Speaker #0Selon les sciences phéniques, il y a quatre types de discours qu'on peut tenir avec quelqu'un. Et il peut être intéressant de comprendre comment on mène ce type de discours pour savoir déjà s'auto-analyser et voir avec quel type de personne je me relationne de telle et telle façon. Et pouvoir un petit peu équilibrer ça, harmoniser tout ça. pour avoir plus d'harmonie et être plus heureux pour moi, pour les autres. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et spiritualité. Je suis Rita Osterbeek, enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Cette semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vise à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Donc le premier type de discours, c'est JALP. « J'aime » c'est ce type de discours ou ce type de dialogue entre deux personnes où je cherche à avoir raison à tout prix. C'est un petit peu le discours qu'on voit beaucoup chez les politiciens. Peu importe ce que l'autre dit, j'écoute qu'à moitié, j'écoute juste pour pouvoir réfuter ce qu'il est en train de dire. J'écoute juste pour avoir mon argumentaire contre ce que celui-là est en train de dire. Très utile donc en politique, mais... Mais c'est des discours qu'on peut retrouver aussi dans nos relations amicales, dans nos relations de travail. Donc ça, c'est important d'observer. Quand vous êtes en train de discuter, est-ce que vous êtes à l'écoute de ce que l'autre personne dit ? Ou est-ce que vous cherchez juste à avoir raison ? Et l'étape suivante, c'est si je cherche à avoir raison à tout prix, pourquoi ? Quand je suis en train de discuter avec quelqu'un d'autre, est-ce qu'il m'écoute ? Ou est-ce qu'il cherche juste ? à me faire voir que ce que je pense n'est pas correct. Si c'est ça, qu'est-ce que j'ai à gagner de cette discussion-là ? Donc ça, c'est un premier type de discours, un premier type de dialogue. Un deuxième type de dialogue, c'est vivade. Vivade, c'est quand... Je viens voir la personne, je viens dialoguer avec quelqu'un, mais j'ai déjà une idée en tête de ce que je veux de cette personne. Donc, par exemple, j'ai décidé que, je ne sais pas, cette personne, il faut qu'elle se rende à une telle réunion, tel jour. Donc, je vais la contacter. Donc, ça, c'est quelque chose qui n'implique pas trop de relations émotionnelles. Ça va peut-être être mon parrain, mais je vais voir quelqu'un avec une idée en tête. Je veux que cette personne participe à la réunion, donc je vais lui dire ça. Ça, c'est des communications qui sont très efficaces dans une relation de travail. Mais on va retrouver ce type de communication, ce type de dialogue, dans nos relations amicales aussi. Et du coup, je vais voir une copine, un copain. Bonjour, comment ça va ? Ça va ? Juste petite question, est-ce que tu peux... je sais pas, est-ce que tu peux me donner le contact d'un dentel ? Alors si c'est quelqu'un avec qui on discute tous les jours etc. ça passe bien si c'est quelqu'un qu'on voit un petit peu moins souvent qu'on n'a pas discuté par exemple dans les derniers deux mois et que d'un coup la personne elle m'appelle parce qu'elle veut un contact dentel ou est-ce qu'elle veut un lien qu'on a parlé il y a trois ans et qu'elle s'intéresse pas forcément à ce qu'on fait etc. on peut le prendre un peu mal c'est un peu maladroit Ça, c'est ce type de communication qui peut ne pas être adaptée à la situation. Du coup, si la personne, si j'ai quelqu'un, si j'ai une copine, un copain qui vient me voir et qui dit, même si je ne l'ai pas vu pendant des mois ou des années, il dit « tiens, est-ce que tu pourrais me donner l'adresse d'un tel ? » Moi, j'ai le choix de le faire ou de ne pas le faire. Mais si c'est quelqu'un à qui je tiens, que j'aime... et que je sais qu'il est en train, ou je présume qu'il est en train de passer une difficulté dans la vie, et que sa façon de communiquer est un petit peu maladroite, mais ça va, elle n'est pas en train de me demander quelque chose de très compliqué, je peux lui donner quand même, je peux lui donner cette information. Ou je peux choisir aussi de rentrer un petit peu plus dans sa bulle et dire, oui ça va, comment tu vas ? Ou encore, la troisième option, c'est de ne pas répondre à la personne. Mais si je ne réponds pas à la personne, je ne résouds pas le problème. La première option, c'est entre les deux. Donc je ne cherche pas à résoudre le problème, j'accepte la personne telle qu'elle est. L'option intermédiaire, c'est, oui bien sûr, je peux bien te donner le contact. Et toi, comment ça va ? Ça fait longtemps, etc. Et tu entames une discussion qui est plus judicieuse par rapport à la relation que vous menez avec cette personne-là. et qui peut permettre à la personne de se rendre compte de ce qu'elle est en train de faire. Parce que si elle a un type de communication qui n'est pas adapté, c'est forcément parce que la personne n'est pas très bien. Si c'est vous qui menez ce type de communication, c'est important de se rendre compte aussi. Des fois, on arrive à se rendre compte tout seul. Des fois, on se rend compte justement quand l'autre, quand on a une communication qui est à côté de la plaque. et que l'autre, notre ami, etc., il va nous dire, mais sinon ça va ? Ça fait longtemps ? Qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce qui se passe dans ta vie ? Moi, il y a ci, il y a ça. Et ça rétablit un équilibre. Donc dans les deux sens, comment on peut rétablir l'équilibre là-dedans. Donc les deux premiers types de dialogue, ils ne sont pas super justes selon l'encadrement, selon la situation où il se passe. Et là, j'ai essayé de vous donner quelques moyens. pour revenir justement à cet équilibre. Plutôt que de se dire, ah, c'est un con, je ne le vois pas pendant 4 ans, et après il vient pour me demander, je ne sais pas, des sous, encore pire. Il vient pour me demander je ne sais pas quoi. Et on peut mal le prendre. Mais avant de mal le prendre, essayez de voir qu'est-ce qui se passe pour cette personne, pourquoi elle agit comme ça. Ce n'est pas normal d'agir comme ça. Donc c'est quelque part que la personne doit être en souffrance. Et de comprendre que ça peut nous arriver à nous aussi. Ça équilibre la chose. Ensuite, le troisième type de dialogue, c'est VAD. VAD, c'est ce type de dialogue où il y a un vrai dialogue. Et dans ce vrai dialogue, il y a aussi une posture à tenir si on veut vraiment aider la personne. Donc, le VAD, c'est le dialogue où il y a deux personnes qui vont se rencontrer et elles sont contentes d'aller se rencontrer, elles ont envie de se rencontrer et chacune, elle a une idée en tête de ce qu'elle veut raconter à l'autre. Et elles sont d'accord pour se voir toutes les deux, mais peut-être que l'idée de base, ce qu'elles ont envie de partager, n'est pas forcément la même chose. Et ça, dans la vie, ça peut arriver tout le temps. Et donc il y a deux amis, par exemple, qui vont se rencontrer, et un va raconter ce qui se passe. Par exemple, un garçon qui va se livrer à son meilleur ami, qui va raconter ce qui se passe avec son épouse. Voilà, il se passe ci, il se passe ça, il est en difficulté, donc il a besoin avant tout d'être écouté. Et celui qui écoute, qui veut faire un vrai dialogue VAD, un vrai dialogue où on cherche vraiment à avoir une communication qui soit salutaire pour l'autre, quand j'écoute le discours de mon ami, moi je cherche juste à faire miroir. Je ne cherche pas à le raconter, oui, moi aussi, avec ma femme, je ne sais pas quoi, parce que l'autre, il n'est pas encore... dans ce stade, son mental n'est pas prêt pour ça. Il est dans la phase où il a besoin de livrer, il a besoin d'être écouté. Donc moi, j'écoute mon copain. Moi, j'écoute mon copain, il se livre. Et moi, je fais miroir. Pour faire miroir, je vais redire la même chose qu'il a dit avec d'autres mots. Ça, ça permet à son mental, à lui, de se réorganiser. Par exemple, il va dire, elle m'a dit qu'elle a des doutes sur notre relation. elle a besoin de prendre un peu de temps elle veut voyager, elle dit qu'elle elle a besoin de temps pour elle, qu'elle est tout le temps avec les enfants et du coup moi en tant que amie qui écoute je peux reformuler la même chose qu'il a dit avec d'autres mots par exemple oui je comprends du coup tu as peur qu'elle te quitte par exemple dire quelque chose que L'ami n'a pas eu le courage de mentionner, mais de mettre quelque chose que j'ai réussi à interpréter en tant qu'ami, de ce qu'il me disait, et valider si mon interprétation est correcte. Et là, ça va aider son mental à se réorganiser. Il va dire, oui, j'ai peur qu'elle me quitte. Ou il va dire, non, ce n'est pas tout à fait ça, c'est autre chose. Et ça, ce dialogue, il est vraiment constructif. Et c'est un dialogue qu'on a de moins en moins dans nos jours. Mais c'est un dialogue qui vraiment peut aider l'autre. Et dans ce type d'échange, il y a un moment d'échange pour chacun. Parce que les deux amis vont se rencontrer. Donc il y en a un qui a démarré. On a commencé par le ça va, etc. Et puis il a embarqué avec son histoire avec sa femme. On l'écoute, on fait miroir. À aucun moment on va dire moi aussi avec ma femme, etc. S'il ne me l'a pas demandé, je ne vais pas le dire. Mais il y a un moment où cette histoire de ma femme, etc., elle est clôturée. Et là, moi, j'ai ma place pour partager ce que j'étais venue partager. C'est à mon tour. Et ça se fait vraiment avec la place d'un et la place d'autre. Il faut clôturer les sujets d'un et après faire le sujet de l'autre. Parce que si on se piétine, en fait, si je commence à dire moi aussi, ma femme... elle m'a fait ci, ça je te comprends, parce qu'elle aussi elle m'a fait ça, donc j'ai vécu ça. En fait l'autre, il ne va pas avoir la sensation qu'il est écouté, il va avoir la sensation qu'il est coupé. Donc si ton opinion, ta vie, elle n'est pas demandée, tu ne la partages pas. Tu attends ton tour, ton tour il viendra. Et des fois, c'est comme ça, la personne elle est trop dans son malheur, trop dans son trou, et elle n'a pas la place pour te recevoir. Et ça, il y a des moments comme ça dans la vie aussi. Il y a des moments où on a besoin, vous avez probablement déjà vécu ça, des moments où vous avez plus besoin de vous livrer, de parler, de parler, pour parler. Et d'autres moments où vous êtes plus dans l'accueil. Quand il y a une relation un peu plus équilibrée, on arrive à faire l'aideux. Ça c'est VAD. Et après un autre type d'échange, de dialogue, et c'est un échange qui peut être très auspicieux mais qui peut aussi mal tourner, c'est SAMVAD. Sambhavada c'est quelque chose de très spécial qui se passe par exemple qui peut se passer dans une relation d'un père d'une mère à son fils je vais donner un exemple il y a quelque chose qui se passe une dispute par exemple dispute entre entre deux enfants etc la mère le père dit stop viens ici je vais te parler On se met au niveau de l'enfant, on lui dit ce qu'on lui a à dire. Par exemple, là tu vois, tu t'es disputé, on lui donne une leçon qui est importante. Tu étais blessé parce qu'on a essayé de t'enlever le jouet des mains. C'est légitime ce que tu ressens, mais ce n'est pas pour autant que tu dois répondre avec la violence. La prochaine fois, tu peux faire comme si. par exemple. Ça, cette information-là, l'enfant, donc il est venu, il a écouté, il n'a pas réagi, il n'a pas répondu, et après il repart jouer. Cette information que la mère ou le père ou la personne qui s'occupe de lui, par rapport à la place qu'elle occupe dans la vie de cet enfant, elle a ce rôle et cette capacité d'envoyer ce message directement dans l'inconscient. L'enfant, il a déjà oublié ce qui a été dit, mais ça c'est aller en fuite dans l'inconscient sous forme de règles. À partir de maintenant, cet enfant va fonctionner comme ça. Et donc, ça me va de ce fait très positif, comme ça peut mal tourner, si on met la mauvaise règle dans l'ordinateur. Et ça se passe pour les enfants, mais ça se passe aussi dans les espaces thérapeutiques. Par exemple, une fois, mon médecin ayurvédique, il a fait ça un peu avec moi. Il a dit maintenant, il a changé de ton de voix, il a changé la... Il a fait une pause, il a dit maintenant tu m'écoutes, ça c'est un mantra et il m'a dit quelque chose. Et ce quelque chose, il est rentré directement, moi je n'ai rien dit, je n'ai pas répondu. Et c'est rentré et c'est dans ma vie depuis trois ans, je pense que ça fait bien trois ans qu'il me l'a dit ça. Et ça c'est quelque chose qui me porte et qui m'aide beaucoup. Donc ça c'est des choses qu'on peut faire aussi dans les espaces thérapeutiques. Il ne faut pas se planter dans un mantra comme ça, une phrase comme ça. Quand la personne est fragile, il y a une porte qui s'ouvre. Ce n'est pas que la personne est fragile, la personne est dans un moment de souffrance et elle est face à quelqu'un en qui elle a charada, en qui elle a confiance. Et elle se dépose là. Cette personne chez qui je me dépose, elle va avoir une certaine capacité à faire ce qu'une mère peut faire avec un enfant jusqu'à ses 8 ans. donner cette information qui passe directement dans l'inconscient et qui va reprogrammer un petit peu tout ce qu'il y a là-dedans. Donc c'est des choses qu'on n'utilise pas. Consciemment, si on peut le faire consciemment, on le fait quand on est thérapeute, etc. Mais c'est des choses qu'on peut faire inconsciemment, avec nos enfants notamment. Donc, pourquoi partager ces quatre types de dialogues ? Parce que plus on en a conscience de comment ça se passe, plus on peut se rééquilibrer. Si on a un besoin de parler avec un copain, de se livrer à un copain, est-ce que c'est le moment ? Est-ce que cette personne est vraiment là pour m'écouter ? Sinon, je peux passer. Et aujourd'hui, malheureusement, c'est comme ça. Il y a beaucoup de nos amis, ils ne sont pas disponibles. Et donc, il y a beaucoup de personnes qui vont chercher un thérapeute, un psychologue pour parler. Et ça va faire le même effet parce que j'ai besoin de me déposer là. Ça ne va pas faire vraiment va-de-mais. Ce qu'un psychologue fait, de façon naturelle, un ami, il peut le faire. Parce que le psychologue, il va faire un miroir par rapport à ce que je suis en train de dire. Il ne va pas juger. Il va juste faire miroir, il va juste nous aider à voir la chose, à dire la même chose qu'on vient de raconter avec d'autres mots. Ça c'est quelque chose qu'un vrai ami peut faire. Aujourd'hui c'est un petit peu difficile dans le monde de nos jours parce que notre attention est très prise à droite, à gauche et on a peu de disponibilité mentale justement pour faire ça. Donc ce type de podcast, ce type d'image-là, elle peut vous permettre de comprendre justement comment on communique avec les autres et équilibrer tout ça. Merci pour votre écoute. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.