- Speaker #0
Bonjour à tous, vous écoutez Bamboula, le podcast qui va vous bouleverser. Si vous êtes en quête identitaire et souhaitez appréhender la vie différemment, sachez que vous êtes au bon endroit. Moi, c'est Joie, et ici, on parle d'histoire, d'éducation, d'entrepreneuriat, de santé et plein d'autres sujets encore. Aujourd'hui, j'accueille un invité que vous connaissez déjà, que vous avez déjà eu déjà sur deux épisodes. Donc en réalité, il n'est plus à présenter. Mais bon, je vais quand même l'introduire. Il s'agit de... Mabaya Lembo, qui est géographe, chercheur, traditionnaliste. Il est aussi cofondateur du magazine Renaissance. Qu'est-ce que je peux ajouter de plus ? Encore plein d'autres sujets. Bonjour Lembo.
- Speaker #1
Bonjour Mbote, Otokuni, Djambou, à tous et à toutes.
- Speaker #0
Il a dit en toutes les langues. Pour ceux qui n'avaient pas compris, c'était bonjour. Alors, aujourd'hui, le sujet du jour, il sera axé sur la spiritualité. Il faut savoir que Lembo, dans nos échanges un peu, disons, privés, il était dans le christianisme auparavant et depuis, il a changé de bord. Donc, il va nous raconter un peu le cheminement, comment il en est arrivé là, à ce changement et voilà quoi. Alors, peut-être avant de commencer... Un petit rapide clin d'œil sur le mot Bamboula. Est-ce que tu sais ce que ça veut dire ?
- Speaker #1
Alors, Bamboula. Bamboula, ça fait partie... Bon, ça fait partie. C'est plutôt une terminologie qui vient de chez moi, c'est-à-dire du Congo, par rapport à la langue, le Lingala. C'est-à-dire quand je dis Bamboula, le Mboula... Ça fait allusion à la pluie, en fait. Parce que lorsqu'on dit « il pleut » , on dit « mboula » et « zo bêta » . Et par exemple, si on dit « bamboula » et « bêlé » , c'est-à-dire qu'il pleut beaucoup. Donc, lorsque la sœur me dit « bamboula » , pour moi, ça me fait penser, en fait, à ma langue, qui est le lingala, ouais.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Tu l'avais déjà expliqué, mais c'est bien de faire un petit rappel. C'est effectivement ça. C'est Mboula, c'est la pluie. Le bas, en réalité, c'est les pluies. C'est le pluriel de la pluie. Et du coup, est-ce que toi, comme on connaît un peu la dimension négrophobe de ce mot, est-ce que toi, on t'a déjà qualifié de la sorte ?
- Speaker #1
Bon, après, quand je suis arrivé en France, j'ai vraiment pas subi de... enfin Je n'ai vraiment pas subi tout ce qui est racisme, en fait. Vraiment pas. Donc, on ne m'a jamais, en fait, désigné par le mot bamboula. Non, jamais. Jusqu'à aujourd'hui, non, non, jamais. Après, je me dis que, bien sûr, le racisme existe en France. Même si, moi, personnellement, je ne l'ai pas vécu. Mais, bien sûr que si, le racisme existe bel et bien en France.
- Speaker #0
Oui. Bon, après... Pour ceux qui veulent comprendre un peu l'explication derrière le mot bamboula, mais il l'a dit, en tout cas, moi, mes recherches que j'ai pu faire auparavant, écoutez, je vous invite à écouter les précédents épisodes. Je l'explique à longueur de temps dans les différents épisodes. Donc, voilà. Donc, confère les derniers épisodes.
- Speaker #1
Exactement. Allez suivre et partager.
- Speaker #0
Ouais, merci. Alors, raconte-nous un peu ton cheminement spirituel. quelle était déjà ta religion ou ta croyance initiale ? Bon, moi j'ai dit le christianisme, mais peut-être tu peux préciser.
- Speaker #1
Bon, pour être un peu plus juste, je suis né dans une famille où il y a des catholiques, des protestants, mais aussi ceux qui sont dans la tradition de chez moi, parce que moi je suis du côté de ma mère, parce que moi j'ai grandi du côté de ma mère. Du côté de ma mère, ma mère est originaire de la région du sud du Bangui, au Congo. Et elle est Bomboma. Elle est Bomboma du clan Bosu Ndumbolo et Bosu Momengo. Le terme Bosu veut dire clan. Et dans ma famille, il y avait des personnes qui sont issues de la tradition Bomboma. qui continuent toujours dans cette tradition-là, et tu as d'autres qui sont syncrétistes, et tu as d'autres qui sont complètement catholiques. ou protestants. Donc moi, j'ai grandi dans cette famille-là, avec ces idéologies. Et quand j'étais petit, bon, je voyais un peu de tout, des gens protestants et catholiques. Et moi, en vrai, quand j'étais enfant, on m'a baptisé. Après, aller à l'église, moi, ça ne m'intéressait pas trop, en fait. Ça ne m'intéressait pas trop. Et moi, j'étais plutôt avec mon grand-père. J'étais plutôt avec mon grand-père parce que parfois ma mère me dit mais toi, je ne comprends pas, tu étais tout le temps avec ton grand-père. Et mon grand-père était dans la tradition, mais aussi un côté catholique qui était en lui, mais en grandissant, maintenant qu'il n'est plus de ce monde-là. J'ai compris en fait, j'ai des images de lui à l'époque auxquelles je voyais quand même pas mal de choses de la tradition. En fait, je pense que moi, j'ai vraiment baigné dans toutes ces idéologies-là et j'ai mieux compris le cheminement que j'ai fait plus tard parce que c'est la tradition de chez moi, du côté de ma mère, du peuple Bombo qui m'est venue en fait. Je ne suis jamais... aller dans l'ancestralité de chez moi, mais c'est venu en moi, en fait.
- Speaker #0
Ok, c'est venu à toi.
- Speaker #1
Exactement. Et parfois, moi, ça me fait rire, parfois lorsque je vois des gens sur le réseau, ils se disent que je cherche à m'éveiller, à m'éveiller spirituellement, ou à m'éveiller je ne sais pas comment. Mais en fait, moi, je dis toujours aux personnes que ça viendra. Si vos ancêtres veulent vous faire initier à quelque chose, c'est eux qui viendront vers toi. vers vous. Parce que ils sont de l'autre côté, ils savent déjà le bon moment lorsque tu seras mentalement prêt à recevoir certaines informations. Donc si aujourd'hui tu te dis que, je pense que pour certains c'est peut-être la mode de vouloir s'éveiller ou s'initier à je ne sais pas quoi, t'initier à quoi, c'est très très dangereux d'ailleurs.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Et je pense même d'ailleurs Avant d'être initié, avant qu'on t'initie, ce sont les ancêtres de ta famille qui donnent l'autorisation, mais aussi les divinités familiales qui donnent l'autorisation. C'est jamais toi, en tant qu'individu, tu vas aller te faire initier. Ce sont d'abord tes ancêtres, les ancêtres qui ont atteint le statut. Parce qu'en Afrique, tout le monde n'est pas ancêtre aussi. Il faut aussi le préciser parce que j'entends beaucoup dire que... Ah non, mais moi, dans 100 ans, dans 200 ans, dans 300 ans, on va m'invoquer pour réaliser je ne sais pas quoi. Je dis, mais frère, tout le monde n'est pas ancêtre en Afrique. Déjà, je pense qu'il faut que les gens le comprennent déjà, parce qu'être un ancêtre est un statut. Pour être un ancêtre, il y a des règles pour être un ancêtre. C'est-à-dire, je donne un exemple, par exemple, pour être un ancêtre, tu dois, par exemple, ne pas mourir d'une mort violente. par exemple, noyade. Tu t'es noyé, tu ne peux pas être un ancêtre parce que la noyade fait partie d'une mort violente. Pareil pour les accidents, par exemple, ça fait partie d'une mort violente. Donc, il y a pas mal de règles pour être un ancêtre, mais là, je n'en ai cité que un. Je pense que tu as appris aussi si on peut revenir à ça. Mais tout le monde n'est pas ancêtre. Et pour finir, avant de te faire initier, il faut les divinités familiales. mais aussi tes ancêtres qui ont atteint la lumière, qui ont atteint le statut d'ancêtre, qui donnent l'autorisation d'être initié, mais aussi à t'éveiller. Donc voilà un peu.
- Speaker #0
Oui, c'est assez précis. Je pense que beaucoup de gens ne sont pas courants de ce genre de choses. Du coup, ça invitera aussi les personnes à aller peut-être chercher davantage et peut-être, pourquoi pas, à poser des questions à un moment donné sur les réseaux s'ils en ont envie. Mais du coup, à quel moment ? Toi, du coup, tu as ressenti, je ne dis pas un appel, mais est-ce que tu te souviens du moment où tu t'es dit non, mais en fait, le christianisme, l'église, même si tu n'y allais peut-être pas avant, mais que tu ne veux plus en entendre parler et que tu vas abandonner ça ?
- Speaker #1
En tout cas, moi, je me suis décidé en tout cas de ne plus mettre mes pieds à l'église, en tout cas, c'est en 2015. Très précis,
- Speaker #0
pourquoi il y avait quoi en 2015 ?
- Speaker #1
En 2015, en France, il y a eu pas mal d'attentats en France quand même. Je crois que c'est la période des attentats au mois de janvier, ensuite au mois de novembre, je crois aussi.
- Speaker #0
Ah oui, je crois qu'il y avait les frères Kouachi. Voilà,
- Speaker #1
exactement, c'est cette époque-là. Et moi, déjà, 2 janvier 2015, déjà, ça ne me parlait plus l'Église, en fait. Ça ne me parlait plus, ça ne m'intéressait pas. Et je n'étais même pas dans cette phase là où je me... me poser des questions par rapport aux religions. Je me dis juste que ça ne m'intéresse plus. En vrai, de vrai, ça ne m'a jamais intéressé, même si j'ai été baptisé quand j'étais petit. Et même après, pour la confirmation, parce que quand tu es dans les structures catholiques, il y a le baptême, ensuite il y a une confirmation.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Moi, je n'ai fait que le baptême et on m'avait à un moment poussé à faire la confirmation. J'ai dit non, j'ai dit stop. Déjà, l'église, là, ça me saoule. Je ne vais pas aller faire des confirmations. Je ne sais pas confirmation à qui. tu vois. Et donc en 2015, je me suis dit stop l'église, j'irai plus. Et ce que je faisais, je suis en train de lire parce que moi, en étant petit, ma mère voulait que je sois magistrat. Et tout le monde m'appelle, dans ma famille jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs, je ne suis pas magistrat, tout le monde m'appelle toujours le magistrat de sa maman parce que ma mère voulait que je sois magistrat. Et en grandissant, j'aimais beaucoup lire aussi, j'aimais beaucoup lire. Et je posais énormément de questions à mon oncle et, bien évidemment, à mon grand-père. Et je reviens toujours, je reviens en 2015. En 2015, je n'allais plus à l'église, même si je n'y allais pas vraiment. Je me suis tourné à lire quelques ouvrages, quelques livres. Et quelques années après, je crois en 2017 peut-être, ou 2018, je voyais beaucoup des vidéos de Motunde sur YouTube. Je me disais, en fait, ça a l'air intéressant tout ce que raconte le doyen, mais je regarderai ça après. Peut-être que, peut-être pour le coup, je n'étais pas peut-être disposé à recevoir les informations en question. Je me disais toujours, je regarderai après. Et là, après, il est arrivé quelques temps, je crois en 2019, il me semble que je me suis dit, bon, là, je dois regarder ce que... Parce qu'en fait, c'était comme un mess... un appel dans le sens où, à chaque fois que je rentrais sur YouTube, c'était toujours les vidéos de Motunde que je voyais en premier. Même si je n'ai jamais regardé. C'était toujours les vidéos de Motunde que je voyais en premier. Et après quelques temps, je me suis décidé, je me suis dit, bon, il est peut-être temps de cliquer sur la vidéo et de voir, en fait, et d'écouter ce que le papa raconte. Et depuis là, tout est parti, en fait.
- Speaker #0
C'est les vidéos de Motunde qui t'ont un peu...
- Speaker #1
C'est les vidéos de Motunde, mais... Ensuite, j'ai compris que quand j'étais petit, parce que moi j'allais tout le temps chez mes grands-parents, et chez mes grands-parents, il y avait quasiment pas mal de gens de ma famille qui venaient chez mes grands-parents. Ils venaient du village, et donc ils arrivaient à Kinshasa, à la capitale du Congo, là où j'habitais avec mes grands-parents. Et du coup, quand je vois les personnes de ma famille qui arrivent, En fait, il y a une sorte de cérémonie, un rituel qui se fait. Mais quand j'étais petit, pour moi, c'est bon. C'est des trucs des vieux, je ne calculais pas. C'est bien après que j'ai compris. En fait, je me suis dit, en fait, j'étais baigné dans ça. En fait, depuis tout petit, je voyais, mais je ne comprenais pas les choses. Et même lorsque mon grand-père est décédé, pas mort, a fait sa transition, je me rappelle encore, il y avait des cérémonies qui se faisaient. un... En rentrant un peu plus dans l'histoire familiale et même dans l'histoire de mon peuple au sud du Bangui, chez les Bomboma, j'ai compris en fait qu'il y a certains rituels qui se font, ça montre en fait le grade de la personne au sein de la société Bomboma. Et ça, j'ai compris, j'ai dit mais en fait, mon grand-père, le truc catholique là, c'était juste un truc d'illusion. Parce que tout ce qu'il faisait là, et même après lorsqu'il est décédé. tous les rituels qui se faisaient après, ou même pendant les deuils, je me suis dit, mais en fait, il était quand même quelqu'un, il avait un statut au sein de la société. Et c'est là que j'ai compris un certain truc. Parfois, on dit bosser, bosser. J'ai compris toutes ces terminologies-là bien après. Je me suis dit, en fait, en fin de compte, je comprends très bien pourquoi je suis de retour dans l'ancestralité, en fait. Et je pense que parmi les... Parce que moi, dans ma famille, je suis le premier petit enfant de toute la famille. Et je suis le seul de la famille. à qui s'intéresse l'ancestralité vraiment. Parce que les autres, la nouvelle génération, ils ne s'intéressent pas trop. Mais je suis le seul. Et ma grand-mère, une fois, me disait « Mais toi, avec des histoires des cocos, cocos en ingles, là, c'est ancêtres. Mais toi, les histoires d'ancêtres, je ne sais pas qui t'a mis dans la tête ces histoires-là. Mais fais attention. » J'ai dit « C'est peut-être dans le sang. » Et ma grand-mère, je me rappelle, a dit à ma mère « Ton fils, là, je crois, Il est juste différent. Et depuis là, ils ont arrêté de me poser trop de questions.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, ton entourage, finalement, comment ils ont réagi à ta décision ?
- Speaker #1
Bon, une partie qui le voyait déjà, qui avait déjà capté certaines choses. Et une autre partie, qui me disait, mais toi, avec tes histoires-là des ancêtres, c'est des ancêtres, c'est des sorciers. Ils vont te mettre dans des trucs bizarres, des sorciers. Mais j'ai dit, mais... Et moi, je leur réponds, en fait... On a cette manie-là de vouloir juger quelque chose auquel on ne connaît pas. Et on a une mauvaise approche de nos cultures parce qu'on la voit avec des yeux de l'autre. Mais comment ça, les yeux de l'autre ? Je dis non. Je donne juste une définition. Je dis, pour toi, c'est quoi un ancêtre ? C'est quoi un coco ? Ah mais coco, ce sont des gens qui font des trucs bizarres. Ils mélangent des trucs bizarres pour faire du mal aux gens. Je dis, ben non. Le pouvoir en question, le pouvoir n'est pas mauvais. Ça dépend de la personne et du cœur de la personne. Comment ce pouvoir-là sera basculé, soit du côté positif, soit du côté négatif. Donc, tout le monde n'est pas mauvais dans l'ancestralité. C'est comme si tu me dis, c'est comme si moi je t'ai dit, vos pasteurs-là, tous vos pasteurs sont méchants ou sorciers, peu importe. Même si je ne partage pas leur idéologie, je peux quand même reconnaître le bon sens d'une personne qui est chrétienne, d'une personne qui est d'une autre branche idéologique. Mais je ne vais pas directement juger la personne par ce qu'elle défend comme idéologie. Je regarde plutôt la morale de la personne dans ces cas-là. Après, tu connais, l'alignation est tellement beaucoup plus profonde dans nos cultures. Après, on commence à me taxer en me disant que... Ah non, mais toi, avec tes histoires des églises de Noir. L'église de Noir, en fait, au Congo, c'est attribué aux personnes qui font le culte ancestral. Ils disent, toi, tu fais partie des églises de Noir.
- Speaker #0
Mais eux, ils ne sont pas Noirs.
- Speaker #1
C'est ça la question. Donc, en fait, l'aliénation est beaucoup plus profonde. Et donc, j'ai été confronté à ça. Une partie qui avait déjà capté et une autre partie toujours dans l'aliénation. Donc, voilà un peu.
- Speaker #0
Est-ce que tu as perdu des liens importants avec certaines personnes, notamment tes parents, ta mère, tes frères et sœurs,
- Speaker #1
tes cousins ? Familial, non. Parce que je me rappelle, lorsque j'ai commencé à recevoir des signes de l'ancestralité, de ma culture ancestrale de chez moi, de chez les Bombomas, en fait, je me suis éloigné de certaines personnes et je me suis retrouvé moi-même en fait. Parce que moi, quand j'ai commencé à voir les manifestations des ancêtres, c'était lié en fait au chiffre 7. Et le chiffre 7 dans ma culture ancestrale, c'est la base d'énormément de choses en fait. Par exemple, pour faire le rituel, par exemple le culte. Parce que chez les Bumboma, il y a deux sortes de cultes ancestrales. Tu as le culte communautaire et tu as le culte familial. Le culte familial au nom du mundo. Et avant de faire chaque culte, on dépose chaque objet. Ce n'est pas les mêmes objets. Et le nombre d'objets est au nombre de sept. Donc on va réciter. Sept fois les paroles, on doit... En fait, dans chaque chose, il y a toujours le 7 qui revient. 7, 7 qui revient.
- Speaker #0
Et toi, tu en as parlé, ça, aux personnes de ta famille, de cette révélation du fait que tu avais... Non,
- Speaker #1
je n'ai jamais rien dit. Et moi, quand j'ai commencé à avoir le chiffre 7, parce que moi, c'était vraiment quelque chose de... À l'époque, je dirais que c'était troublant. Maintenant, j'ai compris. À l'époque, par exemple, lorsque je me levais le matin, je voyais un chiffre 7. écrit sur le mur, par exemple. Un chiffre 7. Je me balade, je voyais le chiffre 7 partout, en fait. Et même lorsque je prends le téléphone, je vois toujours un 7. Et c'était vraiment... C'était beaucoup trop, en fait. Et là, en ce moment-là, je me rappelle, je me suis dit... Je disais, en fait, si c'est vraiment les ancêtres, qu'ils fassent en sorte que je retrouve, en fait, la signification de ce chiffre 7-là. D'où elle vient et c'est quoi le message ? Et quelques temps après, je suis tombé sur un livre, plutôt un article d'un ancien de chez moi, qui est un bon bon moi, qui a écrit cet article-là sur la religion traditionnelle de mon peuple. Et en lisant le bouquin, j'avais toutes les réponses par rapport au chiffre 7.
- Speaker #0
Et alors ? C'est quoi alors ?
- Speaker #1
Oui, comme j'ai dit, c'est lié par exemple au rituel du culte ancestral, ou même par rapport à la guérison. Par exemple, par rapport à la guérison, on prononce sept différentes paroles, ou même, je me rappelle, même lorsqu'une maman a un problème pour accoucher, il y a toute une cérémonie qui est toujours liée au chiffre sept.
- Speaker #0
En fait,
- Speaker #1
c'est vraiment... un chiffre qui est vraiment fondamental et central chez les bonbons. C'est vraiment un chiffre de base. Et c'est de là que j'ai compris le pourquoi du comment. Je voyais le chiffre 7 et je pense que c'était le message que les ancêtres me transmettaient pour me dire tu as arrivé au bon moment, maintenant on va pouvoir te montrer certaines choses, t'initier à certaines choses. Et c'est de là que j'ai découvert tellement de choses. dans la famille, c'est là, parfois, je dis maintenant aux personnes, ça ne sert à rien de vouloir vous initier, c'est des personnes, je ne sais pas où, sur TikTok, ou je ne sais pas où. Allez chercher les informations dans vos familles. Parce que vous allez découvrir tellement de choses que vous allez dire, mais waouh Parce que dans les familles, vous allez retrouver le nom du clan, par exemple. Vous allez retrouver les totems familiales. Vous allez retrouver, par exemple, les interdits. Des interdits, chose que maintenant les Africains négligent.
- Speaker #0
C'est vrai parce que juste à cause de ça, dans ta vie, plein de choses ne peuvent pas aller parce que tu as des interdits mais tu ne les respectes pas.
- Speaker #1
Exactement. Je donne même, en faisant des... Moi, lorsque je faisais mes recherches familiales, j'ai découvert tellement d'ingrits que je me suis dit, en fait, j'ai l'impression qu'avec notre ignorance, on se crée des problèmes tout seul.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois. juste avec de l'ignorance, on s'est créé de problèmes tout seul. Parce que j'ai même découvert qu'il y a des gens qui ne peuvent pas sortir de chez eux avant midi. C'est l'interdit. C'est leur interdit. Tu ne peux pas sortir de chez toi tant qu'il n'y est pas midi. Tu ne sors pas. Parce que si tu sors avant, tu vas à l'encontre de ta nature, en fait. En fait... Les interdits, ce n'est pas des privations de liberté. J'ai fait une nuance. Ce ne sont pas des préventions de liberté. En fait, les interdits, ce sont des lois naturelles parce que tu es venu au monde pour réaliser une mission. Et ta mission t'implique une manière de conduite qui n'est pas généralisée, qui n'est pas le même vis-à-vis de tout le monde. Chaque individu est différent par rapport à sa mission. Il se peut que toi, tu ne peux pas manger tel aliment, mais un autre individu de ta famille peut le manger parce que vous n'avez pas les mêmes missions. Après, il y a les interdits claniques, familiales auxquels tout le monde est imposé à ne pas manger, mais il y a aussi des interdits individuels. C'est comme si parfois, récemment, je disais sur les réseaux sociaux que parfois, ta maman peut te cuisiner un aliment qui est un interdit pour toi. Et tu le manges et tu ne comprends pas que ta vie tourne en rang, etc. C'est juste par ignorance que nous, nous nous bousillons tout seuls, en fait. Et là, je pense que chacun de nous doit faire ce travail-là de vouloir. aller chercher les informations au sein de la famille. C'est très important. Il y a énormément de choses. Et une dernière chose, je vais raconter. Ça, je ne l'ai jamais raconté.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Dans ma famille...
- Speaker #0
C'est un petit inédit pour nous.
- Speaker #1
Dans ma famille, j'ai découvert que... on avait ce qu'on appelle les bisois chez nous, chez les Bumboma. Les bisois, en fait, c'est vous avez une ou deux personnes qui sont détenteurs du savoir ancestral dans la famille. Et chez nous, ces bisois en question, c'était détenus par mon arrière-tante. En fait, elle, son rôle, c'était, bien évidemment, par rapport... au pouvoir ancestral, son rôle était que si un membre de la famille a un problème n'importe où, j'ai bien dit n'importe où, mon arrière-tente en question apparaissait, elle résout le problème et elle disparaît.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Dinguerie ! J'ai fait vraiment une enquête dans ma famille. Encore une fois du côté de ma mère, j'ai fait des enquêtes. Ma grand-mère me l'a dit. Les tentes, tout le monde me l'a dit. Ils ont confirmé. C'est quelque chose qui s'est passé. Et pareil, quand on manque, par exemple, on manque d'argent ou on manque de quelque chose, elle apparaissait. Elle apparaissait, elle résume le problème, et voilà. Si au cas où elle n'apparaît pas, si on songe, elle va te montrer. Si on songe, elle te montre ça, Et malheureusement, lorsqu'elle est repartie, donc elle a transité, il fallait que la petite sœur de ma grand-mère puisse récupérer ce pouvoir-là pour être la détentrice du pouvoir en question. Mais la petite sœur de ma grand-mère, elle avait tellement peur. Elle avait tellement peur et le pouvoir en question.
- Speaker #0
C'est puissant.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est puissant. Parce que ça t'impose. impose une manière de conduite, en fait.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
C'est-à-dire, il y a des choses où tu ne dois pas manger, il y a des heures où tu ne peux pas te déplacer. En fait, l'Afrique traditionnelle, il y a trop de règles. Tu ne peux pas venir comme ça, moi je viens, je fais tout ce que je veux. Ce n'est pas possible, en fait. Quand tu veux revenir à la tradition, aux sources ancestrales, il faut oublier cette phrase, j'ai fait ce que je veux. Ça ne marche plus, il faut oublier ça, en fait. Il faut vraiment oublier. Et donc, la petite soeur de ma grand-mère n'a pas voulu de ce pouvoir. Et le pouvoir est parti. Quand j'y ai parti, c'est reparti dans le monde ancestral de ma famille. Ça reviendra parce que ce genre de pouvoir ne part pas pour de bon.
- Speaker #0
C'est cyclique.
- Speaker #1
C'est cyclique parce que ça revient. Et la personne qui reviendra dans la famille sera prédisposée, disposée totalement à accueillir ce pouvoir-là. Puisque dans le cas où la petite-soeur de ma grand-mère n'a pas voulu, même si elle était prédisposée à ça, n'a pas voulu de ça, et la personne soit de, je ne pense pas que ce sera de ma génération, ce sera peut-être de la génération qui va arriver, si la personne a ce pouvoir-là, de le recevoir, elle sera obligée. Elle ne peut pas dire non, non, je ne peux pas. Ce sera obligatoirement. C'est un peu ça le côté inédit que je voulais vous raconter.
- Speaker #0
Merci pour ça, ce partage intéressant. Et là, tu parlais du chiffre 7, mais les gens, en tout cas les religieux pourraient te dire il y a aussi une symbolique dans la Bible, tu vois, les 7 jours où le monde est créé. Je sais que le 7 aussi, ça revient, je crois, avec la révélation, quelque chose comme ça.
- Speaker #1
Oui, après, moi, personnellement...
- Speaker #0
On pourrait te dire, mais c'est pareil, dans la Bible aussi, il y a le 7. Non,
- Speaker #1
c'est pas pareil. C'est pas pareil dans le sens où Merci. La spiritualité est liée à l'environnement. La spiritualité est liée au sang. C'est là où je dis que les Africains qui sont musulmans, qui sont chrétiens, ils se sont trompés d'adresse tout simplement parce que la spiritualité requiert des règles et des règles liées à l'environnement. Tu ne peux pas être, même pour les traditions africaines, tu ne peux pas être, par exemple... Congolais, tu pratiques ta tradition, par exemple, tu es Congolais, tu es Luba, tu pratiques ta tradition Luba, mais tu veux aller faire le vaudou, être vauduisant. Les interdits de la tradition Luba et les interdits chez les personnes qui pratiquent le vaudou ne sont pas forcément les mêmes. Donc, il faut faire maintenant attention.
- Speaker #0
Peut-être chez le loup bas, il y a telle chose, telle chose, ça a été interdit, mais de l'autre côté là-bas, ce n'est pas exactement la même chose. Donc, il faut faire attention à ne pas être prostitué spirituel. Il faut éviter la prostitution spirituelle tout simplement. Il faut savoir faire ce qui est bien pour toi et généralement, c'est lié à notre sang et généralement à la lignée et à l'environnement. Parce qu'il y a des divinités qui se retrouvent par exemple au Mali que tu ne peux pas retrouver au Congo ou au Gabon. Il y a toutes ces choses-là, déjà, il faut comprendre. Après moi, j'ai dit, si tu pratiques une spiritualité qui ne te connecte pas à tes ancêtres, tu es dans le faux. Point barre. Tu es dans le faux. Point barre.
- Speaker #1
Oui, mais certains ont des connexions. En tout cas, certains témoignent d'avoir des connexions, du moins avec un certain Jésus.
- Speaker #0
Après,
- Speaker #1
je pense que c'est leur ressenti. Après,
- Speaker #0
je pense que, sincèrement, je pense que, que ce soit les chrétiens ou même les musulmans, ils n'ont pas la notion d'égrégore. Ils n'ont pas cette notion-là parce qu'ils s'en foutent de ça.
- Speaker #1
Tu peux expliquer ce que c'est un égrégore ?
- Speaker #0
L'égrégore, c'est une sorte d'entité qu'on crée toute seule. soit l'individu qui crée l'égrégor, ou soit... Tout un groupe crée un égrégore. L'égrégore est créé et alimenté par la pensée. Lorsque tu penses à quelque chose, tu crées forcément directement un égrégore. Ça peut aussi être alimenté par les efforts qu'on fournit pour avoir cette chose-là. Par exemple, l'argent, c'est un égrégore. Parce que tout le monde ne s'est pas pour avoir de l'argent. Tout le monde pense à l'argent. Donc, avant que la chose se manifeste, il y a déjà le côté mental qui se fait. Donc, tu crées quelque chose déjà mentalement. Donc, c'est ça les grégores. Et lorsqu'ils me disent que, ah non, mais Jésus, il est puissant, Allah, il est puissant. Mais en même temps, vous êtes là, 20 000, 5 000, 100 personnes dans une même pièce, vous vous appelez le nom de Jésus. Parce que vous alimentez son énergie. vous alimenter les grégores que vous avez créés. Ou que certains...
- Speaker #1
Un groupe donné.
- Speaker #0
Un groupe donné ont pu créer à l'époque et vous, actuellement, vous ne faisiez que perdurer ces grégores-là. C'est juste ça, la notion des grégores en soi.
- Speaker #1
C'est vrai. Et du coup, selon toi, la religion, elle joue quel rôle aujourd'hui dans le monde ? Et précisément même dans notre communauté ?
- Speaker #0
La religion, déjà, c'est créer... C'est une création humaine, parce que lorsqu'un humain crée quelque chose, il va pouvoir vous orienter par rapport à ses intérêts. Donc, pour moi, il est déjà là, le problème, déjà. Après, certains disent non, mais non, mais c'est quand même, ça a été révélé par Dieu, ils ont les preuves, parce que même la Bible en question, ça a été modifié je ne sais combien de fois. Donc, on va dire quoi ? C'est Dieu qui a donné la révélation de le modifier combien de fois ? Ben oui, mais il envoie des mises à jour. Ben, si c'est le cas. Donc, il n'est pas si sûr de lui, en fait. Il n'est pas si sûr de ses messages, de tout ce qu'il raconte. Donc, pour moi, c'est vraiment pour contrôler les personnes, contrôler les masses, la religion. Parce que le créateur, le créateur que nous, les Africains, on a différents noms. On appelle Imana.
- Speaker #1
Ah, c'est vrai, chez moi aussi, on dit Imana.
- Speaker #0
Au Congo, souvent on dit Imana aussi. À l'est du Congo, on dit Mawejanandjila, on dit Niamolo, on dit Nzambiampungu, Nzapa. Et ça fait référence à l'immensité, à la source créatrice. Et cette source créatrice-là ne nous impose pas les religions, elle nous impose des lois naturelles. Par exemple, le créateur nous impose de... de boire de l'eau. Parce que l'eau fait partie de la loi de la nature. On doit tous boire de l'eau. C'est pareil, le créateur nous impose que le soleil va se lever d'un temps précis et va se coucher d'un temps fixe. Donc, on est tous liés, soumets en fait aux lois de la nature, du créateur, de la source créatrice. Mais on ne peut pas se soumettre au loin humaines auxquelles les personnes en question les ont mis en place pour nous contrôler, etc.
- Speaker #1
Donc la religion, c'est un moyen de manipuler, de manipuler.
- Speaker #0
Totalement, totalement.
- Speaker #1
Et attends, mais du coup, avant de poursuivre, tu te considères quoi, finalement ? Si on te demande aujourd'hui, bon, t'es pas musulman, pas chrétien, qu'est-ce que tu es ?
- Speaker #0
Ce que moi, je réponds, je suis... Je suis d'abord moi dans le sens où mon nom a une signification. Parce qu'il faut savoir que, déjà chez les Africains, dans beaucoup de cultures africaines ancestrales, on donne le nom de la personne en fonction de l'esprit qui revient.
- Speaker #1
Je confirme.
- Speaker #0
Par exemple, je donne un exemple. Chez nous, par exemple. Encore un exemple de chez moi parce que je connais mieux ma culture ancestrale.
- Speaker #1
Mais c'est normal, c'est ton témoignage.
- Speaker #0
Par exemple, chez nous, avant que... Attends, je vais dire ça autrement. Chez nous, on dit que c'est l'enfant qui choisit les parents. Mais en Occident, on dit qu'on ne choisit pas sa famille.
- Speaker #1
Bizarre.
- Speaker #0
Mais chez nous, on dit que c'est l'esprit qui revient. Chez nous, on dit Mea Batata. Et je crois, chez les tétés là et chez les mkoussous au Congo, ils disent Osambo. Osambo ou Esambo. C'est-à-dire l'esprit soit de la famille ou soit un autre esprit. C'est-à-dire que ça peut être un génie qui se réincarne dans votre famille. Avant que l'esprit en question puisse se réincarner dans votre famille, cet esprit-là que nous on appelle Mea Batata, cet esprit-là que les Batete, là où le Mkousso appelle Osambo, observe d'abord la famille, comment la famille vit, en plus observe ses futurs parents, comment le papa vit, comment la maman vit, et par la suite, s'il décide de se réincarner dans cette famille-là, il va roder tout autour de la maison familiale et par après, il va roder tout autour des parents et avant de rentrer, il rodera tout autour de la maman. Avant de rentrer. Et encore une fois, chez nous en Équateur, pour en être sûr que c'est tel esprit qui revient, au bout de 5-6 mois de la grossesse, on fait un rite. On place les feuilles de banane. On allonge la maman qui est enceinte. On fait les cérémonies qu'il faut. On commence à appeler les ancêtres qui sont de l'autre côté. Bon, pour les chrétiens, on va dire, on appelle les morts. Allez, si vous voulez. Donc, on appelle les ancêtres qui sont de l'autre côté. On commence à appeler les noms. Chaque nom. Si le ventre de la maman bouge. lorsqu'on appelle un nom précis, donc c'est ce nom-là qui revient. C'est cette personne-là qui revient. Donc, il y a pas mal de techniques chez nous et nous savons très bien que c'est l'enfant qui choisit sa destinée, l'enfant qui choisit sa mission, etc. L'Afrique est complexe, mais en même temps extraordinaire. Au final, je disais, je suis un esprit auquel je sais d'où je viens, même si je le tais, je ne le dis pas ici. Mais en même temps aussi, je me suis réincarné dans le peuple bomboma et je pratique la tradition mundo du peuple bomboma. Et lorsque je dis que je suis traditionnaliste, je suis traditionnaliste du peuple bomboma. Et je précise.
- Speaker #1
Ok, très clair. Très clair pour ceux qui n'avaient pas encore compris. Et là, tu penses quoi ? Dernièrement, il y a eu le décès du pape. Du coup, il fallait réélire un nouveau pape. Et beaucoup, notamment sur les réseaux, se sont...
- Speaker #0
Il fallait un pape noir, c'est ça ?
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Bon, après, moi, je pense aussi que ça fait partie de la stratégie de division que la pensée dominante. Quand je dis la pensée dominante, en fait, c'est les forces négatives. qui gouverne ce monde, qui gouverne la Terre. Et c'est matérialisé par les populations occidentales. Et lorsqu'ils mettent en place cette stratégie de division, chez les Africains, la preuve. Ils veulent qu'on élisse un pape noir. Bon, écoute, après, les Africains qui sont authentiques, qui se respectent, ils ne vont pas aller mondier qu'on puisse les élire dans des structures, dans des paradigmes qui ne sont pas le nôtre. Donc, pour moi, c'est encore une forme d'aliénation. chez les Africains qui veulent, en fait, comment je peux dire ça en français ? Ils veulent appartenir, en fait, vivre dans le monde de l'autre. Ça n'a pas de sens. On se sent que l'Église catholique a commis trop de dingueries sur le continent africain. Même cette Église catholique-là qui prône l'assistance de pauvres, en réalité, l'Église catholique détient des milliards et des milliards et des milliards et des milliards. Donc, un exemple, par exemple, en RDC au Congo, l'église détient pratiquement 60% des écoles. L'église détient quasiment 50% des universités. Pareil pour les hôpitaux. Donc, ils détiennent tellement de patrimoine, ça fait en sorte qu'ils ont énormément d'argent. S'ils voulaient réellement sauver... sauver les pauvres, ils ont totalement les moyens, mais ils ne le font pas, parce qu'ils savent très bien. Et en plus, l'Église a le côté structure spirituelle, mais l'Église catholique avec le Vatican, c'est un État.
- Speaker #1
C'est un État politique.
- Speaker #0
Même si ça fait quelques hectares, c'est un État politique, parce qu'ils ont des objectifs. politiques et des objectifs spirituels qu'ils doivent mettre en place. D'ailleurs, la première église qu'on a construite au Congo, c'est une église catholique liée à la congrégation des jésuites. Le peuple qui est décédé, il faisait partie de cette congrégation des jésuites. Et cette congrégation des jésuites en question, ils ont vraiment une main mise sur le Congo dans tous les sens. tous les sens possibles que vous imaginez. Tous les sens possibles, ils ont vraiment la mainmise. Et d'ailleurs, le Vatican a bien évidemment une structure de renseignements, de services secrets.
- Speaker #1
Mais comment tu sais ? Est-ce que tu as lu là-dessus ?
- Speaker #0
À un moment, je travaillais sur l'Église catholique. Je voulais comprendre les mécanismes de domination de l'Église catholique. Ça m'a amené à découvrir que l'Église catholique Merci. à son service de renseignement, il a dans sa structure, le Vatican a dans sa structure, on les appelle, on l'appelle la curie. La curie, c'est une structure auquel chaque décision de l'Église catholique, donc du Vatican, passe par là.
- Speaker #1
C'est une administration centrale de l'Église, en fait.
- Speaker #0
Exactement. Donc, s'ils veulent faire tel acte, pas importe dans le monde, ça passe. passe d'abord par la curie. Et la curie, vous pouvez le retrouver au Vatican, le palais, je crois que ça s'appelle le palais de San Calisto. Bon, les gens, si vous tapez le palais de San Calisto, vous aurez toutes les informations. C'est vraiment là le siège, le siège de la curie. Tout ce qu'ils font, s'ils veulent faire, peu importe l'acte qu'ils veulent faire, ça passe d'abord par la curie et Merci. Bien évidemment que l'Église catholique, le Vatican, a un service de renseignement qui est beaucoup plus efficace que le service de renseignement, par exemple, des États-Unis ou même des Britanniques, même de la France. Parce que qui font du renseignement pour l'Église catholique ?
- Speaker #1
Ah, tu penses que quoi ? Les prêtres et tout ça ? T'as les prêtres,
- Speaker #0
t'as les masseurs, t'as les abbés, t'as les curés. t'as les cardinales, tous ces mondes-là. Parce que, c'est que moi, lorsque je commençais à me documenter sur l'Église catholique, c'est que j'ai appris et que, chaque mois, les curés, les abbés, les prêtres, les masseurs, font des comptes rendus dans chaque quartier. Dans chaque quartier où il y a des Églises catholiques en Afrique, il y a un curé, il y a des sœurs. Il y a des abbés, des prêtres qui font des comptes rendus sur la situation. économique, social, politique de la région. Là où il y a l'église. Là où il y a l'église. Si l'église est dans un quartier ou dans une commune, ils font des comptes rendus. Le compte rendu, ils ne le donnent pas au président de la République en Afrique, absolument pas. Le compte rendu est directement envoyé au Vatican. Donc, au palais de San Calisto, dans la structure de la Curie. C'est là le renseignement. C'est là le renseignement. Donc en fait,
- Speaker #1
ça veut dire que s'il y a un moment donné, il y a un mouvement de révolte qui se fait dans une région du Congo par justement les églises.
- Speaker #0
Ils sont au courant. Parce qu'en plus, ils ont même mis en place cette histoire-là à dormir debout. C'est l'effet de... En Négalo, on dit kotubela. En français, c'est... Je ne sais pas comment on dit en français, mais en tout cas, lorsque tu viens raconter tes péchés ou tout ce que tu as pu faire, à un prêtre. En mode, vous êtes dans une petite case. La confession. Confession, voilà. La confession. Confession.
- Speaker #1
Confessionnal.
- Speaker #0
Mais quand tu fais tes confessions, t'inquiète pas que... C'est bien écrit, hein. Le prêtre ou le cuiré qui t'entend, là, il va écrire tout ce que tu dis. S'il y a des informations qui intéressent le Vatican, t'inquiète pas qu'il va l'écrire, il va le mettre dans le compte rendu et il sera transféré au palais de San Calisto. dans leur structure lacurée. Donc, le continent africain est infiltré. On subit du renseignement de l'Église catholique, mais aussi du renseignement des pays comme les États-Unis, etc. Parce que les Américains, par exemple, veulent vraiment avoir ce réseau de renseignements auquel a le Vatican. Parce que le Vatican... et partout dans le monde. Donc, ils ont beaucoup plus d'agents de renseignement que les États-Unis, par exemple. Donc, les Américains, quand même, ils n'aiment pas trop comment le Vatican opère. Mais en même temps, ils sont tellement puissants. Mais tant que les Africains ne vont pas comprendre que l'Église catholique est d'abord politique, je pense que si on comprend ça, je pense qu'on verra l'Église d'une autre manière, en fait.
- Speaker #1
Mais ça, ce n'est pas facile à faire comprendre. aux personnes. Mais je comprends maintenant pourquoi il y a autant d'églises en Afrique. Parce que quand tu y vas, tu te dis, mais il y a des églises à tous les coins, tous les coins de rue, toutes les villes. Il y a au moins deux, trois églises, si ce n'est plus. En plus, ce ne sont pas des petites églises. Ce sont des églises vraiment magnifiques, avec des beaux vitraux incroyables.
- Speaker #0
Après, le lieu aussi des constructions des églises, ce n'est pas un hasard. Parce que je sais que moi, on m'avait pu raconter en fait, dans certains coin un peu réculé, ou même dans les villes en Afrique, les églises, là on construit les églises, en réalité, c'était des lieux, soit où on enterrait les grandes personnalités africaines de l'époque. Quand je dis de l'époque, c'est lorsqu'on avait encore nos royaumes à l'époque. Donc c'est là où vraiment il y avait une forte vibration de... lorsqu'on enterrait les... nos personnalités, nos rois, nos reines, etc. Parce qu'il faut savoir que aujourd'hui, les Africains, on ne s'est plus enterrés. On ne s'est vraiment plus enterrés. Tous les rites funéraires qui se faisaient avant, cette connaissance des rites funéraires qui se faisaient avant, on l'a perdue. Si on regarde même comment on enterre les personnes qui traversent de l'autre côté, C'est une dinguerie.
- Speaker #1
On fait comme l'Église nous montre.
- Speaker #0
C'est une dinguerie parce qu'on fait comme on nous montre, mais on ne suit pas le savoir, la connaissance qu'avaient nos ancêtres.
- Speaker #1
Mais comme ça a été diabolisé.
- Speaker #0
Oui, ça a été diabolisé, c'est vrai. Mais il faut quand même qu'on revienne à ces rites funéraires-là. Comment on enterrait les personnes qui transitaient ? Parce qu'une personne, quand on y va enterrer quelqu'un, Le lieu est important. Le lieu est très, très important parce qu'il y a une charge vibratoire énergétique qui est en place. Une personne qui n'est pas bien enterrée, une personne avec qui on n'a pas fait les rites, les rites possibles, parce que chez nous, dans les cultures africaines ancestrales, lorsqu'une personne passe de l'autre côté, on fait des rites, des passages. Il faut qu'on puisse bien le faire, sinon la personne n'ira pas. pas vraiment là où on veut qu'il y aille. Parce que la personne, s'il ne va pas, il va poser des problèmes au sein de la société. Et parfois, les gens, parfois, ils rêvent qu'on a enterré un individu. L'individu vient te dire, on rêve que là où il est, il a froid. Il ne se sent pas bien parce que vous n'avez pas fait les rites possibles. Et parfois même, dans certains cas, l'individu qui est passé de l'autre côté vous indique là où il faut l'enterrer. Pourquoi il fait ça ? Il est important parce que, bon, le fait de déterrer un corps dans les traditions africaines, c'est mal vu parce que ça cause des maladies comme la peste. Au Madagascar, ça s'est fait, on a déterré les morts et il y a eu la peste. Donc, déterrer les morts, c'est vraiment, c'est pas bon. Dans le cas où la personne qui a transité vous indique là où il faut l'enterrer, il faut aller déterrer, mais c'est pas tout le monde qui déterre. C'est des personnes qui sont initiées, qui connaissent les processus, qui doivent faire la chose. En déterrant la personne, on va appeler son esprit et c'est l'esprit qui va les guider au lieu où il veut être. Généralement, le lieu en question, après, on construit généralement des stèles ou des monuments. Je vous laisse juste observer en Europe, il y a combien de monuments, il y a combien de stèles pour les personnes qui sont décédées. Parce que la personne qui vous oriente là où... Il veut que vous construisez une stèle ou un monument. Généralement, c'est les lieux où il y a le plus d'énergie possible, de vibrations. Parce que ça permet à la personne qui est décédée de faire des allers-retours entre le monde des morts et le monde de vivants pour vous apporter des solutions. C'est pour ça que les Européens mettent des stèles dans leurs trucs. Ils mettent des monuments partout en ville. Parce que l'architecture est tout aussi... scientifique, mais une toute autiste spirituelle. Et ça, les Africains, beaucoup l'ont perdu. D'autres ne le connaissent pas parce que c'est très, important. C'est là où je dis qu'on doit savoir retourner à la façon dont on enterrait des personnes. Parce que, pour finir, maintenant, on enterre des personnes avec des cercueils. Mais généralement, si tu veux enterrer, quand on enterre quelqu'un en Afrique, il faut que le corps de la personne touche la terre.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Obligatoirement, ça doit toucher la terre. Sinon, la personne ne pourra pas bien partir. Maintenant, il y a le cercueil et tout. Et même parfois, lorsque des personnes ont des mauvaises intentions, dans le cercueil, ils mettent des objets en bois. Tu sais pourquoi ?
- Speaker #1
Oui, je sais.
- Speaker #0
Des personnes qui sont dotées de mauvaises intentions, donc des sorciers, ils vont bloquer le corps et l'esprit de la personne. Pour pouvoir faire quoi ? Pour pouvoir utiliser la personne. Ils vont utiliser l'esprit de cette personne pour qu'il travaille pour eux. Et généralement, lorsque ça arrive, parfois vous voyez des esprits errants. Ça fait partie de ça, les esprits errants.
- Speaker #1
Parce qu'il y a des personnes qui utilisent.
- Speaker #0
En fait, les sorciers utilisent les corps et l'esprit. de la personne qui est censée partir. Ils l'ont bloqué parce qu'ils ont mis un objet en bois dans le cercueil. Ils vont commencer à utiliser cette personne-là. Et cette personne, vu qu'il n'est pas parti, c'est maintenant un esprit errant, une âme errante. Donc, c'est lui qui fait peur des personnes sur les carrefours, dans les carrefours, ou même dans des lieux un peu que les gens trouvent bizarres. Ils disent « Ah, mais il y a un fantôme, un truc ! » Le fantôme parce qu'il y a des personnes malveillantes qui se servent de son esprit. Et que la personne est errante. Donc c'est très important qu'on enterre vraiment comme nos anciens avaient ce savoir-là. C'est très très important.
- Speaker #1
Et par rapport à ton ancienne religion, est-ce qu'il y a des choses que tu as gardées, que tu respectes malgré tout, que tu apprécies, que tu souhaites garder ou que tu as gardées même ?
- Speaker #0
C'est un mot de nom. parce que le fait de revenir à ma culture ancestrale ça m'a mis j'ai une façon de me conduire en fait une ligne de conduite différente c'est totalement différent comme je t'avais dit précédemment par exemple tu as des personnes, tu ne peux pas tout manger tu ne peux plus tout manger généralement dans les religions tu manges un peu de tout. Généralement, je ne dis pas tout, mais tu manges un peu de tout.
- Speaker #1
Oui, ça dépend, parce que si on parle de l'islam...
- Speaker #0
Oui, l'islam, tu as le pot. OK. Mais généralement, quand je dis tu manges un peu de tout, c'est-à-dire, aliments transformés, tu t'en fous, tu manges.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Mais généralement, les personnes qui reviennent... Dans les traditions ancestrales, dans nos histoires d'ancestralité, tout ce qui est aliments transformés, tout ce qui est des boissons qui ne sont pas naturelles, tout ça là, tu évites.
- Speaker #1
Le coca.
- Speaker #0
Ah maman, ça, il faut éviter. Donc, il y a tellement de choses que, quand tu as connaissance, tu dis ça, je ne mange plus, tel endroit, je ne veux plus y aller, telle heure. Je ne sors pas. Tel truc, je ne fais pas. Peu importe, même si les gens te trouvent bizarre, ce n'est pas ton problème.
- Speaker #1
Tu as eu des gens qui t'ont trouvé bizarre ?
- Speaker #0
Oui. Moi, lorsque j'ai arrêté à faire beaucoup de choses.
- Speaker #1
Ils ne t'ont pas dit que tu étais dans une secte ?
- Speaker #0
Oui, certains me disent que je fais partie d'une secte. D'autres me trouvent, mais toi, tu es trop bizarre. Mais lorsque tu t'imposes, tu leur montres que tu es très sérieux. C'est ce que tu veux. Ils vont te respecter. Parce que la tradition, l'africanité égale interdit. Tu ne peux pas faire plus. Moi, les jeunes qui veulent, oh, je suis éveillé, oh, je suis tradition de mes ancêtres. D'accord, c'est bien. Mais mets-toi dans la tête, tradition égale interdit. Il y a des poissons que tu ne peux pas manger. Poisson chat. Tu ne peux pas manger des poissons chat. Il y a des traditions où la banane, tu ne manges pas. Il y a des trucs où tu ne manges pas. Il y a des trucs où tu ne peux pas sortir. Ce n'est pas, encore une fois, des privations des libertés.
- Speaker #1
C'est des protections.
- Speaker #0
C'est des protections parce que tu es venu dans ce monde pour accomplir une mission et ta mission t'oblige à respecter certaines choses. Sinon, tu vas aller à l'encontre de ta propre nature. Et ça, c'est important de le marteler.
- Speaker #1
Donc ça veut dire qu'en fait, les Africains, on a raté. On a raté notre mission. On est loin derrière. Bon,
- Speaker #0
pas tout le monde. Je pense qu'on est trop loin. On est trop loin. En fait, on a pas mal de choses qu'on doit rejouer.
- Speaker #1
Il faut faire un reset global.
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr, il y a le reset, mais aussi, il faut complètement qu'on fasse un bilan. Qu'on fasse vraiment un bilan. Parce qu'un bilan, qu'est-ce qui nous est arrivé ?
- Speaker #1
Comment on n'arrive pas ?
- Speaker #0
Il faut qu'on se pose vraiment les bonnes questions. Parce que les gens, ils me disent, mais il faut oublier le passé, il faut avancer.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Tu vas avancer comment ? Parce que tu ne te connais même pas.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, il faut qu'on fasse un bilan. On a pas mal de choses à faire.
- Speaker #1
Oui, c'est l'idée, en fait. Déjà de comprendre notre passé et, comme tu disais, de connaître ta tradition.
- Speaker #0
Ton émission, ton podcast, ça fait partie aussi de... C'est ça. de cette vision-là, de faire un bilan. Parce que les personnes qui écoutent mon podcast, peut-être vont se dire, mais je ne me suis jamais posé la question, c'est quoi mes interdits alimentaires ? Je ne me suis jamais posé les questions, c'est quoi mon clan ? C'est une sorte un peu de thérapie dans le sens où écouter l'émission, ça me pousse à aller chercher les informations. Et beaucoup d'Africains ne veulent même pas aller chercher les informations. C'est ça qui est triste, tu vois. Et dès que tu cherches des informations, tu commences à te faire ton thérapie. Il y a différents degrés de thérapie, bien sûr, mais petit à petit, tu cherches des informations. C'est vraiment la volonté qui fait tout.
- Speaker #1
Mais je pense qu'il y a pas mal de personnes aussi qui ont peur de découvrir certaines choses. Comme tu disais tout à l'heure, ta tante qui avait un certain pouvoir et du coup, une autre, je crois que c'était une grande sœur.
- Speaker #0
La petite sœur de Matt.
- Speaker #1
Voilà, qui du coup, elle...
- Speaker #0
avait normalement pouvait avoir ce pouvoir mais elle a refusé mais par peur pourquoi elle a refusé parce que la petite soeur de ma grand-mère elle est chrétienne elle est chrétienne d'accord oui donc elle parle de l'idéologie ou les histoires des ancêtres là c'est pas du bon.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais moi,
- Speaker #1
je suis d'accord avec ce que tu dis. En tout cas, je suis en phase et j'ai envie de penser aussi à des personnes qui se disent non, mais de toute façon, la religion, c'est universel. C'est-à-dire, t'as pas besoin, elle n'a pas de couleur plutôt. T'as pas besoin d'être forcément africain pour se sentir musulman.
- Speaker #0
Elle n'a pas de couleur. Le gars qui donne la prière à la mecque, c'est un africain. Je pense que j'ai dit ça, je dis rien.
- Speaker #1
Non, mais c'est vrai. De toute façon, ça, en réalité, on est d'accord, on est en phase. Et toi, du coup, quel conseil tu donnerais à quelqu'un qui souhaite quitter sa religion, en tout cas qui y pense ? Est-ce que tu as même des gens autour de toi qui, à la limite, te voient et se disent « mais Limbo, comment tu as fait ? Qu'est-ce qui s'est passé dans ta vie ? »
- Speaker #0
Moi, je dis toujours, le plus important, c'est de vouloir connaître sa famille. Que ce soit du côté paternel, du côté maternel, parce que l'histoire familiale, ça va te montrer énormément, tu vas découvrir énormément de choses en fait. Que ce soit les traumatismes hérités de la famille, parce que dans nos familles africaines, nous avons tellement des histoires de traumatismes que certains ignorent parce qu'ils ne connaissent pas l'histoire familiale. Ils ne connaissent pas pourquoi on a telle chose qui arrive, parce que si on te raconte l'histoire familiale... tu vas capter rapidement que le problème, ça commence ici. Tant qu'on ne veut pas aller connaître l'histoire familiale, ça va être compliqué, tu vois. Ça, c'est déjà de un. Et de deux, certaines personnes, elles se disent que « Je ne comprends pas, j'ai vraiment une envie d'être solo en ce moment. Je n'aime pas trop la lumière, je préfère dans le calme. » il ne faut pas le rejeter. Il faut plutôt l'accepter parce que là, tu vas rentrer dans un mood où tu vas faire face à toi-même. Tu vas réapprendre à te connaître, réapprendre l'environnement dans lequel tu vis. Ça nécessite quelque chose, etc. Donc, pour les personnes qui veulent vraiment se connaître, des pistes sont là. Il y a des pistes, il y a des pistes. Mais il faut faire aussi attention aux arnaqueurs, là.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Surtout sur les réseaux, là. Ils vont me donner des astuces bizarres, là. Ça va te rentrer dans des trucs de sorcellerie, des trucs où ça va encore accuser les ancêtres ou nos histoires d'ancestralité. Il faut faire attention, tout simplement.
- Speaker #1
Mais je veux, comment tu définis la sorcellerie ? Parce que tu as parlé de ça.
- Speaker #0
Bon, il y a une sorcellerie négative et une sorcellerie positive. La personne qui est...
- Speaker #1
Malveillante.
- Speaker #0
Qui est malveillante. en tout cas par les idées, par les pensées, qui veut faire du mal aux autres, là, c'est une personne qui fait de la sorcellerie négative. Généralement, nos traditions qu'on traite de sorcellerie, généralement, si on observe bien, pour la plupart, c'est pour apporter des solutions au sein de la société. C'est là où la sorcellerie positive est bonne. C'est ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je vais dire, mais la cette personne a fait des trucs bizarres. Mais le truc bizarre en question, au final, il apporte des solutions à la société, il stabilise la société et tout le monde est heureux. Ça, c'est quelque chose de positif. Mais il y a des personnes qui font de la sorcellerie négative. Manger les gens, faire du mal aux gens. Ça, c'est négatif, il faut le dénoncer. Il y a des personnes aussi qui se serrent. des connaissances ancestrales pour faire du mal aux gens. Eux-là aussi, il faut les dénoncer. Il y a des fonds gangas, ils sont là, il faut les dénoncer. Il faut aussi dire la vérité. Quand il y a des fonds gangas, il faut dire la vérité. Quand il y en a des vrais aussi, il faut dire la vérité. Il faut orienter les personnes vers des vrais.
- Speaker #1
Et une personne qui n'est pas forcément africaine, est-ce que tu as déjà eu des questionnements là-dessus ? J'imagine que même au travers de ton travail, tu dois côtoyer... d'autres origines, que ce soit des Arabes, des Blancs,
- Speaker #0
autres. Je me rappelle une fille, elle était maghrébine, je crois. Elle me disait, mais elle m'avait posé la question. En plus, elle m'avait vu une fois parler à un arbre. C'est ça. Elle m'avait vu une fois parler à un arbre. Elle me dit, mais qu'est-ce que t'es en train de faire ? vos trucs bizarres de sorcellerie. J'ai dit, je lui ai posé la question, pour toi, l'arbre, il sert à quoi ? Elle me dit, là, on mange ses fruits. Je dis, bon, d'accord. Mais je dis que chaque chose est soumise à quelque chose pour apporter des solutions à quelque chose en soi. Je lui ai dit, le fait de parler à l'arbre, ça t'apaise. Parce qu'une fois, parce que moi, une fois, j'avais mal à la tête. Parce que moi, on m'a montré que... Si tu as mal à la tête ou si tu as des problèmes, le fait de s'asseoir près d'un arbre, développer une relation saine avec un arbre, le verser de l'eau, parler à l'arbre, tu rentres en contact avec cet arbre-là. Et lorsque tu as mal à la tête, par exemple, le fait de dire qu'en ce moment, moi, franchement, ça ne va pas. j'aimerais que tu calmes mon mal de tête. 5 minutes, c'est trop. 5 minutes, c'est trop. Ton mal de tête, là, ça va se calmer. C'est de la science. C'est de la haute science. Si les gens ne veulent pas tester, développer une relation saine avec un arbre, vous allez voir vous-même. Vous allez faire des témoignages chez Bamboula. Vous allez faire vos témoignages. Il faut tester.
- Speaker #1
Venez, il faut venir après.
- Speaker #0
Parce que c'est de la science. C'est vraiment de la science. et moi je le fais et ça marche.
- Speaker #1
En réalité, ça veut dire... Moi je dis souvent, je pense que nos anciens, il existait la médecine africaine. Elle existe toujours même d'ailleurs. Mais c'est juste que je pense qu'on a du mal même à dire, je dis souvent la médecine chinoise elle existe, la médecine occidentale elle existe. Pourquoi l'africaine elle n'existerait pas ? Elle existe, c'est juste qu'elle n'est pas promue de la même manière que les autres.
- Speaker #0
Le cas de l'eau par exemple. Je connais... pas mal de gens qui guérissent des gens juste avec de l'eau. L'eau, juste de l'eau.
- Speaker #1
Après, ça a été montré que c'était source d'énergie. C'est un convecteur.
- Speaker #0
Parce que si un Africain qui est dans l'ancestralité le dit, personne ne le croit.
- Speaker #1
C'est ça, en fait. Ça aussi, il faut changer ce état d'esprit.
- Speaker #0
En vrai, hormis le côté ancestral, si on veut. Lorsqu'on va au bord de l'eau, à la plage. Mais ça te relaxe.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Ça te met dans un mood. T'es bien, ça te calme. Pourquoi l'été,
- Speaker #1
tout le monde veut aller à la plage en vacances ?
- Speaker #0
Mais voilà, c'est l'eau.
- Speaker #1
On sait tous pourquoi.
- Speaker #0
C'est l'eau. Donc, l'eau a des capacités. Comme tu l'as dit, ça a été prouvé. Donc, quand un Africain qui est dans la cistrette le dit, on le taxe de bizarre. Mais quand c'est d'autres, tu vois.
- Speaker #1
Et du coup, cette collègue, qu'est-ce qu'elle a dit quand tu l'as expliqué ?
- Speaker #0
Mais elle ne m'a jamais cru. Après, une fois, elle m'a dit, je vais peut-être essayer. J'ai dit, ouais, essaie. Je ne croyais pas que ça allait marcher, parce que si tu n'as pas développé une relation saine avec l'arbre, et si tu n'as pas non plus un bon cœur aussi, il faut avoir un bon cœur, parce qu'ils font partie de la nature. C'est le créateur, l'arbre, c'est le créateur. Il y a des gens même qui rêvent... en dormant, il y a un arbre qui le parle. Ça, c'est vraiment... T'es en connexion avec le créateur. Ça, c'est magnifique.
- Speaker #1
C'est une connexion directe.
- Speaker #0
Directe. Donc, l'arbre, c'est pas juste pour faire beau. Tu vois.
- Speaker #1
C'est vrai. Et t'as des exemples de livres que t'as lus au début de ton cheminement. Tu peux partager, peut-être pour les personnes qui... C'est vrai qu'on a parlé de Kalala Omutunde.
- Speaker #0
Bon, Omutunde, j'ai beaucoup regardé ses vidéos.
- Speaker #1
Parce qu'il a aussi fait des livres.
- Speaker #0
Oui, il a fait des livres. Allez lire le livre d'Oumou Toundé, Kalala. Tapez Oumou Toundé, Kalala Oumou Toundé, vous verrez tous ses livres. Hormis lui, il y a... Moi, j'ai plus regardé des vidéos, moi. J'ai plus regardé des vidéos. Il y a Oumou Toundé. Il y a aussi une grande personne qui a transité, ça fait plusieurs années, qui est congolais, qui s'appelle Koko Mangongele. Il est au Congo, il était vraiment dans l'ancestralité. J'ai énormément écouté ses vidéos. J'ai énormément appris des enseignements de Coco Mangungélé. Ensuite, il y a un Bang Basang du Cameroun que j'écoutais énormément. Ensuite, le reste, ça s'est fait avec mes ancêtres. D'accord. J'ai demandé certaines choses. Ils me l'ont montré, c'est par là que j'ai commencé à apprendre. De toute façon, tout part par l'expérimentation. Tu peux beau lire des livres, des trucs comme ça. Il faut qu'à un moment, que toi-même, tu expérimentes les choses, en fait. C'est la base.
- Speaker #1
La pratique, évidemment.
- Speaker #0
Sinon, tu vas commencer juste à réciter des trucs que tu as pu lire dans des livres. Non, non, non. Expérimente. Comme ça, tu auras la maîtrise de raconter des choses que tu as expérimentées. C'est juste ça.
- Speaker #1
C'est vrai. OK, écoute, on arrive à la fin de cet épisode. Qu'est-ce que tu as envie de transmettre aux personnes qui vont écouter ce... cet épisode, cette partie de ta vie ?
- Speaker #0
Franchement, en vrai, j'ai tout dit. J'ai même donné des anecdotes. Franchement,
- Speaker #1
j'ai tout dit. Un dernier mot ? Pour moi,
- Speaker #0
un dernier mot, toujours, il faut aller chercher les informations auprès de sa famille. Parce qu'on a tout. Parce que le sang, en fait, le sang qu'on porte est vecteur de plusieurs informations, de plusieurs données. Vraiment, le sang là, on minimise trop le sang, mais le sang c'est vraiment quelque chose de dingue. Parce que tu as toutes les infos que tu veux, c'est le sang. Et certains disent parfois, ah non mais si je ne connais pas mes ancêtres, ou même je ne connais aucun de mes ancêtres qui sont dans la lumière, qui n'ont pas le statut d'ancêtre. Comment je fais pour appeler mes ancêtres ? Dans ces cas-là, appelle les ancêtres. communautaires, c'est-à-dire appel Lumumba, appel Sankara, appel Shaka Zulu, ce sont les ancêtres communautaires. Ils vont faire, en fait, ils vont faire le sale boulot, dans le sens, entre guillemets, le sale boulot pour te connecter avec tes ancêtres à toi. C'est comme ça que ça marche. Parfois même, pour finir, parfois même, Avant que tu sois en connexion avec les ancêtres, les ancêtres t'envoient d'abord les génies protecteurs. Tu vas être d'abord en contact avec eux. Avant d'abord de passer chez les ancêtres qui ont atteint la lumière, tu vas passer d'abord par les génies protecteurs. Tout ça, c'est par niveau que ça se passe. Mais le plus important, il faut d'abord aller chercher des informations auprès de la famille. C'est très important. Même si on te dit, mais arrête, c'est du passé. Il faut toujours chercher les informations. Même si du côté paternel, tu n'as pas d'infos, va chez du côté maternel. Et inversement, il faut vraiment aller chercher les infos dans nos familles. C'est très, très important.
- Speaker #1
Retourner à la source, en réalité. C'est vrai que même les personnes, moi je pense aux personnes adoptées, à un moment donné, tôt ou tard, en fait, elles ont... un besoin criant, en fait, d'aller...
- Speaker #0
C'est le sang qui fait appel.
- Speaker #1
Le sang qui fait appel.
- Speaker #0
Même le fait qu'on voit pas mal de personnes vouloir s'intéresser à l'ancestralité, même s'intéresser à l'Afrique, c'est juste le sang, le sang qui leur dit « Eh, il est temps, là. »
- Speaker #1
Il faut se réveiller, là.
- Speaker #0
Il faut se réveiller. Tu dois aller connaître pas mal d'infos qui sont cachées ou que tu ne savais pas. Le sang est très important.
- Speaker #1
Très bien. Écoute, merci Limbo pour cet échange, pour ce partage, pour ces petites... petites anecdotes inédites que tu as partagées avec moi, avec mes auditeurs. Écoute, merci à toi et on se dit à la prochaine pour peut-être d'autres échanges. Surtout, n'oubliez pas, il a déjà fait deux épisodes, donc un sur Renaissance Magazine et l'autre c'était sur le Soudan. Tout à fait, voilà. Donc si jamais vous souhaitez encore écouter un peu son savoir sur ces sujets-là, sa contribution, voilà, n'hésitez pas. Donc Mabaye Lembo aussi sur les réseaux. Si jamais vous voulez interagir avec lui, pourquoi pas aussi. Voilà.
- Speaker #0
Merci à tous. Ikumissi uekondi shemwa. Matondo mungi.
- Speaker #1
Matondo, Limbo. Alors, sincèrement, j'ai encore appris des choses avec le frère Limbo. Et au fil de l'échange, c'est intéressant de voir à quel point certaines similarités dans nos cultures arrivent à se dessiner simplement. Moi, ce que j'ai retenu surtout, c'est que la meilleure façon de comprendre sa spiritualité et d'expérimenter, de pratiquer et d'interroger son clan, sa lignée, sa famille, d'où l'on vient pour comprendre un peu les spécificités qu'on peut avoir dans notre famille. Ensuite, pour ma part, ce qui a un peu déclenché ces recherches, un peu comme le frère Limbault a fait, c'est lorsque j'étais sur le point de devenir maman et que, du fait de l'exil, certains pans de notre vie restaient assez flous, avec des questions sans réponse. Et moi, j'avais juste l'envie d'y mettre fin. Et donc, c'est comme ça que ce travail a un peu commencé. Bon, bref, je ne veux pas trop spoiler. Ça fera certainement l'objet d'un autre épisode. Quoi qu'il en soit, même si on n'a pas accès à ces données renouées avec la nature, parce que bon, la nature, véritablement, elle, elle ne se trompe jamais. Donc ça peut être un point de départ. Je te laisse, à ton tour, me donner ton avis sur ce récit. Notez bien évidemment ce podcast avec 5 étoiles sur toutes les plateformes d'écoute. Et aussi, petite nouvelle pour vous, Le podcast est aujourd'hui disponible sur YouTube, donc n'hésitez pas à aller suivre la page, mettre des commentaires, liker, vous connaissez déjà. Ainsi, vous allez continuer à donner de la force à l'assistat. Voilà, c'était Joie pour le podcast Bamboula. À très vite, bye !