi pour ça que je me suis lancée à mon compte. C'est un des... Des gros points qui ont fait que j'ai voulu me mettre à mon compte, c'est aussi de pouvoir gérer mes horaires, de pouvoir être flexible. Ça ne veut pas dire qu'on est plus disponible, parce que mine de rien, quand on est à son compte, on pense qu'on peut moins travailler. C'est faux. En réalité, on travaille beaucoup plus. C'est juste qu'on travaille différemment. Et c'est vrai que de pouvoir gérer ses horaires, c'est un cadeau et c'est un luxe, surtout quand on est maman, enfin parent, pas que maman, mais quand on est parent. Aujourd'hui, dans la société dans laquelle on vit, on ne va pas revenir sur la politique, sinon on peut rester trois heures. Mais c'est clairement un vrai luxe. Et je mesure la chance que j'ai. Mais on bosse beaucoup plus, à tout niveau. Quand je ne suis pas en cabine, je fais des commandes, je fais de la compta. Même si ce n'est pas nous qui la faisons, on doit avoir le nez dessus. En fait, on doit avoir le nez sur la société de manière générale. Et on a une charge mentale qui est énorme. C'est-à-dire que si on ne travaille pas, on n'a pas d'argent. Comment poser ses vacances ? Toute cette charge mentale-là, c'est celle qu'on n'a pas lorsqu'on est salarié. Et c'est vrai que ça, c'est une grosse différence, mais que j'adore personnellement.
- Speaker #2
On découvre l'URSSAF. C'est sympa,
- Speaker #1
l'impôt sur les sociétés.
- Speaker #2
Je ne sais pas le dire.
- Speaker #1
Voilà, on en a plein, nos meilleurs amis.
- Speaker #2
Mais on grandit aussi, j'ai l'impression. Oui, c'est ça. par rapport à la création de société, tu apprends énormément.
- Speaker #1
Je pense que je n'ai jamais autant, pas découvert sur moi, mais découvert de skills, de compétences, je la joue en langue, je suis bélangue, de compétences depuis un an. C'est un truc de fou, ça fait sortir de sa zone de confort, mais c'est génial. Je savais que j'avais le tempérament et l'état d'esprit pour être entrepreneur, ça je savais que je l'avais. mais on n'est pas on a beau se préparer au maximum tu peux pas savoir c'est un peu comme devenir parent quoi t'auras beau lire 36 livres rien ne te prépare à ce que ça va être et t'apprends sur le tas donc je trouve ça génial mais c'est beaucoup de stress et des enjeux mais je pense qu'on sait très vite si on est fait pour ça ou pas mais il faut après moi mon projet sincèrement je le prépare depuis facilement 4 ans Voilà. Même, je pense, un peu plus que ça.
- Speaker #0
Ça te laisse prendre du recul.
- Speaker #1
Oui, je l'ai vraiment. Après, on s'inspire des gens, on s'inspire positivement comme négativement, mais on écoute, on s'inspire effectivement de son entourage, des gens qui ont eu des expériences, des gens qui... Mais oui, on apprend, et c'est vrai que ça, c'est hyper challengeant, et c'est vrai que moi, j'adore, j'adore.
- Speaker #0
Très bien. Eh bien, je pense qu'on peut clôturer le podcast là-dessus. C'est un podcast un peu plus long que d'habitude. Je suis désolée. Non, mais pas du tout. Je savais que je parlerais trop. N'en excuse pas. Les gens que je connais. Tout était très, très intéressant. On espère que vous en avez appris autant que nous, d'avoir pris aussi toutes ces leçons sur la passion, toutes ces leçons aussi sur le fait de s'écouter, qu'en fait, il y a plein de chemins dans la vie. Et là, peut-être que l'entreprise, ça fait partie aussi... d'un nouveau chemin, mais qu'il peut y en avoir d'autres aussi dans 10 ans. Ah mais peut-être,
- Speaker #2
peut-être.
- Speaker #0
Donc, merci beaucoup pour ton temps. Merci pour tout.
- Speaker #2
Merci beaucoup, Anne-Eva. Et bravo encore pour ton installation, du coup, dans ta cabine de soins parisiens. Merci, c'est adorable. Bravo et merci mille fois pour tout ce que tu as dit. Vraiment, c'était très inspirant.
- Speaker #1
Merci beaucoup, en tout cas, à vous. Vraiment, je suis ravie.
- Speaker #0
Est-ce que tu veux faire un peu ta promotion avant de partir ? Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Peut-être sur Instagram ? Et oui, mon petit Insta qui a 4 jours. Oui, c'est le soin Bayaneva. Vous pouvez me retrouver sur Instagram et sur Planity. Et si vous avez du mal à trouver, tapez mon prénom. Il est tellement rare que on me trouve directement sur Google. Exactement. Donc, le prénom sera dans le titre du podcast. Voilà. Merci à tous. N'hésitez pas à nous suivre aussi au micro d'Eaudrée. sur Instagram, sur les plateformes.
- Speaker #2
Elles sont super, les Audrey.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Et à très vite. Au revoir.
- Speaker #1
Au revoir.