- Speaker #0
Au bout d'une heure et demie, il m'a dit, vous avez de l'or entre les mains et on va se tutoyer parce que l'histoire n'est pas finie. Parce que c'est ça l'extase d'entrepreneur, c'est pas de découvrir quelque chose qui existe. Tu vois, je pense que BlaBlaCar, c'est le plus grand psy de France en fait, et c'est même d'un temps le plus grand psy du monde.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous, on est ici au Stade de France où 80 000 personnes vont se réunir pour le concert de The Weeknd. Quel lieu emblématique pour... symboliser le rassemblement, le partage et la rencontre. Et on en a profité pour poser une question aux entrepreneurs et entrepreneurs de la French Tech. Comment avez-vous rencontré ceux et celles qui ont forgé votre destin ? Dans quelles conditions ? Pour ce premier épisode d'Aux Premières Loges, on va accueillir un des pionniers de la French Tech. Il a fondé plusieurs entreprises, dont une emblématique, présente dans plus de 40... pays des plus populaires de France. On accueille Frédéric Mazella, cofondateur de Blablacar et de Zift. On se retrouve ici dans les loges du Stade de France avec Frédéric Mazella, cofondateur de Blablacar. Quelle rencontre dans des événements, dans des lieux iconiques, même comme celui-ci, tu as le plus marqué ces dernières années ?
- Speaker #0
Je crois que c'est ma rencontre avec Taïkris.
- Speaker #1
Le fondateur de la start-up OnOff.
- Speaker #0
Oui, mais avant ça, il a eu une autre vie aussi.
- Speaker #1
Oui, qui était ancien champion de roller.
- Speaker #0
Champion du monde de roller. Je connais même ses statistiques, mais c'est... Incroyable la carrière qu'il a fait, évidemment, puisqu'il a fait 119 compétitions internationales et il est monté 113 fois sur le podium. Ça te donne une idée du niveau qu'il avait. C'est lui qui avait sauté de la Tour Eiffel, qui a sauté devant le Sacré-Cœur. Il a fait des trucs complètement fous. Moi, je l'avais vu comme n'importe quel spectateur quand il faisait ces exploits-là, en me disant « mais il y a des gens qui font ça, c'est… » Ils sont fous. Oui, je me disais « ils sont fous » . Et en fait, en le rencontrant, non, il n'est pas fou. Il est très justement mesuré et précautionneux dans ce qu'il fait. Et maintenant, il est devenu entrepreneur, entrepreneur à succès. Start-up, donc,
- Speaker #1
on-off qui permet d'avoir en gros deux téléphones sur un même téléphone, deux cartes SIM sur un même téléphone qui te permettent de switcher très facilement.
- Speaker #0
Oui, exactement. Et donc, c'est des services téléphoniques au sens très large. On-off, c'est une belle société qui se développe très bien, qui fournit ce service très utile. Et en parlant de ça, j'ai découvert en discutant avec Taïg. à quel point c'est un product guy. C'est quelqu'un qui aime le produit profondément, qui le pense, qui le respire, qui le vit, qui fait lui-même les designs de toutes ses applications, qui est un geek aussi beaucoup. C'est-à-dire qu'il est tout le temps sur toutes les nouvelles technologies, il essaye tout ce qui existe, tous les trucs nouveaux. Et avant, parallèle de ça, c'est quelqu'un d'extrêmement gentil, généreux, ouvert.
- Speaker #1
Tu l'as rencontré où, taïkris ?
- Speaker #0
Je l'avais rencontré dans une conférence justement d'entrepreneuriat. Je crois que c'était une conférence de la BPI. Ça devait être le BIG.
- Speaker #1
OK. Ah oui, le BIG, OK. C'était il y a quelques années déjà.
- Speaker #0
Il y a quelques années, oui.
- Speaker #1
Quelle personne était connue que tu as rencontrée qui t'a le plus impressionné ou tu t'es dit « Waouh, là vraiment, c'est assez incroyable de le voir » et qui t'a aussi le plus marqué ?
- Speaker #0
Oui, Thomas Pesquet.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Thomas Pesquet, j'ai eu la chance de le rencontrer il y a pas mal d'années maintenant. Et en fait, malgré les exploits et ce qu'il fait, il reste d'un naturel et d'une simplicité incroyable. C'était où Thomas Pissier ? C'était initialement aux Etats-Unis, avec le programme de la French American Foundation. On avait un programme pour aller visiter pas mal d'entreprises sur place à San Francisco. Et donc oui, je me suis rendu compte qu'au-delà des exploits qu'il faisait, il était comme toi et moi. Il est très accessible, très simple. il fait des choses exceptionnelles. Et moi, j'adore les gens qui font des choses exceptionnelles, mais qui sont des gens normaux, c'est-à-dire des gens, quelque part, posés, et qui ne font pas des choses incroyables parce qu'ils sont fous, mais qui font des choses incroyables justement parce qu'ils sont réfléchis.
- Speaker #1
Et donc, si tu pouvais dîner avec une personnalité vivante ou décédée à un dîner, laquelle ce serait ? Einstein. Einstein, ok.
- Speaker #0
Plus j'ai avancé dans le domaine de la physique, plus je suis tombé sur la moitié des classes qui... parlait d'Einstein, de ce qu'il avait trouvé, des trois papiers qu'il a publiés en 1905, quand il avait 26 ans, et qu'un siècle plus tard, on est encore à décortiquer ce qu'il a écrit. En tout cas, moi. Et je me disais, mais c'est complètement fou, la modélisation de son esprit, comment il a réussi à transformer la science. Il a touché la lumière, l'énergie, la masse, le temps. On se demande s'il a laissé quelque chose aux autres physiciens. Et d'ailleurs, c'est un petit peu grâce à Einstein que je n'ai pas continué en physique.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Parce que je me suis dit, je vais aller être utile ailleurs.
- Speaker #1
Tu ne pourrais jamais atteindre le niveau d'A.G. Einstein.
- Speaker #0
Je ne vais pas arriver au... Je vais ajouter un gravier à la montagne d'Einstein, et puis c'est tout. Donc, je vais aller trouver une autre utilité sociétale, je vais faire autre chose. Et en plus, en parallèle de cela, alors je suis très intrigué, parce que tu sais, j'adore les citations. Mais il y a beaucoup de citations.
- Speaker #1
Tu as d'ailleurs une cérémonie de citations que tu organises. C'était la première année il y a quelques semaines.
- Speaker #0
Oui, j'ai créé justement le premier prix des citations il y a quelques semaines parce que ça n'existait pas et que j'ai ressenti, si tu veux, l'extase de l'entrepreneur qui découvre quelque chose qui n'existe pas. Parce que c'est ça l'extase de l'entrepreneur. Ce n'est pas de découvrir quelque chose qui existe. C'est-à-dire, découvrir par exemple une pépite d'or ou quoi, ça ne me fait pas du tout mettre en extase. Par contre, découvrir quelque chose qui n'existe pas, là, oui, je me dis, il y a quelque chose qui n'existe pas, je vais pouvoir le faire.
- Speaker #1
Est-ce que, Frédéric, la notoriété change la nature des rencontres que tu as aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je pense que ça dépend. Il y a différentes prises de contact. Il y a des personnes qui, effectivement, veulent prendre contact ou se rapprocher de nous pour une histoire de notoriété, même si ma notoriété est vraiment petite.
- Speaker #1
Dans l'écosystème French Tech, tu es quand même assez... Là,
- Speaker #0
toutes les semaines, il y a des gens qui jouent sur le terrain, qui ont une notoriété qui n'a rien à voir avec la mienne. mais autrement moi la manière avec laquelle je l'aborde c'est vraiment de voir si on a des choses à se raconter si on a des choses à faire ensemble donc il y a vraiment plusieurs types il y a des gens qui sont juste contents de nous rencontrer parce que généralement soit ils ont utilisé Blablacar soit voilà autre chose j'ai souvent des témoignages d'utilisation de Blablacar qui sont très touchants.
- Speaker #1
Toi tu es dans des cercles d'entrepreneurs est-ce que tu peux en citer quelques uns ?
- Speaker #0
Oui il y a France Digital évidemment qui est l'association que je préside qui rassemble 2000 startups et 200 investisseurs. Il y a le Galion Project, pour quelques centaines d'entrepreneurs, ça doit être 300-400, qui se regroupe dans des lieux, dans des cadres qui sont propices au dialogue et dans des situations, des contextes qui font qu'on arrive à facilement parler et des situations qui sont créées aussi exprès pour faire formuler à chaque entrepreneur les problématiques qu'il rencontre aux autres pour avoir justement du feedback, du retour.
- Speaker #1
Alors comment s'est faite ta rencontre avec les deux autres cofondateurs de Blabacar qui sont Francis Napaise et Nicolas Brusson ?
- Speaker #0
Oui alors ça c'est une grande rencontre, deux grandes rencontres.
- Speaker #1
Avec Francis peut-être ?
- Speaker #0
Avec Francis c'est incroyable, Francis je l'ai rencontré chez mon voisin. C'était où ? Un peu par hasard, c'était à Paris, 18ème. Et donc mon voisin organisait des fois des dîners, en fonction que moi, alors ça peut être des dîners parfois sophistiqués, parfois juste pizza. Et un soir, comme ça, je rencontre Francis, mais en deux fois. C'est-à-dire qu'on avait des idées. C'était déjà, je travaillais, enfin, j'ai discuté beaucoup avec mon voisin parce qu'il était très en mode start-up lui aussi. Il travaillait chez Mythique à l'époque, il était au tout début de Mythique. Et il cherchait à créer une autre société. Et à ce moment-là, il réunissait des gens qui avaient envie comme ça de créer quelque chose. Et donc, c'est comme ça que j'ai rencontré Francis parce qu'un soir, on est venus, on a discuté d'une idée. Et puis, la semaine d'après... On revient et puis le produit était déjà codé.
- Speaker #1
Maintenant,
- Speaker #0
avec le vibe coding, ça paraît faisable d'avoir une idée et de coder en moins d'une semaine une plateforme. À l'époque, c'était quand même une plouesse. Et à ce moment-là, je demande à mon voisin, je dis, mais qu'est-ce qui s'est passé entre la semaine dernière et cette semaine ? Parce que là, on a parlé du produit il y a une semaine et là, il existe déjà. Il me dit, c'est Francis qui avait un peu de temps ce week-end. Et donc, j'avais vu ce qu'il avait fait. Donc, je voyais que c'était quand même compliqué, que ça demandait beaucoup de connaissances, de temps. Et lui, il y avait... J'avais l'impression qu'il l'avait fait en une respiration.
- Speaker #1
Comment tu sais que c'est le bon cofondateur ou que c'est les beaux cofondateurs ?
- Speaker #0
Déjà, tu sens la motivation, la même motivation à construire le projet. C'est comme quand on recrute quelqu'un pour rejoindre un projet. Tu vois s'il y a des étoiles dans les yeux. Tu vois si c'est quelqu'un qui a envie comme toi que ce projet-là existe. Ce n'est pas la même chose que de recruter pour une société établie. Quand tu es au démarrage... Il n'y a pas grand-chose. Donc, les gens qui vont rejoindre un projet comme ça au tout début ne sont pas en recherche d'une situation, ne sont pas en recherche de conditions de travail spécifiques, ne sont pas en recherche, je ne sais pas, d'avantages ou quoi.
- Speaker #1
Ils veulent créer, ils veulent entendre.
- Speaker #0
Voilà, ils ont juste envie de créer quelque chose. Et à ce moment-là, quand tu rencontres quelqu'un qui a la même envie que toi, de créer ce machin-là, qui a des étoiles dans les yeux aussi, tu te dis, ouais, on va le faire ensemble. Et ça, ça soude. Parce que, quelque part, on va vivre toutes les épreuves qui sont sur la route, ensemble, pour arriver à faire en sorte que cette chose existe.
- Speaker #1
Et avec Nicolas Brusson, comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Alors, Nicolas, c'est différent. On s'est rencontrés, nous, à l'INSEAD. OK.
- Speaker #1
À l'école. MBA, t'as fait un MBA à l'INSEAD ? Ouais,
- Speaker #0
j'ai fait un MBA à l'INSEAD. Et Nicolas, lui, il était dans la promo du dessus. Et je devais, moi, présenter justement pour la compétition de fin d'année un projet entrepreneurial, puisqu'il y avait une compétition qui s'appelait la Business Venture Competition. Et je présentais donc Blablacar, qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque, on s'appelait Comuto, enfin bon bref. Le projet était déjà lancé sous le nom Co-Voturage.fr en France. Et en fait, j'avais besoin, pour pouvoir présenter, d'être avec des gens de la promo du dessus, c'est des promos qui sont décalées de six mois. parce que la Business Mental Competition, ça ne se fait qu'en fin d'année. Et donc, c'est un ami commun, Julien Laflouge, qui nous avait présenté.
- Speaker #1
Encore un ami commun ?
- Speaker #0
Oui, qui nous a dit, vous allez bien vous entendre, Fred et Nico, parce que Fred, il a une idée. Nico, tu sais, Scaler est un projet. Et donc, à ce moment-là, Scaler, d'ailleurs, on dit échelé depuis que... Ah oui, d'accord. Scaler, en fait, c'est un mot. anglais, qui n'existe pas en français et j'ai décidé qu'on allait dire échelé maintenant, oui parce que sinon c'est les québécois qui vont inventer le mot échelé autant le faire nous avant, et donc c'est comme ça qu'on s'est rencontré avec Nicolas je dirais qu'il faut garder les yeux ouverts quand on fait un projet, il faut aller être capable de collaborer avec beaucoup de gens qu'on va pouvoir croiser et identifier quand est-ce qu'il y a un match et c'est un match surtout alors je parle de match alors qu'on est au Stade de France mais c'est un match Merci. ou une correspondance, si tu veux, pour parler tout français, qui fait qu'on est complémentaires. Ce n'est pas un match où on va se dire, ah tiens, cette personne, elle est comme moi. Non, c'est un match où on se dit, tiens, cette personne est très différente de moi, mais par contre, elle est motivée par la même chose. Et donc, ensemble, on va couvrir un spectre plus large pour pouvoir faire un projet qui vous dépasse. Donc, en fait, si je regarde sur les 4-5 premières personnes avec qui je me suis associé, c'est vraiment des gens que j'ai rencontrés pendant mes études. Pendant mon travail, j'avais un travail avant Blablacar, ou à un dîner chez des voisins, mais en gardant toujours les yeux ouverts sur quelqu'un qui pourrait correspondre au projet.
- Speaker #1
Et est-ce que dans des lieux comme ça, le Stade de France, ou d'autres hors du bureau, est-ce qu'il y a des rencontres qui vont...
- Speaker #0
C'est sûr ! C'est quoi, c'est 80 000 personnes le Stade de France ? C'est évident que sur 80 000 personnes, il y a des matchs. Bah oui, c'est sûr. Par contre, on n'a pas forcément le temps de discuter avec tout le monde.
- Speaker #1
C'est quoi pour toi une bonne rencontre ?
- Speaker #0
C'est une rencontre durant laquelle on sent qu'on a quelque chose à... Alors, spécifiquement, peut-être dans le domaine entrepreneurial, mais qu'on a quelque chose à construire ensemble.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, on a une histoire commune et quand on quitte la personne, on se dit que ce n'est pas fini. Alors, il y a une très grande rencontre aussi qui a beaucoup changé la Blackar et qui a changé mon aventure aussi, c'est celle avec Jean-David Chandorédon. Oui,
- Speaker #1
le président de l'Isaïe, le fonds Isaïe. Exactement,
- Speaker #0
qui nous a fait confiance, qui a été le premier investisseur, a vraiment dû faire confiance. Tu l'as rencontré où ? Je l'ai rencontré quand il fermait Troisy et qu'il montait justement Isaïe. Je me souviens qu'au tout début, il m'a dit, « Bon, voilà, votre temps est précieux, le mien aussi. Donc, si d'ici quelques minutes… » Enfin, il m'a donné, je crois, une demi-heure, mais il m'a dit, « Une demi-heure, si je vois que votre projet ne correspond pas à ce que je recherche, je vous le dirai. Vous pourrez partir faire votre projet. » Et puis moi, le mien, ça ne voudra pas dire que votre projet ne marchera pas, mais on ne perdra pas notre temps.
- Speaker #1
Et c'était où ?
- Speaker #0
C'était dans des bureaux dans le 8ème, je ne sais plus trop où c'était, dans le 8ème à Paris. Et puis finalement, on a discuté une heure et demie, parce que moi je ne lâchais pas, j'avais tellement de passion. Et lui, il avait beaucoup de questions extrêmement précises et intéressantes, qui ont fait qu'on a discuté pendant une heure et demie sans s'arrêter. Et au bout d'une heure et demie, il m'a dit, vous avez de l'or entre les mains ? Et on va se tutoyer parce que l'histoire n'est pas finie.
- Speaker #1
Excellent. Et il a investi.
- Speaker #0
Et il a investi juste derrière. Et là, en fait, évidemment, ça a transformé Blabla Car, ça a transformé le projet. Mais c'est également une rencontre et je pense justement une connexion qui s'est faite où lui s'est dit, bon, ce gars-là, il va vraiment faire ce qu'il est en train de dire qu'il va faire. Il a un produit qui marche. Il a la volonté et tout le potentiel pour le faire. Et moi, je me suis dit... enfin quelqu'un qui travaille dans la finance et qui comprend que derrière mon projet il y a effectivement une croissance incroyable si on arrive à financer le projet
- Speaker #1
Est-ce que The Weeknd, ça te parle ou pas ?
- Speaker #0
Alors, je connais les chansons. Moi, je vais être plus, tu vois, Sting, Coldplay. Bon, après, plein d'autres groupes, évidemment.
- Speaker #1
Blabla Car, au fond, c'est aussi une histoire de rencontre entre inconnus. C'est aussi ça. Toi, tu as compris dès le départ ce lien social qu'il pouvait avoir Blabla Car.
- Speaker #0
Oui, alors déjà, il y a les trois avantages du co-vaturage, qui sont évidemment, on peut faire des économies. On économise aussi des émissions de CO2, c'est-à-dire qu'on divise des émissions de CO2 par le nombre de passagers, et puis on rencontre des gens. Et ça, c'est vraiment toujours les trois avantages qui sont mis en avant par les gens qui font du co-vaturage, par tout le monde, parce que surtout, ce dont on se souvient justement, c'est le trajet, c'est avec qui on a fait le trajet. On peut ne plus se souvenir exactement de quel trajet exactement on a fait, par contre, on se souvient des gens qu'on a rencontrés. Et d'ailleurs, on a plein, plein, plein d'anecdotes sur ça, évidemment, d'histoires, de personnes qui se rencontrent, qui s'en souviennent, et même, on a des statistiques qui montrent. C'est plus de 50% des gens qui disent que le co-vaturage les a rendus plus ouverts aux autres, qu'ils ont rencontré des personnes hors de leur cercle, qu'ils n'auraient jamais rencontré autrement. Et on a même 21% des gens qui nous disent qu'ils ont dit en co-vaturage des choses qu'ils n'ont jamais dites à personne d'autre.
- Speaker #1
Et c'est ça, en fait, dans des lieux comme ça, intermédiaires, où on n'est pas chez soi, on n'est pas au bureau, on est avec des inconnus, etc. Et en fait, tu racontes des choses que tu ne dirais pas d'habitude.
- Speaker #0
Exactement, on profite de l'occasion d'avoir quelqu'un. à côté de soi pour lui parler de certains problèmes dont on ne peut pas nécessairement parler avec les gens les plus proches de nous parce que ça va avoir des implications ou déclencher des ressentis différents. Là, on a quelqu'un d'extérieur avec qui on va pouvoir parler du problème. C'est un peu comme un psy. Je pense que Love Like Art, c'est le plus grand psy de France en fait. C'est même maintenant le plus grand psy du monde.