Speaker #0Bienvenue dans Boss IT, le podcast dédié aux coiffeuses et maquilleuses professionnelles et entrepreneuses. Je suis Valentina, moi-même coiffeuse maquilleuse spécialisée dans la mise en beauté de mariage. À travers ce podcast, je vous partage des ressources pour exploiter tous vos atouts, mais aussi comment maintenir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Let's talk the real talk. Belle écoute ! Bonjour et bienvenue mes chères auditrices sur cet épisode 0, le premier épisode de Boss IT. Je suis ravie de vous avoir aujourd'hui avec moi. Je vous avoue que je suis un peu stressée, mais bon ça va le faire. J'ai longtemps réfléchi à qu'est-ce que je pouvais dire dans cet épisode, par quoi je pouvais commencer, comment amener les choses. Donc c'est pour ça que je me suis dit, je vais faire un épisode 0. Un peu comme la page à propos d'un site internet où je vais vous expliquer un peu qui je suis, mon parcours, également tout ce qui m'a amenée à créer ce podcast, etc. Donc déjà, pour commencer, qui je suis ? Je suis Valentina. Pour beaucoup, vous me connaissez parce que si vous écoutez cet épisode au moment du lancement, je vous ai un petit peu chauffé, donc vous savez qui je suis normalement. Donc je suis Valentina, Valentina la française, mais on dit Valentina. Je suis coiffeuse maquilleuse moi même et je suis spécialisée dans tout ce qui est mise en beauté mariage pour les futurs mariés authentiques naturels sophistiqués etc donc je me suis vraiment spécialisée dans un truc qui me plaît depuis toujours qu'est ce que je faisais avant et bah j'ai toujours travaillé dans le milieu j'ai jamais rien fait d'autre avant donc je suis un petit bébé du métier en plus à vrai dire ça ne fait que trois ans que je suis sortie d'école Donc voilà, mon parcours à moi, eh bien, rigolez pas, vraiment, rigolez pas. Quand j'étais enfant, je voulais être impératrice du monde. Voilà, ça y est, c'est bon, c'est dit. Maintenant, vous le savez. Si vous ne le savez pas déjà, maintenant, vous le savez. Donc voilà, enfant, je voulais être impératrice du monde parce que j'ai toujours eu des rêves de grandeur. Donc c'est-à-dire que j'ai toujours su que je ferais quelque chose. pour mettre ma patte, je sais pas, laisser mon empreinte dans le monde. Voilà, donc je me suis dit, pourquoi pas être impératrice du monde ? Mais bon, en grandissant, je me suis rendu compte que c'était pas trop, pas trop dans les mœurs, c'est pas trop légal, parce que dans notre époque, on est plutôt en mode démocratie, donc voilà, la dictature, tout ça, c'était pas trop au goût du jour. Donc j'ai dû changer de métier de rêve, on va dire. Et du coup, je me suis rabattue entre guillemets sur la coiffure. Non, je ne me suis pas rabattue. Ça a toujours été un métier de rêve. Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être coiffeuse. Je ne sais pas pourquoi. Parce que dans ma famille, il n'y a personne qui est dans ce métier-là. Je ne côtoyais pas forcément de coiffeurs plus que ça. Donc vraiment, je ne sais pas d'où c'est venu. Donc je pense que c'est inné entre guillemets. Donc voilà, j'ai choisi d'être coiffeuse. Mais... J'ai toujours eu ce côté où je voulais être impératrice. Je me contente de créer mon propre empire. Ce podcast fait un peu partie de ma stratégie pour être impératrice. Revenons un peu à mon parcours scolaire, professionnel, etc. Il faut savoir que moi, je suis née au Nigeria. Je suis anglophone. De naissance, j'ai vécu quelques années en Italie dans la périphérie de Rome, donc ce qui fait que je parle également italien. Mais je ne suis pas du tout italienne, même si je m'appelle Valentina. On pense souvent que je suis italienne du fait que je m'appelle Valentina et que je parle italien, mais pas du tout. Je ne suis pas du tout italienne, j'ai juste vécu là-bas. Ensuite, je suis arrivée en France quand j'avais... quand j'allais sur mes 11 ans, donc j'ai commencé... j'avais 11 ans. je sais plus, enfin bref, dans ces Ausha. Je suis arrivée ici en fait à la moitié de la 6e, donc j'ai commencé ma 6e en Italie et je l'ai fini ici. Du coup, j'ai fait une grande partie du collège ici en France, et notamment en 3e par exemple, on doit faire nos vœux pour savoir qu'est-ce qu'on veut faire comme métier plus tard. À savoir que bon, vu mon bagage culturel entre guillemets, du fait que je parlais plusieurs langues et que j'étais plutôt très bonne élève, Je faisais partie du top 3 de la classe parce que je suis une personne très curieuse, très intuitive. Quand j'ai envie d'apprendre quelque chose, j'arrive facilement à apprendre les choses. Je faisais partie des meilleurs élèves de la classe. Le jour où il a fallu remplir ses voeux en troisième, j'ai mis que je voulais être coiffeuse. Ça a été un scandale auprès de toute l'équipe pédagogique du collège. Ça a été un scandale monstre, ils ont fait toute une histoire pas possible. Ils ont convoqué mes parents, ils ont convoqué ma mère pour demander si ce n'était pas elle qui me mettait la pression pour que je trouve un métier où je pouvais travailler assez tôt pour ramener de l'argent à la maison parce que tu sais, les Africains, tu connais, tu vois, enfin bref. Voilà, pour s'assurer que je n'étais pas influencée dans mes choix. Parce que pour eux, ils me voyaient plutôt terminée avocate, politicienne, ou je ne sais pas, mais je ne sais pas comment ils me voyaient terminée. Mais en tout cas, moi, depuis petite, je voulais être coiffeuse, donc c'était le moment de choisir. Donc j'ai choisi de faire de la coiffure, mais aussi parce que... Je voulais gagner de la moula, en fait. Je n'allais pas attendre toute ma vie à passer mon temps derrière un bureau et puis arriver à 28 ans devant un recruteur pour qu'il me dise que mes diplômes ne vont pas avec mes compétences et que du coup, ils n'ont pas de boulot à me proposer. Donc voilà, la coiffure, pour moi, c'est un métier passion, mais c'est aussi un métier qui m'a tout de suite mis dans le monde de l'entrepreneuriat et c'est ce que je voulais. Une fois que j'ai fait ces vœux-là, ils ont courroqué, blablabla, ils ont dit c'est important le bac, blablabla quand même. J'ai ma prof de français aussi, cette phrase m'a beaucoup marquée et jusqu'à aujourd'hui, ça fait quoi ? Ça fait des années, ça fait depuis 2011 que j'étais en 3ème je crois, 2011-2012. 13-12 ans après, cette phrase m'a marquée encore parce que... À partir de ce moment-là, elle m'a pris en grippe, entre guillemets. Et je me souviens, ce jour-là, j'étais devant tous mes camarades à côté d'elle pour réciter une poésie, parce que du coup, on avait des poésies à réciter. J'étais là devant tous les camarades. Et à savoir que bon, je n'étais pas déjà non plus une élève très appréciée, parce que j'ai toujours été quelqu'un d'extrêmement introvertie, donc j'étais un peu bully. Mais bref, j'étais là, je récitais ma poésie, à un moment donné j'ai un trou noir, je me souviens pas d'une phrase dans la poésie. Et là elle rajoute au sissek c'est pas en faisant des shampoings que tu vas gagner ta vie Et là je me suis, enfin genre, tu sais, tétanisée, genre tu sais, tu sais pas comment réagir à ça. Et pour montrer à quel point le métier de la coiffure est important. est sous-estimé au même titre que les esthéticiennes, les prothèses angulaires, parce que bon, je n'ai pas fait les choses à moitié, je vous expliquerai plus tard. Mais voilà, pour dire à quel point ce métier est sous-estimé, et à partir du moment où j'ai dit que j'allais faire ça, ils se sont dit, oh là là, encore une nana, encore une étrangère qui va finir en cloque, je ne sais pas quoi, ils n'ont pas totalement tort, mais bon, bref. Donc voilà, mais du coup, tout ça me... ensemble m'a fait réfléchir et je me suis dit, bon, c'est quand même important d'avoir le bac, on ne sait jamais, parce que à côté de ça, j'aimais aussi beaucoup les sciences et je me suis dit, si jamais la coiffure ne me plaît pas, vu que j'aurais le bac, je pourrais au pire aller dans une fac de médecine ou je ne sais quoi, mais au moins j'aurais le bac, etc. Mais voilà. Donc j'ai passé, j'ai fait le choix de faire un coup de poker à ce moment-là. J'ai mis dans mes voeux que je voulais passer un bac pro esthétique, cosmétique et parfumerie parce que j'ai découvert qu'il y avait un lycée professionnel pas très loin de chez moi donc je me suis dit, je vais m'inscrire là-dedans j'aurai un bac, mais au même temps, je ne voulais pas perdre mon temps à passer à un bac général qui ne me rapporterait rien je voulais avoir une compétence en sortant de ce bac, donc j'ai choisi un bac esthétique, mais quand j'ai terminé mon bac, je n'avais toujours pas changé d'avis, je voulais être coiffeuse donc J'ai passé mon CAP coiffure, mon BP coiffure, etc. Tout de même, j'ai toujours... Enfin, j'ai pas changé d'avis, quoi. Je suis pas allée dans les sciences ou avocat ou ce que tu veux. Je suis restée là-dedans. Donc, j'ai passé mon CAP coiffure en un an. À ce moment-là, vers la fin, j'ai rencontré mon conjoint qui est militaire. Puis, j'ai commencé mon BP coiffure. Je suis arrivée dans une entreprise assez, on va dire, au début je me disais que c'était plutôt fun. C'était un salon de coiffure assez déjanté, assez rock'n'roll. Je me dis pourquoi pas, c'est sympa. J'ai appris pas mal de choses, mais au bout de quatre mois là-bas, les choses ont commencé un peu à dégénérer. Surtout depuis que je leur avais dit que moi j'aurais voulu freiner un petit peu sur le côté un peu trop sociable. Parce que si vous voulez dans ce salon là, tous les samedis c'était apéro, même une fois on était sortis en boîte de nuit avec le patron et ma collègue. C'était sympa mais au bout d'un moment, septembre arrive, les cours reprennent. En plus de ça, mon mec qui était en Irak pendant tout le temps où j'avais commencé mon contrat chez eux, allait rentrer à la maison et du coup je leur ai dit bon bah voilà moi franchement je vous adore mais j'aimerais mieux passer mes soirées avec lui. Et puis aussi, les cours commencent. Donc, en fait, moi, j'ai un diplôme à passer. Donc, voilà. À partir de ce moment-là, les choses ont commencé à dégénérer parce que... parce que je n'allais plus faire partie de leur bande, je crois. Et du coup, mon patron m'avait fait vivre un enfer à ce moment-là. Je n'avais plus le droit de toucher les clients. Je n'avais que le droit de faire des shampoings, alors que pendant les quatre mois avant tout ça, je gérais ma clientèle, j'étais autonome dans l'entreprise. J'avais des clients qui appelaient pour m'avoir moi. Enfin bref, et du coup, je n'avais même plus le droit de coiffer ces clients-là parce que... Même quand ils appelaient pour m'avoir moi, ils disaient que non, je n'étais pas disponible et qu'il fallait qu'ils soient avec quelqu'un d'autre, alors que mon planning était complètement vide. Enfin, j'ai vécu un enfer pendant trois semaines, un mois, quelque chose comme ça, au point où j'en avais des crampes d'estomac. Je faisais crise d'angoisse sur crise d'angoisse jusqu'à un jour où j'en ai eu marre. En fait, on était un samedi en plein rush. C'était la goutte de trop. Je monte en haut parce que du coup le salon il avait un étage donc je monte en haut, je pleure un bon coup, petite crise d'angoisse et je redescends pour leur faire comprendre qu'en fait c'était fini. Je prends mes affaires du placard, je claque les portes etc. et je me barre. Donc je vais poser un arrêt, un arrêt pour la première fois de ma vie, je ne m'étais jamais mise en arrêt. Donc je pose un arrêt, je demande à avoir deux semaines et pendant ces deux semaines là j'ai cherché un contrat d'apprentissage ailleurs. que j'ai trouvée en quelques jours d'ailleurs. Donc j'ai commencé mon nouveau contrat dans la foulée, parce que c'était vraiment l'atmosphère qui faisait que je n'allais pas bien. Mais une fois que j'étais dehors, j'allais super bien. Le salon où j'étais à nouveau se passait super bien. Sauf qu'au même moment, avec mon chéri, on a eu la bonne idée en fait de faire un enfant. On s'est dit, écoute, voilà le plan. L'année, elle est presque finie. Il me reste, voilà, on était autour du mois de décembre, l'année. Voilà, on entame l'année, je vais enlever, je vais arrêter la pilule progressivement, machin. Comme ça, au pire, ça me prendra un an pour tomber enceinte. Parce que je me suis dit, je m'étais renseignée et tout. J'avais regardé en général les gens qui prennent la pilule pendant très longtemps. Ça leur prend un an pour tomber enceinte. Je me suis dit, c'est parfait. Donc d'ici un an, je serai peut-être enceinte ou pas. Mais bon, voilà, comme ça, on met toutes les chances de notre côté. Et comme ça au pire je serai enceinte de je ne sais combien de mois au moment de l'examen mais c'est pas grave comme ça. Dès que je finis l'examen j'aurai le bébé, je serai au chômage, je pourrai m'en occuper etc. C'était sans compter que j'avais une fertilité féroce. Du coup j'ai arrêté, je crois que j'ai arrêté la pilule. en novembre de l'année 2000, je ne sais plus quelle année, enfin bref, on ne va pas commencer à chercher, j'ai la flemme là. Bref, j'ai commencé à arrêter ma pilule en fin d'année, donc autour du mois de novembre, même décembre plutôt. Et puis, je tombe enceinte une première fois, mais sans le savoir, parce qu'en fait, je me suis retrouvée un jour aux urgences et puis voilà, bref. Puis je retombe en soins le mois suivant et puis là, bam, ça a tenu. Bienvenue Brian dans le monde. Donc ce qui a fait que j'étais en période d'essai dans le nouveau salon où j'étais. Donc j'ai eu la transparence de dire à mon patron que j'étais enceinte parce que je ne voulais pas lui faire un coup de pute. Donc je lui ai dit que j'étais enceinte, mais du coup ce qui a enclenché est que je n'ai pas été gardée finalement. Et sincèrement, je ne lui en veux pas de ne pas m'avoir gardée. Au contraire, s'il n'avait pas fait ça, j'aurais continué en tété à accumuler grossesse, machin, etc. Et franchement, grâce au fait qu'il ne m'a pas gardée, j'ai vécu ma meilleure vie. Parce que du coup, j'ai fait une grande pause de un an, même un petit peu plus. Parce que suite à ce que j'avais vécu dans l'ancien salon, je me suis posé énormément de questions. Si j'étais vraiment faite pour la coiffure, si je ne ferais pas mieux d'aller faire autre chose. Parce que vraiment, les quatre mois passés dans le premier salon où j'étais en BP m'ont mis plus bas que terre. Et je me suis dit, mais est-ce que je suis vraiment faite pour ce métier ? Est-ce que ce ne serait pas mieux d'aller vers un métier plus simple où je travaille devant un ordinateur, par exemple, etc. Et du coup, le fait que ce patron, ce deuxième patron de BP ne m'ait pas gardé à l'annonce de ma grossesse, ça m'a aidé en fait à... prendre du recul, à prendre un moment, une pause dans tout ça et me concentrer sur mon enfant, ma grossesse, mon enfant. Et du coup, j'en ai profité à fond. Et du coup, quand mon fils a eu un an à peu près, il allait sur ses un an, j'ai repris à travailler. Donc, j'ai recommencé un apprentissage ailleurs. Je me suis dit, on va totalement changer. J'ai postulé dans trois salons différents et loin de là où j'étais avant. Et du coup, j'ai commencé dans un salon où j'ai été prise assez rapidement. Et j'ai recommencé le BP depuis le début, parce que même si j'avais terminé la première année, parce que même si je n'avais plus de patron, j'avais négocié pour continuer à aller en cours, malgré le fait que je n'avais plus de patron. Mais je me suis dit, au pire, j'essaye pour voir si je peux compléter mes heures pour avoir l'année complète. Mais ça n'a pas suffi. Il a fallu que je recommence mon année de BP. Donc en fait finalement c'est pas plus mal parce que vu que j'ai fait mon CAP en un an, ça revient en même que si j'avais fait le CAP en deux ans puis le BP en deux ans. Donc voilà j'ai quand même fait quatre ans de coiffure à l'école. Donc j'ai passé les deux ans de BP sans embûches. Enfin, quoique, il y a eu le Covid. L'ami Covid est apparu en 2020. Donc c'est l'année où j'étais dans ma deuxième première année de BP. Donc c'était vers la fin. Et à ce moment-là, j'ai eu un déclic en fait. Moi, le plan, vu que j'avais mon conjoint militaire, mon bébé qui était tout petit, Le plan, en fait, c'était, eh bien, je finis mon apprentissage, je trouve un job salarié en CDI, on s'achète notre maison, etc. Tu sais, le schéma classique, blablabla, maison, petit chien, enfant, etc. Et ensuite, je me mets à mon compte, parce que moi, il était sûr et certain que je serais à mon compte. Il était hors de question que je passe toute ma vie à travailler pour les rêves de quelqu'un d'autre. Je voulais être impératrice, les gars, donc je n'allais pas rester salariée longtemps. C'était juste l'histoire de deux, trois ans, le temps d'acheter une maison, etc. Et puis ensuite, de me lancer à mon compte. Sauf qu'en fait, le Covid m'a fait un déclic. Parce que si vous voulez, à ce moment-là, recontextualisons les choses, maman, femme de militaire, donc beaucoup de choses à gérer du côté privé. Mais j'étais toujours présente au salon. Quand il fallait faire des heures sup, j'étais là. Les samedis d'école, normalement, je ne suis pas censée travailler, mais j'étais là quand même. Et le patron me disait tu ne rateras pas le mardi suivant Sauf que je n'ai jamais rattrapé la plupart des heures qu'il me devait. Et arrivé au Covid, j'avais cumulé plus de 60 heures d'heures supplémentaires à récupérer auprès de ce patron-là. Quand les choses ont commencé à s'envenimer, avant que Macron annonce le... Comment on appelle ça déjà ? La quarantaine. Je ne sais plus comment on appelle ça tellement c'est loin. Bref, avant que Macron annonce ça, il avait commencé par fermer les écoles. Donc le CFA où j'étais, mais aussi la crèche pour mon fils. Et je savais très bien que mon patron me demanderait de venir quand même travailler. Donc je l'ai devancé. J'ai pris mes précautions, les mesures qu'il fallait pour que je fasse garder mon fils quelque part. ailleurs mais il me restait le vendredi où vraiment vraiment le samedi je pouvais être là le mardi je pouvais être là le jeudi je pouvais être là le mercredi je pouvais être là mais le samedi enfin bref il me restait que le vendredi où je n'avais personne aucun moyen de garde pour mon fils j'ai dit à mon patron regardez j'ai 60 heures sup à récupérer est ce que je peux ne pas venir ce jour là parce que de toute manière en fait je suis censé être à l'école cette semaine là donc voilà tout ce qui m'a répondu c'est on verra Et c'était tout vu parce que quand il dit en verra, c'est sûr et certain que c'est tout vu, c'est un non, c'est juste une façon subtile de dire non parce que c'est quelqu'un qui n'a pas de face et qui ne va pas te dire non en face et qui va juste se défiler en te disant en verra en espérant que tu oublies. Sauf que moi je n'ai pas oublié ce moment là parce que je me suis dit putain je me donne corps et âme, je dois gérer mon côté privé. Je suis en pleine étude parce que du coup, en plus de travailler dans leur salon, moi, le soir, le week-end, je dois réviser pour les exams, etc. Donc, j'ai tout ça à gérer. J'ai pris mes dispositions pour être disponible pour toi, pour ton entreprise, pour ton rêve. Mais tu ne m'accordes pas, ne serait-ce que 8 heures dans une semaine alors que tu m'en dois 60. Eh bien, tu sais quoi ? Très bien. Très bien. Je retiens. Et du coup, pour mon plus grand bonheur, le samedi... en plus on était pendant un pot de départ d'un collègue à moi donc pendant tout le pot de départ tu voyais ma gueule je rigolais pas, j'étais dans mon coin, je parlais à personne et là monsieur Macron annonce que nous allons être en confinement ça y est j'ai retrouvé le mot qu'on allait être confinés et là, oulala, Valentina se réveille toute joie, tout machin et du coup, voilà, on a été confinés etc mais au retour du Covid, j'ai été le voir Deux options. Option 1, vous me payez toutes les heures sup. Option 2, je récupère toutes mes heures sup. Il a préféré les payer. Il a payé. Du coup, page blanche. Et à partir de ce moment-là, est-ce que tu es disponible Valentina ? Non, je ne suis pas dispo. Non, je ne suis pas dispo. Le moindre truc, je ne suis pas dispo. Je fais un samedi pendant que je suis à l'école, je le récupère le mardi qui suit. Voilà, comme ça c'est fait. Page blanche, je ne veux rien entendre parler. Et à la fin de mon contrat, j'ai décidé en fait que le plan CDI... maison, chien, etc. c'était mort parce que je n'allais pas continuer à travailler pour le rêve de quelqu'un même si je n'avais aucune expérience à part mes apprentissages Donc, ce que j'ai fait, c'est que je me suis lancée tout de suite à domicile en sortant d'école. Malgré, mais je n'ai jamais voulu être à domicile en vrai, parce que j'ai toujours eu une connotation négative du domicile. Parce que, en fait, déjà, mon patron, là, il disait les coiffées à domicile, c'est juste des coiffées ratées qui ne savent pas coiffer. Donc, voilà. Donc c'était ça l'image que j'avais de la coiffure à domicile. C'était pour moi des coiffeuses ratées qui n'avaient pas passé leur diplôme ou même des personnes qui ne sont pas du tout coiffeuses qui font ça au black. Donc c'était ça l'image que j'avais de la coiffure à domicile. Mais je me suis lancée là-dedans parce que je n'avais pas les moyens d'ouvrir un salon tout simplement. Et puis voilà, je me suis lancée à domicile et à ce moment-là, je me suis rendue compte qu'en fait, plus jamais de ma vie, j'allais mettre les pieds dans un salon parce que... Mon Dieu, j'ai découvert qu'en fait, le soleil existait, j'ai découvert les arbres, etc. Je me suis rendu compte que pendant des années, en fait, j'étais enfermée entre quatre murs blancs avec une lumière artificielle et une musique de merde qui passe tout le temps en boucle de la journée. Donc en fait, je me suis dit, le domicile, c'est trop bien, mais au même temps, c'est trop contraignant parce qu'il faut installer et désinstaller la route entre les deux. Bref, c'était trop chiant. Et à ce moment-là, il y a un ancien rêve qui est ressorti. Parce que moi, il faut savoir que j'ai toujours été un peu sur les réseaux et j'ai toujours partagé mon travail, j'ai toujours eu une communauté assez engagée, etc. Et à un moment donné, on parlait du fait que ça serait bien si je pouvais faire une tournée de France pour venir coiffer les gens, parce que quand je montrais mon travail apprenti, il y avait beaucoup de personnes qui appréciaient mon travail et j'étais trop contente parce que j'étais apprentie. Et du coup, il y en avait beaucoup qui me disaient Oh là là, trop dommage que tu n'habites pas ici ça aurait été trop bien que tu viennes me coiffer machin et du coup j'ai dit vous inquiétez pas un jour je prends un camping-car, je l'aménage et je viens faire le tour de France pour vous coiffer et du coup à ce moment là ce vieux rêve est ressorti et je me suis lancée dans la création de mon salon de coiffure itinérant c'était un projet que j'ai mené pendant 3 ans qui malheureusement ne se conclut pas bien alors que j'avais tout donné, j'ai obtenu tous mes financements, j'ai obtenu 110 000 euros de financement pour un projet alors que je n'ai jamais été salariée, je venais d'ouvrir ma micro-entreprise de coiffure et esthétique à domicile, je n'avais aucun apport. Bref, j'ai obtenu un financement à hauteur de 110 000 euros alors que j'étais totalement novice, que je n'avais pas grand chose à amener à la banque, aux banques, etc. Mais j'ai quand même obtenu les financements nécessaires. Mais le problème étant que je pensais être avec un constructeur sérieux. Mais finalement, il s'est avéré que c'est un arnaqueur parce que je suis actuellement en litige avec lui. Donc, c'est pour ça que je m'appelle Roxy Beauty Truck. sur mon entreprise qui s'appelle Roxy Petit Truck, qui est une marque déposée d'ailleurs. Donc je continue à travailler sous ce nom-là parce que c'est une marque déposée. Et tant que l'affaire n'est pas réglée, je préfère garder ce nom-là, même si je n'ai pas le truck. Donc voilà. Et voilà. Ensuite, les raisons qui m'ont un peu amenée à créer ce podcast. Déjà, mis à part mon parcours, il faut savoir aussi que mon parcours en tant que chef d'entreprise dans le métier de la coiffure, enfin, coiffure et esthétique à vrai dire, mais l'esthétique, franchement, j'ai réduit parce que je n'ai jamais voulu faire ça à la base. Moi, je voulais être coiffeuse. Donc, l'esthétique, clairement, j'ai réduit, voire limite effacée à présent. Je suis plutôt... coiffeuse. En fait, si vous voulez, ma première année, quand j'ai démarré, j'ai démarré mon entreprise, ma micro-entreprise en octobre 2021. Donc, j'ai commencé comme tout le monde. Je faisais de tout. Je faisais de la coiffure, de l'esthétique et les ongles. J'ai même fait une formation de prothésiste angulaire. Bref, j'ai tout cumulé. Je me suis dit, plus j'en fais, mieux c'est. Plus j'ai de clients, mieux c'est. Donc, à ce moment-là, je voulais attirer tout le monde. Mais c'est avec Quelques temps après que j'ai compris que ce n'était pas ce qu'il fallait faire. Ce n'était pas ce qu'il fallait faire. Et du coup, voilà. Ensuite, pareil, j'ai toujours aimé le monde du mariage. Mais je ne savais pas trop comment m'y prendre. Du coup, j'ai fait un peu comme tout le monde. Je prenais rendez-vous. Une mariée m'a appelée pour prendre rendez-vous pour son mariage. Et je prenais rendez-vous comme si c'était un rendez-vous normal. Jusqu'en fait. Et du coup, j'ai fait comme ça en 2022 pour ma première saison de mariage, mais que je ne comptabilise pas. parce que franchement, ce n'était pas intéressant de le comptabiliser. J'avais eu six mariés à ce moment-là, c'était vraiment à la one again. Et cette première expérience m'a permis de me dire que je voulais me spécialiser là-dedans, mais je veux amener quelque chose de plus. Je ne veux pas juste être la coiffeuse qui m'a coiffée pendant le mariage. Je veux être la coiffeuse que j'ai choisie pour mon mariage. Et du coup, je me suis dit qu'est-ce que je pouvais mettre en place pour tout ça. Donc j'ai commencé à réfléchir à plusieurs process, plusieurs choses que je pouvais amener pour me différencier de la concurrence. Et c'est comme ça que 2023 a été ma première vraie saison. Et c'est là où je me suis vraiment rendu compte que j'étais faite pour ça. Parce que j'ai toujours, de toute manière, quand je regarde un film, le premier truc que je regarde, c'est les coiffures, comment elles sont faites, essayer de comprendre comment elles sont faites. Et voilà, ça m'a permis de comprendre en fait que j'étais vraiment faite pour ça. Ce qui a fait qu'en 2024, pour ma deuxième saison, j'ai encore évolué les choses. Et c'est à ce moment-là que j'ai commencé à me dire, mais bordel en fait, ça me manque un peu. J'ai quand même eu du mal à trouver toutes ces choses-là que j'ai mises ensemble pour mon process, etc. J'ai eu beaucoup de mal. Et je me suis dit, quand même, c'est dingue de ne pas trouver des informations aussi facilement que pour d'autres métiers, par exemple. Je ne sais pas, tu... Tu veux te lancer, je sais pas moi, en tant que boulanger, bah tu trouves, tu veux te lancer. Et en fait, je trouvais que dans le métier de la coiffure, il y a beaucoup de chasse gardée. Beaucoup de non, je vais pas dire, pas qu'elle me pique ce que je fais, ah non, machin, gna gna. Bref, mais pourquoi en fait ? Moi, j'ai toujours été quelqu'un, j'aime partager, j'aime... Je suis, ouais, je suis dans le partage en fait, c'est genre... Moi, si d'autres personnes ne partageaient pas leur savoir, je ne serais pas au point de savoir tout ce que je sais aujourd'hui. Donc je me suis dit, c'est là qu'a commencé à émerger un peu cette idée de podcast. Et en parallèle, en fait, j'ai passé une année 2024 assez compliquée personnellement. Et j'ai eu le besoin de créer un podcast thérapie parce que je luttais un peu avec mes traumas. Donc en fait, voilà, avec mon passé, etc. J'ai un bagage, un passé très chargé, très lourd, très dark, très sombre. C'est marrant parce que du coup, je fais un métier qui est très paillette. Mais du coup, j'avais un énorme besoin d'extérioriser tout ça, etc. Donc j'ai suivi des psys, etc. Mais ce n'était pas assez parce que les psys, ça ne sert à rien. Je suis mon psy depuis que je suis née, en fait. Et j'avais besoin de vraiment quelque chose pour libérer ma parole. Et du coup, j'ai créé un podcast thérapie. Un jour, peut-être, je vous partagerai le lien. Mais pour le moment, je préfère le garder pour moi. Et ce podcast m'a vachement aidée. Et c'est là que je me suis dit... Et si je créais un podcast aussi pour la coiffure et le maquillage, donc au cours de l'année 2024, je me suis renseignée un peu sur comment créer un podcast un peu plus professionnel, un peu moins, un peu plus, ouais, un peu plus pro quoi. Donc je me suis formée, etc. Et aujourd'hui, voici enfin le joie à agréer où le podcast est en ligne. Voilà les raisons qui m'ont poussée à créer ce podcast, parce que le métier est sous-évalué. Non mais sérieux, ma prof de français qui me dit que c'est pas en faisant des shampoings que je vais gagner ma vie. Mais bordel de merde, il y a des coiffeuses qui gagnent plus qu'elles ne pourraient gagner dans toute sa vie en une seule prestation. Il y a des coiffeurs de footballeurs qui chargent 500 euros pour une coupe de cheveux à la tondeuse. Il y a des coiffeurs. qui gagne des millions d'euros juste parce qu'il coiffe une seule personne. Tu crois que le coiffeur de Beyoncé, il gagne combien dans sa vie ? Et pourtant, il fait des shampoings, Neil Farina. Il fait des shampoings, Madame Milo. Sérieux. Bref, donc, j'avais envie d'apporter ce côté où, en fait, les coiffeuses, on n'est pas des cruches. Les maquilleuses non plus, les esthéticiennes non plus, les prothésistes angulaires non plus. Nous sommes des chefs d'entreprise. À partir du moment où on décide de lancer son entreprise, On devient en premier lieu chef d'entreprise et ensuite, on devient coiffeuse, maquilleuse, tout ce que tu veux. Mais en premier, on est chef d'entreprise et un chef d'entreprise se doit d'être respecté, se doit d'avoir de la stratégie et se doit d'être un chef d'entreprise, bordel. Donc, voilà. Et voilà, je trouve que le côté business manque cruellement dans notre métier. Et j'avais besoin d'emmener ce côté-là. Et puis de... de remettre un peu de la lumière de notre beau métier qui est la coiffure, le maquillage, l'esthétique, tout ce que tu veux, bref, les métiers de la beauté. On est là, on est là, on compte, on est des passionnés, on est là quoi, putain, on est là, on compte pas pour des prunes comme on dit. Donc voilà, mais c'est aussi pour moi un moyen de sortir de l'isolation parce qu'être à son compte. C'est aussi être un peu isolée, tout seule. Et du coup, je voulais créer un peu une communauté autour de ça, où les gens se retrouvent. Donc, dans ce podcast, en fait, vous allez retrouver plusieurs choses. Donc, il va y avoir un peu mes piliers de contenu qui vont être en fait des contenus éducatifs sur l'organisation, de l'inspiration également, parce que du coup, je vais inviter plusieurs personnes que je vais interviewer, que ce soit des personnes qui sont directement du métier. ou même des personnes qui sont complémentaires à notre métier, ou même parfois des personnes qui n'ont peut-être rien à voir avec notre métier, parce que je n'ai pas envie de me bloquer juste à des coiffeuses maquilleuses, mais j'ai envie de voir un peu comment on est perçu de l'autre côté, en fait. Parce que nous, on peut avoir une idée en mode, les gens nous prennent pour des connes, mais peut-être que ce n'est pas le cas et que les gens nous voient autrement, en fait. Donc, j'ai envie de donner la parole à un peu plusieurs personnes. dans ce podcast donc pour vous inspirer et pour vous montrer que ça c'est possible tu as envie de faire ça et bien c'est possible il suffit de s'en donner les moyens et ensuite on va parler bien sûr marketing parce que balla l'idée c'est d'emmener votre business dans un niveau supérieur notamment votre bride beauty business à un niveau supérieur parce que du coup comme je suis spécialisé dans les mariages moi je vais surtout un peu parler du côté mariage mais je pense que ça peut apporter, que ce soit un mariage, que vous soyez spécialisé dans les mariages ou pas. Et bien sûr, le côté mindset, parce que c'est le mindset qui m'a toujours aidée. Je vous disais tout à l'heure que j'ai un bagage, j'ai un passif très lourd, traumatique, etc. Et si je n'avais pas le mindset que j'ai, je ne serais plus en vie au jour d'aujourd'hui. ou alors je serai une junkie qui pour oublier, sniffe de la sniffe, etc. Clairement, le mindset, c'est ce qui m'a sauvée depuis toujours. C'est pour ça que je dis aussi que je suis ma propre psy depuis toujours parce qu'en fait, le mindset, c'est le truc le plus important pour un chef d'entreprise. Si tu n'as pas le bon mindset, tu n'iras pas loin. Et ça, c'est sûr et certain. On peut avoir des moments de moins bien. On peut avoir des moments où on a envie de tout lâcher. Moi, l'année dernière, j'avais envie de tout lâcher. Mais avoir le bon mindset, c'est de se dire à un moment, OK, j'ai envie de tout lâcher. Je lâche tout aujourd'hui. Mais dans 24 heures, dans 48 heures, bref, dans le temps que j'ai besoin d'aller mieux, eh bien, il faut que j'aille mieux. Pour aller vers du mieux. Parce que si au moindre truc qui va mal, on se morfond, mais on ne se donne pas de but par la suite pour aller mieux, eh bien, on n'ira pas loin. Et c'est pour ça que le mindset est important. Donc, il y aura beaucoup de mindset aussi dans ce podcast. Donc voilà, pour ce premier épisode, je suis trop contente. J'ai hâte de vous partager les autres épisodes, etc. Ça va être un épisode hebdomadaire. Donc, pour le moment, j'ai mis hebdomadaire, mais comme la saison des mariages va vite arriver, Je ne sais pas comment je gérerai à ce moment-là. Peut-être que je ferai une pause durant l'été. Donc peut-être que mon podcast sera saisonnier, c'est-à-dire pendant les périodes creuses du mariage, c'est-à-dire entre le mois d'octobre et le mois d'avril. Donc peut-être que mon podcast ne sera en ligne que six mois par an. Je ne sais pas. Pour le moment, cette année, je me suis donné l'objectif de faire au moins un épisode par semaine. J'espère tenir ce rythme. Mais ensuite, l'année prochaine, je verrai si je reste en mode saisonnier ou si je reste en mode toute l'année, en fonction de comment je me sentirai à la fin de cette année 2025 avec vous. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si tu l'as apprécié, n'hésite pas à me laisser ton avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast. Je prendrai le temps de le lire lors d'un prochain épisode. N'hésite pas aussi à partager ce podcast autour de toi si le cœur t'en dit. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.